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Israël, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour, par Anaëlle SPINGARN


Israël, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour, par Anaëlle SPINGARN

Voilà des années que je saoûle mes amis avec Israël, mon amour inconditionnel et immodéré pour notre « Terre sainte », ma soif inextinguible d’en parcourir et d’en connaître le moindre recoin, mes posts Facebook à foison, afin de leur faire découvrir, redécouvrir, aimer, admirer …
J’ai eu plaisir à lire un article intitulé « Les « petits trucs importants qui te manqueront quand tu auras quitté Israël » paru sur le site de Street Israël et l’idée m’est venue de partager avec eux mes propres impressions, mon vécu, ma passion, mon idéal, d’en rendre nostalgiques quelques-uns, d’en dessiner ou redessiner les contours pour d’autres et, éventuellement, de créer le déclic pour certains …
Tout n’est certes pas rose en Israël, mais il ne m’a fallu qu’une petite heure pour trouver 200 raisons qui en font une ??? ????? (i.e. pays formidable) et me font revendiquer avec fierté le fameux slogan : ??? ?? ??? ???? ! (« Je n’ai pas d’autre Terre »)
Voici une liste non exhaustive de ces petites choses qui manquent follement, éperdument, douloureusement, une fois loin de ce magnifique pays.
EPOPEES DE VOYAGE
1. Les questions sécuritaires avant l’enregistrement de tes valises et le fou rire réprimé lorsque l’on te demande si « quelqu’un que tu ne connais pas ne t’a pas donné quelque chose » (culture Gad El Maleh oblige …) ;
2. Les premiers mots entendus en hébreu qui te caressent l’oreille avec délectation ;
3. Le premier beau gosse (ou la première belle gosse) israélien(ne) aperçu(e) dans l’avion ;
4. Tes larmes de joies en apercevant par le hublot notre Terre Promise et tes applaudissements irréprimables lors de l’atterrissage (en pensant bien fort, encore, au sketch de Gad Elmaleh bien sûr !!) – et tes larmes de tristesse lorsque l’avion s’éloigne en Houts laarets (« hors du pays ») ;
5. Le plaisir avec lequel tu ajoutes une heure à ta montre et acceptes la proposition de ton Smartphone : « Fuseau horaire Jérusalem + 2h ? » ;
6. L’indémodable parterre de fleurs aux couleurs de la Tnouva (ex-parterre Nokia pour ceux qui s’en souviennent :-)) que tu vois par la fenêtre de l’aéroport en te dirigeant vers la douane ;
7. La fierté ressentie lorsque, contrairement à 90% des passagers de l’avion, tu prends la file « darkonim israelim » (passeports israéliens), la tête haute, le sourire nargueur ;
8. Le plaisir d’être accueilli et d’accueillir tes proches à l’aéroport avec d’énormes ballons marqué d’un « ???????? ?????? » !! (bienvenu) ;
9. L’odeur des orangers en fleurs près de l’aéroport ;
10. La chaleur envahissante et les premières aspirations d’air chaud lorsque tu sors enfin de l’aéroport ;
11. Le type de la sécurité qui arrête ton taxi à quelques pas de l’aéroport et te demande à des fins sécuritaires « Alan ! Ma nishma ? » (« salut ! Comment vas-tu ? »). Naïf et tellement touché par son intérêt à ton égard, tu lui réponds fièrement, le sourire béat « bEUsédér gamour » ! (« tout va bien ! ») ;
12. La question systématique du chauffeur de taxi « meHir o money » (soit le chauffeur donne un prix approximatif et rond soit il met le compteur) ; pas la peine de négocier ou procéder à de savants calculs : Ta réponse induit systématiquement LA solution ou tu finiras par te faire bananer un max ! ;
13. La joie éprouvée à l’entrée de Jérusalem en lisant « ??????  ???? »
(« bienvenus »). Le déchirement à sa sortie et à la lecture du « ?????  » (« retournez en paix ») ;
14. La photo prise près du drapeau israélien de chez El Al lors de ton achat / confirmation de billet en attendant comme à la sécurité sociale que ton numéro de ticket soit appelé ;
15. L’adhésion totale à son slogan « El Al : Le plus proche de chez soi dans le monde » ;
16. La fierté d’écouter, de chanter et de réécouter la ??????  (Hatikva, hymne national qui signifie littéralement « L’Espoir ») dans « le pays où coulent le lait et le miel » ;
17. L’espoir insufflé effectivement par sa mélodie et ses paroles (moins glauques que « L’étendard sanglant est levé » …).
L’HEBREU ET LA COMMUNICATION A ISRAÉLIENNE
18. Les mots pour lesquels il n’existe qu’une traduction française approximative : « davka », « stam », « titradesh », « al apanim », « lefargen », « TaHless », « Haval Alazman », « mami », « nechama », « kapara », « sababa », « beseder gamour »… (dans l’ordre : « envers et contre tout », « comme ça », « félicitation » lorsque l’on achète par un exemple un nouvel habit, « horrible », « faire confiance à », « concrètement », « dommage », « ma mie », « mon âme », « mon sacrifice », « c’est cool », « ok ») ;
19. Et ceux dont il existe une traduction mais dont l’effet est plus stylé en hébreu : « Lo kashouuuur ! », « kehilou … », « bekitsour », « be kef ! » (dans l’ordre : « aucun rapport’ », « comme si », « bref », « avec plaisir ») ;
20. La fierté éprouvée lorsque tu entends un israélien brailler « wallaaaa ! » ; tu peux enfin jouer ton beau gosse : « lo omrim walla », « omrim », « voilà » ou pas … (‘on ne dit pas « walla » on dit « voilà ») ;
21. Le musical « Wawawaaaa » suivi d’un « ma ata omer ! » (« Whaouu », « qu’est ce que tu me dis là ») ;
22. Les onomatopées dont tu te moques et que tu finis vite par enregistrer « irrrrsss », « ouuutchhh », « yoooo ! » (dans l’ordre : « beurk », « aie », « whaou ») ;
23. L’empressant et agaçant « Nouuuu ?!? » (« alors ? ») ;
24. L’inimitable « Allô » israélien ;
25. En France tu kiffes lol-er, en Israël, tu kiffes ???????-er !!!
26. L’accent de l’israélien qui parle anglais (nous aussi on peut un peu se moquer d’eux, non ?! ;)) ;
27. Les vrais « Yalla kadima » (« Allez, en avant ! ») entendus à chaque coin de rue (pas le « Yalla » surjoué de « la vérité si je mens » !) ;
28. Tes fous rires lorsque tu réalises que tu lis en hébreu un mot anglais que tu as passé deux bonnes minutes à déchiffrer … ;
29. L’étonnement constant d’entendre parler les ultra-orthodoxes couramment le yiddish (oui, oui, le yiddish n’est pas une langue morte et ne se ponctue pas comme l’arabe de 2 mots / 5 en français 😉  ;
30. Le très technique geste du pouce et les deux premiers doigts qui se referment dessus, t’invitant à patienter ‘réga daka !’ (‘Attends un instant’) ;
31. La façon dont les israéliens te saluent : Ils te serrent la main, côte-à côte avec leurs paumes vers le haut et le « aHi » (‘mon frère’) de circonstance ou te prennent dans les bras, penchés en diagonale avec deux tapes franches dans le dos qui te remettent en place les vertèbres.
LES PAYSAGES
32. La plage le jour. La plage la nuit ;
33. Tu es toujours bluffé de voir le gars de location de mitot et chimchia (chaises longues et parasols) qui se souvient exactement de ce que tu as effectivement loué et avec qui ;
34. Monsieur Artic « Banana, chocolad, limon, AAARTTTIIIIC ! » (glaces à l’eau à la banane, chocolat ou citron) ;
35. Les « matkot » (jeu de raquettes) de merde dont tu t’es pris 20 balles en caoutchouc dans la figure et une dernière que tu as réussi à éviter de justesse, que tu as ramassée passablement énervée et tendue à son abruti de propriétaire et … « Toda », « ooo (devant sa beauté) bevakacha ! » (« merci, de rien ») ;
36. Ton compatriote français que tu repères de loin avec son bronzage/brûlage, son caleçon long de bain rose ou bleu superposé sur son boxer et le malin plaisir que tu as à le critiquer par désolidarisation française ;
37. Emprunter la route du Sud vers 3 heures du matin pour assister avec émerveillement au lever du soleil à Eilat ;
38. Ce sentiment de liberté et de sérénité, le soir d’été vers 19 heures, lorsque tu assistes sur la plage au spectacle féérique du coucher du soleil, qui envahit ton âme et ton corps ;
39. Le ciel quotidiennement bleu au-dessus de ta tête ;
40. L’absence de pluie et de mauvais temps, au moins 8 mois de l’année (plus les dix malheureux jours de pluie où tu te précipites dehors comme tous les israéliens (alors que toi tu en as bouffé de la pluie sur Paris !) en remerciant l’Eternel pour ce bienfait infini ;
41. La fierté de voir les drapeaux de notre pays flotter toute l’année sur les terrasses, dans les jardins et sur les voitures ;
42. Le désert et la nuit passée chez les bédouins lors de ton énième voyage de groupe ;
43. La Mer Morte où tu crois aller pour te soigner de tes problèmes de peau et de laquelle tu reviens cramé, le dessous des pieds brûlé au troisième degré à force d’avoir marché pieds nus sur les cailloux brûlants ;
44. Eilat : Ses dauphins et la plongée sous marine ;
45. La décharge multisensorielle qui t’électrise lorsque tu traverses le Chouk Hakarmel (marché du Carmel) ;
46. Eyal Golan, Shlomi Shabbat, Sarit Haddad qui t’électrisent les oreilles aux abords de tous les chouks et dont les paroles mièvres te vont danser, vibrer et kiffer ;
47. Les stars internationales qui viennent en Israël et que tu as tellement de fierté à accueillir dans le plus beau pays du monde ;
48. « Kohav nolad » dont tu connais l’intégralité des participants des neuf saisons, alors que tu te souviens difficilement des vainqueurs des deux premières saisons de la « Star Ac » (la première a de la chance de faire partie de la communauté !) ;
49. L’architecture Bauhaus, caractéristique à Tel-Aviv ;
50. Shenkin : LA rue à la / de la mode (les Champs Elysées israéliens) ;
51. Le Namal et son unique restaurant casher ;
52. La TaHana merkazit (gare routière) de Tel-Aviv où, comme tout le monde, tu as vécu au moins une fois une terrifiante alerte à la bombe
53. Le train du far west israélien qui roule à deux à l’heure, mais qui bénéficie d’un mazgan (air conditionné) de folie et d’une speakerine qui t’abreuve de « Toda ounessia néima » (« merci et bon voyage ») ;
54. Les fermes qui ne sont pas associées aux bouseux !
55. Ton expérience de volontariat au kibboutz sur des airs de 1948 … ;
56. Le Kotel (Mur des « lamentations ») ;
57. Ton souvenir émerveillé des lumières de Jérusalem la nuit et la douce pensée qui t’accompagnait ??? ???????????? ???????????? ?????????? ???????? (« si je t’oublie Jérusalem que ma main droite soit frappée d’inertie », Livre des Psaumes de David) ;
58. Le romantisme du paysage israélien : Là bas, il n’y a pas de pigeons, uniquement des colombes (les pigeons, ils les importent : C’est nous !!) ;
59. Le 8ème mariage de ton marathon estival avec Houpa (dais nuptial) en bord de mer, plus la magnifique photo, cliché des mariés main dans la main sur les pierres de Jérusalem ;
60. Le fil rouge béni que tu achètes avant de descendre au Kotel, alors que ta grand-mère peut te filer le même issu d’une de ses vieilles pelotes de laine rouge qu’elle n’utilise plus depuis que le tricot n’est plus à la mode ;
61. Le Schnorrer (celui qui demande l’aumône) à chaque coin de rue, qui saura trouver les mots exacts pour te faire cracher au bassinet ou qui, en entendant que tu parles français, te harcèlera jusqu’à épuisement ;
62. Les seuls tags que tu trouves magnifiques : Les « Am Israël Haï »(« Le peuple d’Israël est
en vie ») bleus, parsemés un peu partout sur les murs du pays ;
63. Les Bretslev qui dansent gracieusement dans les rues, leur célèbre kippa tricotée à pompon et leur slogan  « Nah-nakh-nakhmah-nakhman-meh-oo-mahn ».
DANS LA RUE …
64. Etre en confiance, n’importe où, à n’importe heure du jour ou de la nuit, seul ou accompagné ;
65. Les enfants de moins de dix ans qui se baladent seuls ou à plusieurs dans la rue, sans leurs parents et en pleine nuit
66. Ce sentiment triomphant de faire, pour une fois, partie de la majorité ;
67. Le sentiment puissant et romantique d’avoir toujours été chez soi ici, alors que tu as vécu toute ta vie à des milliers de kilomètres ;
68. Le fait de n’avoir quasiment jamais à « s’habiller » ;
69. Se balader en « kafkafims » (claquettes) tous les jours, en toute occasion ;
70. La simplicité des choses revisitées par l’israélien (kiffer ta pastèque et ta bière, manger « al a ech » (barbecue) avec tes amis, les valises qui ne rentrent pas dans le coffre et qui sont mises sur le toit de la voiture lancée à 180 km/h sur l’autoroute …) ;
71. L’humanité des israéliens : Même les chiens sont traités comme des rois !;
72. La fierté et l’admiration éprouvées à la vue d’un soldat et la traditionnelle photo que tu fais avec ;
73. L’affection et la compassion pour  tous pour nos petits soldats fatigués ;
74. L’incroyable mixité de ce pays, toutes ces cultures qui se croisent à chaque seconde et qui vivent ensemble sans faire de différence sur leur état et leur origine, envers et contre tout ce qui peut être véhiculé dans nombre de médias du monde entier ! ;
75. Les petites librairies qui vendent une pléthore des livres en une cinquantaine de langues différentes et qui écoulent leurs stocks rapidement et entièrement ;
76. L’énervement ressenti quand, emprunt de bonne volonté, tu parles en hébreu et que l’on te répond en anglais (voire en français …) ;
77. Les chauffeurs de taxi, les employés de banque, la sécurité de l’aéroport, qui pour te marquer un peu d’affection te demandent pourquoi tu n’as toujours pas fait ton alyah (montée vers Israël) ;
78. Les klaxons et les « freier » (du yiddish « abruti ») gueulés à tout va … non ce n’est pas vrai  😆
LE BUSINESS ET LES MAGASINS
79. Comment, même les règles les plus officielles peuvent toujours être contournées si tu sais le demander gentiment ;
80. Pouvoir négocier ton abonnement avec ton opérateur téléphonique, internet, ta banque … ;
81. L’AM-PM (chaîne de supermarchés ouverts 24h/24) et les clopes que tu peux aller acheter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit en cas de rupture de stock ;
82. Le vendeur qui te rend la monnaie et qui a compris depuis longtemps que les agourot (cents), ça ne sert à rien et qui t’en fait cadeau ;
83. Les « tashloumims » (crédits) proposés à toutes les sauces et le choc que cela provoque chez toi la première fois que l’on te demande si tu souhaites payer tes trois bouteilles de coca en trois fois sans frais, avec livraison gratuite à la maison. Sans oublier le nombre de points que tu gagnes sur ta « cartis moadon » (cartes de fidélité) que tu t’es galéré à trouver parmi ta large collection complétée au fil du temps (et bien plus nombreuse que tes collectes de cartes paninis et Pokémon assemblées !) ;
84. Les cartes de fidélités dans les grands magasins internationaux (GAP, MANGO, etc.) qui n’existent qu’en Israël ;
85. Le doute qui s’empare de toi lorsque tu poirotes depuis trois heures dans une file sans avancer ; à force de lire de droite à gauche et de gauche à droite, il n’y a plus de sens réel a la file, la filouterie israélienne n’aidant pas … ;
86. Le ???? ???? (Coca Cola) et la photo annuelle que tu te prends avec : C’est ça LA classe !;
87. Le pack de 12 litres d’eau Ein Gedi à 12 NIS ;
88. La Makolet (épicerie) en bas de chez toi où tu viendras régler tes dettes plus tard ;
89. Cette même Makolet, seul magasin israélien que tout le monde à toujours connu au même endroit et qui ne subit pas les aléas de la société de consommation ;
90. Le côté éphémère de tout : Ne t’attaches à aucune marque (RIP la regrettée Kenvelo …), car d’ici à six mois ton magasin favori aura été remplacé par un autre encore plus IN !;
91. Le tee-shirt ou le pull-Tsahal acheté au détour du shouk et porté avec une immense fierté ;
92. Les faux cds, dvds, habits, sacs de grandes marques que tu achètes à chaque coin de rue sans que la police n’y prête attention ;
93. LE polaire FOX !;
94. Les habits Castro, les bijoux Michal Negrin, les crocs, les havaianas, les converses, les UGG, le sac the Northface : Bref l’intégrale à se procurer coûte que coûte ! ;
95. Les chaussures israéliennes Gazith horriiiibles, mais auxquelles tu as fini par céder et à l’intérieur desquelles tu te sens teeeellement bien ;
96. Les kenyonim (centres commerciaux à l’américaine) dont les magasins sont toujours les mêmes mais que tu ne te lasses jamais de déambuler ;
97. Le mashbir, l’institution ;
98. Les boutiques dédiées MAC ;
99. Plus que la boutique Apple dédiée … la boutique Samsung dédiée ! ;
100. American eagles / Forever 21 / American Apparel, toutes ces marques que tu attends toujours en France … ;
101. L’effervescence des trois H&M du pays ;
102. IKEA !!!! ;
103. Le « mazgan » (air conditionné) anywhere everywhere ;
104. L’insupportable vendeur qui te saute dessus dès que ton pied passe le seuil du magasin « mistader ? » et qui n’est jamais là quand tu as effectivement besoin de lui ;
105. Les promotions Lifestyle de chez Superpharm, y compris sur les parfums français que Séphora ne saurait rivaliser ;
106. « 1+1 » ou l’impression de faire l’AFFAIRE de ta vie ;
107. Le parfum de l’israélien standard, toujours excellent alors que toi, misérable français, tu es déjà en nage cinq minutes après être sorti de ta douche et tu luttes pour trouver un déodorant anti transpirant efficace et un parfum qui tienne un peu sur ta peau ;
108. Les soins esthétiques relativement bons marché, dispensés par les russes, desquels tu sors revigoré et qui te font enfin voir un avantage à l’alyah massive d’Europe de l’est ;
109. Les faux ongles des filles d’une longueur indécente et d’une couleur aveuglante, le tout parsemé de strass à gogo ;
110. Les filles de 15 ans qui en paraissent 25, contrairement à toi qui en a 25 et à qui on demande la carte d’identité lorsque tu souhaites boire un verre de vin … ;
111. Ouvrir tes sacs à l’entrée de chaque lieu public et le tic post traumatique que cela laisse lorsque tu arrives pour la première fois depuis ton retour en France devant le vigile de chez Carrefour ;
112. Le sentiment bizarre de coopération quand, sans le demander, les gens passent ton argent jusqu’au conducteur dans le sherout (taxi mini bus), puis se repassent ta monnaie jusqu’à toi. Lorsque ce n’est pas la caissière qui lâche sa caisse ouverte pour te courir après dans la rue et te rendre le portefeuille que tu as oublié … ;
113. Le kif de pouvoir utiliser autant de sacs plastique que tu veux (quoique, si les israéliens savaient que nous payons nos sacs plastiques 5cts l’unité, ils pourraient vite développer le business …).
LA RELIGION & LES JOURS DE FÊTES
114. L’effervescence dans les supermarchés et les rues le vendredi matin, puis la sensation de tranquillité, de sérénité d’un pays tout entier à l’approche de l’entrée du Chabbat ;
115. Les « Chabbat chalom » ! (« Chabbat en paix ») qui t’échappent de la bouche à partir du mercredi soir (milieu de semaine, parce que l’on « bascule » vers le chabbat) ;
116. Les « sedarim » (offices de la Pâque juive) ou « chabbatots » auxquels tu as été invité, dans une famille différente à chaque fois, sans même l’avoir demandé ;
117. L’office du chabbat matin qui dure 2 heures, service à 8 heures ou 10 heures, contrairement à ton unique office parisien qui démarre tôt le matin et dure 4 heures-5 heures, ponctué par les interminables ventes (limite, à croire que la maison est en liquidation) et la montée des fidèles un par un au sefer-Torah ;
118. La possibilité de choisir, parmi des dizaines de synagogues, le rite qui te convient en parcourant 100m de plus
119. L’odeur de la lessive TIDE et de l’adoucissant bleu dans les rues le Chabbat ;
120. Le chabbat à l’israélienne : Famille, plage, pastèque, bière, guitare, narguilé ;
121. Yom kippour, seul jour ou le pays est « besheket » (silencieux) …, sauf sur les autoroutes où les gens font du roller ;
122. Les festivités de Pourim qui te donnent le droit de te bourrer la gueule deux jours d’affilée incognito ;
123. Les gamins qui, des jours avant Lag Baomer, s’emparent de tout le bois du pays pour préparer le « al-a-ech » (barbecue) national au parc Hayarkon ;
124. Les sirènes qui retentissent et figent le pays les jours de commémoration ;
125. « Hanoukka », les « soufganiot » (beignets) de chez Roladin et les files d’attente pour en acheter ;
126. Les « Hannoukkiot » (chandelier que l’on allume les soirs de la fête de Hannouka) allumées à toutes les fenêtres des maisons, commerces ;
127. Les allumages publics de Hannoukkiot avec distribution gratuite de beignets à la clef ;
128. A chaque fête, tout le monde connait enfin la chanson associée apprise dans ton enfance (« hag pourim », « sevivon sof sof sof », « aviv igia pessah’ ba » …) ;
129. Le « Hametz » (le « non consommable » à la période de la Pâques), couvert d’une bâche dans les supermarchés pendant Pessah (Pâques juive) ;
130. L’hypra religieux que tu détestes avec une infinie tendresse ;
131. le mec tatoué et percé de haut en bas, devant toi dans le bus qui prie avec une foi extraordinaire dans son livre de Tehilim (Psaumes de David).
LA SOLIDARITE DU ?? (Peuple)
132. La libération de soldats ou autres moments forts du pays ou le peuple est dans l’attente, rit, pleure, espère, tel un seul homme ;
133. La douleur avec laquelle l’intégralité du pays apprend une perte humaine ;
134. L’angoisse commune que procurent les sirènes du Maguen David Adom (croix rouge israélienne) ;
135. La fierté éprouvée à chaque découverte révolutionnaire israélienne / nouveau prix Nobel ;
136. Les infos qui développent 1 heure sur l’actualité israélienne et torche le reste du monde en 5 minutes : Ils n’ont pas free (enfin si, ils ont Golan !) et pourtant ils ont compris : En réalité, l’avis du reste du monde sur Israël, on s’en fout ! ;
137. Radio Galgalatz et son générique « Galgalgalgalaaaaats !! archav 8 : 00 begalgalats » (« il est maintenant 8h sur Galgalats ») !, suivi du bipbipbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip des nouvelles « haHadashOOOOOOT » (« les nouvelles ») ! ;
138. Le wifi gratuit dans le bus, à la mer et dans les endroits les plus insolites du pays. Lorsque le réseau est verrouillé, pas besoin de consommer, il suffit de demander le code (en général 1234567890 …). Idem pour les toilettes, pas besoin de consommer, elles sont en libre accès (à croire qu’en France, avoir envie de faire pipi est un luxe … tu DOIS consommer, histoire je crois d’avoir encore envie 30 minutes après …) ;
139. Le calendrier qui inclut les fêtes juives directement, qui te permet de fêter la même année deux fois ton anniversaire, deux fois la Saint Valentin (bon pour le célibataire, j’avoue c’est badant…) et deux fois le nouvel an ;
140. En Israël, tu n’as pas les boules d’être Juif le jour de Noël !
LA MENTALITE
141. L’« ici tout est possible » attitude (« Hutzpan » attitude) ;
142. La Hutzpa (le culot) israélienne dont tu adorerais inconsciemment faire preuve en France sans être banni de la société à tout jamais ;
143. La spontanéité et l’intensité des rapports et de la communication avec les gens. La colère, la chaleur … ;
144. L’absence de barrière intergénérationnelle ;
145. La fierté et l’admiration que tu ressens lorsque, dans le bus, les gens s’empressent de céder leur place assise aux personnes âgées ou malades ;
146. Le chauffeur d’autobus qui roule à 90km/h sur une route limitée à 50km/h et qui a sans doute oublié qu’il conduisait un véhicule de plusieurs tonnes et que ses passagers (alors à terre) n’étaient pas des quilles ;
147. L’avantage, c’est qu’à leur côté, tu te sens un vrai dieu du volant ! ;
148. Le bus numéro 4 et le 5 de Tel-Aviv ! ;
149. Israël ou le seul pays où le chauffeur de bus vend plus de places que de places assises effectives. Tant que ça contient … et puis business is business ! ;
150. Les gens qui gueulent « Naagggg » (« chauffeur ! ») dans le bus lorsque ce dernier oublie d’ouvrir les portes ou les referme trop vite ;
151. Le chauffeur de bus qui n’a aucune savlanout (patience) et qui te pousse à avancer vite même si tu ne comprends pas qu’en Israël, lorsque tu voyages à deux, tu peux prendre un aller retour qui te coutera moins cher que deux allers simples ;
152. Le papa-poule israélien ;
153. Ton cousin enrôlé à Tsahal dont tu parles à tout le monde avec tant de fierté ;
154. La fierté avec laquelle tu racontes que tes grands parents ont fait partie des pionniers du pays.
LA FIESTA ET LA DRAGUE
155 . Les soirées sur les toits à Tel-Aviv et les street-parties improvisées sur lesquelles tu tombes sans t’y attendre ;
156. Les fêtes de fous furieux de Yom’Hatsmaout (Jour de l’Indépendance) et défilés drapeau à la main ;
157. Les nuits blanches ;
158. Le nombre impressionnant de « bombes sexuelles » au km carré ;
159. Le regard des israéliens ou israéliennes lorsque tu leur plais. Le tien quand tu trouves un garçon (fille) mignon(e) et que tu le vois embrasser une personne du même sexe à pleine bouche ;
160. Les Rayban pour mater à volonté ;
161. Les 054/052 (indicatifs téléphoniques équivalents au 06 français) que tu as réussi à chopper ! ;
162. Ta puce téléphonique israélienne qui anime tes jours, tes nuits et te permet de revoir tous tes potes parisiens que tu n’as pas le temps de voir le reste de l’année en France.
LA NOURRITURE
163. La base : Houmous / tHina (mets à tartiner à base de pois chiches, base de la culture culinaire israélienne) ;
164. Le « falafel » ou la pizza achetés à 4 heures du matin, en sortie de boîte alors que tu mourais de faim ;
165. La « lafa » (pain bédouin) formée devant tes yeux émerveillés par une bédouine (si elle participait aux concours de pizza aux US, elle gagnerait, c’est sûr !) ;
166. Les ingrédients comme le za’atar, pistache, pois chiches, halva, burguhl … ;
167. La salade tomates-concombres au petit-déjeuner ;
168. Ton pomelo chinois d’un kilo et tes patates douces d’Israël achetées en Israël (et pas chez
LIDL !) ;
169. Le lait en sachet ;
170. Les olives aux goûts divers et variés et cornichons salés en libre service (pour y gouter, se servir, peser …) ;
171. La bamba, avec le bébé sur le paquet ;
172. La pastèque fraîche avec du Bulgari ;
173. L’ice-café dont tu te délectes comme si c’était la 7ème merveille du monde ;
174. Le thé « im nana », avec la menthe fraîche dedans ;
175. Le « mits Shkoliot » (jus de pamplemousse) PRIGAT bien frais siroté sous un soleil de plomb ;
176. Le « mits tapouzim » ou « rimonim » (jus d’oranges ou de grenades) que tu décides de t’acheter juste comme ça parce que tu es passé devant la petite baraque qui fait des jus de fruits frais
177. Le fameux jus de fruits frais blindé de sucre que tu bois car pour tous ici, c’est TIVI ! (« c’est naturel », sous entendu excellent pour la santé);
178. La tablette de chocolat Elite avec les smarties, celle à la fraise goût chimique typiquement israélien … ;
179. Les CLIK ! (bonbons au chocolat) ;
180. Yotvata Bair (chaîne de restaurant « Yotvata dans la ville »), le souvenir de la première fois ou tu y es allé avec des potes et que vous avez pris un plat chacun et votre tête lorsque la serveuse est arrivée avec votre plat individuel … préparé pour quatre personnes ! ;
181. Les bourekas au fromage, à la patate douce ou aux épinards. Sans oublier les incontournables mini pizzas que la vendeuse te tend pour que tu goutes avant d’investir dans le produit ;
182. Idem chez le glacier où tu as goûté à tellement de choses que tu n’as plus faim pour manger une glace ;
183. Le charme des petits cafés partout à Tel-Aviv ou à Jérusalem qui t’invitent à t’asseoir à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit ;
184. Le mythique McDo casher (et dégueulasse) de l’aéroport ;
185. Sa variante le « burgers bar » où tu dois dégainer tellement vite ce que tu souhaites commander que limite, le stress de la commande te demande une préparation avant d’arriver devant le serveur ;
186. Les assiettes israéliennes composées de deux féculents, deux protéines en proportion plus que généreuse. Tu as envie de dire au serveur que tu ne crèves pas de faim et que ta mère t’as nourri de la même manière la veille, mais il te répond « laiiiiisse, ça va te donner des forces ! » ;
187. La pizza que tu commandes en taille familiale et que tu vois arriver en format taille familiale Haredite (mouvement juif religieux) de 10 enfants ! ;
188. L’odeur des pitots (pain pita) fraiches qui sortent du four et que tu humes dans la rue, celle des rogeleh (petits croissants au chocolat) et autres merveilles culinaires israéliennes ;
189. La joie intense que tu as à aller déguster une « pâtisserie française » chez boutique centrale en prononçant avec le bon accent le nom des aliments ! ;
190. La traduction des menus dans les restaurants : Souvent approximatives, sauf au niveau des prix … et les fameux 10% de service que le serveur ne prend pas avec le reste de l’addition, que l’on te réclame systématiquement mais que l’on te laisse déposer de manière « volontaire » ;
191. Voir l’israélien s’engueuler avec son patron, et prendre un café avec lui 5 minutes après. Mieux : Les négociations de contrats à Hannouka entre hommes d’affaire la bouche pleine de soufganiot, de sucre glace et confiture à la fraise ;
192. Le sentiment qu’en Israël tu es ce que tu es, tu n’as pas à t’en cacher. Au contraire, tu t’assumes pleinement et revendiques ta différence, car c’est là la force du pays : C’est dans les différences de sa population qu’Israël fait LA différence sur la scène mondiale ;
193. Et la douce question post vacances : Et si je faisais mon alyah ? qui une fois murie et aboutie t’amène à apprécier ceci … :
194. La plage avant le travail. La plage après le travail ;
195. Ton banquier ou ta banquière qui te tutoies, t’appelles par ton prénom et vis versa ;
196. Les joies universelles du Misrad Apnim (bureaux du ministère de l’intérieur) ;
197. La magnifique découverte que l’engagement téléphonique sur 24 mois n’existe pas ! ;
198. La poste, le lieu ou tu peux tout faire (régler toute sorte de facture, recevoir de l’argent de l’étranger, envoyer du courrier, il ne manque plus que la session bar restaurant !) de quoi perdre la bool 😉 ;
199. La fierté que tu as quand lors de tes visites en France, tu peux dire à tes potes : Oui j’ai fait le choix d’Israël ! ;
200. La fierté de te dire que tes enfants seront des sabras (des vrais !) qui parleront un mot en français trois en hébreu, qui auront une Houtzpa (culot) qui dépassera et que tu tenteras de combattre, mais que tu auras tant d’admiration à regarder jouer, parler, évoluer comme de petits israéliens.
Je conclurai par le poème Liberté de Paul Eluard, un peu revisité …
« Et par le pouvoir d’un mot (« Alyah »)
Je recommence ma vie
Je suis née pour te connaître
Pour t’aimer,
Israël ».
Je dédie cet article à mes parents qui m’ont élevée depuis mon plus jeune âge dans cet amour du pays de mes aïeux et m’ont permis d’y aller tant que possible et d’en découvrir avecémerveillement les jolies choses décrites ci-dessus.
Anaëlle SPINGARN




Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 3 thoughts on “Israël, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour, par Anaëlle SPINGARN

    1. Xavier Pinto

      L’amour d’Israel !!!!
      Je suis chrétien, amis du peuple juif et amoureux d’Israel. Je crie souvent à D.ieu pour revoir Jesusalem, le Neguev, Tibériade, et les israéliens tels qu’ils sont : chéris de D.ieu.
      Quand on est en Israël, non seulement on est sur les lieux ou tout à commencer et où tout finira mais on est au milieu du peuple que D.ieu aime comme la prunelle de ses yeux!
      Éretz Israël combien tu me manques et combien ton peuple est précieux à mon cœur. Combien est grande ma douleur de voir l’antisémitisme croître et l’antisionisme s’exprimer jusqu’au milieu de ces juifs qui sont si éloignés du D.ieu d’abraham, Issac et Jacob !
      Cet article est émotionnelle ment fort.
      Bravo et merci
      Que D.ieu allume une flamme en faveur d’israel dans le cœur de chacun de ses enfants .
      Slalom

    2. Pazpazim

      Magnifique !!!!! Merci milles fois merci !!! J’habite à Tel Aviv dans un endroit où il ne m’est pas tellement donné de ressentir toutes ces choses, et cela fait un bien fou de se reconnecter !!!! Merci infiniment !!

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