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Chic ! Un miracle …


Chic ! Un miracle …

Excusez-moi si je vous demande pardon, mais je crois qu’il y a un élément qui est largement sous-estimé dans la problématique proche-orientale.

C’est la dimension mystique d’Israël.

Et, si l’on peut me considérer d’un regard amusé parce que je pense habiter un miracle, il est imprudent d’ignorer que c’est un sentiment, une conviction, que je partage avec un nombre important d’Israéliens qui, de plus, sont en proportion croissante : Ce genre de malentendu peut générer des situations délicates …

Or, je crois qu’il faut distinguer entre le « miracle israélien » – expression qui serait voisine de ce qu’on a appelé pendant un temps le « miracle japonais » et le « miracle Israël », qui est d’une autre nature et va bien au-delà.

Le premier vise un certain nombre de traits tout à fait intéressants, de nature temporelle.

Une économie dont la réussite apparaît presque insolente, fondée sur des avancées techniques et technologiques dans un nombre étonnant de domaines, de l’agriculture aux techniques spatiales les plus pointues, de la médecine aux innovations dans le domaine de l’armement, la liste est impressionnante des domaines où ce petit pays de 20000 kilomètres carrés talonne et parfois dépasse les pays les plus riches de la planète.

Une société où il fait bon vivre – jusqu’à un âge avancé, où le chômage est quasi inexistant, où la vie culturelle est florissante, et où peu de besoins fondamentaux restent insatisfaits, tout ceci dans le cadre d’une démocratie de qualité et malgré d’importants moyens nécessités par la défense et la sécurité du pays.

Le « miracle Israël » est tout autre chose. Et le « miracle israélien » n’en est qu’un élément, un aboutissement, un moment ou un avatar ou tout cela en même temps. Le second n’existe et ne peut exister indépendamment du premier.

Ce miracle commence il y a bien longtemps et, selon nos livres, par une alliance entre Abraham et une entité que nous dénommons le plus couramment par « Le Nom ».

Il continue avec un épisode singulier dans l’Histoire de l’Humanité, avec la transmission d’un certain nombre de règles fondamentales dont certaines seront reprises – bien plus tard – par la quasi-totalité de l’Humanité, et dont d’autres préfigurent certaines préoccupations très modernes.

Quelques exemples ?

Le jour de repos hebdomadaire. Ce jour-là, on ne doit faire travailler ni son serviteur, ni même ses animaux. Durée limitée de l’esclavage, obligation de bons traitements; Lois écologiques, avec repos de la terre tous les sept ans.

Le devoir de charité, la notion d’amour du prochain, le respect des animaux [1], le devoir de traiter respectueusement « l’étranger qui vit en tes murs ».

Et ce ne sont que quelques exemples.

Le « miracle Israël » se poursuit avec une fidélité à ces règles à travers les siècles et parmi les peuples de la galout (exil), malgré les persécutions, les tentatives d’éradication sous plusieurs formes. Et c’est la fidélité à cette alliance qui remonte à Abraham et se poursuit, après Moïse, avec bien d’autres dont je ne dresserai pas ici la liste, qui permet la survie du Peuple juif, sans cesse persécuté, sans cesse ressuscitant …

L’Etat d’Israël, avec ses 64 ans, abrite un des peuples qui a l’une des plus longues mémoires historiques, sinon la plus longue, et une autre particularité, c’est que ce Peuple est fondé essentiellement sur des valeurs morales.

Et aujourd’hui, j’entends certains qui voudraient ne voir en cet Etat qu’une « réserve à Juifs », à laquelle nous aurions droit du fait des persécutions subies.

Mais surtout, que cet état soit moderne et « fasse du passé table rase », et n’embête plus le monde avec son « particularisme religieux », ces « reliquats plus ou moins obscurantistes ».

J’en entends qui nous tressent des louanges pour la « gay-pride » de Tel Aviv. Gay ou hétéro, pour ma part je ne vois aucun intérêt à tenter de concurrencer Los Angeles sur le terrain des « prides ».

Nous sommes porteurs d’assez de modernité dans les valeurs grâce et pour lesquelles nous perdurons depuis 35 siècles.

Et je suis pour ma part assez stupéfait lorsque l’occident, concernant nos règles, nos croyances, nos comportements, se polarise exclusivement sur des phénomènes rarissimes tels que cette petite fille malmenée par des extrémistes religieux dans un bus il y a quelques mois. Eh oui, nous avons aussi des tarés. Nous sommes assez grands pour nous en scandaliser et leur faire entendre raison.

Je crois, et c’est ainsi que je finirai ce billet, que ceux des chrétiens qui sont nos amis – et je sais que nous en avons – pourraient trouver un intérêt certain à notre renaissance – y compris sur le plan religieux.

Tout simplement, parce qu’ils pourraient se nourrir d’une remise à niveau, dans la mesure où c’est quand même nous qui avons la langue des écritures – qu’ils revendiquent comme aussi les leurs.

Et que nous serions à même de leur indiquer quelques fautes de traduction qui ont pu les induire en erreur.

Mais surtout, de grâce ! Qu’on cesse d’espérer que parce que nous avons maintenant un Etat, nous cessions d’être juifs! [2]

Shavoua tov ! Bonne semaine !

 

[1] J’avais il y a quelques semaines pensé – et commencé à – rédiger un article sur la ShéHita, l’abattage “rituel” des animaux.

J’y ai renoncé pour les raisons suivantes : Il eut fallu que je traite des différences entre le rite juif (cacher) et musulman (hallal), or je ne connais rien à ce dernier. On en parlait déjà suffisamment comme çà, et le moment n’était pas propice en raison des polémiques en cours.

Ce que j’aurais simplement développé, c’est l’idée que ces “rites” résultent des commandements de respecter l’animal et de ne pas le faire souffrir.

C’est la dernière raison pour laquelle je me suis abstenu :  Je n’ai jamais été ni bœuf ni mouton ni poulet à subir les différends modes d’abattage – ou si c’est dans des vies antérieures je n’en garde aucun souvenir.

Des études semble-t-il sérieuses auraient montré que la méthode juive n’induit pas ou induit moins de souffrance. Ces études peuvent être partiales sans être malhonnêtes, on a toujours tendance à voir le bien de son côté.

Sans donc souhaiter relancer cette polémique, je me borne à insister sur ce point: l’intention fondamentale est la non souffrance ou la moindre souffrance des animaux, et non pas une observance aveugle des rites. Ces derniers ne sont que pour se conformer à un commandement, et non pas l’inverse.

[2] Je n’ignore pas qu’il y a des minorités non juives en Israël. Elles sont traitées conformément à nos valeurs, c’est-à-dire très bien.

Source : Antidoxe, par Yaakov Rotil





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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  • 2 thoughts on “Chic ! Un miracle …

    1. Youssef

      Il ne faut pas oublier que sans le judaïsme, il n’y aurait pas de monde occidental.

      Tout le monde occidental trouve ses racines sur cette infime partie du monde.

      Si nous considérons que l’espèce humaine a vu le jour en Afrique. C’est bien par cette région très étroite (Israël), tel un entonnoir qu’a pu naître tout l’occident.

      Les tables de la loi ont été données à Moïse, exactement à cet endroit.

      Pourquoi les pays arabes ne supportent pas Israël ?… C’est bien parce cette terre d’Israël est le monde occidental (Je dis bien « est »). C’est le point le plus rapproché de ce monde, enclavé parmi toutes ces nations arabes.

      C’est donc insupportable pour eux.

      Un musulman peut il être laïque et musulman à la fois ?….. Bien sûr que non.
      Un catholique peut il être laïque et catholique à la fois ?….. Bien sûr que non.

      Par contre je suis juif et laïque.

      Je ne pratique pas. Je n’ai aucune obligation de faire ou de ne pas faire pour être juif.

    2. IG

      En France, on a du mal à faire comprendre que notre attachement patriote ou être citoyen peut être rattaché à la France sans que soit ambigu notre attachement spirituel à Israël. c’est pourtant très simple, mais dans l’esprit des gens, la laïcité n’est pas autant implantée que la raison veut bien le dire.La repentance est très récente….
      Et d’autant avec la propagande palestinienne radicale qui prétend que les juifs n’ont pas droit à un Etat car dans notre religion, il n’y a pas de pouvoir par le politique. Donc que nous serions en contradiction envers nous mêmes. Encore un fois à devoir expliquer que ces interprétations primaires de nos préceptes ne sont le fait que d’individus qui n’ont aucun sens de l’analyse, à des fins de conversion et d’éradication.

      Encore à devoir expliquer que les conversions, pouvoir politico-religieux, ne sont pas interdites , mais déconseillées par la tradition orale du fait des persécutions qui s’en sont suivies, notamment avec Mahomet.

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