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Mehenni Ferhat, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, en Israël


Mehenni Ferhat, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, en Israël

Le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, Mehenni Ferhat, accompagné du Ministre des Relations Internationales, M. Lyazid ABID effectuent depuis dimanche 20/05/2012 une visite officielle en Israël.

Un agenda très chargé en rencontres politiques et diplomatiques est en voie de réalisation.

 

 

 

 

 

 

Dès son arrivée à Jérusalem le marathon de la délégation kabyle a commencé en cette fête de la ville sainte avec son accueil par l’ex ambassadeur d’Israël en Mauritanie, M. Yigal Carmon, au siège de MEMRI (Middle East Media Research Institute).

Le matin, la délégation a été reçue à la Knesset par son Vice-président M. Danny Danon avec lequel elle a eu une entrevue sur la situation en Kabylie et le sort fait au peuple kabyle par le régime  d’Alger.
La réaction du Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères algérien cache mal le déni d’existence opposé par le régime algérien à la nation kabyle qui aspire à la maitrise de son destin par lui-même et à sa liberté.

L’agenda en Israël continuera à être honoré par les deux personnalités de premier rang de la Kabylie jusqu’à jeudi 24/05/2012 au soir.

NDLR :
Ferhat Mehenni a formé le 1er juin 2010 à Paris un «Gouvernement provisoire kabyle» (Anava? Aqvayli U??il en Kabyle). Ce gouvernement, se compose de neuf ministres.

Il s’est autoproclamé et formé à Paris par le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie et vise à promouvoir l’autonomie de la région kabyle vis-à-vis de l’État algérien.

Un mouvement prônant l’autonomie de la Kabylie : « pour ne plus subir l’injustice, le mépris, la domination du gouvernement d’Alger », selon ses responsables.

« Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyles, spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés, voire des étrangers en Algérie », a dénoncé dans un communiqué Ferhat Mehenni, 59 ans, également président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), formé en 2001.

« Aujourd’hui, si nous en sommes à mettre sur pied notre gouvernement provisoire, c’est pour ne plus subir ce que nous endurons d’injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations depuis 1962 », date de l’indépendance de l’Algérie par rapport à la France, a-t-il ajouté.

La Kabylie et Israël.
Ferhat Mehenni a toujours été d’avis que la Kabylie et  d’autres nations berbères n’ont rien à voir dans le conflit israélo-arabe. Il a constamment exprimé son intérêt pour Israël comme un pays libre et démocratique.

La Kabylie est la plus importante région berbérophone d’ Afrique du Nord. C’est une zone compacte, environ de la taille d’Israël (26 000 kilomètres carrés).  7 millions de Kabyles composent sa population. Elle est ethniquement et linguistiquement homogène. Il y a une population Kabyle supplémentaire de 3 à 4 millions d’âmes dans le reste de l’  Algérie et une diaspora de 2 millions de personnes en Europe (France, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni) et en Amérique du Nord (Canada, États-Unis). La population mondiale des Kabyles  est d’environ 12 millions.

Comme les autres berbères, les Kabyles ont été islamisés progressivement au fil des siècles, mais conservent de nombreuses traditions préislamiques . Certains Kabyles  se réclament de racines juives ou chrétiennes ; en fait, plusieurs enclaves entièrement juives existaient jusqu’au XIXe siècle. Depuis le XXe siècle, les Kabyles ont tendance à être plus laïques que la plupart des autres groupes en Afrique du Nord.

La Kabylie est une région montagneuse et pauvre située à l’est d’Alger, foyer traditionnel de contestation. Les Kabyles, qui parlent une langue berbère différente de l’arabe (le tamazight), militent depuis l’indépendance de l’Algérie pour la reconnaissance de leur langue et leur culture. Au total, les berbérophones d’Algérie (Kabyles, mais aussi habitants du Mzab et des Aurès) représentent de 25 à 30 % de la population algérienne.

 

Source : Guysen News – Communiqué de M. Makhlouf Idri, Porte-parole de l’Anavad

Primo Info avait proposé la mise en ligne d’une allocution de Ferhat Mehenni datant de 2005. Le texte n’a rien perdu de son actualité

 

Israël,  cheval de Troie ou bouc émissaire

 

Pour les Algériens, en général, Israël est, à coup sûr, le mal absolu érigé en état.

Pour le commun d’entre eux, il est l’émanation la plus perfide des Chrétiens et de l’Occident, leur poste avancé dans la région, pour détruire l’islam et le « monde arabe ».

Par conséquent, la guerre contre lui serait légitime et pourrait être considérée comme une guerre sainte dont la finalité qui est sa destruction, devrait aussi s’accompagner de l’extermination des Juifs.

Ainsi, il n’est pas rare de rencontrer des individus regrettant qu’Hitler, en son temps, n’ait pu aller au bout de ses horribles projections.

Les principaux responsables de cet état de fait ne sont autres que les plus hauts dirigeants du pays qui, depuis des décennies, font du matraquage médiatique contre Israël une préoccupation de tous les instants.

C’était, je me souviens, à l’occasion de la guerre des six jours (juin 1967) que Boumediene, en expédiant au Moyen Orient un contingent d’élite de l’armée algérienne composé presque exclusivement de Kabyles qu’il aimait tant envoyer au charbon, avait déclaré : « Nous sommes avec la Palestine, qu’elle ait tort ou raison !».

La messe était dite.

A partir de cette date, es propos officiels diffusés par les médias contre Israël étaient d’autant plus redoutables qu’ils ne souffraient d’aucun contre discours à même d’en tempérer la teneur chez nos compatriotes.

C’étaient des incitations quotidiennes à la haine des Juifs, assimilés collectivement à « l’entité sioniste », expression par laquelle était désigné Israël dont l’Algérie ne reconnaît toujours pas l’existence et qu’elle accuse de tous les maux sur la terre.

Le parti unique était l’opinion unique. Sans être « psy », chacun peut deviner les ravages que de tels messages peuvent générer comme réflexes et attitudes négatives chez les individus et les groupes qui leur étaient soumis.

Malgré cela, une frange de la société, particulièrement la Kabylie, et quelques rares élites refusaient d’en être victimes.

En effet, au lendemain de l’inattendue poignée de main à Rabat entre Ehud Barak et Bouteflika, derrière le cercueil du roi Hassan II, des journalistes d’Alger décidèrent de se rendre en septembre 1999 en Israël.

Ils voulurent dédramatiser le contact avec ce pays et ouvrir la voie à une relation d’état à état. L’initiative tourna court. Ce fut un tollé général dans les médias publics et arabophones et jusqu’à la présidence de la République qui les accusèrent de « haute trahison » suite à ce voyage chez « l’ennemi ».

En septembre 2003, en acceptant une invitation de m’exprimer sur un plateau de TFJ, pourtant télévision française, j’avais reçu de nombreuses menaces de mort. Comme vous le constatez, je suis toujours vivant. Hélas ! Ce n’est plus le cas pour mon fils aîné qui a été assassiné le 19 juin 2004 à Paris.

En cultivant la haine du Juif en Algérie, l’état est parvenu à y instaurer un terrorisme politique et intellectuel qu’il est encore très dangereux de braver.

Quant à la Kabylie qui est opprimée au nom de l’arabo-islamisme, elle espérait en vain depuis longtemps un regard, une compassion de la part de la communauté internationale, Israël compris, pour aller de l’avant, défendre ses droits démocratiques et ses enfants.

De ce fait, elle n’hésite pas, souvent par défi au régime en place, à exprimer dans la rue son soutien à l’état hébreu.

Le 22/12/01, lors d’une manifestation à Tizi-Ouzou, l’une des capitales de la Kabylie, j’étais le témoin privilégié d’un événement que je croyais jusque là impossible.

Lors d’une marche de protestation contre l’arrestation de quelques délégués populaires kabyles, un très grand carré de jeunes manifestants qui se faisait filmer devant l’hôpital de la ville, scandait en arabe, d’une seule voix : « Djich, chaab, maa-k a Sharon ! », c’est-à-dire, « l’armée et le peuple sont avec toi Sharon ! ».

Dans un pays dit arabomusulman, c’était plutôt osé.

Ce n’était là, bien sûr, que la monnaie de la pièce rendue au parlement algérien qui, quelques jours auparavant, avait observé une minute de silence à la mémoire du jeune palestinien tué par une balle perdue de l’armée israélienne, (L’affaire Al Dura, qui a connu depuis d’autres développements et conclusions, ndlr Primo) alors que nos députés avaient superbement ignoré la centaine de jeunes manifestants Kabyles que les gendarmes algériens venaient d’abattre de sang froid.

Autrement, le peuple kabyle souhaite vivement que la paix se fasse entre Israël et ses voisins.

Cependant, si Israël est un véritable bouc émissaire pour les masses arabes, il est aussi un excellent Cheval de Troie pour leurs dictatures en place.

En manipulant leur opinion publique à travers la condamnation quotidienne du « sionisme », ces régimes se re-légitiment en permanence et repoussent chez eux, chaque jour un peu plus, l’échéance d’une ouverture démocratique et d’une alternance au pouvoir.

En Algérie, il est courant de faire diversion à l’intérieur du pays en associant Israël à la Kabylie pour légitimer la répression contre celle-ci et contre l’émancipation du peuple kabyle.

En se révoltant en 1980, la Kabylie fut accusée d’avoir été à la solde de l’étranger et du…Mossad. C’est ce genre de dérive qui, petit à petit, a amené l’Algérien moyen à prendre les Kabyles pour de nouveaux Juifs et la Kabylie pour un autre Israël.

Bouc émissaire, Israël l’est aussi pour la France de ces toutes dernières années qui estime qu’il est au service exclusif des Etats-Unis, contre les intérêts de l’Europe en général et de l’Hexagone en particulier.

C’est, entre autres, sous cet angle de vue que l’on peut comprendre la relance de la « politique arabe » de la France chiraquienne. Dans ce cas, la Palestine et les Arabes ne seraient, à leur tour, que son cheval de Troie.

En fait, de notre point de vue, Israël et la Palestine sont disposés de manière symétrique sur l’échiquier international.

Quand l’un est le bouc émissaire d’un pays, l’autre en est son cheval de Troie et inversement.

Dans l’imbroglio des intérêts géopolitiques du monde d’aujourd’hui, on fait toujours, qu’on le veuille ou non, le jeu de quelqu’un d’autre. Tout dépend de quel côté on se place. Avec les très nombreuses interférences et interactions des acteurs internationaux, il est difficile de se soustraire au statut de coupable idéal.

Celui qui parmi ces derniers détient la puissance médiatique sur un territoire donné y désigne l’accusé et prononce la sentence.

Malgré cet état de fait, doit-on pour autant renoncer jusqu’à sa propre existence pour ne pas encourir les foudres de guerre de ceux dont on contrarie les desseins et à la volonté desquels on refuse de se plier ?

Pour ne pas être taxé de pion d’un côté ou désigné comme victime expiatoire de l’autre, devrait-on se laisser faire dans un monde où il n’y a pas de place pour les faibles ?

Ne devrait-on pas plutôt regarder chaque partie d’un conflit pour ce qu’elle est pour elle-même et non pour les autres, pour ce qu’elle revendique et non pour ce dont on l’accuse ? Il y a certes des « marionnettes » politiques un peu partout, dans chaque pays et à travers le monde entier.

Mais force est de reconnaître que les acteurs qui en acceptent le rôle ne le font que par intérêt, par diversion et rarement sous la contrainte.

En vérité, non seulement ils ne se laissent pas faire mais ce sont eux qui manipulent le marionnettiste.

Dans cet ordre d’idées, je pense qu’Israël et la Palestine sont des acteurs majeurs qui n’ont aucunement besoin d’aller prendre leurs ordres chez l’Occident ou chez les pays arabes et/ou islamiques, tout comme la Kabylie qui revendique son autonomie régionale n’est inféodée qu’à sa propre aspiration à vivre dans la dignité, la liberté, la démocratie et la paix.

En réalité, chacun d’entre ces deux acteurs agit en fonction de ses propres intérêts et non en fonction de ceux de ses pseudo tuteurs.

Le monde politique gagnerait énormément à se départir de ce réflexe manichéen qui consiste à diaboliser tout adversaire ou tout acteur pour lequel on n’a pas encore prévu de case dans laquelle il serait neutralisé.

Chaque peuple a le droit de vivre sur sa terre et d’être respecté par son environnement dès lors qu’il respecte lui-même celui-ci.

C’est de cette façon que le monde deviendra celui de la paix à la place de celui de la guerre, celui de la coopération et du dialogue entre les peuples plutôt que celui des conflits et des égoïsmes, celui de l’ouverture sur les autres au lieu de celui des replis sur soi.

Assemblée Nationale française, colloque AFIDORA, le 27/05/2005
Ferhat MEHENNI, actuel Président du Gouvernement Autonome de Kabylie

Source : Primo Info







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  • 9 thoughts on “Mehenni Ferhat, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, en Israël

    1. Ixiane

      Les Kabyles ne sont pas un peuple inventé comme les palestiniens …
      Les kurdes ne sont pas un peuple inventé..
      Les Tibétins ne sont pas un peuple inventé comme les palos
      Alors pourquoi tout le monde s’acharne sur Israël au lieu de s’occuper de l’Algérie , des 3 pays musulmans qui se sont partagés le Kurdistan ou la Chine qui a volé le Tibet??
      Pourquoi donc cet acharnement si ce n’est de l’antisémitisme !!
      L’esprit de Hitler n’est pas mort !

    2. kabyle

      Vous dites au gens d’Afrique du nord

      C’est vous êtes des berbères quels problèmes avez vous avec les juifs

      ou Israël !!!!

      C’est vous êtes des arabes que ce que vous faites en Afrique du nord ????

      Ils devront tous retournés d’où ils sont venus sois palestiniens ou

      algériens ou libyens ou marocains

      etc.…

      Avec Israel jusqu’au bout

    3. Maria dit

      Les kabyles sont des dhlimis dans leurs propre pays,tout comme les Coptes en Egypte. Il faut bien, puisque il n’y a plus de juifs qui va remplir le rôle du bouc émissaires ? Indispensable pour absolument tout les dictatures.Il en dépend de leurs survie. Seul moyen a canaliser la violence découlant de la répression!

    4. Cheklad

      Les Kabyles sont epris de paix et de justice. Ils entendent se liberer de toute tutelle qui ne respecte pas leur dignite et droits. Le fascisme arabo-islamiste est degradant et meurtrier. Les Kabyles en ont fait l’experience. La sympathie pour les Juifs et Israel ne cesse de s’accroitre en depit de tout. Que des passerelles d’amitie entre tous les peuples soient lancees.L’amitie Judeo-Kabyle/Amazigh(les Amazigh du Maroc l’ont deja exprimee) doit devenir une realite sur le terrain partout ou se trouvent nos communautes. Nous tenons a saluer le courage des hommes qui agissent dans ce sens.

    5. un kabyle

      les peuple kabyle soutien Israël, envers laquelle on a un grand respect. le peuple juif a mené un combat d’existence on conduisant une ile de liberté et démocratie dans un océan de haine, d’ignorance et racisme.
      nous sommes à tout cœur avec nos frères israéliens.
      vive la Kabylie.
      vive Israël.
      vive la liberté.

    6. amazighfree

      Azul, Shalom
      Nous sommes l’un des premier peuple d’afrique, nous sommes Amazigh ce qui veut dire « peuple LIBRE ».
      Nous peuple Amazigh de Kabylie nous avons des liens d’amitié avec tous les peuples libre et oppressé.
      Le peuple arabe n’est pas Africain, c’est un peuple importé de syrie, raciste, assassin, dictateur, terroriste…
      Restons LIBRE, restons AMAZIGH.

    7. Akli

      VIVE LA KABYLIE Independante du joug des arabes sauvage. Les arabes essayent de detruire l’identite du Peuple Kabyle mais ils n’y arriveront jamais. ces bedoins debiles et ignares n’apporte que haine et violence Vive ISRAEL Ami du Peuple Kabyle et de la Kabylie Independante.

    8. San Remo

      Les KABYLES sont un peuple sans rapport avec les musulmans: ils ont du coeur et de l’esprit. Ils ont souffert sans jamais s’en plaindre. il est tant que leur indépendance et leurs qualités apparaissent et génèrent une vraie culture orientale, digne de ce nom.
      Vive les Kabyles, ils seront toujours proches d’Israel, car à l’instar de deux pays latins, ils ont le même socle de valeurs orientales, Amour, Histoire et Construction.

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