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La propagande a perdu une bataille, mais pas la guerre


La propagande a perdu une bataille, mais pas la guerre

Dans l’un de ses livres, Léon Blum, qui a vécu dans l’une des pages les plus noires de l’Histoire, se disait convaincu qu’au fond de chaque individu résidait un tribunal intérieur qui lui indiquait en fin de compte de quel côté étaient la vérité et la justice. Evidemment, comment penser autrement lorsqu’on est juif et socialiste, deux facettes d’un idéalisme et d’un optimisme à tout crin qui vont jusqu’à vous rendre aveugle et sourd face aux dangers qui viennent.

Les journaux israéliens rendent compte avec un certain triomphalisme des réussites de la « hasbara israélienne » lors de l’Opération « Colonne de Nuée ». C’est vrai. Longtemps décrié pour son amateurisme et son inefficacité, le combat contre la propagande arabe a enregistré un certain succès durant la campagne antiterroriste lancée par Tsahal. Hormis les organismes gouvernementaux qui ont fait de nets progrès, de nombreux acteurs privés, dont beaucoup d’étudiants, simple citoyens et juifs de diaspora se sont portés volontaires pour porter la lutte sur les réseaux sociaux, vecteurs principaux de la formation de l’opinion publique mondiale à l’heure actuelle.

Selon des spécialistes israéliens en Communication, en plus de la qualité du travail d’information effectué en Israël et en diaspora, deux facteurs auraient notamment aidé la cause israélienne : d’une part le franchissement de toutes les lignes rouges par le Hamas en utilisant par exemple des photos d’enfants tués ou blessés en Syrie, ou en annonçant des succès militaires des plus fantaisistes, et d’autre part par la diffusion malgré lui des images de l’exécution barbare de six collaborateurs présumés, livrés à une foule avide de sang avant d’être mutilés et profanés. Ces deux éléments auraient discrédité le Hamas à la fois dans la rue arabe palestinienne mais aussi à l’étranger.

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Ceci a fait dire à certains « qu’il ne fallait désormais plus guère prêter attention aux mensonges de la propagande du Hamas » et à l’image de Léon Blum, « que lorsque la poussière se serait posée sur le sol, le monde se rendrait enfin compte par lui-même de quel côté était la vérité ».

Or, rien n’est moins sûr. J’en veux pour preuve qu’en dépit de tous les éléments en faveur de la cause d’Israël. Le long conflit qui oppose l’Etat juif au monde arabe s’est écrit au rythme de la propagande et des mensonges les plus grossiers, et non en fonction d’une quelconque vérité basée sur les faits et l’Histoire. Et pour ce qui est des acteurs extérieurs, l’attitude et les positions de la communauté internationale concernant Israël sont bien moins inspirées par l’angélisme de Léon Blum que par la perversité et le méthodisme de Josef Goebbels dont l’une des pensées favorites était : « Plus un mensonge est gros, plus il passe ». La collusion entre les propagandes nazie et arabe fait l’objet de recherches de plus en plus poussées, malgré les énormes pressions, les menaces et autocensures, et elles montrent à quel point le monde arabe et son bastion avancé palestinien sont arrivés à créer un narratif faisant d’Israël un Etat pestiféré, tout comme les nazis l’avaient fait du juif dans la société allemande d’avant-guerre. Et alors que tous les éléments factuels, moraux et historiques, cette fameuse « vérité transcendante » qu’évoquait le chef du front Populaire sont du côté de la cause sioniste,  on ne peut que constater que les réflexes politiques des pays leaders de la planète s’alignent aveuglément sur le narratif  issu de la propagande déversée depuis des décennies par le monde arabe. Certes, il y a dans l’attitude de la communauté internationale une bonne dose d’hypocrisie et des intérêts économiques et énergétiques prodigieux. Mais il n’empêche que le révisionnisme historique entrepris par la propagande arabo-palestinienne a réussi, à la fois de par sa sophistication mais aussi parce que durant des années, la partie israélienne a « fait du Léon Blum » en se disant « que les gens finiront par faire la part des choses et verront par eux-mêmes où est la vérité. Au final, cette méthode a complètement échoué et a abouti au fait que clamer aujourd’hui dans une discussion qu’aucun peuple palestinien n’a jamais existé dans l’Histoire fait au minimum hausser les sourcils quand cela ne provoque pas des interrogations sur la santé mentale de l’individu.

Tout comme l’a fait l’Eglise catholique durant des siècles avec le Juif-individu ou le juif-religion, la propagande arabe, toutes origines confondues, a fixé des images du Juif-Etat qu’aucune force rationnelle ne peut désormais contrer, et il est indéniable que ce phénomène est bien intégré non seulement dans l’inconscient collectif de ceux qui dirigent le monde aujourd’hui mais dans l’opinion publique générale. Cela se voit dans l’attitude de l’Union Européenne avec la France en chef d’escadrille, dans celle du monde musulman qui ne se remet pas de l’affranchissement du dhimmi n°1, dans celle des Etats-Unis dont l’amitié et l’aide se conditionnent par une suzeraineté pesante et à travers le retour inquiétant de l’antisémitisme à travers le monde.

Ces schémas de pensée ont malheureusement pénétré chez nous, essentiellement dans la pensée de la gauche israélienne et même au-delà. Lorsque Shimon Pérès, ministre des Affaires étrangères après les Accords d’Oslo, demandait aux fonctionnaires de son ministère de « mettre sous le tapis » tout ce qui pourrait entraver le « processus de paix », il visait notamment l’incitation à la haine diffusée dans les médias et les écoles de l’AP alors qu’Arafat s’était engagé à faire cesser ces méthodes. Il fallait que tout se déroule selon un narratif qui n’avait plus rien à voir avec le sionisme et le droit du peuple juif sur sa terre, mais qui s’accordait aux dogmes de la nouvelle religion née sur les pelouses de la Maison Blanche. Lorsque le duo Olmert-Livni martèle « qu’il faut aider le modéré Abou Mazen », ils reconnaissent implicitement que cet homme n’est pas dangereux et que sa cause est recevable. Même le discours « historique » de Binyamin Netanyahou à Bar-Ilan sur « les deux Etats pour les deux peuples » entre dans ce mouvement d’intégration progressive du narratif palestinien.

Ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines d’autres de l’abdication progressive du discours sioniste, sur le plan intérieur comme international, face aux coups de boutoir d’une propagande arabe effrénée. Avec toutes les conséquences qui en découlent, comme celle du vote à l’ONU du 29 novembre qui marquera une nouvelle victoire du mensonge sur tous les « tribunaux intérieurs ». 

Shraga Blum pour www.europe-israel.org

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • One thought on “La propagande a perdu une bataille, mais pas la guerre

    1. Esaïe

      Il y a une constante qui sévit depuis la nuit des temps, c’est celle de déformer ou transformer l’histoire selon les intérêts des états, dans ce domaine, il faut attribuer le prix Nobel aux palestiniens, pas parc qu’ils ont un état, mais parc qu’ils aimeraient en avoir un surtout celui des Juifs, ne les considérant pas comme des êtres humains, il faut les éliminer coute que coute. La propagande palestinienne est au sommet dans le courbe du mensonge, plus haut ça n’existe pas, ils ont déjà égalisé les nazis et les communistes, en espérant qu’ils ne restent pas trop longtemps au sommet et qu’ils commence a dégringoler a la vitesse grand V

      Je me suis toujours posé une question, combien coûte au monde entier et aux arabes en particulier la propagande anti-juif?

      Le soutien occidentale a cette propagande, rappel l’omerta des Italiens vis avis de la mafia, la peur et les menaces paralysent toute possibilitée de réagir ou de dénoncer

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