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Le Rôle d’Hillary Clinton dans les désastres d’Obama au Moyen Orient


Le Rôle d’Hillary Clinton dans les désastres d’Obama au Moyen Orient

Adaptation française de Sentinelle 5772 © Par Jonathan Tobin

En Israël cette semaine, pour tenter d’adoucir de la part d’Obama des relations tendues, ses actes contre l’Etat juif ne sont pas à sous-estimer. Le Washington Post a foulé un territoire familier dernièrement avec une rétrospective en 7.000 mots sur les mésaventures du processus de paix au Moyen-Orient du gouvernement Obama. Ce compte-rendu s’efforce de placer le président Obama sous un jour favorable. Mais même la narration la plus sympathique de cette période doit en rappeler les bourdes du président, dont la majorité s’enracinait dans sa détermination à mettre des distances entre les Etats-Unis et Israël dans une vaine tentative de marquer des points avec le monde arabe. Pendant les trois premières années de sa présidence, Washington était concentré sur la contrainte d’Israël, politique qui lui aliéna l’Etat juif mais ne fit rien pour pousser les Palestiniens à faire la paix.

Le long rappel des folies du président au Moyen-Orient par le Post fait partie d’une série de documents évaluant l’histoire des quatre dernières années. Il vaut la peine pour la mise en perspective dans l’offensive de charme en direction des Juifs l’année d’élection du gouvernement, pour passer en revue certains épisodes précédents. Il montre aussi clairement que, alors que le président Obama mérite la part du lion pour le blâme sur la manière dont il fit empirer une situation déjà mauvaise, que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton doit aussi être tenue pour responsable dans son rôle pour la débâcle en cours. Ce n’est pas un point sans importance si l’on considère que Clinton est en Israël cette semaine pour tenter d’adoucir de la part d’Obama des relations tendues.

Bien que les adjoints du président continuent d’essayer de le décrire comme le meilleur ami d’Israël qui ait jamais siégé à la Maison Blanche, le Post donne un rappel à ceux qui veulent se rappeler la vérité : il est arrivé en fonction déterminé à mettre fin aux liens étroits entre Israël et les Etats-Unis qui se sont développés pendant l’administration Bush.

Le Post décrit une réunion avec les dirigeants juifs américains qui se tint à la suite du discours du président au monde musulman en juin 2009, et de sa rebuffade à l’égard d’Israël pendant sa visite au Moyen-Orient :

« Si vous voulez qu’Israël prenne des risques, alors ses dirigeants doivent savoir que les Etats-Unis se tiennent derrière eux », dit au président Malcolm Hoenlein, vice président exécutif de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines.

Obama exprima un désaccord poli mais ferme.

« Regardez les huit années passées », dit-il, se référant à la relation du président George Bush avec Israël. « Pendant ces huit années, il n’y avait pas un pouce entre nous et Israël, et qu’en avons-nous retiré ? Quand il n’y a pas d’espace, Israël reste sur ses positions, et cela atteint notre crédibilité avec les pays arabes ».

Obama non seulement ne comprenait pas ce qui était advenu avec Bush quand les USA tentèrent d’obliger l’Autorité Palestinienne de cesser le terrorisme et d’adhérer à la démocratie, mais il ne connaissait rien à la manière dont le monde arabe considérait la relation USA – Israël. Plutôt que d’interpréter sa façon d’abandonner Israël comme une invitation au compromis et à faire la paix, il ne fit que les convaincre qu’ils pouvaient simplement rester assis et laisser Obama cogner sur Israël avec un marteau. Même quand le Premier ministre Netanyahou accepta l’exigence d’Obama d’un gel des implantations sur la Rive Occidentale, non seulement il ne reçut que de faibles applaudissements de Washington, mais les Palestiniens continuèrent de refuser de négocier, assurés dans la croyance que le président ferait le sale boulot pour eux.

La même chose arriva en 2011 quand Obama piégea Netanyahou avant son arrivée à Washington pour une visite, en faisant un discours dans lequel il appelait à faire des lignes de 1967 le point de départ de futures négociations sur les frontières. Obama avait « en une seule matinée changé des décennies de politique des USA sur la façon dont les négociations se dérouleraient sur les frontières finales d’Israël ». Bien que le président inclinât le champ du jeu diplomatique dans leur direction, les Palestiniens ne voulurent toujours pas bouger et cherchèrent à la place une échappatoire futile autour de la diplomatie des USA aux Nations Unies.

Intéressant aussi, le compte-rendu du Post sur la façon dont Clinton aida à transformer un incident mineur sur l’annonce du début de nouveaux logements à Jerusalem pendant une visite du vice-président Biden, en un incident diplomatique majeur. Bien que Clinton soit considérée par beaucoup de Juifs américains comme une amie d’Israël, sa conférence par téléphone de 45 minutes avec Netanyahou dans laquelle elle traita la construction de maisons dans des quartiers juifs depuis 40 ans de la capitale d’Israël comme une « insulte » aux Etats Unis était, à sa manière, aussi significative que le dernier discours d’Obama sur les lignes de 1967. Plutôt que de modérer le désir de certains dans le gouvernement de critiquer avec véhémence Israël, Clinton prit une situation délicate et la fit exploser, et dans ce processus, établit une posture des USA sur le statut de Jerusalem qui allait plus loin qu’aucun des prédécesseurs d’Obama pour saper le contrôle d’Israël sur sa capitale.

Bien que les adjoints juifs d’Obama battent le terrain cette année en décrivant le président comme un ami inconditionnel d’Israël, il commença sa présidence en poursuivant une politique qui lui valut les applaudissements du groupe gauchiste J Street et choqua la communauté pro-Israël. Au cours des derniers mois, ces positions ont été inversées, laissant J Street isolé alors que le président évite tout discours de pression sur Israël ou sur la prise de distance entre les USA et l’Etat juif.

Les optimistes verront dans cet océan de changement en politique le résultat du dur apprentissage d’Obama que les Palestiniens ne sont pas intéressés par la paix. Les observateurs moins optimistes pointeront seulement le calendrier et noteront que la conversion du président à une politique pro-Israël plus conventionnelle coïncide avec le début de la campagne pour sa réélection. Ceux qui croient qu’il s’en tiendra aux déclarations qu’il a faites cette année s’il est réélu feraient bien de lire le compte-rendu du ‘Post’ et de se demander si leur confiance est justifiée.

Source : B’nai B’rith Loge Hatikvah Paris







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  • One thought on “Le Rôle d’Hillary Clinton dans les désastres d’Obama au Moyen Orient

    1. sarah

      en 2009 lors de sa visite au Caire Obama a donne le » LA »de sa politique vis à vis d’Israel!!!!C’est à ce moment qu’il aurait fallu comprendre qu’elles etaient ses options.Il a voulu se rapprocher du monde arabe,et lâcher l’etat hebreu.Aujourd’hui pour des raisons purement electorales il fait un » coming back »,mais ça sent le rechauffè!!!Faut pas croire à ses dernieres declarations c’est du pipo.

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