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L’État juif : Un voleur de terres ? Jérusalem, par Dora Marrache (Troisième partie)


L’État juif : Un voleur de terres ? Jérusalem, par Dora Marrache (Troisième partie)

Si de nombreux intellectuels – antisionistes, il va sans dire – et juifs de surcroît, mettent en doute le lien qui unit Jérusalem et le Peuple juif, en revanche aucun parmi eux ne conteste la soi-disant appartenance de Jérusalem au monde musulman.

Pourtant, l’état de délabrement inqualifiable dans lequel les Juifs ont trouvé les lieux de culte après la victoire de 67 devrait suffire à lui seul à prouver que, contrairement à ce qu’avancent les musulmans, Jérusalem n’a jamais été à leurs yeux un tant soit peu sainte. Comment peut-on baptiser cette ville Al Qods, ce qui signifie « la sainte », et en profaner les lieux saints ?

Il doit bien se trouver parmi ces gauchistes au moins un qui pourrait répondre à cette question.

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Il devrait bien s’en trouver au moins un également pour reconnaître, tout au moins implicitement, ce que tout le monde sait mais feint d’ignorer, à savoir que jamais avant la Guerre des Six jours, date à laquelle les Israéliens ont mis fin à l’occupation de Jérusalem, les musulmans n’ont accordé le moindre intérêt à cette ville.

Ils ne s’y sont intéressés et ne l’ont baptisée « Al Qods » qu’avec l’invention du « peuple palestinien ».

Une preuve?

Il n’est pas un texte antérieur à 67, pas même un procès-verbal des réunions des pays arabes, dans lequel il est fait mention de Jérusalem, encore moins de Jérusalem, capitale de la Palestine, ou encore où il est question du peuple dit « palestinien ».

Ce n’est qu’en 1968, donc un an après la victoire israélienne sur les trois armées arabes, que l’OLP décida d’établir le « Siège de l’Organisation de Libération de la Palestine » dans la Cité de David. Et pour plaire à ce nouveau peuple, pour lui donner un fondement quelconque, le roi d’Arabie Saoudite fit de Jérusalem une ville «tout à fait l’égale» de la Mecque au plan religieux.

Mais en réalité, ce n’est qu’en 1993, lors des négociations d’Oslo, qu’il a été pour la première fois question de Jérusalem. Jamais auparavant les « Palestiniens » n’ont évoqué le statut de Jérusalem.

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Force est de reconnaître que les Arabes ne veulent Jérusalem que pour une seule et unique raison : Parce que la ville est aux mains des Juifs, parce que Jérusalem leur rappelle l’écrasante défaite des armées arabes en 67 !

Autrement dit, c’est la politique qui dicte leurs prétentions sur cette ville, et non la religion comme ils le laissent entendre.

Il suffit pour s’en convaincre de comparer le traitement de Jérusalem dans la Bible à celui qui est fait dans le Coran. Alors, au risque d’enfoncer des portes ouvertes, je voudrais établir la comparaison suivante :

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Jérusalem dans le judaïsme vs Jérusalem dans l’Islam

1. « Si je t’oublie, ô Jérusalem, que ma droite me refuse tout service ! Que ma langue s’attache à mon palais si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place pas Jérusalem au-dessus de toutes mes joies ».

Ce verset du Psaume 137, à lui seul, en dit long sur les liens qui existent entre les Juifs et Jérusalem. Et il est bien spécifié dans le Psaume 122, que nous avons l’obligation de « prier pour la Paix à Jérusalem ».

 2. Les occurrences : Le nom de Jérusalem apparaît 669 fois dans la Torah, que ce soit sous celui de Yerouchalaïm, Tsion Chalem, Yevous ou encore Moriah, et PAS UNE SEULE FOIS dans le Coran! Qui plus est, pas même dans les liturgies!

En revanche, les noms de Médine et de La Mecque sont cités à maintes reprises.

J’ajouterai que les références à Jérusalem- ou à Sion- abondent également dans la littérature, la musique, la poésie.

Donc, s’il n’est jamais fait dans le Coran mention de Jérusalem, pas même sous le nom d’Al Qods, comment les musulmans peuvent-ils affirmer que Jérusalem est le 3ème lieu saint de l’Islam, après La Mecque et Médine ? Et personne pour s’en étonner !

3. – Depuis 3 000 ans, dans ses trois prières quotidiennes, le juif se tourne vers Jérusalem, l’Israélien vers le Mont du Temple. Et dans toutes les synagogues du monde, l’armoire sainte est orientée vers Jérusalem.

Au contraire des Juifs, au cours de leurs 5 prières quotidiennes, en se tournant vers La Mecque, la ville sacro – sainte, interdite d’accès aux non-musulmans, les musulmans tournent le dos à Jérusalem.

Ajoutons que, trois fois par an, les tribus juives se faisaient un devoir d’aller en pèlerinage à Jérusalem, alors que jamais le musulman n’a considéré Jérusalem comme un lieu de pèlerinage.

4. Il n’est pas jusqu’aux cérémonies empreintes de joie qui ne rappellent l’importance de Jérusalem pour le Juif. « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite perde sa dextérité », dit le nouveau marié. Et il brise 2 verres pour rappeler la destruction des deux temples.

Et lors des fêtes de Pessah, peu importe où il se trouve, le Juif termine par cette phrase « Lé chana ha baa lirouchalyim », « L’an prochain à Jérusalem ».

Quant aux musulmans, c’est à La Mecque qu’ils situent les évènements les plus importants, comme le sacrifice d’Isaac, par exemple; c’est aussi à La Mecque que Mahomet a passé la quasi-totalité de sa vie sans jamais mettre les pieds à Jérusalem. La Mecque est la Jérusalem des musulmans.

5. La destruction du Temple a été vécue comme une catastrophe par tout le Peuple juif. Et elle l’est toujours puisque, pendant un mois, en commémoration de la destruction des deux temples, toute manifestation de joie est interdite.

C’est dire combien tous les Juifs vénèrent cette ville où se trouve le lieu saint le plus important du judaïsme, le lieu saint par excellence : Le Mont du Temple.

Mais cet endroit n’est pour les musulmans qu’un vaste terrain où ils s’adonnent à leurs jeux préférés. Et ils osent dire que Jérusalem est une ville sainte, qui plus est la 3ème ville sainte de l’Islam !

N’est-il pas étrange également de constater que cette ville qu’ils considèrent comme la 3ème ville sainte de l’Islam n’abrite en son sein aucun lieu saint des évènements marquants du début de l’Islam ?

Pardon ! Ils en ont un ! Lequel ?

Rien de moins que le lieu le plus saint du judaïsme, le Kotel appelé cyniquement le Mur des Lamentations que l’ONU a décrété un « territoire occupé palestinien » !

Et si cela ne suffit pas à justifier leurs prétentions sur la Cité du Messie, ils vous diront que le Coran, contrairement à ce que nous prétendons, parle de Jérusalem.

Ils se basent sur la sourate XVII où il est question d’un voyage nocturne au cours duquel le prophète aurait été transporté vers « le lieu de culte le plus éloigné qui soit ».

Et cela leur a suffi pour affirmer qu’il s’agit de Jérusalem, pour faire de Jérusalem la 3ème ville sainte de l’Islam ! On sait très bien qu’il pourrait s’agir d’un tout autre lieu, voire tout simplement d’un effet de style, donc d’aucun lieu. Aucune construction n’existait à l’époque sur le monde du temple et surtout pas une Mosquée puisque l’Islam n’était que naissant.

Pourtant, bien que ces intellectuels de gauche soient tout à fait conscients que les musulmans manipulent l’histoire à leur avantage et que les preuves qu’ils avancent pour revendiquer Jérusalem n’ont aucun fondement, pas un n’ose déclarer que les revendications des Palestiniens sur la Cité de David ne sont pas fondées !

En revanche, ils n’ont aucun scrupule à remettre en question le lien qui unit le Peuple juif et Jérusalem !

Pourtant, de la même façon qu’il existe un lien incontestable qui unit La Mecque aux musulmans, il en existe un qui unit Jérusalem au Peuple juif. Un lien qu’on peut qualifier d’inextricable, car comment raconter l’histoire de l’un sans en même temps relater celle de l’autre ? C’est dire que la relation entre Jérusalem et le judaïsme n’a rien de comparable avec celle qu’on a inventée entre Jérusalem et l’Islam, les «Écritures » sont là pour en témoigner.

Et les deux mille ans d’exil, 2000 ans au cours desquels les Juifs éparpillés à travers le monde n’ont jamais cessé de pleurer Jérusalem, ne suffisent-ils pas à prouver leur attachement ?

Encore aujourd’hui, que ce soit en Israël ou dans la diaspora, les prières et les pensées du Juif vont vers la Cité de David.

Il n’est pas une ville au monde qui ait joué un rôle aussi important sur les plans politique, spirituel et historique que Jérusalem pour le peuple juif. Jérusalem représente, selon les termes du maire actuel de Jérusalem, «la plus pure expression de tout ce pourquoi les Juifs ont prié, rêvé, pleuré et sont morts pendant les 2000 ans depuis la destruction du Second Temple ».

Et pourtant, malgré toutes les preuves faisant de Jérusalem une ville juive, et justifiant qu’elle soit la capitale de l’État, Ehoud Barak avait envisagé, à Camp David, de diviser Jérusalem.

Heureusement, Arafat a feint d’être scandalisé par une telle offre : Il était pour lui, soi-disant, hors de question de diviser Jérusalem. « Ce serait ma fin ! », s’était-il écrié. Eh bien, nous ne pouvons que lui être reconnaissants d’avoir opposé une fin de non-recevoir à Ehoud Barak.

Car Arafat avait raison : Diviser Jérusalem, c’est hors de question.

Qu’on nous permette de reprendre la comparaison établie par Bibi et de dire que, de la même façon qu’un corps privé de son cœur ne pourrait battre, Israël ne pourrait vivre si on l’amputait ne fût-ce que d’une partie de Jérusalem. C’est que Jérusalem n’est pas une capitale au même titre que Paris pour les Français.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Peuple juif n’est pas un peuple comme les autres.

Et parce que Jérusalem a été le lien non seulement entre l’Éternel et le peuple juif, mais aussi entre les Juifs eux-mêmes. En ce sens, la ville sainte a opéré un véritable miracle : Elle a permis à tous les Juifs du monde, quelle que soit leur culture, de se sentir liés, de ne former qu’un seul peuple.

Il n’est pas un Juif au monde, fût-il athée, qui ne sente ce lien qui l’unit à Jérusalem, car elle fait partie de l’héritage du Peuple juif.

Jérusalem est donc non seulement la capitale éternelle et indivisible de l’État juif, mais aussi la capitale éternelle et indivisible du peuple juif dans son entier.

Elle l’est et elle le restera, et je ne crois pas me tromper en affirmant que c’est la position de la communauté juive, à l’exception des Neturei Karta et de la gauche juive, prête à donner l’État juif dans sa totalité et à accepter au mieux le statut de dhimmis, au pire celui de Juif errant.

Il en résulte qu’aucun chef d’État, aucun dirigeant politique ne peut se permettre d’amputer cette ville ou d’en modifier le territoire sans l’assentiment du Peuple juif, incluant évidemment les juifs de la diaspora dans la mesure où ils sont les enfants d’Israël et que la « Loi du retour » leur permet d’avoir la nationalité israélienne, même sans en être citoyens.

Alors, de grâce, qu’on cesse de nous rebattre les oreilles avec Jérusalem, capitale du futur État palestinien ! Et de nous parler de « Jérusalem–est » ! D’ailleurs, le gouvernement israélien ne reconnaît pas de distinction entre les deux parties de la ville.

Laissons l’appellation Jérusalem-Est à l’ONU et à tous les antisionistes qui ne reconnaissent pas cette libération.

Et qu’on cesse aussi de hurler au loup aussitôt qu’Israël entreprend de construire, que ce soit en Judée Samarie ou à Jérusalem. Comme l’a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant la Knesset : « Nous construisons à Jérusalem parce que c’est notre droit et notre obligation, ce n’est pas une punition, mais le droit fondamental de notre peuple de construire sa capitale éternelle » et « Nous allons faire en sorte que la lumière dorée de Jérusalem brille sur notre peuple, et nous allons répandre cette lumière de Jérusalem dans le monde entier ».

Après tout, il n’existe pas un pays au monde – exception faite d’Israël – à qui on ait reproché de construire sur des terres qui lui appartiennent.

Qu’il faille, contre la paix, accorder aux Palestiniens des territoires qui appartiennent à l’État juif, c’est une décision qui ne relève que du gouvernement et du peuple d’Israël.

Conclusion

Mahmoud Abbas aura beau se démener pour inculquer l’idée que la Judée-Samarie et Jérusalem appartenaient aux Palestiniens, que ce sont des territoires qui leur ont été volés par Israël, nous osons croire la communauté internationale capable d’un minimum de lucidité pour se rendre compte que Abbas falsifie l’histoire, qu’il travestit les évènements à son avantage.

De toute façon, il est de son intérêt de laisser Jérusalem entre les mains des Juifs pour la simple et bonne raison qu’Israël prend soin de tous les lieux saints, quelle que soit la religion.

« Sous souveraineté israélienne, a déclaré le Premier ministre, Jérusalem continuera à être ouverte aux croyants de toutes les fois. Il y a la liberté de culte pour tous et Israël continuera à maintenir en l’état les lieux saints de toutes les religions ».

 Un changement notable par rapport à l’époque où Jérusalem était aux mains des musulmans. Rappelons que la tolérance religieuse était inexistante, que jamais la Jordanie n’a autorisé l’accès aux lieux saints, que les juifs en ont été expulsés, qu’on a détruit les synagogues et profané les lieux saints. En faisant disparaître toute trace de la présence juive, les musulmans espéraient revendiquer plus facilement les lieux saints.

Je voudrais maintenant finir sur une « note positive » à l’égard des Frères musulmans qui, tout comme Abbas, énoncent parfois des vérités.

En effet, ils ont le mérite de reconnaître ce que les Juifs savent depuis toujours, à savoir que l’ONU est un organisme inutile pour régler le conflit du Proche-Orient.

Comme l’affirme si justement leur chef, M. Badie, « Il est impossible de libérer les lieux saints islamiques d’Al-Qods (nom arabe de Jérusalem) dans les coulisses des Nations unies ou par voie de négociations », et il croit bon d’ajouter à l’attention de ses partisans, « parce qu’Israël ne comprend que la force ».

Permettons-nous de plagier M. Badie et de dire qu’il est impossible d’en arriver à une paix juste et durable et de résoudre le conflit israélo-arabe « dans les coulisses des Nations unies ou par voie de négociations, parce que les Palestiniens ne comprennent que la force ».

Quoi qu’il arrive, Jérusalem était, est et restera pour l’éternité la capitale spirituelle, historique et politique du Peuple juif.

 

Source : israel-flash, par Dora Marrache, Chroniqueuse, Radio-Shalom, Montréal et pour israel-flash Israël et Europe-Israël





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 3 thoughts on “L’État juif : Un voleur de terres ? Jérusalem, par Dora Marrache (Troisième partie)

    1. Manoufox

      Très belle réponse où il manque tout de même d’informer les internautes du Traité de San Rémo en 1920 aussi ! Moi qui suis Chrétien j’en parle sur mon site ! Il y a une vidéo à ce sujet. Alors on attend quoi ?

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