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La modernisation de Tsahal: Le blindé Namer, les bombardiers Ra’am et Soufa et autres chasseurs F-35. Panorama.


La modernisation de Tsahal: Le blindé Namer, les bombardiers Ra’am et Soufa et autres chasseurs F-35. Panorama.

Le plan « Tefen 2012 », vaste programme de restructuration de Tsahal, se concentre sur trois aspects : la modernisation complète des effectifs, la remise à niveau des stocks de munitions et surtout, la planification massive d’exercices.

Dans le cadre du plan, l’armée israélienne introduit progressivement le Namer (Tigre), un nouveau transport de troupes dont la production a officiellement démarré en 2007. Sa principale caractéristique est qu’il reprend le châssis du tank Merkava IV, réputé pour son invulnérabilité. Le 13ème régiment Golani, l’une des principales unités d’infanterie de Tsahal, utilise ce blindé depuis l’offensive « Plomb durci » menée contre la bande de Gaza. D’ici 2014, trois autres régiments Golani devraient être à leur tour équipés du Namer.

Sur le plan logistique, ce véhicule peut transporter jusqu’à onze hommes. Il est aussi doté d’un système optronique particulièrement utile en cas de mauvaises conditions météorologiques, ses caméras offrant une vision panoramique à tous les membres d’équipage. A l’instar du Merkava IV, le Namer comporte un système de communication et de gestion du champ de bataille qui assure l’interface avec les soldats engagés au sol. Selon les modèles, il dispose de deux systèmes de défense active : le système APS (Active Protection System) et le Trophy.

Au niveau de l’armée de l’air, Gaby Ashkenazi a jugé essentiel qu’Israël réaffirme sa suprématie aérienne au Moyen-Orient. Tout au long de son mandat, le chef d’état-major de Tsahal s’est maintes fois inquiété du renforcement des capacités de la Syrie. Après avoir négocié la livraison de deux escadrilles de Mig-29 et Mig-31, le régime de Bachar Assad tenterait d’arracher à la Russie plusieurs armements défensifs de pointe, notamment le redoutable système anti-aérien SA-300. Dans le même temps, Ashkenazi est conscient que les velléités nucléaires de l’Iran imposent l’élaboration d’une réponse militaire d’envergure en cas d’échec de la diplomatie. Pour ses missions de longue portée, l’aviation de Tsahal abrite dans ses hangars 27 F-15I (« Ra’am ») et 102 F-16I (« Soufa »). En principe, ces deux bombardiers sont en mesure de mener des frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Mais sans l’appui d’avions de guerre électronique – type Awacs -, ils restent détectables au radar et donc vulnérables. C’est précisément dans cette optique que les pilotes de chasse israéliens s’entrainent depuis plusieurs années. Appuyés par des appareils de ravitaillement ou de brouillage électronique, ils accentuent leurs vols sur des longues distances.

En Méditerranée, des manœuvres conjointes se déroulent régulièrement avec plusieurs pays de l’OTAN comme la Grèce et l’Italie. En outre, sous l’impulsion d’Ido Nehoushtan, promu commandant de l’armée de l’air en février 2008, la préparation aux duels aériens a été remise au goût du jour. L’hypothèse de « doghfights » est jugée plausible si des frappes stratégiques devaient être ordonnées contre l’Iran et la Syrie. Pour se préparer à une telle éventualité, l’« escadrille rouge » (dite « escadrille 115 ») a été réactivée. Basée à Ovda, près d’Eilat, cette unité non opérationnelle a pour seule mission d’entrainer les « Top Gun » de l’armée israélienne à affronter des chasseurs d’interception ennemis. Pendant les exercices, plus vrais que nature, les pilotes de l’« escadrille rouge » portent une combinaison de l’armée syrienne, et leurs avions sont flanqués d’un drapeau aux couleurs du régime baasiste.

Le plan Tefen accorde par ailleurs de nouveaux moyens à l’armée de l’air. Pour la guérilla urbaine, Tsahal fait commande de 12 hélicoptères d’attaque « Apache Longbow », tandis que les vieux transports de troupes Sikorsky CH-53 sont remplacés par des « Yasur 2000 », d’envergure identique mais plus modernes. La priorité absolue du général Gaby Ashkenazi reste néanmoins le F-35, construit par le géant Lockheed Martin. Dès 2008, laDSCA – l’agence régulant les ventes d’armes américaines à l’étranger – donne un avis favorable à la demande d’Israël de se procurer 25 F-35 Lightning II.

Une option portant sur 50 autres appareils est même suggérée. Mais l’affaire connait des remous. Les responsables israéliens expriment plusieurs objections qui retardent la conclusion d’un accord. Ils voient en particulier d’un mauvais œil le fait que l’Arabie Saoudite et l’Egypte, clients traditionnels des industries de défense américaines, cherchent également à se doter du F-35. L’autre point de friction du dossier résulte de l’insistance de l’Etat hébreu à vouloir remplacer certains composants électroniques du chasseur américain par des équipements de sa propre industrie militaire. Israël cherche en réalité à réduire le coût unitaire de chaque appareil, évalué entre 70 et 100 millions de dollars. Au terme de négociations particulièrement âpres, les deux alliés finissent par s’entendre. En octobre 2010, le ministère israélien de la défense confirme l’achat de 20 F-35 pour un montant de 2,25 milliards de dollars. Ces avions sont également connus sous l’appellation Joint Strike Fighter (JSF)9.

Même si la livraison des premiers appareils n’est prévue qu’en 2015, Tsahal interprète l’acquisition du F-35 comme une grande victoire. Il est vrai qu’avec un appareil doté de la technologie aéronautique la plus avancée au monde, l’aviation israélienne augmente considérablement ses capacités offensives. Du fait de sa furtivité, le F-35 entre dans la catégorie des avions de cinquième génération. Ses ailes triangulaires lui permettent de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable au chasseur F-16. De plus, grâce à ses 7 pylônes externes, il peut transporter jusqu’à 9 tonnes de charges : réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air.

Merveille technologique, son avionique est basée sur un processeur central à très haute capacité de calcul, capable de centraliser et de restituer les informations fusionnées par différents capteurs. Ultime particularité : le pilote du F-35 est équipé d’un casque HMDS (Helmet Mounted Display System), conçu par le fabricant israélien Elbit. Un tel système permet aussi bien de désigner des cibles par un simple mouvement de la tête, que de voir à travers le plancher de l’appareil, pendant les manœuvres d’atterrissage vertical par exemple.

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Maxime Perez





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 4 thoughts on “La modernisation de Tsahal: Le blindé Namer, les bombardiers Ra’am et Soufa et autres chasseurs F-35. Panorama.

    1. michel boissonneault

      bravo et l’état d’israel ont pas le choix d’être toujour en avance
      car tout ses voisins s’organisent pour se regrouper et attaquer
      l’état d’israel ( le meilleur pays au monde )

    2. Richard C.

      L’Irènologie impose une avance constante technologique.
      Les avions doivent e^tre furtifs, de 5ème génération; les chars surbaissés rapides et protégés dynamiquement; les munitions intelligentes et puissantes comme des MOAB.
      Préparer la guerre afin d’imposer rapidement la paix; cela exige de renoncer à tout encouragement à l’attaque comme depuis 60 ans. Cesser d’être faible, de brader le SinaÏ qu’il faudra reprendre pour ne plus le lâcher à la moindre occasion donnée par l’Egypte, qui n’est plus le pays d’A. El Sadate!
      D’ailleurs, l’avance militaire va de pair avec l’avance civile: avoir de bons super-KFIR et une petite industrie performante du NYLON et des Huiles qui vont avec! C’est évident!

    3. Serge Belleyf

      Concernant le F35 j’ai quand même des réserves, beaucoup de problèmes, VOYEZ

      Libre opinion – Le F35: de plus en plus futile
      16 avril 2013 | Michel Fortier – Ingénieur | Canada

      Avec l’arrivée du printemps, Lockheed Martin entreprend une campagne de publicité au Canada pour faire la promotion de son F35 auprès des médias et de la population. Cette campagne survient pendant que le gouvernement Harper serait en train de réexaminer ses options pour le remplacement des CF18 dans un contexte de restrictions budgétaires.

      On se souviendra que ce même gouvernement s’était engagé à acheter soixante-cinq F35 avant d’être reporté au pouvoir. Le premier ministre Harper et son ministre de la défense justifiaient alors cet achat controversé avec les arguments suivants : les CF18 auront bientôt atteint la fin de leur vie utile et doivent être remplacés, le contrat d’achat a été octroyé à Lockheed Martin à la suite d’une compétition d’où le F35 est sorti gagnant et le F35 est le meilleur appareil pour remplir les besoins des forces de l’air canadiennes.

      Les premiers CF18 ayant été mis en service en 1984 auront 30 ans l’année prochaine. On peut donc comprendre qu’ils soient fatigués et qu’une compétition s’impose à la suite d’un appel d’offres pour leur succession. Toutefois, il s’est avéré que le F35 avait été choisi sans compétition et qu’il n’y avait pas de contrat d’achat. Ce que nous savions déjà avant les élections. Après celles-ci, Kevin Page (le directeur du budget) nous confirmait les dires du vérificateur général sur les explosions des coûts. Ceux-ci n’étant pas de l’ordre de 20 milliards dollars comme l’affirmait le premier ministre, mais bien de plus de 40 milliards dollars. On estime maintenant les coûts à près de 65 milliards de dollars. Malgré leurs mensonges et leur incompétence, les conservateurs furent malheureusement réélus avec une majorité. Heureusement, à la suite des témoignages de Page, du vérificateur général, des journalistes d’enquête et des pressions de l’opposition, le gouvernement effectua une volte-face et confia au ministère des Travaux publics la tâche de reprendre les devoirs du ministère de la Défense.

      Cela étant, la question de savoir si, au-delà des coûts, le F35 est un bon choix pour le Canada ne doit pas être oubliée. Pour y répondre, on doit prendre en considération les rôles assignés aux forces de l’air et la capacité de cet avion à remplir les missions qui en découlent. Ces rôles, tels qu’ils sont énoncés par le gouvernement, dans l’ordre de leurs priorités, se résument principalement au contrôle de l’espace aérien au-dessus du territoire canadien pour maintenir sa souveraineté, l’aide à la défense du continent nord-américain dans le cadre du NORAD et l’aide aux opérations de l’OTAN. Les missions reliées aux deux premiers rôles sont de type air-air et, pour le troisième, de type air-sol. Le F35, ayant été conçu pour détruire des cibles terrestres hors de la portée de leurs défenses, n’est donc pas un bon candidat pour les missions air-air. Ses performances (taux de montée, rayon d’action, agilité) ne sont pas à la hauteur des exigences de ces missions. Quant au troisième rôle, à moins que l’OTAN décide d’attaquer l’Iran ou la Corée du Nord, on voit mal le F35 dans une mission de soutien aux forces terrestres. Une mission qui demande une bonne capacité d’endurance qui manque au F35.

      En conclusion, nous pouvons affirmer que le F35 n’est pas le bon choix pour le Canada. Nous pouvons aussi demander au gouvernement conservateur s’il aura encore le culot de nous refiler une facture de 65 milliards de dollars, après ses restrictions dans les programmes d’assurance emploi, ses compressions budgétaires en recherche scientifique et son retrait de la convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification. Nous pouvons aussi espérer que la population ne sera pas dupe de la campagne de poudre aux yeux de Lockheed Martin.

    4. Elia

      Le F35, n’a que la furtivité qui est un plus, le reste apparement pose problèmes d’après des articles que j’ai lu.
      Je me demande si le F22 n’était pas mieux.
      Et l’entretien de ces avions super sophistiqués ça doit couter très cher et doit demander du temps.
      Je ne sais pas si Israel a vraiment fait le bon choix.
      Ca oblige d’être encore plus dépendant des USA.

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