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La plus ancienne trace de Juifs ibériques trouvée au Portugal – Oldest Jewish Archaeological Evidence on the Iberian Peninsula


La plus ancienne trace de Juifs ibériques trouvée au Portugal – Oldest Jewish Archaeological Evidence on the Iberian Peninsula

Sensational Discovery by Archaeologists of Jena University at a Portuguese Excavation Site

Les archéologues de l’Université Friedrich Schiller d’Iéna (Allemagne) ont découvert un des plus ancienns vestiges de la présence juive dans la péninsule ibérique au sud du Portugal, à proximité de la ville de Silves (Algarve). Il s’agit d’une plaque de marbre, mesurant 40 par 60 centimètres, sur laquelle est inscrit le nom de « Yehiel », suivi de lettres qui n’ont pas encore été déchiffrées. Les archéologues pensent qu’il pourrait s’agir d’une dalle funéraire datant de l’année 390 de notre ère.

Jusqu’à cette découverte, le plus ancien témoignage de la présence juive sur l’actuel territoire portugais était une dalle funéraire comportant une inscription en latin et ornée d’une menorah – un chandelier à sept branches – de 482. Les premières inscriptions en hébreu connues datent du 6ème ou du 7ème siècle.

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Ce n’est qu’après de longues recherches que les archéologues d’Iéna ont découvert de quelle langue il s’agissait car l’inscription n’avait pas été ciselée avec un soin particulier. « Alors qu’entre Iéna et Jérusalem nous étions à la recherche d’experts qui pourraient nous aider à déchiffrer l’inscription, l’indice crucial est venu d’Espagne », a déclaré le Dr. Dennis Graen qui dirige les fouilles.  Jordi Casanovas Miró du Musée national d’art de Catalogne à Barcelone, qui est un expert reconnu en inscriptions en hébreu dans la péninsule ibérique, est sûr que c’est le nom juif  « Yehiel » qui est inscrit, un nom mentionné dans la Bible.

« Nous savions qu’il y avait une communauté juive au Moyen Age, non loin de notre site de fouilles dans la ville de Silves. Elle s’y trouvait jusqu’à l’expulsion des Juifs en 1497 », a affirmé le Dr. Graen.

Philosémitisme

 

Oldest Jewish Archaeological Evidence on the Iberian Peninsula

Sensational Discovery by Archaeologists of Jena University at a Portuguese Excavation Site

Archaeologists of the Friedrich-Schiller-University Jena found one of  the oldest archaeological evidence so far of Jewish Culture on the Iberian Peninsula at an excavation site in the south of Portugal, close to the city of Silves (Algarve). On a marble plate, measuring 40 by 60 centimetres, the name « Yehiel » can be read, followed by further letters which have not yet been deciphered. The Jena Archaeologists believe that the new discovery might be a tomb slab. Antlers, which were found very close to the tomb slab in the rubble gave a clue to the age determination. « The organic material of the antlers could be dated by radiocarbon analysis with certainty to about 390 AD, » excavation leader Dr. Dennis Graen of the Jena University explains. « Therefore we have a so-called ‘terminus ante quem’ for the inscription, as it must have been created before it got mixed in with the rubble with the antlers. »

Learn Hebrew online

The earliest archaeological evidence of Jewish inhabitants in the region of modern-day Portugal has so far also been a tomb slab with a Latin inscription and an image of a menorah – a seven-armed chandelier – from 482 AD. The earliest Hebrew inscriptions known until now date from the 6th or 7th Century AD.

From Jena to Jerusalem

For three years the team of the University Jena has been excavating a Roman villa in Portugal, discovered some years ago by Jorge Correia, archaeologist of the Silves council, during an archaeological survey near the village of São Bartolomeu de Messines (Silves). The project was aiming at finding out how and what the inhabitants of the hinterland of the Roman province of Lusitania lived off. While the Portuguese coast region has been explored very well, there is very little knowledge about those regions. The new discovery poses further conundrums.

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« We were actually hoping for a Latin inscription when we turned round the excavated tomb slab, » Henning Wabersich, a member of the excavation reports. After all, no inscriptions have been found so far and nothing was known about the identity of the inhabitants of the enclosure. Only after long research the Jena Archaeologists found out which language they were exactly dealing with, as the inscription was not cut with particular care.  « While we were looking for experts who could help with deciphering the inscription between Jena and Jerusalem, the crucial clue came from Spain », Dennis Graen says. « Jordi Casanovas Miró from the Museu Nacional d’Art de Catalunya in Barcelona – a well-known expert for Hebrew inscriptions on the Iberian Peninsula – is sure that the Jewish name « Yehiel » can be read, – a name that is already mentioned in the Bible. »

Hebrew unusual in Roman villa

Not only is the early date exceptional in this case, but also the place of the discovery: Never before have Jewish discoveries been made in a Roman villa, the Jena Archaelogist explains. In the Roman Empire at that time Jews usually wrote in Latin, as they feared oppressive measures. Hebrew, as on the re-discovered marble plate, only came back into use after the decline of the Roman supremacy, respectively in the following time of migration of peoples from the 6th or 7th century AD. « We were also most surprised that we found traces of Romans – romanised Lusitanians in this case – and Jews living together in a rural area of all things, » Dennis Graen says. « We assumed that something like this would have been much more likely in a city. »

Information about the Jewish population in the region in general was mostly passed down by scriptures. « During the ecclesiastical council in the Spanish town Elvira about 300 AD rules of conduct between Jews and Christians were issued. This indicates that at this time there must have been a relatively large number of Jews on the Iberian Peninsula already », Dennis Graen explains – but archaeological evidence had been missing so far. « We knew that there was a Jewish community in the Middle Ages not far from our excavation site in the town of Silves. It existed until the expulsion of the Jews in the year 1497. »

In the summer the Jena Archaeologists will take up their work again. Until now they have excavated 160 square metres of the villa, but after checking out the ground it already became clear that the greater part of the enclosure is still covered in soil. « We eventually want to find out more about the people who lived here, » Graen explains the venture. « And of course we want to solve the questions the Hebrew inscription has posed us. »

Dr. Dennis Graen







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  • 2 thoughts on “La plus ancienne trace de Juifs ibériques trouvée au Portugal – Oldest Jewish Archaeological Evidence on the Iberian Peninsula

    1. Charles Etienne NEPHTALI

      Cette remarquable découverte me rappelle une anecdote que j’ai personnellement vécue il y a quelques années. Jugez plutôt.

      Chavoua tov et amitiés.
      Charles Etienne NEPHTALI

      « Ils sont partout » ou Certains Juifs en Bolivie

      C’est naturellement par pure provocation que je reprends (presque) le titre de l’infâme journal antisémite d’inspiration maurrassienne (1) dans lequel le non moins infâme et antisémite Brasillach décrivait les Juifs comme des « singes ».

      J’imagine aisément que si ce texte tombait par hasard entre les mains d’antisémites, car je crois qu’il en existe encore, ils s’exclameraient « Ils sont partout » comme ils le firent en 1983 lorsqu’ils apprirent par le roman de Jacques Lanzmann, « Le Lama bleu » (Cristobal-David), l’existence de Juifs, à Huarcarama, dans la cordillère des Andes.

      Régulièrement d’ailleurs, nous apprenons qu’il y a des Juifs en Afrique, au Mali en particulier. Pour ma part, j’eus l’immense surprise de rencontrer des « Juifs » boliviens bien particuliers.

      En activité, ingénieur délégué régional de l’Institut Géographique National (IGN) pour l’Amérique Latine et les Caraïbes chargé des relations cartographiques, scientifiques et techniques entre ce continent et la France, j’ai été amené à voyager à travers cette partie du monde durant plus de 14 ans.

      A Puno (Pérou), lors d’un voyage début février 1991, j’ai assisté au pittoresque Carnaval qui se déroule chaque année à cette époque en l’honneur de la Vierge de la « Candelaria », patronne de Puno. Me trouvant près des rives du lac Titicaca (2), ce lac navigable le plus haut du monde (3812 mètres), je n’ai pu résister à la curiosité de me rendre sur les fameuses « îles flottantes » peuplées par les Indiens Aymaras et Uros (3) dont certains se disent Péruviens et d’autres Boliviens.

      Goguenards, les deux collègues m’accompagnant me demandèrent de m’informer afin de savoir « s’il y avait des Juifs ici », rituelle question que je pose pratiquement systématiquement en arrivant en un lieu caractéristique.

      A ma grande surprise, à ma très grande surprise même, l’homme à qui je m’adressais me répondit par l’affirmative dans un espagnol très approximatif mélangé de Quetchua, précisant par surcroît qu’il était lui-même Juif. Vous imaginez mon ébahissement….et celui de mes collègues !

      Vous imaginez également que je n’eus de cesse que de lui poser des questions, avide que j’étais d’obtenir des réponses ou, à tout le moins, des explications et précisions.

      Ils étaient, d’après lui, quelques Juifs à vivre sur les îles flottantes. Ceux qui se disaient « Juifs »
      – ne mangeaient jamais de porc « le vendredi soir et le samedi » (4),
      – priaient « la tête couverte dans leur église qui n’avait pas de croix »,
      – jeûnaient 2 jours chaque année, un jour en souvenir de la « Calamidad », vraisemblablement la destruction du Temple, le 9 Av, un autre jour pour se « faire pardonner de D.ieu », vraisemblablement Kippour.

      Par ailleurs, certains d’entre eux, mais pas tous, étaient circoncis, « picha cortada », comme il disait. Lui-même l’était.

      Je n’ai pu en savoir plus, la nuit tombant (il n’y avait pas d’électricité). De plus, le froid et la pluie n’incitant pas mes collègues à rester plus longtemps sur place, nous regagnâmes la rive péruvienne. Je m’étais promis d’y retourner pour, autant que faire se pourrait, en savoir plus. Malheureusement, je n’ai pu le faire

      Je fis part de cette curieuse anecdote à un ingénieur mexicain rencontré quelques jours plus tard à La Paz. Quoique quelque peu sceptique, il me dit, qu’après tout, ce n’était pas impossible. Il avait connaissance de villageois au nord-ouest de Mexico présentant les mêmes « caractéristiques », ajoutant qu’on retrouvait également un cas semblable près de Cuzco au Pérou. Il termina par, « Vous savez, Monsieur, ils sont partout », ignorant sûrement l’existence de Brasillach, ignorant que j’étais Juif. Je ne sais même pas si sa réflexion était antisémite quoique……son insistance sur le « ils » me paru quelque peu suspecte ! Je vois le mal partout, vous savez !

      M’étant rendu plusieurs fois à Cuzco, je n’ai pas rencontré de « Juifs indiens » ni entendu parler d’eux.

      Toujours est-il que ces « Juifs » boliviens me rappelèrent les crypto-Juifs portugais de Belmonte dont il fut question il y a quelques années. Et je me suis mis à penser qu’à une époque où, par assimilation, notre Peuple en diaspora « s’amenuise », des hommes, sans chercher un quelconque avantage ou envisager une éventuelle alyia (je suis persuadé qu’ils n’ont même jamais entendu parler d’Israël) s’identifient comme Juifs.

      Une sorte d’« assimilation en sens inverse » en quelque sorte !

      Charles Etienne NEPHTALI
      Novembre 2006
      ________________________________________
      (1) « Je suis partout », hebdomadaire antisémite fondé en 1930 se déchaîna violemment après l’accession de Léon Blum à la tête du gouvernement en 1936.
      (2) Le lac Titicaca se trouve à cheval sur le Pérou et la Bolivie.
      (3) Les Indiens Uros auraient disparus dans les années 50.
      (4) Les gens en général se nourrissent de poissons, un genre de truites succulentes, mais mangent de temps à autres de la viande, plus spécialement du porc, pas ceux qui se disent « Juifs ».

    2. iberain

      bonsoir a tous je voudrai savoir si le nom que je porte et bien juifs merci de bien vouloir me répondre

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