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Le danger du multiculturalisme


Le danger du multiculturalisme

Claude Valleix, préfet honoraire, et Pierre Mérand, procureur général, nous interpellent sur le danger du multiculturalisme, cette utopie qui nous fût imposée par la politique Euro-Arabe de nos dirigeants dans la cadre d’Eurabia.

Les politiciens français éviteront soigneusement ce débat comme ils ont soigneusement évité celui sur l’identité national. Il devient donc urgent que le peuple français s’interroge quant à l’avenir de sa cohésion nationale , à l’instar de la Hollande qui vient officiellement de reconnaître l’échec du multiculturalisme.

Le danger du multiculturalisme

Avec le séjour controversé des Roms en France et les tensions qui embrasent nos banlieues, l’actualité met de nouveau le dogme du multiculturalisme à l’épreuve des faits. Sait-on qu’il s’est institutionnalisé depuis que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (dans sa recommandation 1975 du 22 juin 2011) l’a adopté en rejetant toute perspective d’assimilation ?

Il l’emporte désormais sur le concept d’État nation, jugé inadapté à l’évolution de nos sociétés.

En raison du principe d’équivalence des cultures, la différence est élevée au rang de valeur, ce qui lui vaut une protection dont le besoin de cohésion de toute forme de société devra s’accommoder. On règle de la sorte les conséquences des phénomènes migratoires jugés indispensables compte tenu des faibles performances démographiques européennes. Puisque les devoirs moraux d’hospitalité et de solidarité se conjuguent à notre intérêt bien compris, il n’y aurait plus rien à dire. Justement si. Alors que les politiques communautaristes ont montré partout leurs limites, le dogme du multiculturalisme fait-il de la diversité culturelle le fondement légitime de notre société ?

Notre communauté traditionnelle, expression d’une volonté de vie commune dans une perspective de destin partagé, devrait désormais céder la place à une société plurielle dont l’identité nationale serait laissée à l’appréciation de chacun (rapport “Vivre ensemble” du groupe d’éminentes personnalités du Conseil de l’Europe, 2011). Il y aurait ainsi des “Turco-Allemands” ou des “Français-Maghrébins” ; à eux de dire à quel monde ils s’identifient. On devine les difficultés d’accommodation de cultures différentes autour d’un projet commun alors que leur équivalence de principe réduit le rôle unificateur de l’État, mais la dimension religieuse du problème demande qu’on s’y attarde.

Alors que certains modes de vie, incompatibles avec nos convictions laïques, tentent de pénétrer notre ordre juridique, comment ne pas s’inquiéter des perturbations qui en résultent ? Comment résoudre, sinon éviter, les conflits de moeurs que les convictions religieuses rendent inconciliables ? Comment bâtir dans ces conditions une société paisible alors que le poids des masses immigrées alourdit les revendications identitaires ?

Le multiculturalisme prend le pari que la sagesse, l’éducation, l’engagement des hommes de bonne volonté marginaliseront les intégristes de toute obédience qui luttent pour l’inscription des valeurs divines dans les codes de la vie civile et politique. C’est un acte de foi dans le triomphe final de la laïcité que l’observation des sociétés contemporaines n’encourage pas à accomplir. À ne regarder que la nôtre, les revendications d’adaptation du droit social à des pratiques religieuses, les évolutions sollicitées d’organisation de la vie collective (piscine, soins médicaux, alimentation…) relèvent sans doute de pratiques militantes, mais ils sont aussi la marque d’une identité communautaire, révélatrice d’un mouvement plus profond. Notre principe de laïcité a conféré à la loi civile toute l’autonomie nécessaire pour consacrer la liberté de conscience et de religion. Il ne peut être mis en échec par la pénétration de la loi divine dans le temporel, mais le multiculturalisme ne donne aucune solution en cas de conflit. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui « invite l’ensemble des communautés musulmanes à abandonner toute interprétation traditionnelle de l’islam qui nie l’égalité entre les hommes et les femmes, et restreint les droits des femmes » (résolution 1743, 2010) a-t-elle bien mesuré la distance qui sépare la volonté politique du sacré ?

Faut-il de surcroît que la critique d’une évolution non désirée de notre société nous donne mauvaise conscience ? N’estce pas le piège dans lequel nous enferment les bons esprits emportés par le mythe d’un modèle sociétal dont l’organisation s’accommoderait de toutes les différences ? Il ne suffit pas de mettre les hommes ensemble pour que naisse une communauté dont l’harmonie reposerait sur les seuls principes d’égalité et de fraternité. La recette est simple mais une société ne se cuisine pas comme une bonne soupe.

On n’anéantit pas d’un trait de plume idéologique la force identitaire de nations dont le mythe fondateur ne repose pas sur l’immigration. Quand, sur un même territoire, des coutumes et des croyances importées pénètrent l’ordre public préétabli, les risques de perturbation sont réels. Contourner cette réalité en prônant l’avènement d’une société multiculturelle est concevable à l’échelle de l’évolution de l’humanité, mais inacceptable à celle de l’histoire présente.

La question de la cohésion de la société française se pose avec de plus en plus d’acuité. Si l’on exclut toute politique d’assimilation et si l’on déplore l’utopie du multiculturalisme, comment agir quand les transformations du monde rendent inopérantes les politiques restrictives de l’immigration menées depuis quarante ans ? Le sujet est trop grave pour qu’il ne soit pas posé, d’une manière ou d’une autre, mais le plus rapidement possible, au peuple de France.

Par Claude Valleix préfet honoraire et Pierre Mérand procureur général e. r.

Valeurs actuelles





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 6 thoughts on “Le danger du multiculturalisme

    1. Joëlle

      à quelqu’ un qui faisait remarquer que tous les immigrés venus d’ Espagne, d’ Italie, de Pologne, etc etc s’ étaient tous intégrés, que seuls les musulmans refusaient de le faire, Tariq Ramadan répondait qu’ ils sont chez eux car français et ont droit à leur culture.
      mais les boudhistes, les bahaïs, les tout ce qu’ on veut ont aussi une culture ! et PERSONNE NE LA LEUR CONTESTE CAR ILS LA GARDENT POUR EUX SANS VOULOIR NOUS L ‘ IMPOSER comme le clament les islamistes !!
      ces derniers sont français ? oui, et même depuis plusieurs générations, et jusqu’ à ce qu’ ils se sentent assez nombreux tout allait bien. ce n’ est que depuis qu’ ils se sentent nombreux que leur comportement a changé : cela porte un nom par rapport au respect de notre démocratie et de nos droits de l’ homme : trahison ( leur fameuse taqqia ) : pourquoi devrions-nous accepter ce changement de comportement ???

    2. popi soudure

      ou l immigration suivra le moule de l ‘ integration comme l ‘ on fait toutes les autres origines ou le reveil sera brutal pour eux ! et ca commence deja bouger ! la hollande restreint certains droits des immigres et revient sur le fameux model multiculturel qui est un fiasco total ! les autres pays suivront , les gens se reveillent ! ca risque d etre tres chaud !

    3. Acidacetix

      Je partage tout-à-fait le point de vue que vous développez. A une exception près qui confirme vos propres positions. Je fais partie d’une église baptiste parisienne. Cette église est devenue multiethnique par évolution. Cela n’a posé aucun problème et à ce jour n’en pose aucun. Le ciment qui assure la coexistence et le bon fonctionnement de cette église c’est la Bible, lue et mise en pratique, c’est une foi authentique en la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Cette foi transforme les mentalités et permet la coexistence de personnes de milieux et d’origines fort différents. Si difficulté il devait y avoir c’est sur la base du fondement biblique que le problème serait examiné et tranché. Notre cas n’a rien d’exceptionnel et je connais plus d’une église de la sorte. L’unité n’est possible que lorsque l’on partage foncièrement les mêmes valeurs, encore faut-il que ces valeurs soient immuables et transcendantes et non uniquement administratives et philosophiques. Le multiculturalisme que l’on cherche à nous imposer et nécessairement voué à l’échec, il n’a aucun fondement solide, il est bâti sur le sable, et il ne faudra pas attendre longtemps pour en voir les soubresauts.

    4. o.icaros

      Il y a 40 ans que cette culture souterraine a été mise en place et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on prend conscience de ses effets délétères. La dénoncer aujourd’hui, n’est-ce pas un peu tard?

      Il aurait fallu écouter les voix de Cassandre et arrêter l’immigration il y a vingt ans. Maintenant, on est obligé de composer avec le multiculturalisme. Quelle autre solution? Renvoyer les Français de fraîche date dans leur pays d’origine? Ce n’est même pas pensable.

    5. Mary

      Nos territoires européens sont si petits et beaucoup de personnes du monde entier, issus pour la plupart de pays gigantesques veulent y venir .

      « IL EST SUR ET CERTAIN QU UNE BARQUE NE PEUT CONTENIR AUTANT DE PERSONNES qu un BATEAU.  » (Mer)

      Ce n est PAS INTELLIGENT du TOUT .

      Il est temps que chaque gouvernement de chaque pays retrousse ses manches et s occupe beaucoup mieux de sa population c ‘est a dire leur donne la liberté et la possibilité de se nourrir, se vêtir, s eduquer, travailler avoir une vie sociale , s aimer en toute liberté, cultiver sa foi dans le Divin et cela SANS aucune oppression religieuse.

      (« LA PLUS BELLE RLIGION EST CELLE QUE L ON N IMPOSE PAS  » (Mer) )

      Certaines personnes d Afrique, très intelligents apellent leurs jeunes à rester dans leur pays et de le faire se developper, se fructifier, en même temps qu eux . Telle est une solution qui les amènera vers leur bonheur, ça c est sûr.

      Encore une dernière pensée que j aimerais partager avec vous :

      Mon professeur d histoire nous apprenait que :

       » L etre humain se relève à la dernière minute quand il voit que sa situation devient insupportable. »
      Je lui fait confiance .

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