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Israël-Haïfa : Histoire d’un lynchage de Juifs par des barbares


Israël-Haïfa : Histoire d’un lynchage de Juifs par des barbares

Les deux soldats israéliens agressés samedi à soir à Haïfa n’oublieront pas l’agression dont ils ont été victimes, alors qu’ils n’étaient pas en service.

Une attaque gratuite, haineuse, qui s’apparente à un lynchage.

Sept des agresseurs ont été arrêtés, tous arabes israéliens.

Le magistrat en charge de l’affaire au tribunal de Haïfa, le juge Zaid Falah, a comparé l’attaque subie par les soldats au lynchage commis à Ramallah 12 ans plus tôt (*), ajoutant que « l’agression relevait de ce que l’on pouvait rencontrer dans des états totalitaires, mais pas dans un état démocratique tel qu’Israël » alors que les détails des faits commençaient à être connus dimanche.

La détention provisoire des suspects a été prolongée à cinq jours, à la demande du juge Zaid Falah.

Durant la première audience du tribunal, il a été rappelé que sans l’arrivée des responsables de la sécurité de l’hôpital Rambam, personne ne peut prévoir ce qu’aurait été l’issue de l’agression.

Selon le magistrat, il apparaît à l’examen des preuves que tous les suspects interpellés ont participé à l’agression.

A l’audience, le chef de la police a rapporté que contrairement au premier communiqué qui évoquait des actés de « hooliganisme », l’agression avait bien des motivations nationalistes et antisémites, les premières auditions établissant que les assaillants ont abondamment utilisé les insultes anti-juives.

Selon l’avocat des assaillants, Hamoudi Masri, le juge exagère la comparaison, puisqu’à « Ramallah, les deux soldats lynchés étaient morts », expliquant par ailleurs que ses clients « ont assisté à l’agression sans y participer ».

Les deux soldats, âgés de 19 ans, avaient décidé de sortir vendredi soir; l’un eux ressentant une violente douleur au bras, ils ont décidé de se rendre à l’hôpital.

Sur le parking de l’hôpital Rambam, un autre véhicule s’approche du leur et s’arrête, un des occupants demande aux soldats s’ils sont juifs puis tous se mettent à scander « Juifs, Juifs ».

S’éloignant de la voiture, les soldats sont alors pourchassés par les occupants du second véhicule. Un des soldats raconte qu’à ce moment, « les assaillants sont 15 ou 20, ils m’attrapent me frappent; je sentais qu’ils voulaient me tuer ».

Le second soldat raconte qu’ils étaient équipés de barres de fer, de bâtons, de cutters, et que le premier véhicule avait été rejoint par deux autres voitures : « ils m’ont attrapé à sept ou huit, m’ont frappé à coups de bâtons et de barres de fer, partout sur le corps ; je me suis protégé la tête avec les bras », ce qui explique les blessures multiples sur les bras du jeune homme.

Il a ensuite entendu les agresseurs parler de « laisser leur marque » ; ils l’ont empoigné et immobilisé, il a alors senti un objet coupant lui entailler la peau du crâne : Le mot « chien » en arabe a été gravé alors que le soldat s’évanouissait.

Alertés par les cris des victimes, les gardiens de l’hôpital ont fini par accourir et ont dispersé les agresseurs.

(*) Le 12 octobre 2000, deux soldats réservistes, Yossi Avraham et Vadim Nurzhitz, étaient entrés par erreur dans Ramallah. Amenés jusqu’au poste de police, ils avaient été littéralement lynchés et achevés à coups de bâtons et de couteaux ; leurs corps avaient ensuite été traînés et exposés dans la ville.

L’image de leurs agresseurs souriants, exposant leurs mains pleines du sang des deux soldats à la vitre du commissariat avait fait le tour du monde.

Source : IsraëInfos, par par Gérard Fredj





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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