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On se trompe d’objectif pour les armes non conventionnelles…


On se trompe d’objectif pour les armes non conventionnelles…

« La complaisance est un état d’esprit qui n’existe qu’après coup; il faut qu’il soit démoli avant qu’on ne l’installe »  Vladimir Nabokov

Par Mona Charen, journaliste syndiquée à Creators Syndicate, Inc.

Traduit et adapté par Albert Soued, écrivain et journaliste – nuitdorient

Avant le 11/9, le point de vue dominant était que « jamais les choses ne seront comme auparavant »- La vue de corps en train de plonger des 100ème étages des tours en flammes au «  World Trade Center » a inséré dans notre psyché la réalité que l’Amérique avait des ennemis sauvages et cruels. Le « Patriot Act », qui a été voté par la suite pour réparer certaines lacunes du Renseignement américain — celles qui ont permis le drame du 11/9 — est passé à la Chambre des Représentants avec 357 voix contre 66, et au Sénat par 98 voix contre 1 !

12 années sont déjà passées depuis cette date, et aujourd’hui le mieux qu’on puisse dire devant l’expression « jamais les choses ne seront comme auparavant », c’est que c’est un truisme. La tendance naturelle de l’homme à baisser la garde revient au galop –notamment lorsque le président des Etats-Unis laisse entendre que nous pouvons déclarer unilatéralement la fin des hostilités, car nous sommes fatigués d’être tout le temps sur le qui-vive, et que nous préférons réserver cet argent dépensé pour l’ »ObamaCare », la préscolarité pour tous et les bons de nourriture.

L’administration Obama a tout faux en matière de sécurité nationale, annonçant dans le même élan la fin de la guerre et la foudre contre une Syrie qui a dépassé les limites du tolérable dans l’usage d’armes chimiques. 12 ans après avoir critiqué G W Bush pour avoir cherché à négocier avec un tyran possédant des armes de destruction massive, B H Obama, bien que se disant « fatigué de la guerre », s’est pourtant plaint, exactement comme son prédécesseur, de sa frustration devant la soi-disant « communauté internationale ». Il s’est lamenté, il y a quelques jours, disant: « Il est évident que ma préférence aurait été que la Communauté Internationale ait déjà employé la force »

… « mais ce que nous avons vu à ce jour … est l’incapacité du Conseil de Sécurité d’aller de l’avant »

Quelle est la raison de cette incapacité ? La volonté de la Russie d’opposer son veto à toute résolution infligeant à la Syrie un prix à payer pour son action. C’est ainsi que notre professeur de droit se trouve devant les réalités de ce monde où « les remises à zéro » et « la flexibilité » devant « Vladimir » ne mènent nullement devant une coopération internationale, bien au contraire.

Si notre président avait une pensée stratégique, au lieu de vouloir seulement éviter de subir une humiliation personnelle – il s’est coincé lui-même en fixant des lignes rouges à l’usage d’armes chimiques par la Syrie – il n’aurait pas perdu son temps et son énergie avec la Syrie, qui n’est que subordonnée à une autre puissance (1).

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Comme l’a répété inlassablement Michael Ledeen, membre de la « Foundation for the Defense of Democracies », c’est l’Iran qui est la source de la terreur dans le monde. Mais Ledeen a déjà vu un autre président se tromper d’ennemi en matière d’armes de destruction massive…

La prétention d’Obama que l’usage d’armes chimiques menace nos intérêts en matière de sécurité est absurde. La seule menace de la Syrie, c’est qu’elle ôte toute crédibilité à notre président. Utiliser des armes chimiques est inadmissible, mais notre révulsion devant leur usage ne signifie pas une menace pour nous. De plus, la proposition d’une « punition » militaire limitée, n’aura aucun effet dissuasif, en dehors de grignoter encore plus le respect qu’on a pour la puissance américaine.

Bien au contraire, l’Iran est une menace réelle. L’Iran n’a pas fait usage d’armes chimiques contre son peuple – se limitant à la torture et à des meurtres divers. Mais comme fournisseur d’armes et principal soutien politique du Hezbollah, du Hamas et d’autres groupes terroristes, l’Iran nous menace. Depuis qu’elle a pris en otages nos diplomates en 1979, la République Islamique d’Iran n’a pas cessé de nous attaquer directement en Irak, et par le biais de ses affiliés, le Hezbollah qui se développeen Amérique du sud, allié à nos ennemis comme le Venezuela, nous attaquant au Liban en 1983…

Le président Obama s’appuie sur cette « communauté internationale » qui s’est montrée incapable dans l’affaire syrienne de dissuader l’Iran à poursuivre son programme de bombe nucléaire. Et l’Iran n’a pas l’air d’être très inquiet, ce qui est troublant.

Si Bashar el Assad gaze son peuple avec le sarin, il offense notre sensibilité. Mais si les mollahs d’Iran parviennent à leurs fins, il est clair que la terreur nucléaire menacera le peuple américain.

L’Iran pourra-t-il être dissuadé, comme l’ont été les Chinois et les Soviétiques, par des menaces de représailles ? Peut-être ! Mais mettriez-vous la vie de vos enfants devant cette expectative ? L’Iran a armé des terroristes qui lui sont affiliés pendant 35 ans et continuera à le faire tout en le niant. Si un jour une bombe sale éclate à Chicago, attaquerons nous l’Iran en représailles sous prétexte que les mollahs ont fourni le combustible ? Notre Renseignement n’est même pas capable de démontrer qu’Assad a utilisé des armes chimiques.

Toute action de notre politique étrangère devrait être jugée, non pas selon les fantasmes d’une « communauté internationale » qui punit les méchants, mais selon nos préoccupations de sécurité nationale.  Et cela signifie qu’il faut empêcher à tout prix  l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

Note de la Traduction

(1) A plusieurs reprises, nuitdorient et notre site IF ont expliqué que Bashar n’était pas l’Héritier du pouvoir installé par son père Hafez al Assad, qui lui était intelligent et rusé. Il s’est retrouvé président par obligation et il n’a pas les qualités d’un chef d’état. Le pouvoir est entre les mains d’un groupe formé de membres éminents du parti Baath et de l’armée, tous affiliés à la famille al Assad et installés par le père. La disparition de Bashar ne résoudra rien. Par ailleurs le Baath est un parti ayant une doctrine proche du nazisme, duquel il s’est inspiré au départ. C’est un ennemi impitoyable d’Israël qu’il n’hésitera pas à bombarder chimiquement si nécessaire.

Par ailleurs, le soutien de la Russie est naturel et est devenu viscéral depuis un demi-siècle. En effet, on compte parmi les élites du pays des dizaines de milliers de mariages entre russes et syriens sur 2 ou 3 générations, ce qui explique que les liens vont au delà du soutien politique. La seule solution est la création d’un état alawite indépendant dans l’ouest du pays, contrôlé par la Russie et non par l’Iran. Il faut donc affaiblir l’Iran pour cela.

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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