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La « Palestine » des imposteurs


La « Palestine » des imposteurs

Ou les spoliés qui deviennent des spolieurs !

Par Yéochoua Sultan

«Mais lâchez-nous avec les ychouvim», nous rabâchaient les bien-pensants

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Ayant travaillé comme rédacteur sur un site d’informations en continu d’Israël, et alors qu’excepté deux ou trois réunions annuelles du bureau, toute la communication passait par des mails, j’ai été un jour appelé de toute urgence au téléphone par le directeur. Il m’a demandé d’arrêter de trop mettre en relief les Juifs des régions libérées à la suite de la guerre des Six jours.

«Israël, ce n’est pas que la Judée-Samarie et le Goush Katif. Israël est un pays plus grand que ça, il faut ouvrir les yeux. Il n’y a pas qu’eux qui ont des problèmes», m’avait-il reproché. Je lui avais alors répondu que cette population idéaliste qui refuse de s’endormir et de se laisser anesthésier par les médias et les loisirs était l’indicateur de ce que tout Israël est en train de vivre. Il m’a rétorqué que je ne devais visiblement pas comprendre le but de sa conversation.

Pourtant, aujourd’hui, avec l’intensification des bombardements contre Israël, et avec de nouvelles victimes des fautes politiques d’Oslo et de l’expulsion antisémite des Juifs de Gaza, nous sommes bien obligés, que nous le voulions ou non, car ce n’est pas une affaire d’opinion, de reconnaître que la pensée du public défini comme sioniste religieux est déterminante.

Il est vrai qu’il est malheureusement très mal représenté et toujours trahi par ceux qui sont censés le défendre politiquement, et c’est la principale raison qui fait qu’il n’est pas influent sur le plan des décisions. Seul le rabbin Hanan Porat avait un jour fait tomber un gouvernement qui s’apprêtait à offrir le Golan sur un plateau à Assad, en grand secret et avant de faire accepter la catastrophe par l’ensemble du gouvernement puis la Knesset.

Or, au lieu de le féliciter, ou même de le comprendre, certains piliers du public de Samarie l’ont vivement critiqué pour son prétendu manque de maturité politique qui ferait que le public sioniste religieux serait incapable de se maintenir au pouvoir. Pourtant, on l’a vu, cette capacité d’être stable dans un gouvernement nuit à l’efficacité des partis politiques concernés, qui non seulement n’ont aucun pouvoir ni aucune influence sur les décisions, mais en fait les otages des dirigeants.

Avec les accords de Hébron, suite dangereuse des accords plus euphorisants qu’euphoriques d’Oslo, le principal parti sioniste religieux, le Mafdal, a perdu sa crédibilité, et sa prétendue volonté de ne pas perdre le contrôle et de mieux prévenir les prochains coups durs l’a réduite à trois mandats.]

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Jeudi dernier, deux premiers missiles ont été tirés sur Tel-Aviv. L’un d’eux n’est tombé qu’à 700 m de la plage. Quand la sirène a retenti, beaucoup se sont dits qu’il s’agissait probablement d’une erreur, avant de se rendre à l’évidence… Et ce n’était qu’un début.

S’il est vrai que Tel-Aviv fait effectivement partie de la terre sainte, de notre Palestine chérie (la Palestine est à nous, les autres sont des imposteurs), beaucoup s’imaginent qu’on y vit sur une autre planète.

Quand l’expulsion des Juifs de Gaza battait son plein, les cafés et le bord de mer étaient tranquillement remplis. L’opinion est endormie gentiment et le sommeil de la population est protégé par des paroles douces et inappropriées, ou par des sarcasmes servant à tourner en bourrique tout individu sensé mais indésirable parce qu’il fait peur et vient troubler le sommeil des justes.

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L’abrutissement de l’opinion se fait sur trois volets: minimiser le danger réel, mépriser et enfin isoler les gens clairvoyants qui tirent sur la sonnette d’alarme. Tout d’abord, on s’attache à rassurer le citoyen en lui disant qu’en Israël, il n’y a plus de victimes de l’antisémitisme. Ce travail est tellement bien fait que plus personne ne s’en rend compte. Les attentats et autres actes hostiles ont des motifs non pas racistes et antisémites, d’après l’ensemble des médias, mais nationalistes. Les terroristes ne sont pas des musulmans haineux, mais des «Palestiniens», car, bien entendu, il ne peut pas s’agir d’un nationalisme pan arabique insatiable qui considère toute région du monde et toute parcelle de terrain non soumis à l’i-slam comme attaquables, idéologie intolérante par excellence et invivable pour les autres.

D’ailleurs, le «Palestinien» ne veut pas s’emparer de toute la Palestine, mais juste de ce qui a été repris par les Juifs en 67. Il suffit d’être un tout petit peu attentif au langage de la gauche, qui va des médias à la Cour suprême en passant par le Parquet, pour comprendre que ce sont les Juifs de Judée-Samarie qui spolient la terre des soi-disant spoliés, et certainement pas ceux de la planète Tel-Aviv.

Et, des paroles aux actes, on a bien vu qu’un Juif de la région de Benyamin peut être réveillé à 4h du matin et expulsé à coups de matraques de son domicile, parce qu’un Arabe a des prétentions sur le terrain où est bâtie sa maison, mais que des revendications semblables, même soutenues devant les Etats-Unis par Abbas, n’ont pas de prise quand les plans présentés s’attaquent à Tel-Aviv.

Non, le «Palestinien» ne veut pas renvoyer les Juifs de Tel-Aviv, et s’il le soutient pourtant mordicus, c’est uniquement pour ne pas être attaqué par les extrémistes de son bord. On connaît la rengaine. Le bouchon est poussé encore plus loin quand l’exotique «nakba», à savoir la catastrophe ressentie par les Arabes suite à leur défaite en 48, est incorporée aux programmes scolaires, parce qu’il faut comprendre ce qui sert de motif à ses ennemis. Heureusement, cette absurdité, qui voudrait nous obliger à avoir de la peine pour ceux qui ne sont pas parvenus à nous anéantir, a été rectifiée récemment.

La deuxième méthode, pour rassurer les futures victimes d’un danger réel, consiste à se moquer de ceux qui mettent en garde. «Mais où sont donc les salves de Katiouchas que nous promettaient les opposants à la paix», s’emportait Pérès dans un grand rire sarcastique et gras dans les jours qui ont suivi le premier retrait de Tsahal de la bande de Gaza.

Mais surtout, on reprochera aux sionistes religieux de manquer totalement de déontologie et d’honnêteté intellectuelle, parce qu’ils se servent de la peur pour mettre en avant leurs idées politiques. Par la même occasion, on les mettra au pied du mur dans des débats en les accusant d’immoralité: «Comment, vous êtes contre la paix! Aucune idéologie religieuse ou nationaliste du « grand Israël » n’a de valeur comparée à la paix!»

Et cependant, la paix, nous l’avions avant ce processus vicié à la racine mensongèrement masqué sous le nom de «processus de paix». Et ce n’est pas une question d’opinion. Avant Oslo, aucune roquette n’avait été tirée contre les agglomérations juives, pas même sur Goush Katif. Mais la malhonnêteté est soutenue par la mauvaise foi. N’a-t-on pas avancé que les tirs de roquettes sur Sdéroth étaient antérieurs à l’expulsion des Juifs de Gaza pour mieux relativiser la gravité de cette expulsion?

La troisième méthode consiste à minimiser l’importance du bon sens général, en n’en faisant l’affaire que des Juifs des implantations juives de Judée Samarie, et jusqu’à il y a huit ans, de Gaza. «Mais ils nous fatiguent avec leurs problèmes. Quels égocentriques. Ils ne sont pas tous seuls dans ce pays.» Or, le problème des habitants des implantations juives est celui de l’ensemble du pays d’Israël, et par extension de tout le peuple juif.

Quand le symbole du judaïsme de Goush Katif est représenté par un père de famille qui pleure, (voir la photo apposée sur les troncs de collecte diffusés pour venir en aide aux expulsés) c’est tout le peuple d’Israël qui est représenté via cet homme. Il est navrant et regrettable que ceux qui ont quitté leur travail et leur foyer, se sont fait arrêter et ficher pour tenter d’empêcher l’expulsion de Goush Katif n’aient été que les Juifs de Judée-Samarie, ou les Juifs d’autres villes identifiés au sionisme religieux.

Quand une portion impressionnante de ce public s’est rassemblée à Kfar Maïmon, et qu’elle aurait pu empêché le redéploiement, comme le disait en personne Sharon qui suivait de près le moindre développement, avant que cette opération n’échoue lamentablement à cause d’un prétendu accord conclu entre le gouvernement et le Conseil de Yésha (Judée-Samarie-Gaza), à quoi étaient occupées les populations où se nettement supérieures en nombre de Sdéroth, Ashkelon, Ashdod, Béer-Chéva, et bien entendu Tel-Aviv? Que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit.

Toute cette population est la chair de ma chair, et je souffre qu’elle soit la cible des plus grands antisémites actifs de notre époque, mais j’aurais aimé marcher avec eux main dans la main au barrage de Kissoufim. Non seulement je n’aurais pas été arrêté, mais nous aurions eu la force de renverser la situation. Remarquez, ils n’ont pas été méchants, ils ont même distribué des bouteilles d’eau minérale fraiche. En effet, les longues marches à travers la campagne (les routes étaient barrées) ont vidé les gourdes que portaient les opposants à l’expulsion.

Cette leçon ne revient pas à pleurer sur le passé, mais à envisager un avenir bien plus alarmant si on continue à se dire: «Ils nous embêtent, ces habitants des implantations juives». Et à ceux qui voudraient encore répondre que de toute façon, ils ne font pas ça pour l’ensemble du peuple d’Israël mais pour leurs propres intérêts, il convient d’expliquer qu’ils auraient tout à gagner en s’informant des causes qu’ils défendent afin d’éviter qu’elles se révèlent être les leurs.

Quand des politiciens et autres juristes qui détiennent des postes clés déclarent qu’ils sont favorables à la fondation d’un Etat terroriste sur les hauteurs de la terre d’Israël, le bon peuple doit comprendre, et le plus tôt sera le mieux, que ce n’est pas l’affaire de quelques familles, trois ou trente selon le lieu concerné, ni de quelques centaines de milliers d’Israéliens qui pourraient très bien vivre de l’autre côté de la ligne verte, mais qu’ils sont directement concernés. Nous sommes tous sur le même bateau, et percer la coque à Netzarim ou à Bet-El ne peut qu’inonder tout le pays de bombes en tous genres.

Les gouvernements s’efforcent depuis des décennies à offrir un Etat sur un plateau d’argent à ses ennemis, au détriment de l’avenir d’Israël, et certainement pas en échange de la paix. Donc, regardons bien ce que veulent les sionistes religieux, car ils sont le baromètre de notre avenir et de notre présent.

Par Yeochoua Sultan pour  israel-flash  et sur son blog





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 3 thoughts on “La « Palestine » des imposteurs

    1. mamane

      Les Arabes doivent retourner a leurs point dedepart qui veut dire ARABIE, EGYPTE IRAK,SYRIE, et tout retournera dans l ordre, les juifs en ISRAEL notre terre milenaires, au lieu de cela le monde joue avec les peuples de la region comme un jeux d ECHEC si le monde arreter d aider et d inciter les soit disants palestiniens( peuple inexistant) mais je doute fort que l europe joue ces cartes pour le petrole, pour les negoces, et par lachete d avoir des attentats sur son sol

    2. o.icaros

      Je me demande comment les Juifs, qui ne sont pas dépourvus d’intelligence, ont permis à des Arabes la récupération du mot « Palestine ». Tout le mal vient de là.

      Il ne me semble pas que dans l’histoire, les prétendus « Palestiniens » d’aujourd’hui se soient pressentis comme « Palestiniens ». Ils se disaient Arabes.

      C’est le mandat britannique, me semble-t-il qui a créé cette appellation: sous leur mandat, on était palestinien juif ou palestinien arabe. Mais ce n’est pas parce que les Anglais ont eu recours à cette facilité de langage que cela créé des droits historiques sur un nom.

      En récupérant le nom de la Palestine, les Arabes veulent se rattacher à l’histoire ancienne… je ne suis pas sûr qu’il y ait un lien entre eux et l’histoire de la Palestine historique. S’ils ne s’appelaient pas « Palestiniens », leur revendication sur Jérusalem (qui n’est même pas mentionné dans le Coran)serait moins évidente.

      C’est la même chose avec la Macédoine. D’authentiques Slaves, installés à partir du VIème(?)siècle, après JC, sur leurs terres actuelles, récupèrent l’histoire d’Alexandre le Grand (IVème s. av. JC) sous le prétexte qu’ils ont décidé de s’appeler « Macédoniens ». Les Slaves n’ayant pas d’histoire avant leur arrivée en Europe vers 600-700 (de mémoire, je n’ai pas le temps de rechercher), grâce au nom de Macédoniens qu’ils se sont donné, se trouvent pourvu d’une histoire remontant à moins 356 (? naissance d’Alexandre)… Avec les ancêtres des autres, ils se créent leur propre récit national.

      Palestiniens, Madédoniens même falsification de l’histoire.

    3. Esaïe

      Il existe des Israéliens qui sont absolument sûr, qu’ils sont comme des Européens et qu’ils n’ont aucun problème avec les arabes une fois que l’état palestinien sera créé sur la Judée Samarie et Gaza,plus le temps passe plus ils y croient, l’idée de vivre comme s’ils étaient en Europe et de vivre comme des Européens, leurs fait totalement oublier que leurs voisins, dès la première faiblesse se débarrasserons de l’état Juif comme ils se sont débarrassaient de tous les peuples des pays qu’ils occupent.

      Malgré que la réalité se révèle a eux tous les jours par les missiles et les attentats, ils restent persuadés que donner les terres leurs amènera la paix, erreur fatale, Oslo et Goush katif n’étaient absolument pas nécessaires, après la guerre de Kippour, les états Arabes ont compris qu’ils ne pouvaient et ne pourrons jamais rien contre Israël, alors, le problème Palestinien se serait résolu de lui même en s’effondrant dans les oubliettes de l’histoire.

      Que de tragédies il a fallu pour en arriver a cette idée qui commence a faire son chemin dans les esprits des Israéliens, que les palestiniens n’ont pas besoin d’état et que si ont leurs donner un, ça serai juste pour nous faire la guerre, imaginer Gaza en Judée samarie, toute Israël serait sous les bombes avec la bénédiction des arabes et de leurs souteneurs en occident.

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