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Comment (et pourquoi) Shlomo Sand fut inventé ?


Comment (et pourquoi) Shlomo Sand fut inventé ?

Imaginez un instant que S. Sand s’appelle Suleiman et non Shlomo et que le titre de son livre soit, non pas « comment la terre d’Israël fut inventée ? » mais   « Comment l’Islam fut inventé ? », ou « comment le prophète Mohamed fut inventé ? » ou « « Comment la Palestine ou les Palestiniens furent inventés de toute pièces ? »,  sa tête serait mise à prix bien plus cher que celle de Rushdi qui, précisons le en passant, s’appelle également Salman, autre nom pour désigner Salomon.

Lire aussi : La dernière absurdité de Shlomo Sand – « La terre d’Israël est un mythe »

Par Arié Lévy

Si Suleiman Sand avait tenté de démontrer que le Coran est un plagiat de l’Ancien Testament et accessoirement du Nouveau ; tous deux fort mal compris et largement dénaturés, et que Mohamed à la Mecque, a toujours soutenu que toutes ses connaissances lui ont été transmises par un « sage » (27/6) juif ou chrétien immigré, qui maîtrisait mal l’arabe (16.103), une Fatwa d’un montant équivalent au dernier transfert au PSG aurait été lancée contre lui.

Mais Sand s’appelle Shlomo, il enseigne à l’université de Tel-Aviv et il ne craint absolument rien des Israéliens pour qui, le libre droit d’expression, même le plus infamant pour sa patrie, est sacré.

Comme pour moi est sacrée la Torah d’Israël que Sand considère comme une affabulation historique, qui ne peut en aucune façon justifier le droit des Hébreux à la Terre d’Israël.

Il nous a expliqué dans son livre précédent : « Comment le peuple juif fut inventé ? » que les soi-disant juifs pouvaient être divisés, grosso-modo  en deux catégories :

les Ashkénazes qui descendent des Khazars et les Sépharades qui ne sont autres que les Berbères, et aujourd’hui, il récidive en nous martelant que l’Etat d’Israël a pu être construit grâce aux Protestants puritains.

La démonstration est limpide : pour que le Christ redescende, il est suffisant et nécessaire que les Juifs soient installés sur leur terre ; donc il est de l’intérêt vital du Christianisme, version évangéliste, que la terre d’Israël redevienne un foyer et un Etat juif.

Il continue sa démonstration en s’interrogeant : les Chrétiens veulent-ils vivre au Vatican et les Musulmans à la Mecque ?

Non, n’est-ce pas, alors pourquoi les Juifs iraient ils vivre en Israël ?

Pour Sand, la terre d’Israël à travers les générations a été considérée comme « sainte » et non comme « patrie ». Sainte au point nous dit-il dans son interview qu’on ne pouvait même pas y faire l’amour.

Vous pensez-bien, copuler en Terre sainte, quelle indignité !!! N’aurait-il pas quelques problèmes de ce côté-là ?

Il nous explique qu’aux temps messianiques, non seulement les vivants iraient en en terre sainte mais également les morts, ce qui montre, non pas son ignorance, mais sa falsification grossière de la tradition juive, où l’arrivée du Messie, la construction du Temple et le regroupement des Exilés à Sion  précède ce que l’on pourrait appeler la résurrection.

Bref une escroquerie intellectuelle de premier ordre.

Alors pourquoi les Editions Fayard, puis Flammarion (ça paye certainement mieux), sans compter les éditeurs anglo-saxons qui vont éditer son livre, ont-ils créé Shlomo Sand ?

Une partie de la réponse peut être trouvée dans le Psaume 83 dont je vous ai parlé dans un précédent article

Car voici, tes ennemis s`agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête.

Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils conspirent contre ceux que tu protèges.

Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, Et qu`on ne se souvienne plus du nom d`Israël!

Ils se concertent tous d`un même cœur, Ils font une alliance contre Toi;

Shlomo Sand, le Juif israélien, universitaire et historien de surcroît  nourrit la détestation d’Israël par ceux qui haïssent à la fois le D.ieu d’Israël et son peuple.

Il fait partie d’une longue liste de renégats dont sont friands les adversaires, les ennemis actifs ou passifs des Israéliens et/ou des Juifs de la Diaspora qui soutiennent Israël contre vents et marrées.

Jadis on rencontrait ce genre d’individus – Juifs savants convertis au Catholicisme – parmi les clercs de l’Eglise.

Ils apportaient la contradiction aux Rabbins qui tentaient de protéger leur peuple opprimé. Aujourd’hui les renégats font partie des pro-palestiniens, gauchistes, écolo, tiers-mondistes. Ils donnent bonne conscience aux bobos, intello, journaleux et Editeurs, qui savent que tout ouvrage qui casse Israël se vendra.

Il fait aussi le lit des islamistes violents. Vous pensez bien, si un Shlomo Sand israélien conteste l’existence du peuple juif et, qui plus est, de son droit à la terre, pourquoi diantre prendraient-ils des gants pour attaquer physiquement des juifs ?

Le succès de Sand en France s’explique aussi grâce au terreau tellement propice au dénigrement des Juifs.

J’en veux pour preuve « l’hébergement » par l’AFP de 350.000 à 500.00 juifs et, plus récemment encore,  l’entêtement de la France, seule parmi tous les membres de l’OTAN,  à incorporer le mot  »amitié » dans le traité dit « de coopération et d’amitié » entre la France et  l’Afghanistan.

La Charia, soit la loi islamique, interdisant de parler d’amitié entre un pays soumis à la volonté d’Allah et un pays d’infidèles, ce mot est évidemment  passé à la trappe, grâce au zèle islamiste des Sénateurs afghans

Mais, le vrai problème est que Shlomo n’est pas un imbécile et que sa démonstration est circonstanciée donc crédible par le quidam lambda, qu’il soit juif ou ne le soit pas ; ce qui le rend d’autant plus dangereux.

Dommage qu’il ne s’appelle pas Suleiman.

Par Arié Lévy – géopolitiquebiblique – pour israel-flash





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 11 thoughts on “Comment (et pourquoi) Shlomo Sand fut inventé ?

    1. popi soudure

      il ne faut pas se plaindre des  » élecubrations  » de ce révisionniste et post sioniste qu ‘ est shlomo sand ! israel paye et entretien au sein de ses universites les plus prestigieuses des dingues comme lui ! alors quoi dire ? C’ EST NOUS MEME QUI PRODUISONS CE GENRE de triste sir ! CELA DOIT CESSER ou alors acceptons cet état de fait , et fermons la ! mais pour ceux qui sont contre ( comme moi ! ) c ‘ est incompréhensible , ce genre de théorie fait flores en israel et le tout bien sur relayé par tout ce qui est antisioniste et judéophobe dans le monde ! le post sionisme a fait un mal fou et sert de paravent a tout les ennemis d ‘ israel ! les auteurs comme ilan papé , shlomo sand , finkenstein , benny morris ( lui encore est plus ou moins revenu sur ses dires ! ) etc etc … doivent etre bannis des universités israéliennes et relevés de toutes fonctions educatives , c ‘ est eux par leurs théories malsaines qui créent ce poisson de haine anti juive …..

    2. gabbou

      Arié levy parle bien, mais n’est pas suffisemment documenté : Sand n’est pas un historien, il a commencé une licence en histoire je crois, mais a poursuivi ses etudes à paris, où il a ecrit des choses qui lui ont été compté comme une these; tout ceci est obscur, on ne sait meme pas s’il a un diplome qqueconque. Pour ma part, j’ai tjs cru qu’il fallait au moins etre un chercheur pour meriter tacitement le titre (donc au moins un ph.d). Par ailleurs, il enseigne à l’université LIBRE de Tel aviv, comme d’autres escrocs mentaux (Charbit and co)donc pour ainsi dire à des auditeurs libres le plus souvent ou des etudiants qui viennent profiter du chauffage ou de la clim des amphi, suivant les saisons; en tt cas, des etudiants dont ces séances ne sont pas intégrées dans un cursus, comme uv par ex. Donc mr Levy, ne vous avancez pas comme vous dites quil nest pas un imbécile : c’est au moins un ignorant !!

    3. jay

      MMe Popi Soudure a raison,jai ne croi pas que dans tout le monde existe
      un otre people que a une si grande probleme avec propre immmunisation,et
      possible que au fin,l’implosion serra le motiv principal de disparition.

      La curiosite serra que,comme l’Europe a y est restee pauvre sans les juifs exterminee,le monde continuira a l’infinit vivre dans le cretinism
      especial le cretinism islamique.

    4. Ixiane

      Comment se fait-il qu’on laisse un professeur d’université, marteler des contre-vérités aux étudiants ?? incompréhensible !! Vous vous envoyer une balle dans le pied!!

    5. OEIL VIF

      Ce n’est meme plus du ressort de la democratie mais de la connecratie. Comment peut-on laisser un antisemite, anti-juif et anti-israelien pareil enseigner dans une universite en Israel. A moins qu’Israel souhaite avoir cet individu sous la main plutot que de le voir colporter D.ieu sait ou, ses balivernes.

    6. Ben

      Je serais plus partagé, pas besoin d’avoir Shlomo Sand pour se rendre compte qu’il n’y a pas d’unité raciale au sein du peuple juif, les ashkénazes(comme les falashas en plus marqué)n’ont globalement pas le type levantin ni le type tanné, ça saute à l’oeil, il est très résiduel. J’ai un point de vue plus modéré vis à vis l’analyse de Schlomo Sand, sous un certain angle il n’a pas tout à fait tort.
      Moi personnellement je ne me sens aucun lien psychologique et physique avec les populations proches-orientales, ils sont trop noirs pour moi. Le nationalisme sioniste donne un angle trop réducteur au judaisme, il le cantonne uniquement à Israël, pour moi c’est artificiel, c’est faire une croix arbitraire sur le monde juif d’Europe orientale et ses populations qui me sont infiniment plus proches que celles du Proche-Orient.

    7. Ratfucker

      Comment fut inventé Shlomo Sand

      Comment un obscur assistant de faculté d’histoire de la très provinciale université de Tel Aviv accéda-t-il à une notoriété mondiale ?
      Par la profondeur de ses travaux et par une recherche persévérante et originale de la vérité historique ? La lecture de « Juifs et Arabes au XX°siècle » par Michel Abitbol réserve des surprises de taille concernant la créativité de Sand.
      Tard venue dans la production scientifique arabe, l’histoire des Juifs fait partie depuis ces dernières années, au même que la théologie ou le roman, de l’affrontement idéologique et politique entre islam et judaïsme. Trois grands sujets ont la préférence des auteurs: le Coran et les Juifs; les Juifs dans l’Antiquité et aux premiers temps de l’Islam et, enfin, Juifs et Arabes à l’époque moderne et contemporaine. Ecrite par des professionnels ou des amateurs, des nationalistes ou des islamistes, cette historiographie est invoquée dans un double but : la mise en lumière, à partir des événements du passé, de modèles de comportement typiquement juifs et la remise en question des deux principaux fondements de l’« imaginaire sioniste» que sont l’existence d’un peuple juif et la présence de la Palestine au coeur de l’histoire juive.
      Le travail de l’Irakien Ahmad Soussa développe des thèses déjà formulées en est probablement l’une des contributions les plus achevées.
      Né en 1902 à Hilla dans une famille juive très imprégnée de culture arabe, Ahmad Nissim Soussa se convertit à l’islam après un long séjour aux Etats-Unis où il effectua des études d’ingénieur à Chicago. Y laissant femme — chrétienne — et enfant, il était persuadé, comme plusieurs jeunes Juifs de son temps, que l’on ne pouvait aimer les Arabes et leur civilisation sans embrasser l’Islam.
      Rejetant la vision palestinocentriste de la Bible, Soussa considère la péninsule arabique comme l’épicentre des grands bouleversements démographiques et écologiques qui façonnèrent la physionomie du Proche-Orient dans l’Antiquité. C’est ainsi qu’il fait venir d’Arabie les premiers habitants de la Palestine, les Cananéens, qui donnèrent leur nom au pays, ainsi que les Jébusites qui établirent leur capitale religieuse à Jérusalem et s’y maintinrent jusqu’au règne du roi David. Arabes aussi seraient les Amorites venus s’installer sur l’Euphrate pour y donner naissance à l’Empire babylonien d’Hammurabi. Tout comme les Araméens qui rayonnèrent entre l’Euphrate et la Syrie, et dont serait issu Abraham ainsi que les Sumériens, les Akkadiens, les Assyriens et les Chaldéens ou encore les Hyksos qui envahirent l’Egypte en y laissant une très forte empreinte «arabo-sémitique », sans oublier les Phéniciens, les Carthaginois et les Philistins de Palestine qui, eux, seraient un mélange de marins crétois et de Cananéens arabes.
      La Palestine aurait donc été de tout temps et à tout point de vue un pays arabe. Elle servit juste de terre de passage à Abraham et à sa descendance directe, parmi lesquels les douze enfants de Jacob qui, nés, pour la plupart dans la cité de Harran, près de Mossoul en Mésopotamie, quittèrent assez rapidement la Palestine à destination de l’Egypte. Soussa élimine toute filiation directe entre les Patriarches et les Hébreux. Ceux-ci n’apparaissent vraiment qu’à l’époque de Moïse, soit sept cents ans après Abraham qui, au cours de ses pérégrinations, passa par La Mecque où la tradition musulmane lui attribue d’ailleurs la fondation du site sacré de la Ka ‘ba.
      Dès lors, contrairement à la vision juive, nulle continuité historique juive n’existe entre les époques d’Abraham et Moïse, ni, comme on le verra plus loin, entre la sortie d’Egypte et l’histoire proprement dite des Juifs.
      S’appuyant, entre autres sources, sur Freud et son célèbre Moïse et le monothéisme, Ahmad Soussa soutient que Moïse était un prince égyptien de la cour d’Akhenaton. A la suite des remous provoqués par le renversement de ce pharaon monothéiste, il dut s’évader d’Egypte à la tête d’une troupe disparate constituée principalement d’adeptes d’Akhenaton, des survivants des anciens Hyksos, maltraités par les Egyptiens, ainsi que d’un nombre indéfini d’« Israélites» arrivés en Egypte à la suite de Joseph et de Jacob, six cents ans plus tôt. Egyptiens de langue et de civilisation, rien ne justifie, par conséquent, l’appellation d’«Enfants d’Israël» donnée par la Bible au peuple composite qui suivit Moïse dans son périple vers la terre de Canaan. Il n’empêche lors de la traversée du Sinaï, Dieu révéla à Moïse la « vraie» Torah, celle dont l’authenticité est reconnue par le Coran mais dont les Israélites allaient se débarrasser ultérieurement pour lui substituer un nouveau texte forgé de toutes pièces.
      A leur arrivée en terre de Canaan, ajoute Ahmad Soussa, les «Mosaïstes» étaient trop peu nombreux et trop insignifiants pour imposer leur volonté à la population autochtone. Obligés d’adopter les moeurs et les coutumes locales, vivant d’agriculture et de commerce, ils étaient en état d’infériorité par rapport à leurs voisins cananéens et aux autres populations de la Palestine d’origine arabe.
      Comme la Bible le mentionne, cet état de choses dura jusqu’à l’époque du roi David et de son fils Salomon qui parvinrent à élargir leur territoire et à y constituer des royaumes plus larges et plus viables que les chefferies tribales qui s’étaient formées du temps des Juges. Mais des Etats qui étaient toujours à prédominance polythéiste, de langue et de culture arabo-cananéennes et non hébraïques, l’apparition de l’hébreu étant postérieure à l’époque des rois, vivant sous la tutelle permanente des grands empires de l’époque, l’Egypte et l’Assyrie notamment. En tout état de cause, le royaume constitué par David et Salomon devait s’abîmer dans le chaos et la division entre deux entités politiques et religieuses distinctes, les royaumes d’Israël et de Judée, avant de sombrer définitivement sous les coups des Assyriens et des Chaldéens qui conquirent la Palestine et en chassèrent les habitants qu’ils dispersèrent à travers la Babylonie.
      C’est durant ce premier exil que les «Judéens» ou Juifs rédigèrent en hébreu – sous la direction d’Ezra – la nouvelle version de la Torah qui n’avait rien à voir avec la Torah originale révélée à Moïse et qui, elle, était rédigée dans une langue égyptienne. Texte «perverti », la «nouvelle» Torah, selon Soussa et l’ensemble des historiens arabes, aurait «falsifié » les portraits «véridiques» d’Abraham, d’Isaac et d’Ismaël, omis sciemment de mentionner l’avènement futur de Mohammed, et surtout «créé» les notions apocryphes de «peuple élu» et de «terre promise ». Ce faisant, Ezra aurait établi de la sorte une nouvelle religion juive, fondée sur la prééminence des prêtres et des rabbins, et qui n’avait plus rien à voir avec le monothéisme des Patriarches et celui de Moïse.
      Revenus plus tard en Palestine, grâce à la bienveillance des Perses, les Juifs allaient pouvoir reconstruire le Temple détruit sous Nabuchodonosor en – 586. Mais pas plus cette fois que lors des périodes précédentes, ils ne firent souche dans le vieux pays de Canaan où ils restèrent à jamais des intrus et des étrangers avant d’en être expulsés à nouveau, cette fois par les Romains qui détruisirent le Deuxième Temple en 70.
      Incapables de s’implanter en Palestine, les Juifs parvinrent néanmoins à diffuser leur religion parmi les peuples avec lesquels ils étaient en contact soit par voie commerciale soit par le truchement de missionnaires. C’est ainsi que le judaïsme s’infiltra dans la péninsule arabique à l’époque du roi Salomon: les Juifs de la péninsule qui étaient en fait des Arabes de confession juive s’y étaient si bien intégrés que seule leur foi les séparait de leurs voisins polythéistes dont ils parlaient la langue et partageaient les moeurs. Rien n’indique, fait valoir Ahmad Soussa, que les Juifs d’Arabie fussent originaires de Palestine ou de Babylonie, comme le prouve leur ignorance du Talmud dont la rédaction, en Babylonie, remontait aux premiers siècles de l’ère chrétienne. Il en fut de même pour une bonne partie des Juifs vivant dans les autres pays méditerranéens : c’étaient des autochtones convertis au judaïsme que vinrent renforcer ultérieurement quelques noyaux de peuplement d’origine palestinienne, babylonienne ou plus tard hispanique. Le même phénomène de dissémination religieuse, précise l’auteur, s’est produit en Europe où le judaïsme s’est répandu par l’intermédiaire des Khazars judaïsés en Russie et en Europe orientale tandis que, plus à l’ouest, le Judaïsme ashkenaze adoptait les traits culturels, ethniques et linguistiques des populations environnantes. En somme, conclut Soussa, la religion fut de tout temps l’unique dénominateur commun entre toutes les communautés juives du monde entier; c’est elle et non pas l’existence d’un mythique «peuple juif» qui permit aux Juifs de survivre à toutes les vicissitudes de l’histoire.
      Assurément, tout en se référant, de temps à autre, au Coran, Ahmad Soussa s’est efforcé d’inscrire son propos dans les limites convenues de la critique historique et, tout compte fait, iI n’était pas le premier historien à constater le profond hiatus existant entre l’archéologie et l’histoire bibliques De fait, depuis Spinoza, au XVIIe siècle, les plus grands doutes avaient à émis quant à la justesse de la chronologie biblique, et, à la suite de Julius Welhausen et de l’école allemande de critique biblique, il était courant, depuis la fin du XIXe siècle, de distinguer entre le monothéisme universaliste des «anciens hébreux» et la religion très «ritualisée» et fortement particulariste des Pharisiens du Deuxième Temple.
      Placé sous le signe de la montée du sionisme et de l’émergence de l’Etat d’Israël, le troisième sujet de prédilection des historiens arabes du judaïsme, l’époque moderne et contemporaine, est de loin le plus prolifique. Ayant partie liée avec quelques-uns des chapitres les plus douloureux de l’histoire des peuples musulmans — expansion européenne, abolition du califat ottoman, colonisation, perte de la Palestine, guerre Six Jours, etc., les écrivains arabes ne résistent pas à la tentation d’expliquer le déclin des uns par la réussite des autres. Appelant souvent à leur rescousse les théories conspirationnistes les plus éculées de la littérature antisémite européenne, les Juifs apparaissent sous leur plume comme les deus ex machina d’un vaste complot mondial.
      On retrouve dans cette recension la totalité des élucubrations qui ont fait le succès facile et sans aucun travail sérieux de recherche scientifique de Shlomo Sand auprès des revanchards du monde islamique comme des nostalgiques du 3° Reich, des Catholiques intégristes et des antisémites honteux d’extrême gauche.
      Loin d’être un penseur révolutionnaire, Shlomo Sand s’avère un auteur qui a exploité un travail antérieur sans jamais en mentionner l’existence dans son pamphlet. Un petit chef d’œuvre d’auto promotion, qui lui a ouvert une carrière universitaire internationale, mondaine, intellectuelle usurpée. En utilisant la recette désormais classique des marchands de soupe antisémite qui se mettent en valeur grâce à une origine juive réelle, supposée ou inventée, permettant d’amadouer presse et magistrats, et surtout de s’attirer la faveur sonnante et trébuchante de cette industrie de la haine qui prospère sur le palestinisme.
      Néanmoins, Shlomo Sand relativise lui-même, à l’insu de ses admirateurs, sa théorie dans la mesure où il conteste le mythe de l’état nation :
      Et puis, je crois que ce n’est pas le seul cas d’invention d’un peuple. Je pense par exemple qu’à la fin du XIXe siècle, on a inventé le peuple français. Le peuple français n’existe pas en tant que tel depuis plus de 500 ans, comme on a alors essayé de le faire croire.

    8. Brrrrrrrr

      Bonjour
      je m exprime en francais, si vous n y voyez pas d inconcenient
      je viens de terminer votre livre ou je n ai trouve d interet qu ‘a partir de la page 155 chapitre 3 VERS LE SIONISME CHRETIEN ….. .
      Vous etes catalogué comme un ecrivain d extreme gauche et vous donner une vision tres partisane et negative de l’implantation de juifs sur la terre de palestine , je ne suis pas juif mais catholique , pour moi le judaisme a commence au moyen orient comme le christianisme qq centaine d années apres . Ensuite vers 632 la region a ete colonise par les musulmans et qui de ce fait deviennent d ‘apres vous les vrais proprietaires de la palestine .

      En vous lisant j ai l impression que quand la colonisation est ottomane / musulmane elle est acceptable mais quand ce sont les occidentaux elle est abominable , c est vrai egalement que les occidentaux ( judeo-Chretien ) sont plus efficaces.

      Une remarque que vous avez faite sur les pied noirs m a beaucoup choque , non on ne peut pas accepter qu ‘1 milloin d etre humain qui vivaient depuis 150 ans en algerie soit chasse sur le principe de la « valise ou le cerceuil », j ai l impression que c est ce que vous proposez aux israeliens pour solder ce probleme qui c ‘est bien evident empoisonne les relations internationales .
      Chassons les juifs d israel et le monde sera tranquil , je pense que vous vous trompez completement , cela ne changera rien. Les musulmans ont une enorme frustration , ils disent notre religion est la bonne puisque c est la derniere des monotheistes et pourtant nous sommes les plus faibles parceque les occidentaux ont eu et continue d avoir un developpement nettement superieur . Je connais le monde musulman j ai vecu 5 ans en malaysie pays assez tolerant cote religion , mais cela se deteriore a vue d oeil.

      Le probleme musulman ne se reduit pas a israel, j ai connu des juifs d afrique du nord qui disaient que la vie dans ces pays apres l independance etait devenu impossible, ils ont du partir
      Je suis aussi etonne que vous viviez en israel en contradiction avec vos opinions.

      Tres amicalement
      Herve

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