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Hongrie : un député antisémite découvre ses origines juives ! Il lui faudra du temps pour digérer la nouvelle…


Hongrie : un député antisémite découvre ses origines juives ! Il lui faudra du temps pour digérer la nouvelle…

Il lui faudra du temps pour digérer la nouvelle, a-t-il déclaré.

Un des dirigeants du parti d’extrême-droite hongrois Jobbik, l’eurodéputé Csanad Szegedi, connu pour sa rhétorique antisémite et anti-rom, a avoué avoir récemment découvert ses origines juives, ce qui provoquait de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

« J’ai appris il n’y a pas longtemps que j’ai des parents d’origine juive. Voilà la grande nouvelle », a-t-il déclaré dans une interview accordé mardi au journal Barikad, proche du Jobbik.

« Je ne dis pas que je n’ai pas été étonné par ces nouvelles informations », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il lui faudrait « un certain temps » pour « digérer » la nouvelle.

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« Je pense que ce qui compte, ce n’est pas de savoir qui est hongrois de race pure, mais l’important est la façon dont on se comporte en tant que Hongrois », a-t-il ajouté. « Etre hongrois pour moi, cela a toujours été une responsabilité (envers mon pays), cela n’a rien à voir avec une suprématie raciale », a-t-il dit.

Récemment, un de ses collègues du Jobbik avait fait les gros titres dans le pays après avoir demandé l’autorisation de procéder à un test génétique visant à prouver qu’il n’avait pas de sang juif ou rom dans les veines.

Csanad Szegedi, qui s’est illustré plus d’une fois par sa rhétorique antisémite, s’était également distingué en 2009 après s’être présenté à la première session du Parlement européen dans un uniforme de la Garde hongroise, l’émanation paramilitaire du Jobbik, dissoute depuis.

Le blog Narancs.Hirado, critique envers le régime du conservateur Viktor Orban, jugeait « impossible que Szegedi n’ait pas été informé du fait que sa grand-mère, Magoldna Klein était juive et une survivante de l’Holocauste. »

Pour le premier journal en-ligne Index.hu, la morale de cette histoire est que « la stupidité n’est pas liée au patrimoine génétique ».

« Szegedi tu es la honte des Hongrois et la honte des juifs, tu dois démissionner de tes postes (…) », écrit aussi le blog Narancs.Hirado.

Learn Hebrew online

Le président de Jobbik, Gabor Vona a indiqué mercredi à la télévision nationale soutenir M. Szgedi, qui « gardera tous ses postes ».

 

Source : Lalibre.be

Visible également sur Féminin Israël et le Crif

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  • 14 thoughts on “Hongrie : un député antisémite découvre ses origines juives ! Il lui faudra du temps pour digérer la nouvelle…

    1. Kravi

      hahahahahahahahahahaha ! L’eurodéputé gardera tous ses postes. Nous voici rassurés.
      J’aime bien la morale : « la stupidité n’est pas liée au patrimoine génétique ». Mais, perfide, j’ajoute : « l’intelligence si ! ».

    2. Franck

      Bonjour,
      peut être peut on lui suggérer le suicide afin qu’il soit cohérent jusqu’au bout avec ses idées nauséabondes ? 🙂

    3. Visan Yfy Mab Floc'h

      Bonjour à tous, amis Israélites. Je ne participe jamais à vos posts, débats etc. car étant breton, les conflits entre les divers groupes de confession juive et le reste du monde ne me concernent pas trop. N’étant que peu concerné par vos problèmes, vous m’excuserez mon recul et mon analyse non partisane.

      Je rebondis sur le test génétique pour savoir si on est juif ou pas. Génétiquement, on peut savoir si nous avons des gènes Khazars, population turcique du Caucase, convertie au Judaïsme et partie majoritaire des ancêtres des ashkénazes. On peut aussi savoir si on a des gènes Assyriens, ancêtres d’une partie des Ashkénazes ou Yediches, des syriens actuels, des iraquiens, des jordaniens et des fameux « palestiniens ». Ces derniers étant un mélange sémitique hébraïque et assyrien (en fait, les palestiniens seraient des hébreux véritables, métissés d’assyriens convertis au Judaïsme, puis convertis depuis à l’Islam… comme les Libanais !!!). On voit bien que la majeure partie des « juifs » actuels sont d’origine en partie sémitique mais non hébraïque. Un européen peut donc prouver assez facilement qu’il n’a pas de « sang juif » car on l’entend « sang hébreux », étant lui-même absent complètement des gènes des ashkénazes. Pour les séfarades, le cas étant plus plausible, une origine assyrienne et orientale sémitique diverse est attestée quant à elle : des vieux hébreux, métissés aux berbères ? Sans doutes. Descendants des marchands juifs, la probabilité est grande en ce sens mais minoritaire dans le génome actuel des « juifs » du Nord de l’Afrique. Les séfarades espagnols, eux étant bien plus « dilués » de sang ibérique.

      Alors, étant breton dilué d’1/4 basque (^^), je suis bien plus « breton pur race » qu’un Israélien se croit hébreu. Enfin, mes enfants sont « dilués » berbère, latin, occitan… seront-ils bretons ? De pure race non. Evidemment, mais ils parleront breton (je leur parle en breton « bemdez ») et nous vivons en « Eretz » Breizh ! C’est donc affaire de culture, d’héritage. En cela, Shlomo Sand est un patriote Israelien, bien que largement dissident du sionisme, et considère son héritage judaïque, palestinien (au sens de la culture qui s’est invitée avec le Judaïsme vers l’Assyrie puis la Khazarie), européen et la vie en Israël lui convient très bien en dehors des « suprématisme de la race juive », que l’on constate parfois dans les discours anti-arabes ou défensifs anti-arabes. Et selon toutes ces considérations, le sionisme dit modéré a un cousin éloigné en Bretagne : l’Emsav. Je crois aux républiques des tribus, acceptant néanmoins des « marches » plus métissées, en accord avec la bonne marche de l’Histoire. Je lisais dans un autre article sur votre site, sur la revue Al Liamm, qui disait que le sionisme avait beaucoup à apprendre à l’Emsav breton. Je le pense aussi, sans vouloir une copie conforme, nos enjeux territoriaux étant hautement plus simples et sécurisés ici en Europe !

      Je trouve souvent que le sionisme va trop loin. Mais ceci est contre-balancé dans mes analyses personnelles par le fait que les Palestiniens ont extremisé la victimisation et sont allé plus loin encore. Les tords sont partagés. Concernant la légitimité de sol, j’aime assez les conditions de Shlomo Sand, comme je le disais. Le Peuple Israëlien a le droit à l’existence, comme les palestiniens jordaniens ; alors la bonne entente et le bon sens doivent primer ; c’est compliqué mais faisable.

      Les européens accusent souvent les sionistes de chantage, d’amalgame entre anti-sionisme et anti-sémitisme.

      Le chantage à l’antisémitisme me fait rire, aux considérations de ce qu’est vraiment génétiquement le Peuple Israëlien se disant hébraïque et ne l’étant pas ou si peu… je ne comprend donc pas ce chantage installé en Europe. Lobbying ? Surement. Vous devez bien savoir que vous n’êtes pas hébreux ou si peu donc ça ne peut venir que de là ! Sur la Shoah, j’aime être assez critique sur ce sujet, qui doit appartenir aux historiens d’abord. De toute façon, avec ou sans Shoah, L’Etat d’Israël était en projet au sein des communautés de confession Juive, orthodoxes comme quasi-laïques : donc Israël était destiné à exister. Pour plusieurs raisons : langue hébraïque commune aux rites religieux des divers groupes ethniques se réclamant juifs, religion commune, sentiment d’appartenance commun ; même si tout ceci peut être démonté par la génétique et la sociologie, il n’empêche que des millions de personnes se sentent juive, c’est ce que je crois qui importe le plus non ? Concernant les traditions, on distingue des cultures traditionnelles radicalement différentes entre Yeddiches et Juifs nord africains. Le sionisme a eu le mérite de les rassembler pour créer une harmonie Israëlienne aujourd’hui. Cette harmonie étant récente et totalement due au sionisme, reposant sur une interprétation laïque du talmud, elle est qualifiée souvent de culture sioniste plutôt que culture judaïque. Le sionisme a créé un Etat sur les bases d’une communauté religieuse éparpillée, fortes de différents groupes ethniques. Comme le Vatican, mais en prenant le soin de ne pas y mettre que des « prêtres » ! Les juifs du monde étant majoritairement convaincus d’êtres hébreux, Shlomo Sand ou pas, Histoire ou pas, Génétique ou pas… il faut se rendre à l’évidence : Israël ne peut être défait. Soit. Ainsi les comparaisons avec la Bretagne se sont arrêté plus avant dans mon énoncé car l’Histoire de nos Peuples n’est pas similaire.

      Pour moi ce sera la paix, deux Etats : Israël + Cisjordanie ; et Bretagne libérée de la jacobinerie ambiante !

      J’ai plusieurs amis de longues dates, de confession juive (séfarades métissés breton d’ailleurs !), qui eux ne m’ont jamais cassé les pieds avec leur Israël et ont toujours compris mon combat pour la Bretagne. Nous avons échangé beaucoup, notamment sur la Shoah et les ashkénazes seraient surpris des avis de nombreux séfarades et néo-kabbalistes sur la question ainsi que sur la question de l’exode juif… enfin bref. Je ne suis pas ici pour remettre en cause ou valider l’Histoire des Israéliens, cela leur appartient et nous avons déjà beaucoup de travail avec nos bretons !

      Un « anti-sémite » devient « juif », ou « khazar juif » ? Très bien ! Preuve que le nationalisme exacerbé ne vaudra jamais un patriotisme bien placé ! Le monsieur ayant bien répliqué en considérant son nationalisme comme la résultante d’un comportement exemplaire en tant qu’individu citoyen appartenant à la Nation Hongroise ! Peut-être va t-il tempérer son mouvement sur la « question des juifs » dans son pays ? Ça m’a bien fait rire en tout cas, c’est assez Caucase… heu, cocasse !

      A wir galon en holl

    4. Europe-Israel.org

      A Visan Yfy Mab Floc’h vous reprenez mot pour mot les thèses sulfureuses de Shlomo Sand, preuve que vous avez lu cet ouvrage qui est un ramassis d’approximation et de contre vérité.
      Seulement voilà Shlomo Sand n’est pas généticien ! Il n’est pas non plus historien !

      Il est considéré en Israël comme un opportuniste voulant faire du fric sur une thèses fumeuse qui est largement reprise par les pro-palestiniens, les musulmans et autres qui souhaitent délégitimer Israël.

      En effet quel aubaine de démontrer qu’il n’y a aucun lien « génétique » entre la Terre d’Israël et le peuple Juif…

      Sauf que… si aucun gène d’aucune sorte ne peut relier une peuple à une terre, il existe ce que l’on appelle des marqueurs génétiques qui se retrouvent dans des populations ciblées et qui démontrent des « lignées ».

      Et en cette matière, la grande majorité du peuple juif porte des marqueurs qui remontent à très loin dans el temps et qui démontre deux choses:
      1/ ce peuple s’est fort peu mélangé à d’autres au cours de l’histoire
      2/ ce peuple a les mêmes origines

      Donc contrairement aux affirmation sans aucun fondement de Shlomo Sand, le peuple Juif possède des marqueurs transmis au fil du temps car peu de mélanger avec les populations autochtones.
      Ces marqueurs permettent d’identifier le peuple Juif et le faire remonter à très loin dans l’histoire.

      Bien sur, il y a eu des apports extérieurs, des mélanges éthniques, etc…les Khazars en font partie mais pas dans les proportions décrites par Sand qui prétend que tous les ashkénazes sont descendant des Khazars, ce qui est faux puisqu’à ce jour il n’est pas démontré que TOUT le peuple Kahazars se soit converti au judaïsme même si leur roi le fût.

      Le reste de la théorie fumeuse de Sand est purement et simplement stupide !

      Donc vouloir démontrer génétiquement que les Juifs ne sont pas un vrai peuple et ne sont pas « attachés » à la Terre d’Israël n’est qu’une vaste fumisterie pour faire du fric !

      Les Juifs dans une grande majorité possèdent de vieux marqueurs génétiques transmis de génération en génération qui les réunis en un peuple.
      Shlomo Sand mélange tout: le sémitisme et la génétique !

      Le sémitisme c’est parler une langue dont les origines sont sémites, mais n’a aucun lien particulier avec la génétique.

      Voici ci dessous un étude par de VRAIS généticiens…

      Jean-Marc

    5. Europe-Israel.org

      GÉNÉTIQUE des Populations et Peuple Juif :

      J.S. Beckmann : professeur de Médecine et de Génétique, Service de génétique médicale,
      hôpital de Lausanne (Suisse).
      H. Ostrer : professeur de génétique humaine et de pédiatrie à New York, University School of Medicine, New York.
      J. Feingold : directeur de Recherche émérite de l’Inserm.
      D. Behar : professeur de pathologie médicale, département de néphrologie et génétique
      moléculaire, Rambam Medical Center, Haifa, Israël.
      L.Quintana-Murci : directeur de recherche CNRS, Unité Human Evolutionary Genetics,
      Institut Pasteur, Paris.
      M. Fellous : professeur émérite de génétique
      Humaine, Université Denis-Diderot et Institut
      Cochin, Paris

      Shlomo Sand, historien israélien, a publié récemment un ouvrage dont la version française est intitulée Comment
      fut inventé le peuple juif (Fayard, 2008).
      Sand prend appui sur la multiplicité des origines des Juifs actuels pour questionner leur existence en tant que peuple descendant des Juifs de la Judée antique.
      En tant que généticiens il ne nous appartient pas de définir la notion de « peuple »1, nous parlons plutôt de « populations humaines ». L’histoire des populations doit néanmoins, pour se construire, intégrer les apports de plusieurs disciplines comme l’histoire écrite et orale, la linguistique, l’archéologie, l’épidémiologie,
      sans négliger pour autant les données de la génétique.

      De nos jours, toute recherche sur les populations juives se doit d’être pluridisciplinaire.

      On admet généralement qu’il y a eu exil des populations juives à partir du Moyen-Orient, avec une double ispersion sur l’ensemble du bassin méditerranéen et en direction de l’Europe de l’Est, et qu’il y eut des conversions au
      judaïsme (de Berbères en Afrique du Nord avant l’apparition de l’islam, et de Khazars dans le Caucase), contribuant respectivement aux populations sépharades et ashkénazes. La question qui persiste et fait l’objet de la controverse de Sand est celle de leur lien avec les Juifs de la Judée antique. Sans nier l’existence de
      conversions, les travaux de génétique apportent un certain éclairage.

      Notre discipline, la Génétique des Populations, analyse en effet au moyen d’un grand nombre de marqueurs génétiques des groupes importants d’individus et leur histoire géographique.
      Notamment, l’étude du chromosome Y, qui se transmet exclusivement de père en fils, représente un outil idéal pour des recherches de filiation paternelle.
      Elle a permis de reconstituer l’histoire des migrations humaines passées.
      Une telle étude appliquée au peuple juif est, pour notre propos, tout à fait intéressante.

      Il est important de souligner qu’il n’y a pas de « races humaines » en général et encore moins de « race juive », les différences entre populations s’exprimant essentiellement en termes de différences statistiques de fréquences alléliques2. On trouvera ainsi des similitudes entre les Juifs sépharades et ashkénazes quant à leur origine géographique, similitudes statistiquement parlantes, sans pour autant qu’elles soient propres et spécifiques aux Juifs uniquement (il n’y a en effet pas de marqueur génétique spécifique aux Juifs ; on peut d’ailleurs constater la diversité des chromosomes Y qui s’expriment dans la population juive).

      Notre étude permet ainsi de dresser le tableau d’une histoire commune des Juifs, et ce, qu’ils soient sépharades ou ashkénazes.

      Au total :
      Nos travaux sur les Juifs tunisiens de l’île de Djerba ont montré3 que ceux-ci partagent très fréquemment le même type de chromosome Y dénommé « cohanim».

      Le Chromosome Y dit « Cohanim »
      Y12f % YCMH %
      Ashkénaze cohanim 40 % 69 %
      Sépharade cohanim 41 % 61 %
      Ashkénaze total 41 % 12 %
      Sépharade total 42 % 13 %
      Egypte NJ 34 % 3 %
      Liban NJ 43 % nt*
      Tunisie NJ 34 % nt*

      Le chromosome Y12f est présent dans une grande partie des hommes du Moyen-Orient. Ce chromosome est d’origine phénicien.
      Par contre le chromosome Y YCMH, que l’on dénomme « Cohanim » est beaucoup plus fréquemment retrouvé chez les Cohen ou Cohanim (que chez les Egyptiens non-juifs par exemple, où il été aussi retrouvé mais avec une moindre fréquence).
      * nt signifie non testé

      Table N°24
      Le Chromosome Y dans la population juive de Djerba
      YCMH Y21
      Juifs de Djerba (34) 96 % 0 %
      Berbère de Djerba (46) 0 % 80 %
      Arabe de Djerba (47) 0 % 94 %

      Le Chromosome Y Cohanim est très fréquent chez les Juifs de Djerba et absent de population berbère et arabe de la même île. La majorité des Juifs de Djerba analysés ont donc comme ancêtres les Cohanim, comme la tradition orale le stipule.
      Le chromosome Y21 traduit une origine d’Afrique du Nord des populations berbères et arabes de Djerba analysées.
      Cette observation concorde avec la tradition orale décrivant l’exil des grands prêtres (ou Cohanim) lors de la destruction du Premier Temple au Moyen-Orient, vers l’île de Djerba.

      2) La variabilité des différents chromosomes Y présents chez les Juifs sépharades et ashkénazes est proche de celle observée dans les populations libanaises,
      syriennes ou druzes par exemple5 ce qui va dans le sens d’une origine ancestrale, phénicienne, partiellement commune de ces populations.

      D’où viennent les Juifs du monde : apport de la génétique.
      Représentation des fréquences de chromosomes Y dans différentes populations dans le monde
      Les populations juives indiquées par un triangle plein (Ashkénaze, Roumaine, Yéménite, Kurde, d’Afrique du Nord) se retrouvent réunies et proches de populations du Moyen-Orient indiquées par un carré vide (Liban, Palestine, Druze, ou Syrie).
      Il est par contre bien distinct d’autres populations du monde comme celles d’Afrique du Nord ou d’Europe.

      3) Les analyses comparatives des marqueurs des différents chromosomes Y de populations juives et non juives vivant aujourd’hui dans des pays comme la Tunisie, le Maroc d’une part, et la Pologne ou l’Ukraine d’autre part, révèlent une plus forte ressemblance entre Sépharades et Ashkénazes6 qu’avec les populations
      locales des pays où les Juifs vivaient ou vivent encore.

      Comparaison, par études des chromosome Y, de population Juive Sépharade et
      Ashkénaze
      Type Y: Sépharade Ashkénaze Magreb Europe de l’Est

      YMed 44 % 41 % 5 % 8 %
      YVS2 12 % 18 % 8 % 5 %
      Y1D 11 % 8 % 8 % 38 %
      YIL 15 % 12 % 54 % 18 %
      Y1ca 5 % 5 % 0 % 0 %
      YM201 4 % 8 % 5 % 1 %
      Y1Ra 5 % 3 % 16 % 24 %
      Y1R* 4 % 5 % 1 % 1 %
      Y1U 0 % 0 % 0 % 5 %
      autres 0 % 0 % 3 % 0 %

      Des populations ashkénazes (Eastern Jews) et sépharades (Western Jews) ont été étudiées et la fréquence de 10 a 12 types de chromosome Y mesurée. Leur fréquence respective est représentée en %.
      Des populations non-juives de même lieu géographique ont également été étudiées et comparées avec les populations correspondantes.
      Une centaine d’hommes ont été analysé dans chaque groupe Il est frappant d’observer combien la distribution et la fréquence des différents types de chromosomes se ressemblent chez les ashkénazes et les sépharades, et combien ils diffèrent de leurs correspondants non-juifs.
      On peut ainsi conclure qu’une même histoire lie les Juifs ashkénazes et les Juifs sépharades.

      Ainsi s’il y a eu des conversions au judaïsme de populations non-juives, elles semblent minoritaires, et avoir peu affecté a ce jour les caractéristiques communes et anciennes des populations juives.

      Certes le chromosome Y ne permet d’étudier que les migrations masculines, mais nos travaux ont démontré des faits analogues concernant les femmes (par l’étude de l’ADN des mitochondries dont la transmission est exclusivement maternelle)8.
      De tels résultats confortent l’hypothèse d’une origine commune au Moyen-Orient de ces populations, origine que l’on peut dater d’au moins une centaine de générations, soit 2 000 ans.

      4) L’épidémiologie, qui fournit des données sur les maladies héréditaires, a permis de retrouver certaines pathologies (comme une mutation très rare du cancer sein) à la fois dans les populations sépharades et dans les populations ashkénazes9 mais absent dans d’autres populations. Ceci suggère leur origine commune bien avant leur exil massif et leur éclatement géographique.

      D’un autre côté, il existe certaines maladies spécifiques ou plus fréquentes chez les ashkénazes (comme la maladie de Tay-Sachs) ou chez les sépharades (comme la Fièvre Méditerranéenne). Elles seraient donc apparues après l’exil et la dispersion du « peuple juif ». La maladie de Tay-Sachs est considérée comme
      spécifique des Juifs ashkénazes. Cependant elle a été retrouvée, à un bien moindre degré, chez des Canadiens français et des Cajuns de Louisiane. La maladie périodique ou Fièvre Méditerranéenne frappe particulièrement les
      Juifs sépharades tout autour du bassin méditerranéen (Afrique du nord, Turquie, Israël) mais également, quoique à un relatif moindre degré, les Arméniens, et les Arabes maghrébins et palestiniens, par exemple.

      Ainsi on peut constater que l’application des outils d’analyse de notre patrimoine génétique, qui offre la possibilité de contribuer à l’élaboration de l’histoire de l’humanité, permet de mettre en évidence des caractéristiques communes, quoique non exclusives, des populations juives dans le monde, probablement expliquées par une origine commune.
      Il est d’autant plus regrettable que Shlomo Sand ait négligé ou tourné en dérision ces travaux scientifiques. Cela lui aurait permis de moduler plusieurs de ses affirmations qui font, pour le moins, polémique…

      Télécharger cet excellent article en PDF ici: http://www.controverses.fr/pdf/n12/fellous12.pdf

    6. Frank Adam (Manchester RU)

      Ce qui s’appelle la definition de, « rire jaune! »
      L’ancien lieutenant colonel retraité qui a fonde « Stahlhelm » – ligue d’anciens combattants – dans l’ Allemagne d’entre guerres est tombe dans le meme trou et cela l’a coupe sec sa nouvelle carriere dedans.

    7. Visan Yfy Mab Floc'h

      En réalité, je n’ai pas repris les analyses de Shlomo Sand trait pour trait au sujet de la génétique, mais en avait déjà fait une personnelle. Disons en passant que nous partageons tous sur cette terre 99,9999999999999 % de patrimoine génétique commun et que nos différences sont essentiellement des maladies et des mutations aux traits esthétiques. Ce sont majoritairement des généticiens « juifs » qui le disent… vous les croyez donc ?

      Je ne reviens pas sur les « fautes » en français, car comme vous le dites, mes habitudes prises avec le breton ou seules des « erreurs » existent et ou les « fautes » sont une notion complètement inconnue et spécifiquement française… je ne vois de raison de continuer sur cette note « gamine ».

      Le but de mon propos n’était point ici de choquer, mais puisque chacun répond de son nationalisme exacerbé : « les juifs sont tous 100 % juifs pur race », idée largement répandue et facile, que je mettais en doute avec un parallèle d’explications et d’analyses que vous pouvez trouver farfelues ainsi que de ma propre conception de la Bretagne, de mon Peuple etc. Lorsque vous dites « la foi,la culture et l’attachement à une patrie (même si on en a été arraché) en constituent le ciment indestructible » ; je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point. Vivez-vous en Israël cher détracteur ? (J’aimerais y faire un petit voyage, on peut se contacter pour une visite guidée ?)

      « qui depuis l’ exil ont vécu le même rêve, le même espoir, et qui l’ont enfin réalisé » : nous pouvons considérer l’exil comme géographique et métaphorique. Chacun fait comme il veut. Vous remarquerez que si je doutes des réalités de la conception sioniste toute faite « clef en main », qui m’interroge autant dans la version de l’Emsav breton, je n’ai pas remis en doute le droit à l’existence d’Israël, et le bonheur que cela procure aux juifs d’avoir pu enfin voir « demain Israël »… je le comprends parfaitement : « arc’hoazh Breizh dieub », « demain Bretagne libre ». Maintenant, vous pouvez vous engager avec nous pour créer Breizh, l’Etat des bretons, qui eux sont en exil économique à Paris, USA, Canada et considérés étrangers sur leurs propres terres, terres dont il reste une large représentation ethnique bretonne. Mais si nous suivons le chemin du sionisme, les bretons demain seront à Londres pour refaire la déco ! Ne rentrons pas dans ces taquineries, l’humour juif est un humour DE juifs !

      On entend ici toute l’année des Israeliens nous faire la leçon du multiculturalisme, du métissage, nous dire que les bretons ne sont pas une ethnie etc. et il faudrait NOUS, considérer que les juifs sont TOUS des hébreux véritables pures souches ? Il y a un problème, vous ne trouvez pas ? Si vous n’êtes pas hébreux, mais que vous êtes une continuité communautaire, un groupe religieux attaché en particulier à une terre, qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Vous préférez la vérité sur vos origines et savoir quels sont vos brassages ou le mensonge total, pour « coller » à l’idéologie sioniste ?

      Le sionisme initial est pourtant simple : les juifs en Israël. Les gens qui s’y sont pressé après guerre étaient tous et se disaient tous « juifs » ? Donc, no problem, vous êtes en accord !

      Pour dire vrai, les palestiniens ont inventé leur propre peuple, je pense cela entièrement VRAI. To be continued….

    8. Visan Yfy Mab Floc'h

      Pour continuer, je pense que le sionisme, en dehors de ses considérations de « race aryenne » appliquée à la judaïté, idées typiquement ashkénaze, a créer un nationalisme plus élaboré, plus raffiné que ce que l’on avait connu jusqu’ici. Les militants bretons apprennent beaucoup de vos méthodes, entres autres écossaises, puisque le fait Israëlien est miraculeux : langue revivifiée, réintroduite, concentration communautaire a-dreuz ar bed (du monde entier), organisation de la diaspora à un tel niveau de connivence, etc. le rêve de tout petit Peuple comme le nôtre !

      Je rappelle ce que j’ai écrit plus haut, en accord avec ce que vous semblez m’opposer, et qui rappelle finalement vos points de vue (vous avez lu TOUT mon petit exposé ou juste vous êtes-vous arrêté sur quelques points qui vous ont fait pâlir ?) :

      « De toute façon, avec ou sans Shoah, L’Etat d’Israël était en projet au sein des communautés de confession Juive, orthodoxes comme quasi-laïques : donc Israël était destiné à exister. Pour plusieurs raisons : langue hébraïque commune aux rites religieux des divers groupes ethniques se réclamant juifs, religion commune, sentiment d’appartenance commun ; même si tout ceci peut être démonté par la génétique et la sociologie, il n’empêche que des millions de personnes se sentent juive, c’est ce que je crois qui importe le plus non ? » Je repose la question pour les trop serrés du ciboulot : « qu’est-ce qui importe le plus ? »

      Personnellement, je ne suis pas pro-palestinien plus que ça. Je suis pour la paix, bien que la « confrontation » puisse toujours exister quelque part (français VS anglais par exemple).

      Selon moi, les palestiniens pourraient être rattachés à la Jordanie.

      Mais à vrai dire, tout cela me concerne peu voir pas du tout, donc je parle ici avec vous avec grand plaisir et grande distance puisque je ne cherche ni à vous convaincre ni être convaincu (vous n’êtes pas assez objectifs selon moi, mais ça ne devrait pas vous toucher beaucoup, et en tout cas ça ne me touche pas plus que ça, ayant d’autres chats plus jacobins à fouetter !), mais à débattre pour enrichir mon analyse, ma perception du monde. Ceci pour dire que ceux qui m’ont littéralement « bondi » dessus, avec des arguments légers et de répliques inutiles, se sont trompés « d’ennemi » : les militants bretons ne peuvent pas être anti-sionnistes fondamentalement (même s’ils sont critiques ! Vous l’êtes bien des bretons non ?), et le peu de crétins anti-juifs sont des idiots finis très (trop ?) colonisés, qui n’ont rien compris à l’Histoire occidentale même générale et simplifiée, et qui recherchent du « prêt à penser »… mal.

      Je rappelle ma première conclusion, qui était attrait au sujet énoncé ici :

      « Un « anti-sémite » devient « juif », ou « khazar juif » ? Très bien ! Preuve que le nationalisme exacerbé ne vaudra jamais un patriotisme bien placé ! Le monsieur ayant bien répliqué en considérant son nationalisme comme la résultante d’un comportement exemplaire en tant qu’individu citoyen appartenant à la Nation Hongroise ! Peut-être va t-il tempérer son mouvement sur la « question des juifs » dans son pays ? Ça m’a bien fait rire en tout cas, c’est assez Caucase… heu, cocasse ! »

      Note toute pleine d’espoir et qui devrait flatter quelques juifs européens pendant pas mal de temps ! Enfin. L’analyse génétique que j’exposais ici était là pour démontrer que l’on pouvait amener cet argument, apparemment « palestinien », « musulman » ou « anti-israël » et considérer comme établi et non négociable le privilège de l’existence morale d’Israël malgré tout. Désolé pour les âmes sensibles.

    9. Nadja

      Bonjour Breton 3/4!
      Vous êtes sans doute « pur beurre » puisque vous l’affirmez de façon si péremptoire. Mais ce compliment risque de vous choquer, le petit LU étant de Nantes. Nantes est-elle en Bretagne? Je ne connais pas votre âge mais je me souviens très bien que dans ma jeunesse on entendait en Bretagne dire que Nantes n’était pas une ville bretonne contrairement à Rennes. C’était ridicule. Tout autant que votre actuel discours fait de bric et de broc parce que sur le canevas de votre bretonnitude sous tendue par une idéologie que je connais, vous brodez quelques vérités fausses (comme vous le démontrent les réponses elles, raisonnées, à votre article). Votre première phrase m’interpelle immédiatement car je reconnais là les Bretons bretonnants qui se ferment au monde : « étant breton…ne me concernent pas trop » (Mais qui sont souvent pro-palestiniens et s’identifient volontiers aux Berbères).C’est méconnaître votre histoire qui n’est pas seulement celtique, qui est celle des Espagnols par exemple qui remontèrent le long de nos côtes, des Italiens qui vinrent en ces terres au XIX (et avant également),celle de vos grands-parents qui parfois sont allés chercher loin leur quignon de pain, des petites bonnes bretonnes qui ont travaillé à Paris ou dans le sud de la France. Parfois et sans doute souvent, elles étaient filles mères, enceintes du patron ou du fils du patron. Mon arrière-grand-mère fut de celles-là, travaillant à Paris chez un riche fourreur hongrois dont la femme jouait du piano et chantait,elle accoucha à Krasne en Galicie de ma grand-mère et… fut mise à la porte. Ces arrières-grands-parents hongrois étaient-ils Juifs? Pour l’instant je ne le sais pas. Je comprends votre obsession à chercher votre identité bretonne propre mais elle ne doit pas passer par des concepts qui l’interdisent aux autres. Vous parlez breton parfait mais vous n’êtes pas pour autant plus breton que ceux qui ne le parlent pas. Vos enfants parleront le breton : qu’en savez-vous, peut-être choisiront-ils l’hébreux plus tard? Les Bretons et les Bretonnes sont libres, non?

    10. Davidex

      Merci Europe Israël ! En savoir sur shlomo Sand, juste ce qu’il faut sans avoir à le lire est providentiel.

      Je l’ai vu en train de déblatèrer sur israël en Français, le petit écran avait du mal à cadrer ses grimaces haineuses.

      Merci à Lydia et à Nadja d’avoir généreusement remis la pendule bretonne à l’heure et le « pur beurre » au goût du jour.

    11. claire haffner

      et bien moi, je crois qu’il faut tout simplement prier pour cet homme là qui doit assumer un tremblement de terre existentiel, pour qu’il revienne à son être véritable et qu’il devienne cohérent avec ce qu’il est. Rien n’est trop merveilleux pour l’Eternel avons nous déjà lu dans « Bereshit » et j’ajouterai que si nous croyons que l’Eternel mène toute chose, ce qui lui arrive doit avoir un sens, et s’Il permet que cet homme se « réveille » juif, dans Sa Sagesse, il doit y avoir une raison.
      Shavoua tov le koulam, soeur Claire

    12. Davidex

      A soeur Claire,

      Tout ce qui peut rendre les hommes meilleurs est une bénédiction du bon D…

      Mais en ces temps où l’histoire tend à vouloir se répéter, se prémunir contre la haine de cet homme est au moins aussi important que de prier pour lui.

      Shavoua tov

    13. Maria dit

      Le plus drôle que si un jours la débilité de ces juifs antisémites, devint évidante, on va encore reprocher aux juifs de contenir ces tarés dans leur sein.
      Preuve que nous sommes comme tout les peuples avec la même pourcentage de tarés que les autres.
      Bien qu’en Hongrie il y a des gens remarquables, le pourcentage des tarés depuis toujours est particulièrement élevé.

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