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Les deux visages de Mahmoud Abbas, par Laly Derai


Les deux visages de Mahmoud Abbas, par Laly Derai

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, fait relativement profil bas depuis son entrée dans l’arène de la diplomatie. Mais le leader du parti Israël Béteinou a récemment changé de politique. Dans le cadre d’une campagne bien orchestrée, le chef de la diplomatie israélienne a directement attaqué le Président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, qu’il accuse de corruption et qu’il considère comme le principal obstacle à la paix. L’occasion pour Hamodia de dresser le portrait du dirigeant palestinien dont le passé douteux a été occulté tant pas la scène internationale que par les partisans de la paix à tout prix.

Mahmoud Abbas n’a pas le « look » de son prédécesseur, Yasser Arafat. Loin de là.

Rasé de près, à son cou des cravates à la mode, une crinière et une moustache blanche à la Gépetto et à la bouche un discours à l’occidentale. Pas étonnant qu’il soit vite devenu le « chouchou » des chancelleries européennes et de la Maison-Blanche.
Mais Abbas est également surnommé Abou Mazen, son « nom de guerre » et les discours qu’il tient en anglais ne sont pas forcément ceux qu’il tient en arabe.

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La scène internationale préfère oublier que le Président de l’AP a été le bras droit d’Arafat pendant de longues années, à l’époque où le chef de l’OLP était plus occupé à fomenter des attentats qu’à serrer la main d’Its’hak Rabin et Shimon Pérès.

Il est également celui qui, dans le cadre de sa thèse consacrée aux « liens tissés entre le nazisme et le mouvement sioniste », a repris à son compte les thèses du négationniste Rober Faurisson et émis des doutes sur l’existence des chambres à gaz (voir encadré).

Mahmoud Abbas est né et a grandi à Safed il y a 77 ans. En 1948, sa famille fuit la Palestine pour la Syrie où Abbas entame des études de droit et obtient sa licence. Il immigre ensuite en Égypte, puis au Qatar où il travaillera au sein du ministère de la Culture et des Sports. Il se lance en parallèle dans les affaires et devient relativement riche.
Il voyage plusieurs fois par an en Israël, dans les villes et villages arabes de Judée, Samarie et de la bande de Gaza pour y dénicher des enseignants souhaitant se délocaliser au Qatar.

Mais ces nobles activités ne sont pas les seules occupations d’Abbas lors de ses voyages. En 1958, l’année où il complète ses études d’avocat, il rencontre Yasser Arafat et une poignée d’autres Palestiniens et participe à la fondation du Fatah, le « Mouvement de libération de la Palestine », qu’il rejoint officiellement en 1961. À cette époque, il est le principal récolteur de fonds du mouvement terroriste.
Lorsque l’OLP est fondée, en 1964 (soit trois ans avant même la libération de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza), Abbas y obtient un poste-clé.

C’est à Moscou qu’il poursuit ses études, en histoire cette fois, et qu’il rédigera sa thèse négationniste.

Après 1967, Abbas rejoint Arafat en Jordanie, le suit au Liban après Septembre noir et lui reste fidèle lorsqu’il trouve refuge à Tunis durant la guerre du Liban.
Pendant ces années, il poursuit ses activités de financement du terrorisme.

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Dans son autobiographie, le terroriste Abou Daoud, planificateur du massacre des Jeux olympiques de Munich en 1972, affirmera d’ailleurs que c’est Abou Mazen qui avait financé l’opération.

Au journaliste George Mabrunot, Abou Daoud déclarera plus tard : « Abou Mazen, dont les Israéliens ont prétendu à un moment donné pour le discréditer qu’il avait cautionné l’opération, n’y était pour rien. C’est à lui que j’ai remis les 500 dollars qui me restaient à l’issue de l’attentat. Il était à l’époque chargé des finances du Fatah, c’était donc normal que je lui restitue cette somme, mais il ignorait à quoi elle devait servir lorsque je lui ai demandé ».

Abou Mazen serait donc un piètre gestionnaire, le bailleur de fonds inconscient du terrorisme … Quoi qu’il en soit, après la mort d’Abou Daoud, il fait son éloge et le décrit comme « un merveilleux frère et compagnon, dur et persévérant, un combattant acharné. »

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En 1980, Abou Mazen est nommé responsable du dossier des affaires étrangères au sein de l’OLP. Mais après l’élimination d’Abou Djihad en 1988, il quitte ce poste et il est désigné responsable de la lutte dans les territoires.

Lorsque les années 90 arrivent, c’est lui qui sera présenté par la presse internationale comme le véritable architecte des accords d’Oslo.

En 1991, raconte-t-il dans son livre, « La voie d’Oslo », il se lie avec le leadership du Parti travailliste en vue de torpiller les accords de Madrid d’Its’hak Shamir !

En 1993, Abbas accompagne Yasser Arafat à Washington pour la ratification des accords d’Oslo. Il est même candidat au Prix Nobel, mais, le prix ne pouvant être accordé à plus de trois personnes, ce seront finalement Its’hak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat qui se le verront attribuer.

Très vite, Abbas devient le bras droit d’Arafat et fait entendre ses positions sur le conflit, positions a priori modérées puisqu’appelant à « la fin de l’Intifada militarisée ». Ce n’est pas pour des motifs moraux qu’Abou Mazen s’oppose à la militarisation de la révolte palestinienne, mais pour des motifs pragmatiques. Il s’agirait d’une erreur stratégique, que ce soit en théorie qu’en pratique.

Une précision : Abbas ne dit pas qu’il faut renoncer à « la lutte armée », mais qu’il faut mettre fin au « caractère militaire de l’Intifada ». « La lutte militaire exige des conditions et des capacités que nous n’avons pas en Palestine et c’est pourquoi nous disons que nous n’avons d’autre choix qu’un cessez-le-feu d’un an.

En cela, nous ne renonçons en rien à nos objectifs », avait-il affirmé en 2003 au journal londonien A Shark Al Wast.

En 2002, Abbas, l’architecte des accords d’Oslo disait de ces mêmes accords : « Il s’agit de la plus grande erreur commise par Israël ». En effet, selon lui, les Palestiniens ont obtenu à Oslo des acquis très conséquents sans débourser la moindre contrepartie.

Une analyse qu’une bonne partie de la droite israélienne signerait des deux mains…

Abou Mazen et le négationnisme

(Voir : http://www.europe-israel.org/2011/04/rapport-la-these-negationniste-d%E2%80%99abbas-sur-l%E2%80%99holocauste-largement-enseignee-au-sein-de-l%E2%80%99autorite-palestienne/)

En 1982, Mahmoud Abbas termine son doctorat d’histoire à l’université Lumumba de Moscou.

Le thème de sa thèse : « Les relations entre le nazisme et le sionisme entre 1933 et 1945 ». Cette thèse servira de base à un livre publié deux ans plus tard en arabe et qui répondra au nom de « L’autre face : Les relations secrètes entre le nazisme et la direction du mouvement sioniste ».

Dans son livre, Abbas prétend que le mouvement sioniste a collaboré avec les nazis en échange de la signature d’un traité de transfert (Eskem Haavara) qui a permis le transfert des biens de quelques dizaines de milliers de Juifs allemands vers la Palestine mandataire. Il affirme que la Shoah et la mort de six millions de Juifs sont un « mythe » créé par les sionistes. Il s’agirait en fait d’un fantastique complot ourdi par le mouvement sioniste, en collaboration avec les nazis. Les Juifs assassinés ne l’auraient été que pour permettre la création d’un État juif.

Dans sa thèse, Abou Mazen affirme s’être basé sur les travaux de l’historien Raoul Hilberg, qui aurait parlé de 890 000 victimes en tout et pour tout. Ce qui serait totalement faux, selon l’éminent historien de la Shoah Dr Rafael Medoff, puisque le Pr Hilberg, auteur de l’étude classique « La Destruction des Juifs d’Europe », n’a jamais dit ou écrit une telle chose.

Dans son livre, Abbas écrit : « Après la guerre, le mot se répandit que six millions de Juifs avaient été assassinés et qu’une guerre d’extermination visant principalement les Juifs avait fait rage. Mais la vérité est que personne ne peut confirmer ou infirmer ce chiffre. En d’autres termes, il est possible que le nombre de victimes juives ait atteint les six millions, mais en même temps, il est possible que ce chiffre soit beaucoup plus petit, moins d’un million ».

Abbas affirme que « l’intérêt du mouvement sioniste » était de « gonfler ce chiffre » pour obtenir des « gains plus importants », ce qui l’a amené à « souligner ce chiffre de six millions pour obtenir la solidarité de l’opinion publique internationale avec le sionisme ». Selon lui, « de nombreux érudits ont débattu sur ce chiffre de six millions » et sont parvenus à la conclusion qu’il fallait « fixer le nombre de victimes à seulement quelques centaines de milliers ».

Il poursuit dans sa lancée et cite le négationniste Robert Faurisson dont il défend la thèse qu’il qualifie de « scientifique » sur l’inexistence des chambres à gaz.

En mai 2003, dans le cadre d’une interview accordée au journal Haaretz, Abbas réfute les accusations de négationnisme sur sa personne et précise son point de vue sur cette affaire : « Quand j’ai écrit The Other Side … nous étions en guerre avec Israël. Aujourd’hui, je n’aurais pas fait de telles remarques ». Sans commentaires.

Source : Hamodia, par Laly Derai





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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