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La journée de Jérusalem : Nous avons gagné !!!


La journée de Jérusalem : Nous avons gagné !!!

La Journée de Jérusalem réunit dans la capitale des visiteurs du monde entier : jeunes, touristes et pèlerins venus visiter les sites extraordinaires de la Ville éternelle, une ville pleine de vie, vibrante et regorgeant de riches activités culturelles et sociales. Les marchés et les centres commerciaux dans la partie occidentale de la ville et les allées de la Vieille Ville sont très animés.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi.

A l’approche de la Journée de Jérusalem, je me souviens d’autres temps, des temps difficiles que la ville a traversés. C’était il n’y a pas si longtemps. Dix ans seulement se sont écoulés depuis lors. Je me rappelle tout particulièrement d’une sombre journée, dans la rue de Jaffa, en plein centre-ville. Cela commença par un bref communiqué de la police de Jérusalem: « Une terroriste tire sur les passants dans la rue de Jaffa. » Il y eut un moment de choc, un moment de silence effrayant. Il fut immédiatement suivi par un véritable tohu-bohu, alors que la police et les pompiers, les véhicules de secours, les équipes de télévision et d’innombrables curieux se précipitaient sur le lieu de l’attaque.

C’est là que Pinhas Tokatly a trouvé la mort. Son corps gisait au bord de la rue jusqu’à ce qu’il soit enlevé. Pinhas était âgé de 80 ans lorsque la terroriste lui a enlevé la vie. Il appartenait à une famille vivant depuis cinq générations à Jérusalem et c’était un peintre amateur. Les paysages de Jérusalem étaient le thème de ses œuvres. Lorsque la meurtrière exécuta son abominable plan, il était en route pour un cours de peinture.

C’était en 2002, durant une période d’épouvantables attentats. Jérusalem subissait attaques et carnage.
Je me tenais là-bas, dans la partie la plus animée de la rue de Jaffa. Le cœur de la ville battait vite. Jérusalem avait le souffle lourd. La rue était bloquée. Des centaines de personnes bouleversées tournaient tout autour. Les commerçants comprirent immédiatement que cette attaque dans la rue de Jaffa ne signifiait  pas seulement des morts  et des blessés. Elle signifiait aussi : pas d’acheteurs, pas de touristes, pas de travail.

 

Et je me rappelle d’autres tristes journées vécues par la capitale : l’attaque dans la rue piétonne Ben Yehouda, dans l’autobus 32, à la cafétéria du mont Scopus, au restaurant Sbarro, au café Moment, dans le quartier de Neveh Yaakov et dans la rue King George. C’était une période épouvantable. Les touristes étrangers et les visiteurs israéliens se tenaient à distance de la capitale. Les hiérosolymitains préféraient se terrer chez eux, les élèves avaient peur d’aller à l’école. Les magasins étaient vides et les cafés fermaient tôt.

Je me souviens que je me tenais encore dans la rue de Jaffa longtemps après l’attaque et que je regardais à droite et à gauche. Partout autour de moi, il y avait des barrières. Le son amplifié des sirènes et des voix déchirait l’air. Mais je me souviens aussi avoir remarqué une autre activité de l’autre côté de la rue : des engins mécaniques, des tracteurs et des grues avançant lourdement. Ils mettaient en place les installations du tramway, destiné à transporter rapidement et silencieusement les habitants de la capitale d’un bout à l’autre de la ville. Et je me souviens avoir pensé à ce moment-là que même au milieu des ruines et de la destruction, ces engins mécaniques lourds étaient le pesant symbole du défi que nous relevions face au terrorisme et à la peur paralysante.

Les assassins avaient envoyé une terroriste semer la mort. Mais nous, par contre, nous construisions Jérusalem. Nous posions les infrastructures des rails destinés à relier Pisgat Zeev au mont Herzl, celles d’un tramway soulignant que Jérusalem est une ville unie et unifiée pour toujours.

Dix ans se sont écoulés depuis lors. Nous nous souvenons bien des attaques terroristes, des morts et des blessés. Mais nous constatons aussi une réalité dont on ne peut faire abstraction : nous avons gagné ! Des millions de touristes sont revenus à Jérusalem, les hôtels sont pleins et on ne trouve pas de table libre dans les cafés. Le centre-ville a radicalement changé et est devenu une zone très attractive. On a construit des tours dont on s’arrache les appartements. Le marché de Mahaneh Yehouda, plus coloré et animé que jamais, est à nouveau un site très prisé des touristes. Et tout près, Nahlaot est devenu un quartier très demandé.

Mais cela ne s’est pas fait tout seul. Ça n’a pas été facile. Avec le soutien massif du Keren Hayessod, l’administration municipale de Lev Ha’ir, dirigée par Ouri Amedi, a contribué à rendre leur   lustre d’antan au quartier de Nahlaot et au centre-ville. Le soutien constant et massif apporté par le Keren Hayessod durant de nombreuses années a littéralement sauvé le centre de Jérusalem. Chaque fois qu’il en parle, Ouri Amedi déclare avec beaucoup d’émotion que c’est grâce au succès de ce projet qu’il a eu le privilège d’allumer une torche lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la Journée de l’Indépendance marquant le 40e anniversaire de la réunification de Jérusalem : « Dans ma déclaration, j’ai rappelé la contribution du Keren Hayessod au succès de ce projet. »

 

 

Il est vrai que des problèmes subsistent, mais en cette Journée de Jérusalem, alors que nous célébrons le 45e anniversaire de la libération de Jérusalem-est et de la réunification de la capitale, il faut considérer la ville dans une perspective historique. Pas sur 1000 ans mais peut-être seulement sur 100 ans. La comparaison entre la Jérusalem de 1912 et celle de 2012 parle d’elle-même. Et il est manifestement clair que sans nul doute, nous avons gagné.

Hag Sameah !

 

Source : Keren Hayessod ( Israël Online )







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