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« Peu importe le danger, il fallait les sauver » – Deux Justes distingués le 5 juin à l’Hôtel de Ville de Reims


« Peu importe le danger, il fallait les sauver » – Deux Justes distingués le 5 juin à l’Hôtel de Ville de Reims

REIMS (Marne). Deux Justes parmi les Nations seront distingués mercredi 5 juin à l’hôtel de Ville. Grâce à leur courage, la famille rémoise Grosman a échappé à la mort. Un représentant de l’État d’Israël viendra spécialement leur rendre hommage.

 

Catherine Bourgeteau a permis à la famille Grosman d’échapper aux rafles en la cachant chez elle. Sans se soucier du danger.

« Je suis contente pour elle, mais ce n’est pas une histoire de justice, c’est une histoire d’amour. Il fallait sauver les gosses et, si possible, les parents aussi. Ma mère ne s’est pas posée la question du danger », commence par raconter Georgette Bourgeteau.

Mercredi 5 juin, Georgette a rendez-vous à l’hôtel de ville pour recevoir la médaille des Justes attribuée à sa maman Catherine Bourgeteau. « Henri et Ginette sont restés deux ans et demi chez nous. On devait dire à tout le monde qu’ils étaient nos cousins. Notre ferme était isolée, mais le propriétaire qui habitait dans le château en face était un collaborateur. J’avais toujours la frousse qu’on vienne arrêter mon père », se souvient encore Guy Lecomte. Le fils de Paul et Fernande recevra lui aussi la médaille des Justes au nom de ses parents.

Deux médailles pour une seule histoire : celle de la famille juive Grosman. En 1942, Louis et Paulette Grosman ainsi que leurs enfants habitaient rue Chanzy. Guy allait à l’école des garçons rue Libergier avec son étoile jaune cousu sur la veste : « C’est là, pour la première fois, que j’ai entendu de la bouche d’enfants de parents favorables à Pétain, l’insulte Youpin ».

« Comme des frères et sœurs »

Un beau jour, un policier, Raymond Bourlon, vient prévenir ses parents qu’une rafle est programmée. Le père de Guy part à la recherche d’un refuge à Châtillons-sur-Indre où se trouve déjà son beau-frère. Le reste de la famille va se cacher chez Catherine Bourgeteau qui avait été la nourrice des enfants Grosman.

Tout le monde vit caché dans un deux pièces cuisine, sans visite, sans lumière et sans jamais pouvoir sortir. « Ceux qui savaient nous disaient que c’était dangereux. On a eu la chance de ne pas être dénoncés. Moi, alors lycéenne, j’avais l’insouciance de la jeunesse », explique Georgette.

Des parents dans l’angoisse

Le policier finit par apporter de faux papiers à la famille qui prend la route de Châtillons-sur-Indre pour rejoindre le papa. Les deux enfants sont installés chez Paul et Fernande Lecomte qui acceptent de les cacher.

« Henri et Ginette étaient comme des frères et sœurs pour moi. Surtout Henri, qui était dans mes âges. Leurs parents étaient tellement dans l’angoisse que les miens n’auraient jamais pu refuser de les aider », relate Guy. Grâce à cette aide, la famille au complet a survécu à la guerre.

Que ce soit dans le deux-pièces cuisine de Catherine, ou dans la ferme de Paul et Fernande, l’assistance apportée à la famille Grosman a été la même : spontanée et désintéressée.

Les personnes qui reçoivent la médaille des Justes déclarent toujours : « Mais je n’ai rien fait de spécial ! » Peut-être, mais tout le monde ne l’a pas fait.

 Catherine FREY







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  • 3 thoughts on “« Peu importe le danger, il fallait les sauver » – Deux Justes distingués le 5 juin à l’Hôtel de Ville de Reims

    1. Isaïe

      J’aurai toujours du mal a comprendre comment peut-on arrêter des enfants et les envoyer a la mort dans les plus terribles conditions, et dire que les palestiniens et leurs souteneurs accusent Israël de tuer des enfants, la propagande nazislamistes, fonctionne depuis 80ans, avec Israël et Tsahal, leurs propagande, ils peuvent se la foutre ou je pense.

      Vive les justes parmi les nations qui ont permis de sauver par leurs courage l’humanité contre la barbarie.

    2. yohanam

      Béni soit ceux et celles qui ont au péril de leur vie protégé des familles juives durant cette abominable guerre, malheureusement j’ai peur que cela va se reproduire car nous voyons le palestinisme du gouvernement et des médias en France et en Europe.

      Mon grand’père premier adjoint et le maire du Cannet Rocheville (06) ont refusé de donner la liste de leur administrés juifs en 1942, mon grand’père a du fuir en Algérie où se trouvait son frère mais le maire lui est décédé dans un camp suite à son arrestation. Quelques années après nous nous sommes aperçus par des recherches généalogiques que nous avions des origines juives.

      Am Isräel Hay

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