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Une Escapade au British Museum, par Bat Ye’Or


Une Escapade au British Museum, par Bat Ye’Or


 

 

Invitée à participer à Londres à un forum sur l’antisémitisme (2 décembre 2012), j’en profitais pour faire un saut au British Museum, ce temple de la mémoire que nous visitions très fréquemment mon mari et moi, alors étudiants à l’Institut d’Archéologie. Mais ce jour-ci cette visite solitaire représentait un pèlerinage.

Dès l’entrée principale les sculptures monumentales de l’Assyrie et de l’Egypte antique nous accueillaient. Là se trouvaient les bas-reliefs au réalisme saisissant du palais à Ninive de Sennachérib, roi d’Assyrie (705-681 avant J.-C.). Ils racontaient, saisis dans la pierre, le récit biblique du siège de Lakich en Judée, environ 701 av. J.-C. On y voyait des personnages combattant du haut des murailles, d’autres fuyant la forteresse par des portes dérobées, ou prisonniers aux poings liés, emmenés en cohortes hommes, femmes, enfants. Réduits en esclavage, les Hébreux marchaient vers la lointaine Assyrie où les rejoindraient, un siècle plus tard, les Judéens déportés en esclavage par le roi Nabuchodonosor. Sur les rives de Babylone, ils pleureraient en évoquant la beauté de Jérusalem et de Sion. Trois mille ans plus tard, leurs lamentations répétées de générations en générations dans l’écho de l’histoire, inspireront le génial Verdi. Dans son opéra Nabuccho, il ressuscitera leurs chants dans sa magnifique ode à la liberté: le chant des Hébreux.

A quelques pas plus loin se dresse l’obélisque noir de Salmanasar III (859-824 av. J.-C.). On y voit défiler sur cinq niveaux des personnages apportant des tributs des rois vassaux. Une ligne surmontant chaque tableau les identifie. Sur le second registre, un personnage porte les offrandes du roi Jéhu d’Israël (841-814 av. J.-C.) au roi d’Assyrie. Comme nous informe dans son livre T. C. Mitchell, ancien conservateur des Antiquités de l’Asie Orientale du British Museum, ce musée recèle de nombreux témoignages de l’histoire biblique.

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Pourquoi vous raconter toute cette histoire ?

C’est que la Palestine a passé par là et sur ses talons les censeurs et les sbires de l’Union européenne. Ainsi sur toutes les notices relatives aux objets mentionnant l’histoire des royaumes de Judée et d’Israël, le mot Palestine est invoqué. Même au troisième millénaire avant J.-C. (!) alors que ce nom ne leur fut donné qu’en 135 après J.-C. par l’empereur romain Hadrien quand il les incorpora entièrement dans l’Empire.

 

 

Les royaumes de Judée ne figurent sur aucune carte!

L’anachronisme est encore plus hilarant dans le livre de Mitchell : The Bible in the British Museum. Interpreting the Evidence. Il s’agit en effet d’une interprétation au goût du jour, car dans ce livre aucune carte de l’Orient ancien ne mentionne la Judée. Par contre une petite carte se référant au deuxième millénaire avant Jésus Christ et représentant un territoire sur les deux rives du Jourdain est intitulée Palestine (p. 18). C’est le seul anachronisme car tous les autres pays sont désignés par les noms d’époque, même les empires d’Assyrie et de Babylonie qui cessèrent d’exister au sixième siècle av. J.-C., même la Phénicie ancêtre du Liban. Il est vrai que trois pages sont consacrées à la chronologie des royaumes de Judée et d’Israël s’échelonnant sur environ mille ans avant J.-C. à 66 après, mais ces royaumes ne figurent sur aucune carte! Comme c’est étrange: des royaumes sans territoires! Le mot Palestine les remplace et curieusement—pour les naïfs s’entend—cette même carte indique les royaumes d’Edom, Moab, et Ammon et non la Jordanie créée sur ces lieux en 1922 de notre ère par l’Angleterre.

Le nom anachronique Palestine mentionné à plusieurs reprises

L’auteur fournie des explications fort savantes, archéologiques et historiques, sur les nombreux objets et textes se référant à l’histoire du peuple d’Israël et confirmant le récit biblique. Curieusement, dans toutes ces descriptions le nom anachronique Palestine y est mentionné à plusieurs reprises. Et ceci me rappelle la conférence de Steven Baum donnée au forum sur l’Antisémitisme. Baum nous disait que ses articles furent refusés par différentes études spécialisées au prétexte qu’il fallait citer la Palestine à chaque fois qu’Israël était cité. Et cela quel qu’ait été le sujet.

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La Palestine, colonie de l’Europe et miroir de son antisémitisme

C’est que depuis 1973, la Communauté européenne s’est consacrée à « créer » un peuple palestinien destiné à se substituer à Israël. La guerre sournoise de l’Europe contre l’Etat hébreu dépasse le cadre politique, la propagande, la diffamation, la désinformation et l’injection d’un poison permanent destiné à paralyser ses défenses. Cette guerre embrasse également les milliards extorqués aux Européens pour construire un faux Etat dysfonctionnel, la Palestine, aujourd’hui colonie de l’Europe et miroir de son antisémitisme.

Antiques royaumes de Judée et d’Israël dont les noms ne figurent plus dans les cartes

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Cette Europe haineuse, aujourd’hui ruinée et divisée, s’est quand même entendue pour financer une armée de scribes s’appliquant à marquer les produits provenant des antiques royaumes de Judée et d’Israël dont les noms ne figurent plus dans les cartes de ses musées. Ce signe sur les produits israéliens les désigne comme provenant de la colonie euro-palestinienne, et par conséquent les exclut des marchés européens où affluent les exportations des dictatures pratiquant le nettoyage ethnique et religieux, les mutilations génitales et corporelles et le terrorisme. Et tout cela au nom des droits de l’homme.

Palestiniser l’archéologie biblique

Placés par les réseaux de la Fondation Anna Lindh, des faussaires s’activent à palestiniser l’archéologie biblique, à dérober furtivement l’histoire d’un peuple pour en faire bénéficier un autre. Ils ôtent un mot, censurent un autre, refusent une production littéraire, artistique ou historique, excluent des universités des Israéliens, fautifs de par leur seule existence de démentir le narratif palestinien qu’ils construisent. Les leaders européens se réunissent, complotent, méditent afin d’exclure des activités scientifiques, leurs collègues israéliens, juifs ou chrétiens, solidaires de l’extraordinaire épopée historique d’Israël.

Cette vaste nasse de la haine organisée par la Commission européenne, recouvre toute l’Europe. Adieu les repères rationnels de la déontologie scientifique et du savoir remontant à la civilisation grecque. Seul règne aujourd’hui le savoir coranique véhiculé par la Palestine qui appelle résistant un djihadiste.

Quelques jours après ma visite au musée, devant un parterre rassemblant le gratin du cynisme politique, l’U.E. s’octroyait le prix Nobel de la paix. Une cérémonie aussi scandaleuse ne pouvait se dérouler qu’à Oslo … naturellement.

Bat Ye’Or pour www.Dreuz.info

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  • 5 thoughts on “Une Escapade au British Museum, par Bat Ye’Or

    1. BENTATA ROGER DAVID

      Il faut se souvenir de ce qu’a fait connaître Bat Yéor à beaucoup à savoir les accords de l’Europe avec la Ligue Arabe pour l’approvisionnement en pétrole et en contre partie politique pro palestinienne et… entrée illimitée de Musulmans en Europe.
      Aussi il y a la position du Vatican pro palestienne car elle ne veut pas voir Les Juifs dominer à Jérusalem. Les pays catholiques suivent.
      Alors l’Europe n’hésite plus à utiliser une des armes des Musulmans islamistes : le mensonge qui se traduit par la réécriture de l’Histoire.
      Je ne parle pas des mensonges journaliers par lesquels ils attribuent aux autres tous leurs crimes.

    2. o.icaros

      Je comprends votre colère car il m’arrive d’en éprouver une identique. Si en son temps des voix fortes s’étaient élevées pour dénoncer ce déni de vérité historique, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Je crois que vous avez perdu le combat. C’était il y a trente ans qu’il aurait fallu s’opposer à ce que des arabes, sans histoire connue, prennent le nom de Palestiniens.

      C’est sans doute la raison pour laquelle la Grèce s’oppose à ce que des Slaves captent, à travers le nom d’un pays, l’héritage historique d’Alexandre le Grand sans, toutefois, mettre sur le même plan Jésus-Christ et Alexandre…

      Combien de fois ne me suis-je pas mis en colère en voyant sur des cartes anciennes le nom de Turquie alors que les Turcs eux-mêmes ne savaient pas où ils étaient à cette époque. Combien ne fois n’ai-je pas vu et lu le nom d’Istanbul à la place de Constantinople…

      Lorsque Benoît XVI était venu à Paris, un évêque français, consultant pour une une chaîne de télévision, avait dit que Saint Jean Chrysostome (la messe du pape avait eu lieu le 13 septembre, jour de la fête du saint) était un évêque turc.

      La Procope, spécialiste du voyage culturel, dans une brochure avait indiqué que saint Paul était né en Turquie…

      Chirac a qui on demandait en 2004 si, oui ou non, il était favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE, sans répondre à la question (c’est pas pour maintenant, pas avant 15 ans, c’est-à-dire pas avant d’avoir donné du temps au temps pour former des électeurs intelligents, grâce à l’enseignement) Chirac avait donc dit: depuis l’antiquité, la Turquie regarde de direction de l’Europe…

      On pourrait en écrire un livre. Cela s’appelle l’anatolisme: que serait la culture occidentale privée de ses racines anatoliennes (dans l’esprit des gens, racines turques donc): saint Jean, saint Paul, la vierge Marie, les philosophes anatoliens etc… C’était le livre de Turgut Ozal: la Turquie en Europe. A écouter les Turcs (et dieu sait s’ils sont écoutés) on finirait pas croire qu’Adam, lui-même, était turc. Qu’ils ont les philosophes grecs dans leur ADN et qu’ils ont trouvé les Pères de l’Eglise dans leur biberon.

      Il y a une fascination pour la Palestine de même qu’il y a une admiration imbécile pour la Turquie.

    3. MisterClairvoyant

      ***Je corrige le texte qui m’a échappé;

      Dire la vérité, est ce que l’on doit s’attendre du commun des mortels, mais depuis, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts. De nos jours, les médias sont à la solde des nations corrompues. Et elles soudoient de nombreux « sbires et scribes » payés en dhimmis durant toute leurs vie, pour manipuler l’histoire et les gens par tous les moyens.
      Si demain un indien échappé d’une réserve s’installait à New York, on dira qu’il colonise le territoire des anglais, tout comme on dit des juifs, qu’ils colonisent la Palestine et non pas qui s’installent à nouveau à nouveau leur patrie biblique. Quand on a à faire à des « esprits tordus » tout es possible. C’est cela la cruauté de l’histoire, il ne faut pas se trouver là, à la place de la victime qui doit payer « en bouc émissaire » pour tous les pots cassées, à cause des bêtises de «tout la monde» de ses guerres, ses conquêtes, ses guerres coloniales, de recolonisation, d’intérêts capitalistes, religieux etc, etc.

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