toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Un député britannique : « nous donnons de l’argent aux Palestiniens pour aider les pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de haine »


Un député britannique : « nous donnons de l’argent aux Palestiniens pour aider les pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de haine »

Il n’arrive pas souvent qu’un ministre ne perde son sang-froid et commence à gronder un parlementaire de son propre parti. La semaine dernière, cependant, William Hague, pourtant ministre « tempéré » des Affaires Etrangères de la Grande-Bretagne, lui-même politicien très influent du parti conservateur au pouvoir, a perdu son sang-froid lors d’un débat avec des députés conservateurs du groupe d’amitié avec Israël. Hague a été accusé par ces députés d’être un « fanatique » qui « complote au ministère contre Israël ».

« Le Foreign Office n’est pas pro-palestinien. Je n’ai jamais entendu un tel baratin », s’est écrié Hague, devant le député Douglas Carswell lorsque celui-ci lui a dénoncé « la politique pro-arabe du Foreign Office. Le Foreign Office affiche une sorte de fanatisme à l’encontre d’Israël », a dit Carswell. « L’idée de l’autodétermination au Moyen-Orient est un anathème pour certaines personnes du Foreign Office. Ils sont tout autant anti-israéliens qu’ils sont pro-européens. » 

Hague a réagi en traitant Carswell de « mythomane » qui « parle en contre-sens. » Carswell, cependant, n’était pas le seul expert à critiquer son Ministère des Affaires Étrangères. James Arbuthnot, un autre député respecté, a demandé à Hague d’être « plus constructif » lorsqu’il parle à Netanyahu. « Cessez de l’aliéner ! » a t-il demandé. Arbuthnot faisait référence aux dernières paroles de William Hague sur Netanyahu, quand il l’insultait de « belligérant ».

Un troisième député, Robert Halfon, a également demandé à Hague de faire un effort : « le Foreign Office ne fait rien ou presque pour lutter contre la délégitimation d’Israël. Nous devons soutenir le droit à l’existence d’Israël ».

D’autres députés, comme Nick Boles ont affirmé que la Grande-Bretagne « n’a pas fait assez pour condamner l’Autorité nationale palestinienne quand elle glorifie les kamikazes ». La députée d’origine Hindoue Priti Patel, l’une des figures montante du parti conservateur a déclaré « nous devons être plus critiques  à l’égard des Palestiniens. Ils doivent cesser les violences ». Andrew Percy, encore un député, a ajouté : «nous donnons de l’argent aux Palestiniens pour aider les pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de haine ».

Lorsque Carswell a insisté et a dit à Hague, « Les ministres sont censés êtres responsables. Vous être à sens unique et ce que vous dites est tout à fait inacceptable au sujet d’un pays ami démocratique ». Ce à quoi Hague a répondu : « il est totalement faux de penser que mon esprit a été pris en otage par le Foreign Office », insinuant par la même que le Foreign Office est bien comme le Quai d’Orsay français : pro-palestinien !

L’Autorité palestinienne a reçu 100 millions d’euros d’aide britannique en 2011. Sur cette somme, au moins 5 millions ont été donnés en compensation aux familles des terroristes morts lors d’opérations suicides. 3 autres millions ont été donnés aux 5.000 familles de terroristes emprisonnés en Israël. Ces paiements en espèces de Livres Sterling payés par les contribuables britanniques et européens, ont été décrits par le député conservateur Philippe Davies comme « tout à fait inexcusables ». Toutefois, la Grande-Bretagne n’a pas réduit son aide à l’Autorité palestinienne.

En dehors de l’aide bilatérale aux Palestiniens, la Grande-Bretagne donne également de grandes quantités d’argent à l’Autorité palestinienne par le biais de l’Union européenne. L’UE a commencé à financer les Palestiniens en 1971. Ces fonds ont considérablement augmentés après la signature des Accords d’Oslo en 1994. Depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, l’aide de l’UE, qui a initialement été donnée sous la forme d’aide au développement, a mis l’accent sur le soutien direct à l’Autorité palestinienne et le développement de ses institutions.

L’UE ne semble pas croire que l’AP soit en proie à la corruption.En 2005, le bureau européen anti-fraude OLAF a enquêté sur les allégations de détournement de fonds par l’Autorité palestinienne pour soutenir les activités terroristes. L’OLAF n’a constaté « aucune preuve concluante » d’abus, même si elle a admis que « la possibilité d’utilisation abusive du budget de l’Autorité palestinienne et d’autres ressources ne peuvent être exclus en raison du fait que la capacité de vérification interne et externe de l’Autorité palestinienne est encore peu développée ».

Plutôt que de suspendre son aide financière, l’UE l’a augmenté. Alors que les gouvernements européens imposent des mesures d’austérité sur leurs propres contribuables, ces contribuables sont invités à donner de plus en plus d’argent aux Palestiniens. L’année dernière, le Parlement européen a décidé d’augmenter l’aide européenne aux Palestiniens de 100 millions d’euros supplémentaires.

Dans son livre Eurabia, l’historienne Bat Ye’or fait valoir que les autorités de l’UE tentent de créer un axe euro-arabe. En fait, l’idée d’une Alliance euro-islamique est beaucoup plus âgée que l’Union européenne, qui a été créé en 1957. Elle était déjà présente lors d’une réunion sur la Palestine, au sein du cabinet britannique le 20 avril 1939, lorsque le Premier ministre Neville Chamberlain expliquait à son cabinet qu’il était « d’une immense importance » du point de vue de la stratégie, « d’avoir le monde musulman avec nous. »  » Si nous devons offenser un côté, nous offenserons les Juifs plutôt que les Arabes « .

Sacrifier les Juifs contre une politique d’apaisement arabe refait surface après la crise pétrolière de 1973, lorsque les pays arabes plein de pétrole sont utilisés comme arme contre les pays alliés d’Israël lors de la guerre de Kippour. En échange d’un approvisionnement garanti en pétrole régulier, l’UE a promis de donner aux pays arabes une aide technologique et économique, d’accueillir un grand nombre d’immigrants arabes, qui seraient autorisés à conserver leur propre culture, et de forger une stratégie commune UE-arabe sur la politique étrangère.

Bat Ye’or cite des documents officiels, des accords et des « directives » (morceaux de législation de l’UE) pour prouver sa thèse. «Eurabia», dit-elle, « représente une réalité géopolitique envisagée en 1973 grâce à un système d’alliances informelles entre, d’une part l’Union européenne (UE) et d’autre part, les pays arabes méditerranéens… Ce système a été synchronisé sous le toit d’une association appelée le Dialogue euro-arabe (EAD), créée en juillet 1974 à Paris. Un corps de travail composé de comités est toujours présidé conjointement par un Européen et un délégué arabe qui organise et contrôle l’application des décisions.  »

Bat Ye’or fait valoir que la crainte de perdre le pétrole arabe a même conduit l’Europe à accepter la politique « immigration contre pétrole. » Elle craint que les Européens ne soient jamais capables de se libérer d’Eurabia.

Peut-être, cependant, Bat Ye’or est trop pessimiste. La mise en place de groupes tels que celui de « l’amitié France-Israël » ou des « Conservative Friends of Israel » en Grande-Bretagne, montre qu’il existe encore des politiciens perspicaces et courageux qui s’expriment librement pour défendre Israël. La liberté et l’indépendance de l’Europe sera mieux servi en se tenant debout, côte à côte avec Israël.

Antoine Chatrier – JSSNews





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 4 thoughts on “Un député britannique : « nous donnons de l’argent aux Palestiniens pour aider les pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de haine »

    1. Paul

      Il faut lire Eurabia.
      Il faut condamner le quai d’Orsay et l’AFP, officines étatiques, violemment
      anti-israéliennes, et qui entretiennent l’antisémitisme.

    2. Paul

      La France et tout particulièrement le Quai d’Orsay soutient le terrorisme palestinien de la même manière, voire pire à Gaza.

    3. Paul

      La France aussi est extrêmement généreuse avec les Palestiniens.
      Les fonds sont souvent détournés et verser sur les comptes des terroristes palestiniens détenus en Israel. Merci le Quai d’Orsay en particulier…

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    • Facebook
    • Twitter
    • LinkedIn
    • More Networks
    Copy link
    Powered by Social Snap