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Gaza: le blocus égyptien étouffe Gaza mais pas un « indigné » européen n’élève la voix. En attendant les gazaouis remercient Israël pour livrer de l’essence et des vivres…


Gaza: le blocus égyptien étouffe Gaza mais pas un « indigné » européen n’élève la voix. En attendant les gazaouis remercient Israël pour livrer de l’essence et des vivres…

« Essence israélienne… vive Israël ! », crie le garçon qui sert les rares voitures dans une station-service de Gaza ville. « C’est quand même un comble qu’on doive acheter de l’essence israélienne, et que les pays arabes qui produisent du pétrole ne nous aident pas, nous les Arabes de Gaza !  »

Et l’AFP elle continue de mentir. Et les « indignés » sélectifs ne s’indignent toujours pas contre le blocus de Gaza par l’armée égyptienne ! Hessel doit se retourner dans ta tombe. Mais ils continueront à dire que Gaza est opprimé par Israël…

Par Murielle Paradon

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Après Israël (??? Bah oui il faut bien commencer l’article par mentir voir en bas de l’article pourquoi Paradon ment), l’Egypte a fermé ses portes à la bande de Gaza. Les personnes comme les biens de consommation ne passent plus qu’au compte-goutte.

Avec la chute, début juillet, des Frères musulmans au pouvoir en Egypte, le gouvernement du Hamas à Gaza a perdu des alliés et se retrouve encore plus isolé. La population gazaouie en paie le prix. NDLR – d’autant que le gouvernement provisoire égyptien vient de décréter illégal le parti des frères musulmans ainsi que ses activité, et mène des raids contre les nids de terroristes qui martyrisent les coptes et les musulmans modérés.

« Essence israélienne… vive Israël ! », crie ironiquement le garçon qui sert les rares voitures dans une station-service de Gaza ville. Seuls les taxis et les tuk-tuks, qui transportent des marchandises, sont venus se ravitailler.

En cause : le prix de l’essence, 7 shekels le litre (1,40 euros), deux fois plus que l’essence qui vient habituellement d’Egypte.
« On n’a pas le choix », regrette un client, plus rien n’arrive du côté égyptien ». « C’est quand même un comble qu’on doive acheter de l’essence israélienne, et que les pays arabes qui produisent du pétrole ne nous aident pas, nous les Arabes de Gaza ! », vocifère un autre.

Depuis plus de deux mois, la plupart des tunnels sous-terrains qui transportaient en contrebande l’essence de l’Egypte vers la bande de Gaza, ne sont plus opérationnels. Le nouveau pouvoir égyptien s’est vanté d’en avoir détruit 95% pour raison de sécurité. Des hommes et des armes transiteraient par ces tunnels.
Mais du coup, beaucoup de produits de consommation courante manquent : de l’huile, du fromage, et les prix ont considérablement augmenté, selon les commerçants du souk de Zaouia, au cœur de Gaza ville.
Par manque d’essence, les voitures roulent au butane

Les Gazaouis, étranglés par cette nouvelle crise, font preuve d’imagination. Pour remplacer l’essence : une bombone de gaz de cuisine glissée dans le coffre de la voiture et reliée au moteur par un tuyau, artisanal et potentiellement dangereux en cas d’accident de la route. Mais ça marche !

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À une trentaine de kilomètres de Gaza ville : Rafah, gros bourg poussiéreux à la frontière égyptienne. C’est là, dans un immense terrain vague sablonneux, qu’on devine les fameux tunnels, cachés sous d’immenses bâches blanches.

À l’entrée d’un sous-terrain, fermé par un cadenas, quelques hommes tuent le temps en regardant la télévision. « Notre tunnel, qui transportait des matériaux de construction, a été détruit il y a quinze jours par l’armée égyptienne à l’explosif, explique Ahmed. Du coup, on n’est plus payés, 20 familles se retrouvent sans rien ! »

« Regardez, renchérit Mohamed, en montant sur une dune et en pointant du doigt l’autre côté de la frontière délimitée par un mur de barbelés : une maison détruite coté égyptien, à cause de l’explosion des tunnels ! » Ces maisons abriteraient l’entrée des tunnels mais certains pensent que les autorités du Caire font raser des habitations pour établir une zone-tampon entre l’Egypte et la bande de Gaza, information non confirmée officiellement.
Des tunnels détruits à l’explosif

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Les Gazaouis ne s’avouent pas vaincus. Les tunnels détruits sont déjà en train d’être reconstruits, malgré le danger. « Tu peux te faire arrêter ou te faire tirer dessus par l’armée égyptienne, c’est arrivé récemment », assure Mohamed.
La destruction des tunnels est aussi un manque à gagner pour le Hamas. Le parti islamiste au pouvoir à Gaza contrôle ces points de passage illégaux et taxe chaque livraison qui arrive d’Egypte. Difficile d’évaluer cette manne. Les responsables du Hamas sont peu diserts sur le sujet.

Dans son bureau climatisé de Gaza ville, le vice-ministre des affaires étrangères Ghazi Hamad affirme que les tunnels, illégaux, sont plus « un fardeau mais que les Gazaouis n’ont pas d’autre choix pour obtenir des marchandises de l’extérieur. »
Soumis à un blocus (partiel)par Israël, depuis que le Hamas est arrivé au pouvoir en 2007, la bande de Gaza ne reçoit des biens qu’au compte-goutte. Les tunnels vers l’Egypte étaient leur seul accès vers l’extérieur. Mais depuis que Mohamed Morsi et les Frères musulmans ne sont plus à la tête de l’Egypte, le Hamas, émanation des Frères musulmans, a perdu de sérieux alliés.
Isolé, le Hamas fait profil bas

Pire, les nouvelles autorités du Caire accusent le parti islamiste « palestinien » de soutenir les groupes armés qui opèrent dans le Sinaï. « Qu’ils nous apportent une seule preuve !, réclame le vice-ministre Ghazi Hamad. Nous ne comprenons pas, les Egyptiens ont toujours été nos frères. Qu’ils nous proposent une solution, nous sommes prêts à discuter. » De plus en plus isolé, le Hamas fait profil bas.
Les autorités égyptiennes ont non seulement détruit la plupart des tunnels, mais elles ont également fermé le terminal de Rafah, le point de passage pour les personnes de Gaza vers l’Egypte.

Tous les jours, des étudiants palestiniens inscrits à l’étranger viennent manifester devant le terminal pour réclamer sa réouverture. Venus pour les vacances d’été visiter leur famille, ils se retrouvent piégés.
« Gaza est vraiment une prison à ciel ouvert »
« On a déjà manqué le début des cours, se plaint Ahmed Abou Fahem, étudiant en Egypte.On ne se mêle pas de politique, on veut juste pouvoir continuer nos études à l’étranger. » Même sentiment chez Noura, une Gazaouie qui attend avec ses trois enfants de pouvoir retourner en Arabie saoudite où elle réside. « Je dois renouveler mon permis de résidence là bas, sinon je risque de tout perdre. »

Fares Chahine, journaliste « palestinien » travaillant pour des médias algériens, doit se rendre à Alger pour obtenir des papiers qui lui permettront de continuer de travailler. Impossible pour l’instant. « On ne peut pas sortir par Israël, on ne peut plus non plus sortir par l’Egypte, qu’est-ce qu’il nous reste ? On vit vraiment dans une prison à ciel ouvert ! », se désole-t-il.

Plus que les biens de consommation courante, qu’on peut encore trouver à Gaza – même à un prix plus élevé -, c’est l’absence de liberté pour circuler qui frappe. Israël laisse entrer très peu de Gazaouis sur son territoire, surtout des personnes âgées malades. Et l’Egypte n’a ouvert ses portes que pour quelques dizaines de personnes la semaine dernière, contre des milliers habituellement.
Pourtant, ce jour-là au terminal de Rafah, personne ne songe à imputer la responsabilité de la situation au Hamas. L’Egypte et Israël sont les véritables fautifs à leurs yeux. En attendant la fin du blocus, chacun prend son mal en patience et tente de se débrouiller. Les Gazaouis ont connu d’autres crises, même si celle-ci se révèle particulièrement difficile.

Et les indignés antisionistes, haïsseurs d’Israël ne réagissent pas puisqu’ils ont la preuve formelle qu’Israël livre chaque jour des milliers de tonnes de bien de consommation.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Gaza: le blocus égyptien étouffe Gaza mais pas un « indigné » européen n’élève la voix. En attendant les gazaouis remercient Israël pour livrer de l’essence et des vivres…

    1. marko

      on finira de toute façon par crier que c’est de la faute d’Israel!!!les milliers de camions qui partent d’Israel vers Gaza sont transparents pour l’AFP et les médias franchoullards

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