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Explication de la fixation d’Obama sur Israël, par Daniel Pipes


Explication de la fixation d’Obama sur Israël,  par Daniel Pipes

 Pourquoi Barack Obama accorde-t-il tellement d’attention à Israël et à sa lutte avec les Arabes?

Ce n’est pas seulement le fait de passer quelques jours en Israël cette semaine, mais ce sont aussi ses efforts démesurés pendant quatre ans pour tenter de résoudre le conflit israélo-arabe. Son premier jour plein en tant que président en 2009 l’a vu nommer George Mitchell comme envoyé spécial pour le Moyen-Orient et également téléphoner aux dirigeants d’Israël, de l’Egypte, de la Jordanie et de l’Autorité palestinienne. Le secrétariat de la Maison-Blanche a justifié cette surprenante focalisation en disant que Barack Obama avait passé sa première journée au bureau « à exprimer son attachement à un engagement actif afin de parvenir à la paix israélo-arabe dès le début de son mandat. » Quelques jours plus tard, Obama a donné sa première interview officielle, en tant que président, à la chaîne de télévision Al-Arabiya

Il ne relâcha pas ses efforts à la suite de l’entrevue. En juin 2009, le président Obama a annoncé que «le temps était venu d’agir» pour atténuer les tensions entre Israël et ses voisins, et il a déclaré: « Je veux avoir une impression de mouvement et de progrès …. Je suis sûr que si nous nous accrochons, nous pouvons, car nous avons commencé tôt, faire des progrès importants cette année.» En mai 2011, il a exprimé son impatience face à la diplomatie israélo-arabe: «Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre encore dix ans, vingt ans ou trente ans pour parvenir à la paix.» Le nouveau ministre des Affaires étrangères, John Kerry, était dans les mêmes dispositions lors de son audition inaugurale en janvier 2013: « Nous devons trouver un moyen d’avancer. »

Pourquoi cette fixation sur le conflit israélo-arabe, qui occupe seulement le 49 ème rang en nombre de morts depuis la seconde Guerre mondiale? A cause d’une étrange croyance de la gauche, rarement exprimée ouvertement, que ce problème est la clé, et pas seulement au Moyen-Orient, mais pour les problèmes du monde.

Vous pouvez voir une déclaration d’une franchise inhabituelle de ce point de vue dans certains commentaires spontanés, maladroits de James L.Jones, depuis conseiller d’Obama pour la sécurité nationale, en octobre 2009. Dans un discours prononcé à J Street, il a déclaré qu’il «recherche la paix entre Israël et ses voisins» et poursuit:

« Parmi tous les problèmes auxquels le gouvernement est confronté dans le monde je recommanderais au président que s’il pouvait faire ce qu’il voulait pour résoudre un problème, alors ce devrait être pour celui-là. Trouver une solution à ce problème a des répercussions qui se propageraient au niveau mondial et affecteraient de nombreux autres problèmes que nous rencontrons ailleurs sur la planète. L’inverse n’est pas vrai. C’est l’épicentre, et c’est là que nous devons concentrer nos efforts. Et je suis heureux que notre gouvernement le fasse avec un tel enthousiasme et engagement ».

James L. Jones parle de J Street.

Bien que ces déclarations aient été faites un an avant le soulèvement arabe, cette déclaration est intéressante à analyser, car elle fournit des indications importantes sur la vision du monde de la Maison Blanche.

Une solution au conflit israélo-arabe «affecterait de nombreux autres problèmes que nous rencontrons ailleurs sur la planète.» Jones suggère que la poursuite des conflits exacerbe ces problèmes. Dans un sens, son point de vue est banal: bien sûr, la fin de tout conflit améliore l’atmosphère générale. Mais cela stimule l’imagination de penser que la Maison-Blanche prévoit que la solution à propos de Jérusalem et des réfugiés palestiniens doit être en mesure de faire face à l’impatience kurde, aux attentats islamistes, au soulèvement citoyen syrien, aux ambitions nucléaires iraniennes, aux difficultés économiques égyptiennes et à l’anarchie du Yémen.

«L’inverse n’est pas vrai.» Pourquoi la solution d’autres problèmes n’améliorerait-elle pas le conflit israélo-arabe? Il n’existe aucune preuve pour étayer cette thèse, illogique. Défaire l’islamisme évidemment, réellement aiderait à résoudre le conflit israélo-arabe, et de même que cela éviterait le risque de la bombe iranienne.

«C’est l’épicentre.» En 2009, la vague islamiste a déjà déchiré le Moyen-Orient dans une guerre conduite par l’Iran et les blocs de la guerre froide dirigés par l’Arabie: Israël et les Palestiniens n’étaient pas alors et ne sont pas devenus le centre régional. On peut dire que l’Iran, la Turquie ou l’Arabie saoudite le sont.

«C’est là où nous devrions concentrer nos efforts.» Ici nous arrivons au cœur de la question: Jones veut mettre l’accent sur le logement à Jérusalem et sur les réseaux d’électricité en Cisjordanie plutôt que d’arrêter le programme nucléaire iranien, d’assurer l’approvisionnement en pétrole et en gaz, ou de traiter du profil des dictatures contre l’insurrection islamiste ou faire face au gouvernement de plus en plus voyou de la Turquie.

Certaines personnes considèrent encore Jérusalem comme le centre – ou l’épicentre du monde.

Du moins Jones n’a pas émis la prétention extravagante, à la limite de l’antisémitisme qu’Israël était à blâmer pour tous les problèmes du Moyen-Orient ; mais sa version atténuée n’est pas moins idiote. Son analyse s’inscrit malheureusement bien dans la mentalité antisioniste qui infiltre de plus en plus la gauche du Parti démocrate.

Si vous voulez comprendre la visite d’Obama en Israël, pour les quatre prochaines années et la diplomatie de l’Union Européenne, il convient de garder à l’esprit cette logique étrange et tordue.

 

Daniel Pipes

A la une : Hisham Melhem, chef du bureau de Washington pour Al-Arabiya, a obtenu la première entrevue avec Obama comme président.

Version originale anglaise: Explaining Obama’s Fixation with Israel
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 







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  • 3 thoughts on “Explication de la fixation d’Obama sur Israël, par Daniel Pipes

    1. Moshé007

      Israël ne doit plus autoriser ses « invités » politique de transité chez les terroristes palos depuis son territoire !!!!

      Si ils sont tentés d’aller faire un tours dans la corruption étatisée et visiter des président ignorant les élections une fois élus, qu’ils passent par la Jordanie, si la Jordanie leur donne le droit de passage, ce qui m’étonnerait grandement, pas fous les jordaniens !!!

    2. Moshé007

      Chers rédacteurs d’Europe-Israël, il serait temps de démasquer le petit jeu entre la Corée du nord et obama, juste une diversion afin d’occulté le nucléaire iranien selon des sources venant du congrès américain !

      Obama, comme ses prédécesseurs est accoutumé aux contorsions des coréens du nord, ce n’est pas le premier chantage fait pour obtenir des avantages venant des USA, mais là, la goutte d’eau fait déborder le vase !

      Pendant ce temps un autre pays enrichi son uranium et ça, ce n’est pas de la mise en scène !

    3. Frank Adam

      D’abord le moyen orient est un prix des grands puissances depuis bien avant MM Sykes et Picot surtout le prix de la route des Indes et les epices, d’acces aux petroles, et aux transits de la region soient le Canal du Suez, le chemin de fer Berlin-Baghdad, et depuis 1918 les pistes aeriennes qui pendant les cinq decennies au milieu du 20ieme siecle n’etait qu’en etapes courtes.
      En supplement les etats arabes ont apris sous Nasser et le parti Ba’ath a faire jouer la guerre froide a leur profits en vendant leurs votes a l’ONU et marches pour des armes et protection diplomatique en poursuivant leurs rivalries et leurs petits oiseaux au tour d’Israel.
      C’est de tout cela d’ou derive l’idee que resoudre le conflit des arabes avec l’existence d’Israel appaisera le moyen orient. Ce n’est pas une idee exclusivement de la gauche mais de tous qu ise laisse seduire par la mystique de l’orient et les profits petrolieres et des munitions.
      Quoi qu’on pense d’Obama il est thespien a medaille d’or du theatre politique et il n’a pas manque que son audience a Ramallah n’a point apprecier du tout sa morale que Israel esr juive et ne se promene pas ailleur. N’empeche pas que cette probleme reste seduisante pour ceux qui se trompe que c’est facile a contre carre avec un peu de muscle soit economique soit politiquement discretent et pour ce qui ainsi pense y en faire une reputation pour tonner dans les manuels scolaires d’histoire.

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