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Vidéo : Egypte les Frères musulmans au pouvoir, quelles perspectives pour Israël


Vidéo : Egypte les Frères musulmans au pouvoir, quelles perspectives pour Israël

Officiellement, les Frères musulmans et leur candidat élu, Mohamed Morsi, ont affirmé qu’ils ne reviendraient pas sur le Traité de paix entre l’Egypte et Israël. Ils ont affirmé aussi le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

Programme

La devise des Frères musulmans:

«Allah est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyr notre plus grande espérance.» et maintenant Jérusalem capitale du califat !!!

par Gerard Fredj

Officiellement, les Frères musulmans et leur candidat élu, Mohamed Morsi, ont affirmé qu’ils ne reviendraient pas sur le Traité de paix entre l’Egypte et Israël. Ils ont affirmé aussi le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

Et cela, même si dans les médias arabes et les meetings de la Confrérie, le leader spirituel du mouvement, Mohamed Badie appelle à l’éradication de l’état hébreu (voir notre article ).

Certes Morsi dans les premiers mois de son mandant, va avoir d’autres chats à fouetter que la relation avec Israël, à commencer par une situation économique désastreuse, qui n’a cessé de se dégrader depuis la chute d’Hosni Moubarak.

Les investisseurs ont fui le pays, l’économie tourne au ralenti, l’industrie touristique poursuit sa chute libre et le déficit budgétaire a enflé.
Ce qui renforce d’autant la dépendance de l’Egypte à l’aide extérieure, notamment américaine et européenne, qui feront pression pour le maintien de la paix avec Israël en échange de leur soutien.

La vraie question pour la sécurité d’Israël est ce qui va advenir de la péninsule du Sinaï, qui, sous le « règne » des militaires du Conseil supérieur des forces armées (CSFA), est devenu un des centres du terrorisme proche oriental et la principale menace terroriste à laquelle doit faire face l’état hébreu.

Morsi agira-t-il pour ramener le calme dans le Sinaï ou laissera-t-il la situation se dégrader – une façon indirecte d’entamer un affrontement avec Israël?

Personne dans l’establishment militaire israélien n’envisage sérieusement la possibilité d’une guerre avec l’Egypte, d’autant que le CSFA, en dissolvant l’assemblée législative, a aussi privé le Président élu d’un certain nombre de ses prérogatives, dont celles de déclarer la guerre.

Mais depuis la chute de l’ancien Raïs, l’armée israélienne se prépare à un conflit avec l’Egypte. Pas dans un mois, pas dans six mois, mais pour la prochaine décennie.

Et la tâche est énorme car depuis 30 ans, avec une frontière stable, l’armée s’est concentrée sur le front nord et des menaces occasionnelles dans d’autres régions.
Au sud, tout l’appareil de défense est à reconstruire, des unités à reconstituer, la collecte d’informations et de renseignements à réorganiser.

Dès févier, en prenant ses fonctions de chef d’Etat-major, Benny Gantz est arrivé avec un plan en plusieurs points qui prévoyait notamment la reconstitution immédiate de nouvelles unités dans le sud et le renforcement de l’action de la marine militaire en mer rouge.

Le second plan, choisi par Gantz, était plus retenu, et partait du principe que si l’Egypte prenait l’initiative d’un conflit avec Israël, cela lui prendrait du temps, comme les six années qui ont conduit à la guerre de Kippour depuis la défaite égyptienne de la guerre des six jours, en 1967.

Pour l’instant, Israël est plus préoccupé par ce qui pourrait constituer des étapes intermédiaires ».

Les Frères musulmans, par exemple, affirment ne pas vouloir annuler le Traité de paix, ils veulent cependant en renégocier certaines dispositions.
A commencer par celle qui prévoit la démilitarisation du Sinaï, qu’ils considèrent « humiliante » pour leur pays.

Que fera Israël si Morsi décide de déployer, sans concertation, des troupes dans la péninsule – en violation du traité entre les deux pays – ou même de leur faire mener des exercices d’entrainement?

Le Hamas – indéfectiblement lié aux Frères musulmans -, le Djihad islamique et les groupes radicaux terroristes de Gaza semblent avoir choisi une nouvelle stratégie : des attaques sont lancées depuis Gaza, -et de plus en plus souvent depuis la péninsule du Sinaï-, puis s’enfuient en Egypte (c’est ce qui s’est passé lundi dernier dans l’attaque terroriste qui a couté la vie à un arabe israélien), limitant ainsi les possibilités de représailles israéliennes, qui s’exercent alors sur la bande de Gaza.
En cas de crise aigüe, comme en mars dernier, l’escalade avec le Hamas conduira-t-elle à une crise avec le Caire?

Enfin, dernière interrogation : que fera une Egypte dans la main des Frères musulmans en cas d’attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes? Rien, peut-être.
Mais si l’Egypte – qui annonce le renforcement de ses liens avec l’Iran – entend se solidariser avec Téhéran, elle ouvrira un large front qui obligera les forces israéliennes à se disperser, sans écarter le risque de « prise en tenaille » avec de possibles tirs du Hezbollah au nord, et du Hamas au sud.

On trouvera cependant plus inquiet qu’Israël dimanche soir : l’autorité palestinienne a félicité Mohamed Morsi espérant que son élection « ouvrira une nouvelle ère pour les droits des palestiniens, et contribuera aux rapprochements entre Hamas et Fatah ».

Sans illusion du côté du Président palestinien Mahmoud Abbas: le lien ténu entre l’organisation islamiste et les Frères musulmans laisse présager d’un soutien sans faille du nouveau pouvoir égyptien au Hamas.


Lire aussi : Egypte :Morsi, le president islamiste veut renforcer ses liens avec l’Iran

Mohamed Morsi ramène l’Iran sur l’échiquier géopolitique proche-oriental

A peine élu, la première déclaration de Mohamed Morsi risque de bouleverser l’équilibre géopolitique régional.

Le Frère musulman qui occupe désormais le poste de chef de l’Etat en Egypte, le pays le plus peuplé du la région (80 millions d’habitants), vient d’annoncer le renforcement des relations avec la république islamique d’Iran, avec l’objectif annoncé de « créer un nouvel équilibre stratégique de la région ».

Les relations diplomatiques étaient rompues entre les deux pays depuis 1980 mais les discussions en coulisse entre la Confrérie et Téhéran battaient leur plein depuis plusieurs mois sur le sujet.

L’Egypte, sous perfusion économique américaine, prend donc à contrepied la diplomatie américaine qui travaille, avec les européens à l’isolement de l’Iran au sujet de sa filière nucléaire.
Ainsi donc se dessine entre le plus important pays du monde sunnite, et le leader incontesté du monde islamique chiite.

L’Iran, qui se retrouvait isolé sur l’échiquier politique proche oriental, en raison notamment de sa rivalité avec l’Arabie saoudite et de son soutien au régime de Bashar Al Assad, reprend pied dans la région et retrouve un allié diplomatique de choix – qui pourrait bien constituer un ballon d’oxygène pour le président syrien.
Par sur que la rue égyptienne apprécie, elle qui soutien l’opposition au régime syrien.

Mais cette annonce va également peser sur les pressions qu’Israël entretient sur l’Iran en laissant suspendue la menace d’une intervention militaire : elle devient plus improbable avec le risque de l’ouverture d’un nouveau front sud au nom de la « solidarité islamique ».

De même, l’annonce du « respect des traités internationaux », tempéré par l’affirmation de la nécessité d’une « renégociation des accords avec Israël » signalent de futurs nages.
On voit – voir notre article de ce jour – que la renégociation de ce traité portera essentiellement sur son volet militaire; que se passera-t-il si aucun accord n’est trouvé?

Le dernier volet de ces changements concerne la proximité idéologique étroite avec le Hamas : il est fort probable que cette faction palestinienne – qui pratique le terrorisme et prône la destruction d’Israël – sera fortement avantagée, au détriment de l’Autorité palestinienne.
Il signifie aussi probablement la fin de l’isolement de la bande de Gaza (jusqu’alors étroitement surveillée par les militaires égyptiens) et un possible abondement des livraisons d’armes iraniennes.

Israël aurait tout intérêt à anticiper ce mouvement.

Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans à l’élection présidentielle égyptienne a été proclamé Président par la commission électorale dimanche après midi.

Morsi a recueilli plus de 13 millions de voix contre 12 000 pour Ahmed Chafiq, ancien Premier ministre d’Hosni Moubarak à qui il était opposé.
A peine plus de la moitié des égyptiens se sont rendus aux urnes, la participation s’établissant à 51% des électeurs inscrits.

Selon Mahmoud Zahar, un des principaux dirigeants du Hamas, la victoire de Mohamed Morsi »est un revers pour le programme de normalisation et la coopération sécuritaire avec l’ennemi israélien ».
Des cris de joie, accompagnés de rafales d’armes automatiques ont éclaté à Gaza après l’annonce de la victoire du candidat des Frères musulmans.

Par Gerard Fredj – .israel-infos

Rappel Le 1er mai dernier, la chaîne de télévision égyptienne Al-Nas TV a diffusé l’inauguration de la campagne électorale présidentielle des Frères musulmans.

Au cours de ce rassemblement en présence du candidat présidentiel de la confrérie islamiste, Mohamed Mursi, le cheikh  Safwat Higazi a martelé que l’objectif des Frères musulmans et de Mursi était de rétablir le califat avec Jérusalem pour capitale, tandis que des milliers de partisans de la confrérie scandaient “Des millions de martyrs marchent vers Jérusalem”.

On ne le répétera sans doute jamais assez: le conflit israélo-arabe ne porte pas sur les frontières de l’État juif, mais sur son existence.source

Israël-Flash





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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