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« L’expression ‘crime d’honneur’ est ‘raciste’ et ‘islamophobe’  » selon un doctorant en ‘Islamophobie’ à l’Université de Vancouver.!


« L’expression ‘crime d’honneur’ est ‘raciste’ et ‘islamophobe’  » selon un doctorant en ‘Islamophobie’ à l’Université de Vancouver.!

 Ci-dessus : Crime d’honneur en Suisse. Zurich. Condamnation à 17 ans de réclusion d’un ressortissant pakistanais qui avait tué sa fille à coups de hache. L’accusé ne supportait plus que sa fille conteste ses valeurs conservatrices. 

Certains musulmans au Canada – y compris des femmes musulmanes – protestent contre le terme «crimes d’honneur », alléguant qu’il est « raciste ». L’un des contestataires de cette « stigmatisation » est en passe d’obtenir un « doctorat en islamophobie » ! 

Le dernier cri de l’absurdité ! On ne peut vraiment pas laisser passer ça ! C’est IPT News qui a récemment commenté l’affaire. Faut-il en rire, en pleurer ou juste resté passif, comme tétanisé face à ce monde qui sombre dans la folie au nom du multiculturalisme, des droits de l’homme, de la liberté individuelle et de la tolérance….

 

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Pour les musulmans canadiens, l’expression « crime d’honneur » est raciste et islamophobe

 

Se laissent-ils délibérément induire en erreur ? Ou les musulmans canadiens qui s’opposent au financement fédéral pour enquêter sur les violences d’honneur dans les communautés musulmanes (et autres) sont-ils simplement des victimes naïves d’une propagande bien rôdée servant à expliquer les meurtres de femmes musulmanes fondés sur la religion et la culture ?

Chaque année, selon les rapports des Nations Unies, 5000 femmes à travers le monde sont tuées pour des raisons «d’honneur» qui ont trait à des  questions de pudeur et d’obéissance, mais la plupart des experts soutiennent que ces chiffres sont beaucoup plus élevés. Et le nombre de victimes de la violence d’honneur, qui peut impliquer des coups, des attaques à l’acide ou la réclusion d’une femme à son domicile est littéralement incalculable. Rien qu’au Royaume-Uni, plus de 3000 de ces crimes d’honneur ont eu lieu en 2010, selon une étude réalisée [a study]  par l’organisation des droits des femmes iraniennes et kurdes
(IKWRO). Selon cette organisation, ces crimes ont majoritairement été commis par des musulmans, mais les crimes d’honneur sont également notoires chez Sikhs et les Hindous.

 

Au Canada, la décision d’allouer des fonds pour lutter contre la violence d’honneur a commencé en 2007, après qu’une série de crimes d’honneur les deux années précédentes, eût entraîné la mort de deux femmes et d’un homme. Peu après l’annonce du programme, le 10 décembre 2007, une jeune fille de 16 ans, Aqsa Parvez, native de Toronto a été étranglée [strangled her] par son père et son frère. La raison : elle avait refusé de porter le hijab ou foulard.

Pourtant, récemment, certains groupes se sont élevés contre la qualification de ces crimes de « crimes d’honneur» et contre l’idée de fournir des programmes ciblés pour y remédier, bien que  deux évènements successifs soient venus confirmer l’urgence et la nécessité en la matière.

 

Un jordanien sur trois trouve les crimes d'honneur justifiés

Un tiers des adolescents jordaniens  trouvent les crimes d’honneur justifiés

Le premier d’entre eux fut la condamnation en 2012 [conviction] de Mohammad Shafia, de sa femme Tooba Yahya, et de leur fils Hamed pour le meurtre des trois filles adolescentes de Mohammad et de Tooba et le meurtre de Rona Amir Mohammad, l’autre épouse de Mohammad Shafia dans un arrangement polygame – une affaire qui a suscité l’attention du monde entier. Cette condamnation a confirmé les conclusions d’une étude [study] de l’Université de Sherbrooke publiée cette année et montrant une augmentation exponentielle du nombre des crimes d’honneur au Canada. Seules trois victimes connues ont été tuées entre 1954 et 1983. Depuis 1999, douze femmes sont mortes dans des crimes d’honneur.

Tous ces meurtres, selon l’étude, ont eu lieu au sein des familles immigrées. (Il est à noter que l’augmentation peut ou non refléter soit le nombre croissant d’immigrants musulmans au Canada au cours des années, soit une meilleure compréhension des crimes d’honneur dans les services judiciaires et autres organismes)

Pourtant, selon un récent rapport [ recent report] de Women’s e- News, beaucoup de femmes musulmanes canadiennes aujourd’hui s’élèvent contre la nouvelle focalisation du gouvernement sur ces crimes, en faisant valoir que la violence de l’honneur n’est pas différente de toute autre forme de violence conjugale. Les opposants à cette idée considèrent que ces projets sont «racistes», et affirment qu’ils se concentrent de manière injustifiée et partiale sur les familles musulmanes et hindi. «Quand des femmes de couleur sont tuées, nous interrogeons leur vaste environnement culturel, nous nous demandons ce qui ne va pas avec le peuple tout entier – leur culture, leur religion – au lieu de ne considérer qu’une personne en particulier »  déclare par exemple à Women’s e-News, Itrath Syed, qui poursuit un doctorat en «islamophobie » à Vancouver.

Cette remarque n’est pas seulement tragique en ce qu’elle est manifestement fausse dans une majorité des cas, mais en ce qu’elle cherche à réduire à néant l’horreur de la violence de l’honneur, de nier les différences profondes entre les crimes d’honneur et d’autres formes de violence domestique et d’homicide de femmes.

Il est à la fois absurde et malhonnête de laisser entendre que toutes les victimes non – blanches et les auteurs de violences sont investiguées  sur des bases «culturelles» – en particulier compte tenu du fait que la majorité [the majority] des victimes canadiennes de violence conjugale sont des Aborigènes canadiennes. (Aux États-Unis aussi, la plupart des victimes de violence domestique sont noires ou amérindiennes [most domestic abuse victims], mais les questions de «culture» ou «religion» ne sont pas abordées lorsque l’on traite de ces cas). La culture n’excuse pas la violence domestique, que l’auteur soit noir, blanc ou brun.

 

Syed faisait plutôt allusion à la religion, pas la race. Ou plutôt, l’implication que la violence familiale dans les familles musulmanes est liée à l’Islam, et que les familles musulmanes sont donc traitées différemment des autres. C’est une accusation commune et une question d’actualité : les crimes d’honneur sont-ils fondés sur la culture ou sont-ils fondés sur les interprétations du Coran ?

C’est un peu des deux, selon Carla Rus, psychiatre aux Pays-Bas spécialiste des victimes de violence à la fois domestique et  d’honneur. «La violence d’honneur implique une sorte d’idéologie, que vous ne trouvez pas dans la violence domestique », fait-elle remarquer. « Dans les cultures islamiques où l’église et l’Etat ne sont pas séparés, il est difficile de distinguer si la violence de l’honneur passe par des motifs culturels ou religieux. Culture et religion sont inséparables dans ces cas là.»  

En outre, toutes les violences conjugales survenant dans les familles musulmanes (dont certaines sont blanches) ne sont pas automatiquement considérées comme des crimes d’honneur. Mais il faut appeler un crime par son nom. Lorsque Mohammad Safia maudit ses filles [curses his daughters] pour « avoir déshonoré » et « trahi l’Islam » quand la mère américano-irakienne de Aita Altameemi la brûle et la bat [burns and beats her] pour s’être livrée à un «comportement non –islamique » – et que les membres de la famille disent qu’ils en  « sont fiers » – il n’y a aucune raison de ne pas les prendre au mot.

 

La Charia ne condamne pas les crimes d'honneur

La Charia ne condamne pas les crimes d’honneur

Comprendre de quelle manière contrastée la violence d’honneur diffère des autres violences domestiques est toutefois crucial – question qui fait l’objet du récent financement canadien et à laquelle s’attèlent aussi le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Comme Phyllis Chesler [Phyllis Chesler] , auteur de l’étude historique [study] , «Tendances mondiales dans les crimes d’honneur », faisait remarquer, [noted] «Les Occidentaux tuent rarement leurs jeunes filles, pas plus que les familles occidentales d’origine ne conspirent ou collaborent à ces meurtres. »De même, la violence conjugale dans les familles occidentales n’implique pas de frères assassins de leurs soeurs, comme c’est le cas dans les  crimes d’honneur. Au contraire, frères et soeurs se protègent le plus souvent l’un l’autre.

En outre, tandis que la violence domestique peut porter chez un homme, sur le sens du respect de soi, la réputation, ou «l’honneur» parmi ses pairs, elle ne reflète pas – contrairement à ce que certains musulmans affirment – son sens de l’honneur religieux ou son sens de patriarche, endossant pour le compte du clan familial la responsabilité d’insultes envers Dieu. Pourtant, c’est précisément cet état d’esprit qui incite beaucoup de violence et d’assassinats basés sur l’honneur – et pas seulement de la part du père ou du mari. Souvent, la dévotion religieuse et le patriarcat exerce une pression sur les autres membres de la famille – frères et sœurs, oncles, tantes, conjoints ou même la mère d’une victime – à commettre l’acte, souvent sous la menace.

Ce fait souligne deux autres points cruciaux que les opposants à l’initiative du Canada sur les crimes d’honneur apparemment ne veulent pas que les autres voient – ou peut-être ils sont culturellement trop aveuglés pour les voir: la violence domestique ordinaire est presque toujours spontanée, tandis que la violence d’honneur et particulièrement les crimes d’honneur sont presque toujours calculés, souvent planifiés dans le temps à travers de nombreuses réunions familiales. Et l’horrible réalité est que ces femmes ont tout simplement nulle part où aller : pas de mères pour leur fournir un abri loin des maris auxquels elles tentent d’échapper, ni sœurs ni frères pour les protéger de leurs pères – Personne. En effet, les frères et sœurs sont souvent recrutés pour rassurer la jeune fille, la faire revenir au bercail, lui dire que tout est pardonné.  Mais cette affirmation est presque toujours une ruse : une fois revenue, l’adolescente est habituellement tuée quelques jours plus tard.

 Il s’agit, en d’autres termes d’une affaire de famille sur le long terme et qui contrairement aux problèmes de violence familiale, peut évoluer autrement.

C’est précisément pourquoi le financement de ces programmes et l’attention portée à comprendre et à prévenir la violence d’honneur est cruciale, non seulement au Canada, mais partout en Occident. C’est pourquoi les femmes – et en particulier les femmes musulmanes – devraient non seulement réserver un accueil favorable à [ces programmes] mais aussi faire part de leurs exigences.

Les crimes d'honneur augmentent de façon drastique en Grande-Bretagne

Les crimes d’honneur augmentent de façon drastique en Grande-Bretagne

Et pourtant, d’innombrables militants canadiens musulmans (et autres) et  des apologistes islamistes demeurent davantage concernés à façonner une vision publique de leur culture – même si cela signifie déguiser la vérité – que de protéger la vie de leurs sœurs musulmanes. Dans certains cas, ils peuvent aller jusqu’à affirmer que la notion même de «crimes d’honneur» est un «mythe propagé par l’occident » rapporte Darpan [ reports]. En effet, l’avocat de l’une des femmes musulmanes, Rubaiyat Karim a dit à Women’s e-News que « La politique d’immigration peut être très intégrante et prêcher la langue du multi-culturalisme. Mais si nous voulons vraiment parler de multiculturalisme, nous devons aborder la question de la mentalité orientaliste du gouvernement.»

Elle a tort. Ce qu’il nous faut aborder c’est le refus de certaines familles musulmanes de dépasser ces pratiques religio-culturelles médiévales et barbares – et d’arrêter de les excuser. Ne pas le faire revient à abandonner des milliers de femmes, pas seulement au Canada ou aux États-Unis, et pas seulement dans des pays comme le Pakistan et l’Arabie saoudite, mais dans chaque pays, chaque ville à travers le monde. Nous ne devons d’agir.

Par Abigail R. Esman – Traduction Nancy Verdier
Special to IPT News
http://www.investigativeproject.org/4183/canadian-muslims-protest-honor-killing-label-as

 Dossier sur les crimes d’honneur sur le site « Poste de Veille » http://www.postedeveille.ca/crimes-dhonneur/

 

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  • 5 thoughts on “« L’expression ‘crime d’honneur’ est ‘raciste’ et ‘islamophobe’  » selon un doctorant en ‘Islamophobie’ à l’Université de Vancouver.!

    1. rahm

      « L’expression ‘crime d’honneur’ est ‘raciste’ et ‘islamophobe’ »
      alors voila 1autre nom ,Crime D`horreur,.

    2. bataille de Tourtour

      Il est certain qu’on ne saurait parler de « crime d’honneur » dans la mesure où ces gens-là n’ont ni honneur,ni dignité,ni respect de soi-même,ni respect de l’autre.

    3. Purple

      Drôle de façon de penser, le meurtre est acceptable si c’est un membre de la famille qui tue. Pour un peuple aussi croyant, il est difficile de comprendre qu’on puisse s’ attribuer le droit d’enlever la vie d’un être humain et de justifier son geste de la sorte et prier Dieu en disant qu’on laisse notre vie entre ses mains. Être un Dieu, je serais plutôt en colère qu’on décide à ma place. Pour moi, Dieu c’est la vie et tout ce qui est contre la vie est contre DIeu.

    4. 1011

      En écho à votre article sur cette terrible pratique, une contribution artistique : plasticienne engagée, j’ai réalisé une oeuvre intitulée « Vera Icona » sur les crimes d’honneur. Cette série a été exposé á deux reprises, dans un centre d’art á Strasbourg mais aussi dans un centre de planification en Isère car la pédagogie est primordiale car cette pratique barbare s’exporte ….
      A découvrir : https://1011-art.blogspot.fr/p/vera-icona_5.html

      Mais aussi une oeuvre plus pudique intitulée « Noli me tangere » sur l’inviolabilité du corps de la femme : https://1011-art.blogspot.fr/p/noli-me-tangere.html

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