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« 100% Juif, 100% Arabe », pas en mon nom d’Alain Rubin


« 100% Juif, 100% Arabe », pas en mon nom d’Alain Rubin

 

« 100% Juif, 100% Arabe »

 

C’est ainsi que le diplomate d’Arafat, Ilan Halévy, Juif hostile à Israël et aux droits nationaux du peuple d’Israël, se qualifiait lui-même.

Il y a quatre ans, nous avions réagi sur l’instant aux propos d’un autre Juif du Fatah. Ces propos avaient été diffusés sur France Inter. Il n’est peut-être pas inutile de revenir sur les questions posées par Ouri Davys, cet autre Juif du Fatah, dans un contexte de 2013 qui voit plusieurs Juifs, -satellites ou membres d’un des partis du gouvernement français-, emprunter le même chemin d’appel à l’auto flagellation injustifiée des Juifs en tant que nation politiquement restaurée sur un petit 30% du territoire de l’ancienne Judée.

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Alain Rubin (le 24 juillet 2013)

 

 

« Pas en mon nom »… (France inter 26 août 2009)

 

Sur l’antenne publique, ce matin, nouvelles diatribes contre les « crimes d’Israël ».

Tiens, me dis-je, la radio officieuse de l’autorité palestinienne et du Hamas réunis commence à relayer les deux articles ignobles et bidonnés parus ces derniers jours dans un grand quotidien suédois.*1

Non, ce n’était pas de cela qu’il était question, enfin pas encore. Ce matin, sur France-Inter, il s’agissait seulement, seulement, de donner la parole au citoyen « Juif israélien » qui vient d’être élu à la direction du Fatah par le récent congrès de cette organisation.

 

L’homme, un certain Ouri Davys, est un « universitaire ». Il réside dans la partie arabe de la vieille ville de Jérusalem, dite Jérusalem-Est. Après sa tirade, toute en nuances, de celles du genre et du niveau que l’on trouve dans les discours anti-israéliens de Mouammar Kadhafi, notre tout nouveau dirigeant du Fatah s’est adressé publiquement au gouvernement d’Israël.

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Ce gouvernement agirait de façon criminelle, au nom de tous les citoyens du pays.

 

Pas en mon nom !

 

A lancé le dirigeant juif du Fatah, sur les ondes de France-Inter.

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Pas en mon nom !… a répété Ouri Davys.

 

Pas en son nom ?!

 

Une question à notre distingué universitaire, qui va très certainement devenir dans les prochaines semaines l’invité d’honneur des municipalités du PCF ayant fait du militant FPLP, Salah Hamouri, un citoyen français d’honneur :

 

Si je l’ai bien compris, notre Juif du Fatah, tout ce que fait Israël et ses gouvernements élus, -contrôlés par un véritable parlement où siègent des députés arabes islamistes, protégés par un habeas corpus respecté bien qu’ils menacent régulièrement leurs collègues israéliens juifs de les jeter prochainement à la mer-, tout ce que font ces gouvernements israéliens est ignoble. 

 

Tout ce qu’ils font et feront est criminel, inqualifiable et inacceptable ?

 

Il a honte, notre universitaire « Juif du Fatah ».

Il a honte, de l’action des Juifs siégeant au gouvernement de son pays, l’universitaire qui n’est ni emprisonné, ni censuré par les « criminels » infâmes qui gouvernent Israël.

Il a honte. Mais en fin de compte, la cause de sa honte c’est peut-être lui-même et ses choix délétères ?

 

Tout ce que font les dirigeants israéliens est, pour lui, condamnable ! Il s’en démarque.

 

C’est bien évidemment son droit, de se démarquer de ce dont il a honte

 Et qu’il condamne publiquement

 

J’avoue avoir ressenti un malaise, en écoutant le bonhomme parler dans le micro de France-Inter, comme s’il haranguait la foule. En dehors du slogan : « j’ai honte », pas de fait précis, rien que de la mélasse logomachique. Mais nous serions, à écouter la radio publique française, en présence d’une conscience exceptionnelle, d’une variété rare et précieuse de conscience universelle, du genre Tolstoï, Jaurès, Zola, Rosa Luxembourg, Gandhi, Soljenitsyne, tous réunis en une seule personne.

 

Je voudrai lui poser une question, à cette belle conscience à laquelle France Inter a donné une tribune internationale pour scander des mots d’ordre : est-ce que ce n’était pas en son nom que le défunt Arafat a expulsé des moines de leur monastère, pour faire de l’endroit une de ses résidences privées, pour s’y faire creuser une piscine personnelle installée dans l’aire centrale du monastère, en lieu et place des parterres de fleurs ?

 

Du passé, cette expulsion de moines, n’en parlons plus ?

Un péché véniel, n’est-ce pas ? Pas de quoi, pour notre ardent militant du Fatah, dire à Arafat et à ses héritiers : pas en mon nom, messieurs et mesdames, pas en mon nom!!

 

Mais quand même, -plus graves que les ébats du défunt Raïs avec sa cour d’éphèbes, dans la piscine construite après avoir expulsé des moines de leur monastère-, les violences aveugles organisées, ou encouragées ?

 

Est-ce que ce n’était pas au nom de tous les membres du Fatah, que le fondateur du nationalisme palestinien disait, d’un côté : je veux la paix avec les Juifs et leur état, Israël, quand il faisait des discours en anglais, tandis que lorsqu’il s’exprimait en langue arabe il encourageait les attentats.

Et comme le sait notre nouveau dirigeant du Fatah, il ne faisait pas de distinction, son « Raïs » ; il encourageait ou validait tous les attentats, mêmes ceux contre les autobus et les cars scolaires, même ceux contre des mères de famille et des vieillards faisant leur marché, même ceux contre des travailleurs émigrés -venus d’Afrique ou d’Asie- qui attendaient leur autobus pour se rendre à leur travail ou en revenir et qui finiront explosés par des fanatiques à la ceinture d’explosif de « martyr ».

 

Lorsqu’il s’adressait en arabe, à ses compatriotes, le défunt Arafat, il encourageait ces actions, avec pour objectif déclaré, dans ces discours-là : de « jeter à la mer les Juifs », jusqu’au dernier. Il reprenait ainsi, régulièrement, l’objectif de la guerre déclenchée par les Frères musulmans fin novembre 1947, contre les 700000 Juifs de l’Ichouv qui venaient de proclamer leur renaissance nationale et leur indépendance et souveraineté politiques dans un état qui en ferait le pays de tous ses habitants (Juifs comme Arabes, sans discrimination de religion ou de non-religion), comme le proclamera David Ben Gourion le 15 mai 1948.

 

Est-ce que Arafat parlait et agissait alors en votre nom, monsieur Ouri Davys ?

 

Plus près de nous, lorsque votre camarade de parti et votre Président, Mahmoud Abbas, élu comme vous au dernier congrès du Fatah, tombe dans les bras de l’émir El Béchir, qu’en dîtes-vous ?

 

Agit-il et parle-t-il en votre nom ?

Serre-t-il dans ses bras, en votre nom, l’inculpé du Tribunal Pénal International, le chef des Jenjawid qui ont carbonisé tous les villages du Darfour sur des centaines de kilomètres carré ?

 

Mahmoud Abbas est venu serrer El Béchir sur son cœur

Il lui a affirmé : la solidarité du « peuple frère palestinien avec le peuple frère du Soudan et avec son combat ».

 

N’est-ce pas en votre nom

Qu’ont eu lieu ces démonstrations de tendresse, d’amitié et de « combats communs »

avec des bandes djihadistes ayant fait des centaines de milliers de victimes civiles et chassé beaucoup d’autres de leurs centaines de villages carbonisés?

 

L’amitié pour El Béchir, et la solidarité avec le « combat » du « peuple frère du Soudan », c’est quoi ? C’est quoi monsieur Ouri Davys, monsieur la belle « conscience » ?

Vous ne savez pas ? Vous avez oublié ?

 

El Béchir, embrassé en votre nom, est un homme qui a sur les mains le sang d’innocentes victimes, pas des dizaines, pas des centaines, pas des milliers, prises entre des belligérants, mais plus de trois cent-mille, tuées par les milices Jenjawid envahissant leurs villages Darfouris endormis, appuyées par l’aviation de Khartoum. Trois cent mille soudanais tués, pas 1400, rien que pour le Darfour.

 

C’est avec ce combat, effectivement exterminateur qu’est venu se solidariser, en votre nom, votre camarade de la direction du Fatah. Trois cent mille hommes, femmes, enfants désarmés attaqués dans leur village ensuite carbonisé. Cela ne vous dérange pas ?

 

300 000 victimes désarmées, massacrées, rien que pour le Darfour…

 

Je ne vous ai pas entendu, dire au micro de France Inter : « pas en mon nom, la solidarité avec le djihad soudanais »… On voit ce que clairement valent vos protestations et votre éthique pacifistes. On mesure aussi ici : le degré de complaisance coupable et de partialité de la radio publique française.

 

Vous revendiquez, avec Fatah, ce que vous appelez le « droit au retour », pour tous les réfugiés victimes des combats produits par la guerre totale de 1947-1948 déclenchée par les voisins du nouvel Israël restauré ; voisins fanatisés par l’appel au djihad lancé par les « frères musulmans », pour achever le travail d’Hitler (que Khomeiny et son maître spirituel prirent pour la « mahdi », le messie du chiisme).

 

Mais quand votre Président apporte son soutien, et celui du peuple frère palestinien, au « peuple frère du Soudan », sachant qu’El Béchir a rejeté, peu avant, le droit des 2 ,5 millions de Soudanais (Darfouri et Soudanais du sud et du centre -chrétiens et animistes ayant fui la guerre déclenchée en 1956 pour leur imposer la charia, et très fortement amplifiée à partir de 1974)- à revenir sur leurs terres tribales pour y reconstruire leurs villages carbonisés par les cavaliers Jenjawid et les tirs de son aviation, que lui dîtes vous à Mahmoud Abbas : Pas en mon nom ?

 

On ne le saura pas

Vous ne vous êtes pas exprimé sur le sujet, et le journaliste de la radio publique, (devenue avec un certain quotidien parisien du soir, comme une sorte de journal officieux de Hamas et du Fatah réunis), se gardera bien de vous poser la moindre question sur le sujet.

 

Moi, monsieur Ouri Davys, je vous la pose, cette question qui aurait due vous être posée:

 

Est-ce en votre nom, qu’a été apporté le soutien de Mahmoud Abbas à un combat qui -avant les massacres et les expulsions par centaines de mille de populations civiles non belligérantes du Darfour*3- s’est traduit, depuis le coup d’état de 1974 :

 

  • par la destruction violente du mouvement ouvrier soudanais, syndicats et partis ; par la fusillade sans jugement du secrétaire général du parti communiste soudanais, désavoué et abandonné par le stalinisme. Le parti stalinien d’Allemagne de l’est (le SED) commettra même un communiqué critiquant le parti communiste du Soudan, accusé mensongèrement d’avoir fomenté un putsch.

Le PCS étant présenté, par l’agence allemande de la bureaucratie moscovite, comme portant la responsabilité politique de la répression islamiste reprenant en 1956 contre les animistes, et commençant à se déchaîner en 1974 contre les organisations du mouvement ouvrier indépendant du gouvernement. Cette répression n’a jamais cessé depuis 35 ans.

 

  • par l’extermination des clans animistes des monts Nouba et des Dinka du centre du pays,

 

  • et enfin, par la guerre contre les Soudanais chrétiens du sud, qui fit plus de deux millions de victimes dans cette population.

 

Ces violences à répétition avaient pour objectif affiché, et constamment poursuivi : l’imposition de la charia intégrale, à toutes les populations vivant à l’intérieur du Soudan, Etat artificiel fabriqué par la puissance britannique autour de la capitale du trafic négrier afro-islamiste, lorsque Londres reçu délégation de pouvoir de l’autorité exercée par la dynastie Cairote.

 

Alors, monsieur le « Juif du Fatah », dîtes-nous, vous le « pacifiste », vous le militant « d’extrême gauche » ayant adopté l’islam…pour épouser une militante arabe palestinienne :

 

  • Est-ce en votre nom, que Mahmoud Abbas est venu apporter le « soutien du peuple frère palestinien au peuple frère soudanais » et à « son combat » destiné à imposer dans tout le Soudan la dictature absolue de la charia, en faisant même fouetter les femmes osant porter pantalon?

 

  • En votre nom, trente cinq années de guerre contre le mouvement ouvrier libre au Soudan ? trente cinq années de guerre (succédant aux dix-huit premières) qui feront des monts noubas un territoire vidé de sa population autochtone, un territoire devenu vide des clans animistes Noubas…exterminés jusqu’au dernier, un territoire devenu « nouba rein » en quelque sorte ?

 

En votre nom, ce combat d’El Béchir, et avant lui le combat tyrannique des successives juntes militaires ou civiles, depuis 1956?

 

  • En votre nom, les deux millions et plus de Soudanais chrétiens massacrés dans leurs village et les plus de deux millions d’autres, expulsés ?

 

  • En votre nom, les trois à quatre cent mille Darfouris massacrés et ceux, beaucoup plus nombreux, chassés de leurs villages réduits en cendres et toujours interdits de revenir sur leurs terres tribales ancestrales?

 

                                                                                            Alain RUBIN

 

 

*1 Interrogée, la famille de la « victime palestinienne » du prétendu trafic d’organes a démenti avoir parlé avec le journaliste suédois et émis une quelconque hypothèse de trafic d’organes dont leur fils, frère et cousin aurait été l’objet et la victime du fait d’Israël. De son côté l’autorité palestinienne ne confirmait pas les accusations de crimes rituels modernisés, lancées par la presse suédoise. On se souviendra pour l’Histoire, qu’au nom de la « liberté de la presse », le gouvernement suédois refusera d’intervenir contre une calomnie grossière modernisant dans la forme l’accusation traditionnelle qui, en Europe, présida à l’organisation et au déchaînement des pogromes.

 

*2  Personnellement, j’ai toujours pensé que la nation juive reconstituée et enfin admise par ses voisins apaisés, débarrassés de l’irrédentisme dont le fond est islamiste (le refus que le « yahoud » ne soit pas uniquement un dhimmi réduit à merci : un « protégé » que l’on peut vexer, brutaliser, déposséder…), devrait proposer : à la futur Palestine installée en Judée-Samarie (le cœur territorial historique de l’ancien Israël) et à la Jordanie, la constitution d’une confédération de trois Etats. Cette union confédérale réaliserait la souveraineté politique de trois nations indépendantes. Elle pourrait mettre en œuvre des mesures concertées en mesure d’améliorer la vie des gens et favorisant par là-même la libre circulation des personnes, y compris celle des « réfugiés » et leur descendance ayant décidé de devenir citoyens de l’état de Palestine et renonçant à mettre en œuvre le mot d’ordre de guerre à outrance lancé fin novembre 1947 par les « frères musulmans ».

 

*3 Dans les milieux favorables au Hamas et au Fatah on est volontiers « anticolonialiste », « anti-impérialiste » et « anticapitaliste ». On est en principe, toujours contre « l’oppression des peuples », de tous les peuples et peuplades, sauf…Sauf, semble-t-il lorsqu’il s’agit des populations soudanaises victimes du rezzou industrialisé combiné au djihad des autorités de Khartoum ….

Parce que nous voyons, que dans le cas des Darfouris, l’anticolonialisme de ces anticolonialistes s’est arrêté net à la frontière d’une création de l’impérialisme britannique, intégrant contre leur gré, -dans un ensemble soudanais dominé par les organisateurs traditionnels permanents des razzias négrières destinées à l’orient (Arabie, Perse, Indes, Chine, archipel indonésien)-, les populations négro-africaines du Darfour qui possédaient antérieurement leur propre état sous la forme d’un sultanat.

Ces courants politiques, résolument pro-Béchir pour certains, honteusement pro-Béchir pour d’autres, calquant leur attitude sur celle du dictateur « socialiste arabe » Kadhafi, considèrent comme illégitimes les aspirations des Darfouris et comme ne devant pas être condamnés et encore moins combattus les massacres à répétition ayant atteint les dimensions du génocide auxquels se livrent les bandes armées envoyées par Khartoum (le génocide : au sens donné à ce terme par les procès de Nuremberg).

Alain RUBIN

                                                                                                      





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • 2 thoughts on “« 100% Juif, 100% Arabe », pas en mon nom d’Alain Rubin

    1. h'avèr sincère

      En tout cas, en mon nom et au nom de tous mes amis, je connais plus de « goyim » qui sont avec vous et n’ont rien à voir avec les traîtres qui mènent ce pays, il n’est pas impossible que les pires ennemis des juifs puissent se trouver parmi eux, quant à ceux qui dirigent la France ils jouent plus la carte « pétrole » que celles de l’honnêté, de la justice, et du bon sens.

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