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Israël : Le peuple qui n’avait pas le droit de vaincre


Israël : Le peuple qui n’avait pas le droit de vaincre

Comme à l’accoutumée, dès lors qu’Israël a enfin entrepris de réagir sérieusement aux longs mois de harcèlement terroriste contre les civils israéliens, les navettes diplomatiques se sont subitement mises en branle avec une rare effervescence.Par Shraga Blum

Lors de ses multiples conférences sur le confit israélo-arabe, l’économiste et géopolitologue Guy Millière, ami inconditionnel d’Israël, martèle invariablement cette idée : pour que ce conflit prenne un jour fin, il faut qu’il y ait un vainqueur, et ce vainqueur doit impérativement être Israël car l’inverse aurait des conséquences tragiques. Il est parfois utile de s’entendre dire quelques vérités par quelqu’un de « l’extérieur », même s’il est bien plus à l’intérieur que beaucoup de juifs !

Pour ceux qui se souviennent de la Guerre de Kippour, hormis la terreur existentielle qui a saisi le pays durant les heures qui ont suivi l’attaque « surprise » des armées égyptiennes et syriennes, il y aussi eu cette incompréhension face à la victoire volée deux semaines plus tard par l’intervention conjointe des USA et de l’URSS. Il fallait qu’Israël soit sauvé de la disparition, certes, mais il ne fallait pas que l’Etat d’Israël gagne. Honneur arabe et autre intérêts occidentaux obligent.

Comme à l’accoutumée, dès lors qu’Israël a enfin entrepris de réagir sérieusement aux longs mois de harcèlement terroriste contre les civils israéliens, les navettes diplomatiques se sont subitement mises en branle avec une rare effervescence.

Silencieux depuis des années face au pilonnage du sud d’Israël,  Egyptiens, Turcs, Russes, Jordaniens, Qataris, Français, Britanniques, Américains et autres multiplient aujourd’hui leurs efforts pour retenir le bras puissant de Tsahal. Avec un aplomb sans nom, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague a exprimé dimanche tout haut la position de beaucoup de chancelleries : « Dès que vous déclencherez une opération terrestre, vous ne bénéficierez plus du soutien international ».

Autrement dit, c’est nous, la communauté internationale qui décidons quelle doit être la tournure que doit prendre votre campagne militaire, et nous qui voulons en fixer la durée et l’issue! Nous les Américains, qui bombardons l’Afghanistan depuis des années loin des caméras, sans nous soucier des civils, nous les Britanniques, qui avons fait la guerre à l’Argentine jusqu’à la victoire à 15.000 km de notre sol pour une petite ile, nous les Russes, qui trucidons sans pitié les Tchetchènes et quiconque est considéré comme une menace pour notre patrie, nous les Turcs, massacreurs d’Arméniens et de Kurdes, nous pays arabes qui nous entretuons allègrement et pour qui la vie humaine de nos propres fils vaut moins qu’un baril de pétrole !

Au-delà des motifs géopolitiques ou diplomatiques, il y a dans cette attitude une expression d’un antisémitisme pur tel qu’il subsiste encore en occident chrétien et tel qu’il sévit de plus en plus dans le monde musulman : le juif est voué à être une victime, à la limite un protégé, mais en aucun cas un vainqueur. Comme le résume avec justesse Guy Konopnicki dans l’un de ses livres : « On préfère le juif en pyjama rayé qu’en uniforme de Tsahal ».

Cette persistance de l’antisémitisme dans l’attitude de pays dont certains se disent pourtant nos amis s’était déjà traduite lors de la Guerre des Six Jours, où la communauté internationale s’était rangée aux côtés de l’Etat d’Israël menacé de toutes parts par les hordes musulmanes, mais qui n’a pas  pardonné jusqu’à ce jour la victoire éclair du David juif contre le Goliath arabe.

Il y a une constante dans le comportement de la communauté internationale face à Israël avec cette répugnance à voir Tsahal à vaincre de manière décisive, et si c’est tout de même le cas, d’exiger ensuite d’Israël qu’il « paie » cette outrecuidante trangression par des concessions à ses ennemis. Dans les lois de la guerre admises officiellement et officieusement, un pays agressé qui repousse ses agresseurs est en droit de dicter les conditions de la paix. Ceci a été valable en tous lieux et en tout temps, sauf pour un seul cas : Israël. L’exigence de payer sur le plan politique le fait d’avoir vaincu sur le champ de bataille équivaudrait au cas de figure absurde d’une Allemagne nazie vaincue qui aurait posé ses conditions et émis des exigences au lendemain de la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Malheureusement, cette pathologie antisémite a également été bien intégrée dans la gauche israélienne. Depuis la création de l’Etat d’Israël et la victoire de la Guerre d’Indépendance, cette gauche non débarrassée de ses scories dhimmiques ressent une culpabilité qu’elle exprime par un soutien à la cause palestinienne, comme si le retour de l’indépendance juive après 19 siècles n’était pas un droit mais une faveur, voire une erreur historique pour laquelle il faudrait payer par une indulgence irrationnelle envers nos ennemis.

Et depuis le début de l’opération antiterroriste, des responsables de gauche et d’extrême-gauche qui sont invités sur les plateaux de télévision tiennent ce même raisonnement : s’ils soutiennent du bout des lèvres l’action aérienne de Tsahal (uniquement) ils précisent dans la foulée qu’après la cessation des combats, Israël devra impérativement faire des gestes envers Abou Mazen (le modéré… !) et entamer des pourparlers afin de créer un Etat palestinien en Judée-Samarie. Autrement dit, contrebalancer la victoire militaire par des concessions envers ceux qui poursuivent le même but que le Hamas mais avec d’autres moyens. Ceux que Tsipi Livni appelle les « modérés »…

Sans parler de l’absurdité du linkage entre les deux sujets, il y a dans ces propos l’acceptation inconsciente (dans les deux sens du terme !) de l’attitude des nations envers Israël : si vous gagnez sur le terrain militaire, vous devrez le payer sur un autre plan.

Il est temps de dire haut et fort aux grands de ce monde qu’Israël a la droit de tout faire pour assurer sa défense, après des mois et des années de patience, surtout lorsqu’il le fait avec une précision et une prudence qu’aucun de tous ces pays n’adopteraient en pareil cas ou pour bien moins.

Israël est le seul pays au monde qui a réuni le corps diplomatique pour le prévenir gentiment qu’il allait entamer une opération contre les nids terroristes.

Israël est le seul pays à tenir au courant les pays « amis » du déroulement des opérations.

Israël est le seul pays à rassurer quotidiennement les chancelleries qu’il fait tout pour éviter des pertes civiles chez un ennemi qui utilise quant à lui machiavéliquement sa propre population pour se protéger.

Israël est le seul pays qui poursuit l’acheminement de marchandises humanitaire vers un territoire qui le lui rend en roquettes et missiles.

Israël est le seul aussi à s’être introduit dans les médias des terroristes pour lancer un message en langue arabe à destination des populations civiles : « Eloignez-vous des infrastructures et des terroristes du Hamas afin de ne pas être touchés par nos attaques ».

Israël n’a donc aucune leçon à recevoir de quiconque.

Israël n’a pas seulement le droit de vaincre, il en a le devoir.

Shraga Blum (journaliste) Israël pour israel-flash (Israël) et europe-israel (Europe)





Chroniqueuse israélienne vivant à Aschkélon



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