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Après la visite de Benjamin Netanyahou en France


Après la visite de Benjamin Netanyahou en France

Une analyse de la visite de Benyamin Netanyahou à Paris et de la décision de François Hollande de l’accompagner à Toulouse. La complexité de la situation géopolitique actuelle ainsi que la posture des « anti-Israël » professionnels y sont particulièrement  intéressantes.
 
La visite du premier ministre israélien aurait pu être un évènement diplomatique tout à fait banal, mais François Hollande a voulu en faire autre chose.
Netanyahou se proposait sans doute d’évoquer à Paris deux grandes questions: l’armement nucléaire imminent de l’Iran, et la demande palestinienne d’un état observateur à l’ONU. Chacun de ces thèmes est plus complexe qu’on ne le croit.
 
La nucléarisation de l’Iran, a été fermement dénoncée par François Hollande comme une menace non pas locale, mais planétaire. « L’arme nucléaire, si elle était possédée, maitrisée par l’Iran, ne serait pas simplement une menace par rapport à Israël, mais une menace par rapport à l’ensemble de la région et aussi par rapport au monde. »
 
Cependant la recommandation du Président, les sanctions comme priorité, n’est qu’en partie pertinente. Cela dépendra beaucoup du prochain locataire de la Maison Blanche. Netanyahou a logiquement plaidé pour qu’une ligne rouge soit clairement indiquée à l’Iran. Mais les Occidentaux, dont la France, ne veulent pas se contraindre à une action militaire, autorisant indirectement les ayatollahs à persister dans leur terrible projet. La reconduction de Barack Obama et l’imminence de la première bombe khomeyniste contraindraient Israël à agir seul, la pire des solutions à l’exception du laisser-faire. L’arrivée de Mitt Romney pourrait au contraire influencer de façon décisive le comportement de Téhéran: il faut avoir en mémoire la libération immédiate des diplomates américains pris en otage en 1981, huit minutes seulement après l’installation de Ronald Reagan en lieu et place de l’insignifiant Jimmy Carter.
 
Sur la perspective d’un Etat palestinien « observateur » obtenu par un vote automatique de l’Assemblée générale de l’ONU, François Hollande a confirmé une fois encore sa position, totalement démarquée de celle du PS de Martine Aubry. L’Etat palestinien très souhaité ne pourra être créé qu’à la suite de négociations avec Israël.  » Il y a aussi la tentation pour l’Autorité palestinienne d’aller chercher, à l’Assemblée générale des Nations Unies, ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation. Seule la négociation pourra déboucher sur une solution définitive à la situation de la Palestine. » Le président rejoint ainsi un consensus euro-américain pour dissuader un Mahmoud Abbas de plus en plus affaibli, de bloquer pour longtemps toute perspective de compromis.
 
Dans la réalité les choses sont beaucoup plus compliquées. Les « printemps arabes », devenus de sinistres printemps islamistes, privent durablement les Occidentaux de leurs points d’appui, ces « partenaires » que constituaient les précédents dictateurs arabes. Israël est à peu près le seul endroit fiable et consistant dans un Moyen Orient devenu la proie des frères ennemis perses et turcs. D’où un bémol aux envolées anti israéliennes traditionnelles exigées des Occidentaux par les despotes déchus. Pire encore, Mahmoud Abbas, le partenaire naturel de la paix, adulé par les Occidentaux, est aujourd’hui ridiculisé par le camp extrémiste sunnite conduit par le Qatar et la Turquie. La visite du potentat qatari Al Thani à Gaza consacre un espèce d’Etat du Hamas, au moment où le parti de Abbas ne parvient pas à remporter chez lui des municipales où son ennemi intime ne concourt même pas.
 
Quelle négociation et quoi signer avec cet interlocuteur bien averti de sa propre impotence ? Tout le monde est conscient de la fiction qu’il constitue, mais faute d’alternative il faut bien psalmodier une rhétorique de paix. En évoquant un coup de fil élyséen à Ramallah pour entamer des négociations le jour même à Paris, Netanyahou a donné une leçon de politique internationale à l’opinion française, démontrant en temps réel qui doit réellement endosser la responsabilité qu’on impute à Israël du refus de négocier.
 
Cependant, ce qui fait le sel et l’importance de la visite de Netanyahou à Paris, c’est la décision de François Hollande de l’accompagner à Toulouse pour son hommage aux victimes juives de l’école Ozar Hatorah (ayant la double nationalité israélienne). Netanyahou ne pouvait pas y associer les victimes non juives, pour ne pas être accusé d’ingérence déplacée dans les affaires du pays hôte.
 
L’émotion ressentie en commun par les deux chefs d’Etat, la chaleur authentique de leur relation, ont frappé les observateurs. Cependant, on ne gouverne pas avec des émotions, fussent-elles positives et bienvenues. En accompagnant Netanyahou sur le site d’un sauvage attentat antisémite, François Hollande faisait un geste politique tout à fait réfléchi. Il signifiait aux djihadistes et aux apprentis djihadistes hexagonaux qu’ils allaient trouver l’Etat français devant eux, et que ce qu’on avait laissé faire (voitures brûlées, déprédations, attaques de pompiers et de policiers, « incivilités » sans nombre) on ne le tolèrerait pas pour les passages à l’acte antisémite. « Il y a un antisémitisme. Nous devons le pourchasser, le poursuivre et l’éradiquer. »
 
Ce faisant, Hollande ré-ancrait l’état français dans des options pluri décennales qui s’étaient progressivement fanées sous Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, plus encore sous Lionel Jospin et Jacques Chirac.
 
Ce revirement, cette réaffirmation, ont été très mal vécus par les professionnels anti-Israël des média et de l’enseignement supérieur. Ils était déjà alarmés par l’effacement progressif de l’actualité du conflit israélo-palestinien. Rien ne justifie à leurs yeux qu’on cesse de bastonner obsessionnellement Israël, ni les printemps arabes, ni les dizaines de milliers de victimes syriennes, ni l’hégémonie évidente du Hamas raciste et jihadiste, devenu pour eux fréquentable malgré ses centaines de missiles tirés en 2012 sur les civils du sud d’Israël. En détournant les media du Service public financés par l’argent des citoyens, ils ont tenté de relancer une campagne permanente de haine contre l’Etat juif. En témoignent la chanson de Jean-Pierre Filui exécutée par Zebda et relayée par France Inter, le brulot de Carole Gaessler, la prestation d’une Houria Boutelja sur LCP. Tout en haut d’une pyramide de dépit, l’éditorial du Monde du 1er novembre.  » la France aurait dû s’insurger à l’occasion de la visite, cette semaine à Paris, du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou… la politique européenne suppose une condamnation sans appel des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens... »
 
Le problème des professionnels anti-Israël des média et de l’enseignement supérieur, c’est que les antiennes s’épuisent, c’est que l’histoire ne va pas dans le sens qu’ils escomptaient. L’histoire contemporaine, c’est la transmutation du retard arabe contemporain en pur islamisme, c’est la montée du péril nucléaire iranien sur l’Europe aussi, c’est la déstabilisation des sociétés de l’Ancien monde sous l’impact de l’obscurantisme sanguinaire venu d’Orient dans certains secteurs de l’immigration. Priorités qui relèguent l’ « Israel bashing« , dans son essence, au statut d’objet en voie de fossilisation.
 
Alors s’en prendre maladivement à Israël est une addiction qui est peut-être en train de passer de mode
 

par Jean-Pierre Bensimon, France Israël Marseille







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  • 12 thoughts on “Après la visite de Benjamin Netanyahou en France

    1. Marcel Fafouin

      De cet Article, il est à espérer que la politique intérieure (Lutte sur et contre l’Antisémitisme, Racisme … .) et étrangère (en faveur d’une paix régionale et Israël) de l’actuelle présidence de France soit conséquente ou de la bouche au pied !

      Yahou ! 4 nov 2012 / 19 hechvan 5773 –

    2. masca38

      Ami Israélien, ne tourne jamais le dos à qui que se soit.
      Se rendre à Toulouse, c’est bien mais pour interdire une attaque de l’ennemi trop proche, et imposer la Paix dans le monde, il serait indispensable que pour l’Etat d’Israël et pour beaucoup de Pays, proche et lointain, ont jugule maintenant un Pays qui veut se doter d’une arme nucléaire, non pas pour faire peur mais pour véritablement détruire.

    3. Aaron

      Comme à l’accoutumée, l’éditorialiste graveleux de l’im-Monde s’est distingué par ses propos grotesques…(avant-derniere fin du 3ème paragraphe de l’article sus-cité)

    4. Youssef

      De façon tout à fait diplomatique, si Benyamin NETANYAHOU n’avait pas forcé la main de François HOLLANDE, ce dernier n’aurait pas été à Toulouse. Malgré lui, il s’en est senti bien obligé. La preuve pour contre balancer Toulouse, François HOLLANDE a cru bon de se rendre immédiatement au Liban puis en Arabie Saoudite. Ces deux visites se sont faites de façons improvisées dans la précipitation.

      Par contre ce qu’il ma le plus étonné, c’est le manque de réaction des anti-Israéliens et des anti-Sionistes. Au lendemain de cette visite à Toulouse, je m’attendais à de vives critiques, surtout devant le discours autoritaire, ferme et sans concession de Benyamin NETANYAHOU, surtout en présence du Président Français.

      J’espère qu’avec ce qui vient de se passer à Toulouse, le gouvernement, ainsi que tous les gouvernements Français depuis De GAULLE, comprendront que faire le jeu des pays Arabes ne sert à rien. Il n’y a aucune unité parmi les populations arabes. Il n’y a qu’a voir ce qu’a engendré le Printemps Arabe, tous les conflits qu’il y a dans ces pays et le nombre de morts sans cesse grandissant. Les démocraties n’existent pas sans la liberté de parole, sans la liberté de critiquer, sans liberté de penser, et sans liberté d’opinion. Ce n’est pas avec un bulletin de vote qu’on crée une démocratie. La démocratie est donc contraire à l’Islam pur et dur.

      Aucune unité dans les pays arabes, sauf celle de tuer des juifs, et de rayer Israël de la carte.

      Il faut quand même rappeler que la civilisation hébraïque est le point de départ de toute la civilisation occidentale. La civilisation occidentale prend ses racines dans la religion juive. Un seul et unique Di.eu. Le 7éme jour, jour de repos. L’égalité entre tous les hommes, par le port de la kippa. L’école, la liberté de pensée et de critiquer trouvent leurs racines dans les écoles Talmudiques où les discussions et les interprétations n’ont de cesse. Et tous les traités mishnaïques qui traitent de la vie, en passant par les lois concernant l’agriculture, les lois du Sabbat et des fêtes, le mariage, le divorce, les lois civiles et criminelles, le fonctionnement des tribunaux, les rites et les lois alimentaires, et sur la pureté rituelle. Etc…

      Liberté, Egalité, Fraternité, ces trois mots ne forment-ils pas la devise de la République Française ?

      Il faut dire à ceux qui ont critiqué la venue de Benyamin NETANYAHOU à Toulouse, ceux qui n’arrivent pas à comprendre l’attachement des juifs Français à Israël. Monsieur NETANYAHOU l’a dit clairement : S’il y a eu 6 millions de juifs de massacrés en Europe, c’est que pas un seul gouvernement Européen n’a levé le petit doigt lorsqu’il a appris les déportations de juifs. Et que maintenant, pour tout crime fait contre un juif, parce qu’il est juif,….. Il y aura au moins un état dans le monde qui viendra à son secours, c’est Israël.

      Je terminerais pour dire que nous ne sommes pas des « Juifs de France » comme l’a dit maladroitement Monsieur HOLLANDE, mais bien des « Juifs Français » puisque depuis que la France est la France, et encore bien avant, du temps des Gaulois, il a toujours existé et vécu des juifs sur le sol de France. De même que le christianisme et le judaïsme sont arrivés en même temps sur ce sol qui s’appelle maintenant La France.

    5. Mory

      Il ne faut rien attendre de cette europe et de la france vendue morceau par morceau au quatar…. Alors comme l a si bien dit Natanyaou votre maison juifs francais ou juifs de france comme vous voudrez c est bien Israel et rien d autre.

    6. o'connor

      La LYBIE a des vues sur une usine maintenant… et bien bravo, BRADER, BRADER, et on se reveillera bientot au son de A…..R.

    7. o'connor

      J ai oublie le vin de Bordeaux qui a ete RAFLER par les chinois ,c est pas net tout çà…CHINE, RUSSIE, ARABIE SAOUDITE, QUATAR, LYBIE ….un cocktail bien explosif en vue.

    8. Youssef

      Si de façon tout à fait diplomatique, Benyamin NETANYAHOU n’avait pas forcé la main de François HOLLANDE, ce dernier n’aurait pas été à Toulouse. Malgré lui, il s’en est senti bien obligé. La preuve pour contre balancer Toulouse, François HOLLANDE a cru bon de se rendre immédiatement au Liban puis en Arabie Saoudite. Pour bien montrer que s’il va vers les juifs, il va aussi vers les arabes. Ces deux visites au Moyen Orient, se sont faites de façons improvisées dans la précipitation.

      Par contre ce qu’il ma le plus étonné, c’est le manque de réaction des anti-Israéliens et des anti-Sionistes. Au lendemain de cette visite à Toulouse, je m’attendais à de vives critiques, surtout devant le discours autoritaire, ferme et sans concession de Benyamin NETANYAHOU, surtout en présence du Président Français.

      J’espère qu’avec ce qui vient de se passer à Toulouse, le gouvernement, ainsi que tous les gouvernements Français depuis De GAULLE, comprendront que faire le jeu exclusif des pays Arabes ne sert à rien. Il n’y a aucune unité parmi les populations arabes. Voyez ce qu’a engendré le Printemps Arabe, tous les conflits qui se suivent dans ces pays et le nombre de morts sans cesse grandissant. Les démocraties n’existent pas sans liberté de parole, sans liberté de critiquer, sans liberté de penser, et sans liberté d’opinion. Ce n’est pas avec un bulletin de vote qu’on crée une démocratie. La démocratie est donc contraire à l’Islam pur et dur, c’est-à-dire avec l’islam tout court.

      Aucune unité dans les pays arabes, sauf lorsqu’il s’agit de tuer des juifs, les spolier, de détruire leurs synagogues, leurs cimetières et de rayer Israël de la carte.

      Il faut quand même rappeler que la civilisation hébraïque est le point de départ de toute la civilisation occidentale. La civilisation occidentale prend ses racines dans la religion juive. Un seul et même Di.eu, un Di.eu unique. Un jour de repos pour tous, chaque semaine de 7 jours. L’égalité entre tous les hommes, par le port de la kippa. L’école, la liberté de pensée et de critiquer trouvent leurs racines dans les écoles Talmudiques où les discussions et les interprétations n’ont de cesse. Et tous les traités mishnaïques qui traitent de la vie, en passant par les lois concernant l’agriculture, les lois du Sabbat et des fêtes, le mariage, le divorce, les lois civiles et criminelles, le fonctionnement des tribunaux, les rites et les lois alimentaires, et sur la pureté rituelle. Etc…

      Liberté, Egalité, Fraternité, ces trois mots ne forment-ils pas la devise de la République Française ?

      Il faut dire à ceux qui ont critiqué la venue de Benyamin NETANYAHOU à Toulouse, ceux qui n’arrivent pas à comprendre l’attachement des juifs Français à Israël. Monsieur NETANYAHOU l’a dit clairement : S’il y a eu 6 millions de juifs de massacrés en Europe, c’est que pas un seul gouvernement Européen n’a levé le petit doigt lorsqu’il a appris les déportations de juifs. Maintenant, pour tout crime fait contre un juif, parce qu’il est juif,….. Il y aura au moins un état dans le monde qui lui viendra au secours, c’est Israël.

      Je terminerais pour dire que nous ne sommes pas des « Juifs de France » comme l’a dit maladroitement Monsieur HOLLANDE, mais bien des « Juifs Français » puisque depuis que la France est la France, et encore bien avant, du temps des Gaulois, il a toujours eu des juifs sur le sol Français, ils y ont toujours vécu. De même que le christianisme et le judaïsme ont été introduits à la même époque dans ce pays, celui qui s’appelle maintenant La France.

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