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Réduire les dégâts causés par l’UNRWA !, par Steven J. Rosen et Daniel Pipes


Réduire les dégâts causés par l’UNRWA !, par Steven J. Rosen et Daniel Pipes

Une fresque de Ayat al-Akhras, un kamikaze palestinien, sur le mur d’une école de l’UNRWA dans le camp de réfugiés
de Deheishe près de Bethléem, en dépit d’incitation de ce genre, le gouvernement israélien ne veut pas arrêter le travail de l’UNRWA. (Photo par Rhonda Spivak)

Les détracteurs de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA), l’organisation chargée de la surveillance des « réfugiés » palestiniens, ont eu tendance à se concentrer sur ses défauts.

Ses camps sont de véritables paradis pour les terroristes.

Sa bureaucratie est pléthorique et son personnel comprend des radicaux.

Ses écoles enseignent l’incitation à la haine (EI : du Juif !).

Ses listes d’inscription ont comme une odeur de fraude. Sa politique encourage une mentalité victimaire.

Mais le problème le plus important de l’UNRWA est sa mission.

Depuis plus de 63 ans, il est devenu un organisme qui perpétue le problème des réfugiés plutôt qu’il ne contribue à sa résolution.
La fonction de l’UNRWA ne consiste pas à installer les réfugiés; mais au lieu de cela, en inscrivant chaque jour de plus en plus de petits-enfants et d’arrière-petits-enfants qui n’ont jamais été déplacés de leurs foyers ou de leur emploi, en les ajoutant artificiellement à la liste des « réfugiés », il ajoute au nombre de réfugiés qui ont des griefs contre Israël.
A l’heure actuelle, ces descendants représentent plus de 90 pour cent des réfugiés de l’UNRWA !
En outre, l’UNRWA viole la convention sur les réfugiés en insistant pour que près de deux millions de personnes à qui on a donné la citoyenneté en Jordanie, en Syrie et au Liban (et qui constituent 40 pour cent des bénéficiaires de l’UNRWA) soient toujours « réfugiés » !
La distribution alimentaire constitue désormais une petite partie des dépenses de l’UNRWA, la plupart de celles-ci  concernent l’éducation et la santé.
En conséquence de ces pratiques, au lieu de baisser du fait de la relocalisation [dans une autre région] et de l’attrition [amenuisement progressif (NDLT] naturelle, le nombre de réfugiés de l’UNRWA n’a cessé de croître depuis 1949, passant de 750.000 à près de 5 millions. À ce rythme, le nombre des réfugiés de l’UNRWA sera supérieur à 8 millions d’ici 2030 et à 20 millions en 2060, ses camps et ses écoles feront sans cesse de la réclame pour ce rêve impossible consistant [à promettre] que ces millions de descendants un jour seront de « retour » dans la maison de leurs ancêtres en Israël.
Alors même que l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, reconnaît que l’envoi de cinq millions de Palestiniens [en Israël] signifierait « la fin d’Israël » il est clair que l’UNRWA entrave la résolution du conflit.
Les responsables du gouvernement israélien sont bien conscients que l’UNRWA perpétue le problème des réfugiés et connaît très bien ses défauts. Cela dit, l’Etat d’Israël a une relation de travail avec l’UNRWA et se tourne vers elle pour remplir certains services.
La politique de coopération d’Israël a commencé en 1967 avec l’échange de lettres de l’accord Comay-Michelmore, lettres dans lesquelles Jérusalem a promis « la coopération pleine et entière des autorités israéliennes … [pour] faciliter la tâche de l’UNRWA. »
Cette politique reste largement en place ; en novembre 2009, un représentant d’Israël a confirmé un « engagement continu à respecter l’accord » des lettres de 1967 et à soutenir « la mission humanitaire importante de l’UNRWA ». Il a même promis de maintenir « une coordination étroite » avec l’UNRWA.
Les responsables israéliens font la distinction entre le rôle politique négatif de l’UNRWA et son rôle plus positif en tant qu’organisme de services sociaux fournissant une assistance, principalement médicale et éducative. Ils apprécient que l’UNRWA, avec des fonds fournis par des gouvernements étrangers, aide le tiers de la population en Cisjordanie et les trois quarts dans la bande de Gaza.
Sans ces fonds, Israël ne pourrait faire face à une situation explosive sur ses frontières et les demandes internationales qui le décrivent comme la « puissance occupante », assument le fardeau des soins pour ces populations. Autrement en poussant à l’extrême, les Forces de défense israéliennes auraient à pénétrer dans les zones hostiles pour superviser le fonctionnement des écoles et des hôpitaux, pour lesquels le contribuable israélien aurait à payer la facture – une perspective nettement peu attrayante.
Comme un fonctionnaire israélien bien informé le résume, l’UNRWA joue un « rôle clé dans la fourniture de l’aide humanitaire à la population civile palestinienne » qui doit être maintenu.
Cela explique pourquoi, quand des amis étrangers d’Israël essaient de stopper le financement de l’UNRWA, Jérusalem appelle à la prudence, voire entrave ces efforts. Par exemple, en janvier 2010, le gouvernement Stephen Harper du Canada a annoncé qu’il allait réorienter les aides de l’UNRWA vers l’Autorité palestinienne pour « assurer la responsabilité financière et favoriser la démocratie dans l’Autorité palestinienne ».
Bien que le B’nai B’rith du Canada ait fièrement déclaré que « le gouvernement avait écouté » son avis, les diplomates canadiens ont affirmé que Jérusalem tranquillement avait demandé aux Canadiens de reprendre l’aide financière destinée à l’UNRWA.
Un autre exemple : En décembre 2011, le ministre néerlandais des Affaires étrangères a déclaré que son gouvernement allait « revoir en profondeur » sa politique à l’égard de UNRWA, pour plus tard dire en privé que Jérusalem l’avait interrogé pour laisser le financement de l’UNRWA seul.
Ce qui nous amène à la question suivante : Des éléments de l’UNRWA utiles à Israël peuvent-ils être conservés sans perpétuer le statut de réfugié ?
Certes oui, mais cela nécessite de bien séparer le rôle de l’UNRWA comme organisme de services sociaux, de son rôle consistant de plus en plus à produire des « réfugiés ».
Contrairement à cette pratique qui enregistre les petits-enfants des réfugiés en tant que réfugiés eux-mêmes, la section III.A.2 et la section III.B sur les instructions d’admissibilité à l’inscription et à l’éligibilité combinées de l’UNRWA lui permettent de fournir des services sociaux aux Palestiniens sans les définir en tant que réfugiés. Cette disposition est déjà en vigueur: en Cisjordanie, par exemple, 17 pour cent des Palestiniens enregistrés auprès de l’UNRWA en janvier 2012 et admissibles à recevoir ses services n’ont pas été répertoriés en tant que réfugiés.
Étant donné que l’UNRWA travaille sous l’autorité de l’Assemblée générale des Nations Unies, avec son automatique majorité anti-Israël, imposer un changement dans les pratiques de l’UNRWA est presque impossible. Mais les principaux donateurs de l’UNRWA, à commencer par le gouvernement des États-Unis, devraient cesser d’être complices de la perpétuation par l’UNRWA du statut de réfugié.
Washington devrait traiter l’UNRWA comme un moyen pour fournir des services sociaux, rien de plus.
Il devrait insister pour que les bénéficiaires de l’UNRWA qui, soit n’ont jamais été déplacés ou qui ont déjà la citoyenneté dans d’autres pays, même s’ils sont admissibles aux services de l’UNRWA, ne soient pas des réfugiés.
Etablir cette distinction permet de résoudre une importante question qui donne du fil à retordre dans les relations israélo-arabes.
Source : Daniel Pipes, The Jerusalem Post, Version originale anglaise: Lessening UNRWA’s Damage. Adaptation française : Anne-Marie Delcambre de Champvert.





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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