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Lettre ouverte aux médisants


Lettre ouverte aux médisants

Etre pro-palestinien n’impose pas obligatoirement d’être anti-israélien sous prétexte d’être anti-juif. L’antisionisme n’est plus une idée ou une idéologie, c’est une perversion, une altération d’un comportement social  et du politiquement correct pour échapper à la loi contre l’antisémitisme.

 

Par Claude Tencer 

Historien israélien, chercheur sur l’histoire du conflit israélo-palestinien, docteur en Communication, Civilisations et médias.

 

La médisance est toujours basée sur une petite part de vérité sans laquelle on ne pourrait pas faire passer le mensonge…

 En France, pour ne pas se faire critiquer, une personne qui s’exprime sur le conflit israélo- palestinien, doit manifester son estime pour les Arabes palestiniens et peu importe l’inexactitude des faits. Lorsqu’il s’exprime en faveur d’Israël, il est assimilé à un extrémiste, au mieux, d’extrême droite. C’est faire la démonstration d’une ignorance de l’histoire de la région et en même temps de faire l’impasse sur la différence d’esprit politique entre la France et le Moyen-Orient.

 

Est-ce délictuel d’être de droite ou de gauche? Est-ce une action illicite? Ou existe t-il une obligation totalitaire de respecter une pensée unique, ou alors nous admettons que la presse est sous influence… J’aimerais croire que non…

Mais, dans ce cas, Stephen W. Hawking avait raison lorsqu’il disait, « The greatest enemy of knowledge is not ignorance, it is the illusion of knowledge » (Le plus grand ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, mais  l’illusion de la connaissance)…

 

Shimon Pérès, le président israélien disait très justement que « La télévision a rendu la dictature impossible, mais la démocratie insupportable… » La démocratie ne fait pas d’audience… Il est avéré que nul ne peut acquérir l’estime des auditeurs en évoquant une information pro-israélienne.

 

Pourquoi doit-on combler toujours un manque d’audience audiovisuelle par une attaque envers Israël en le stigmatisant comme un pays totalitaire qui ne respecte pas les Arabes palestiniens?

Parce que c’est le seul pays démocratique au centre de 22 pays arabes peu démocratiques?

 

Parmi les légendes qui courent sur le journalisme, la plus belle est la légende sur l’objectivité. Non pas que l’information soit intentionnellement déformée, mais la difficulté réside dans la capacité du journaliste d’écarter son opinion personnelle des faits réels. Ce qu’il faut attendre du journaliste, c’est, non pas l’impossible objectivité, mais un peu plus d’honnêteté intellectuelle, plutôt rare…

 

Au Moyen-Orient, la notion de paix n’a pas la même ‎connotation universelle connue en occident, elle est plutôt assimilée à un « statu quo » de non agression qu’à une paix paisible et pacifique.‎ Comment pouvez vous exporter l’esprit journalistique français vers le Moyen-Orient où les termes, les mots et la politique n’ont pas la même connotation qu’en France?

 

Qui souligne qu’au sein de 6 millions d’Israéliens, vivent un million et demi d’Arabes qui ont décidé de s’intégrer dans l’Etat israélien et pour qui avoir la nationalité israélienne est un choix?

 

Si les mots donnent un sens aux événements, les photos donnent le cadre à l’imagination et à des sensations. Sous l’émoi, le lecteur perd l’instinct de la réflexion au bénéfice de la colère. Un  message est orné souvent d’une si petite « vérité » que chacun finit par générer son avis selon sa sensibilité et sa promiscuité avec l’événement. Nourrie par la rumeur, cette « vérité » engendre un fait nouveau qui évolue avec le temps vers une nouvelle « réalité » historique, une vision nouvelle des événements. La rumeur construit alors une histoire parallèle qui semble présenter la vérité.

 

Laurent Abadjian, responsable photo au journal  » ‎Libération » expliquait durant l’émission » arrêt sur image » lors de l’Intifada : « lorsqu’on est photographe et qu’on a un choix à faire entre les deux ‎camps,, on va plutôt aller vers le camp (sic) de ceux qui risquent d’être plus ‎spectaculairement touchés ». Autrement dit, sans une part intense de sensation, une information ne parait pas sérieuse.

Nous comprenons alors qu’il est moins risqué de « tirer » sur la démocratie israélienne plutôt que de tirer sur une dictature arabe. Le seul tribunal que je connaisse à Gaza est la potence ou la Kalachnikov.

 

Parler des « territoires occupés » ou « disputés » change quoi ? A souligner une démonstration d’ignorance peut être ?

 

On parle « d’occupation israélienne » pour justifier des actions terroristes, on parle de « résistance » pour bombarder des localités israéliennes et justifier les morts civils, on propage la haine de l’Occident pour justifier une instrumentalisation de la religion pour des intérêts politiques. Il faut être un Etat naïf ou inconscient pour croire dans ces conditions à un espoir de paix avec les Arabes, même virtuel, tant que 22 de ces derniers et 54 pays musulmans, privés pour l’instant de cohésion, ne feront pas le choix d’une vraie démocratie civile.

 

On qualifie les localités en Judée et Samarie de « colonies », alors que les Arabes font l’impasse sur leur histoire de colonisation qui commence au VII siècle. Alors que la nouvelle foi musulmane franchit les limites de la péninsule Arabique, pour conduire à partir de l’année 634 après l’ère commune son expansion coloniale par la force et à imposer son Empire au Proche et Moyen-Orient ainsi qu’autour de la Méditerranée. A la fin du règne du second califat, Umar ibn al-Khattab, (634-644), toute l’Arabie, une partie de l’Empire sassanide et les provinces syrienne et égyptienne de l’Empire byzantin avaient été conquises par la colonisation arabe. Cette conquête se prolongera en Espagne jusqu’en 1280.

 

La Cisjordanie, faisant partie de l’espace du mandat britannique, n’a jamais été un État souverain. Par conséquent, la Cisjordanie n’a jamais été un État palestinien. En 1921, avant la ratification du mandat sur la Palestine par la SDN (la Société des Nations), la Grande Bretagne pose les bases de la création de la Transjordanie et installe le prince Abdallah comme roi, sans avoir l’aval d’aucune organisation mondiale influente.

Le 24 avril 1950, le Parlement de la Jordanie vote une loi d’annexion de la Cisjordanie. Le 14 décembre 1955, la Jordanie est admise comme membre des Nations unies sans qu’aucune contestation ne s’élève quant à la souveraineté du royaume sur ce territoire annexé, pourtant conquis par une guerre offensive en contradiction avec la Chartre de l’ONU.

 

Le Roi Abdallah de Transjordanie écrivit dans ses mémoires : « Il semble tout à fait clair à tous, à la fois d’après la carte tracée par la Commission Simpson et d’après une autre élaborée par la Commission Peel, que les Arabes sont aussi enclins à vendre leurs terres qu’à geindre et pleurer inutilement… »

 

La conception de l’entité palestinienne est récente. Cette entité ne se distingue pas  de l’identité arabe comme ne cesse de le faire remarquer l’OLP dans sa Charte dans son article 1:

« La Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ; c’est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrante de la nation arabe… »

Dans cette optique, il ne serait pas exagéré d’imaginer la communauté maghrébine de Marseille ou celle de Roubaix revendiquer un jour, « au nom des peuples à disposer d’eux-mêmes » et du « droit à la terre », le territoire marseillais ou celui du Nord comme territoire musulman.

 

Les Palestiniens, qui se substituent aux Arabes de Palestine se conduisent aujourd’hui comme une personne qui entre jouer au casino et perd son argent. Triste et malheureux il regrette d’avoir perdu et demande à la direction de lui restituer son argent, car le casino n’a pas rassemblé les conditions requises pour lui permettre de gagner. Pour les leaders arabes, la diabolisation d’Israël devient une conception sinueuse pour détourner l’attention des foules d’une politique belliqueuse au sein des pays arabes dont l’objectif est de designer le coupable de tous les maux du monde.

 

A noter qu’aucun leader arabe ou palestinien n’avait le courage de déclarer que la création d’un Etat palestinien, mettra fin au conflit Israélo-arabe. Pour les Arabes il est plus important de haïr les Juifs et leur existence plutôt que de haïr ceux qui empêchent leur prospérité existentielle…

Claude Tencer – rédaction israel-flash

 






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  • 11 thoughts on “Lettre ouverte aux médisants

    1. hidalgo

      Etre pro oalestinien est incompatible avec pro Israelien, car dans les deux cas c’est etre antisemite, car tout cela est du langage deguise.
      Or dans la societe d’aujourd’hui, il est de bon ton d’etre homo, pro arabe, musulman etc….
      Cela rappelle la periode ou on disait RADIO PARIS MENT RADIO PARIS EST ALLEMAND, aujourd’hui RADIO PARIS MENT RADIO PARIS EST MUSULMAN.

      LA GAUCHE EST LA PLUS GRANDE COLLABORATRICE DE L’HISTOIRE, les communistes l’on montre pendant la guerre 39/45 (qui a facilite le transport de convois des deportes Juifs, le groupe Manoukian, ca vous dit quelque chose.

    2. VINCENT

      Très bel article, le problème c’est que la masse des gens ne veulent pas se faire leur propre opinion, alors on prend celle toute faîte !

      Et les gens mélangent les histoires et au final se perdent ! je ne les excuses pas.

    3. Bernard Kayes

      @ Claude Tencer, votre article, très bien documenté, nécessite un précision, capitale, sur le fait que (sic): « Au Moyen-Orient, la Notion de Paix n’a pas la même Connotation Universelle connue en Occident, elle est plutôt assimilée à un « statu quo » de non agression qu’à une paix paisible et pacifique ». D’où nous vient ce concept de Statut Quo ? Le premier Successeur de Mahomet, Abou Bakr, qui prend le Titre de Calife, ne va régner que deux ans. Il est remplacé par Omar puis par Othman qui meurent tous deux assassinés. Quand Ali, Cousin et gendre du Prophète, est proclamé quatrième Calife en 656, certains l’accusent d’avoir commandité l’élimination de ses deux prédécesseurs. Parmi les accusateurs, le Gouverneur de Damas, Mou’Awiyya, qu’on appellera désormais les Omeyades. Ce dernier refuse d’obéir au nouveau Calife. Ali marche contre lui pour faire respecter son autorité. C’est en 657 que les deux factions s’affrontent à la Bataille de Siffin, au bord de l’Euphrate. Devant l’incertitude du Combat, Mou’Awiyya demande, et obtient, une Trêve (en arabe El Houdna) en faisant suspendre, au bout de leurs lances, des Feuillets du Coran. En Théorie, cette Trêve ne doit pas excéder Dix ans. Le Musulman a toutefois le Droit de rompre cette Trêve, si le Rapport de Force lui redevient Favorable. On voit toujours le même Scénario avec le Hamas ou le Hezbollah, et bientôt l’Iran. On peut remarquer dans cette pratique, quasi Géo-Stratégique, que le seul but, est de tromper l’Ennemi aussitôt le Rapport de Force Inversé !
      D’ou le Verset  » la Maison de la Trêve ! la

    4. Bernard Kayes

      C’est pourquoi, toutes les Confrontations avec le Hamas ou le Hezbollah (Chiites, et Adorateur dAli) finissent en Trêve (sur leurs demandes) et jamais en Paix !

    5. Bernard Kayes

      A partir de là, je vous cite : »Au Moyen-Orient, la notion de paix n’a pas la même connotation universelle connue en occident, elle est plutôt assimilée à un « statu quo » de non agression qu’à une paix paisible et pacifique ».

    6. Bernard Kayes

      A Monsieur le Modérateur,
      Comment un commentaire complètement antisémite provenant de ce Jankel,peut-il obtenir votre approbation ?

    7. simonnai Ongué

      Cela demontre clairement que ,ceux qui se disent être palestiniens,
      viennent de loin.Ils le savent c’est la raison pour laquelle ses gens là ont toujours resté nerveux!!
      Ils savent bien que ,ils habitent israel!! rien d,autre à ajouter. c,est là ou provienne leur hainecontre israel puisque ils n’ont pas de conscience en paix en sachant bien que ,ils sont dans la terre d’un autre pays (israel) et que ,ils font tout et pour tout à destabiliser israel .comme eux même le sont !

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