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Israël : Attaquer l’Iran – les coûts


Israël : Attaquer l’Iran – les coûts

La discussion sur le coût d’une frappe préventive sur les installations nucléaires de l’Iran a une valeur ajoutée seulement si elle est destinée à  neutraliser la réaction potentielle de l’Iran et de ses alliés., et…Note – 612 votants sur le sondage à ce sujet qui se trouve dans la colonne de droite du site sur la page d’acceuil

Par Yoram Ettinger

La discussion sur le coût d’une frappe préventive sur les installations nucléaires de l’Iran a une valeur ajoutée seulement si elle est destinée à  neutraliser la réaction potentielle de l’Iran et de ses alliés.

La discussion devient nuisible si elle apparaît hésitante et incertaine, laisse jouer l’Iran qui menace l’existence d’Israël et suppose qu’Israël accepte un Iran nucléaire.

Le 12 mai 1948, l’administration du pré-Etat d’Israël a décidé par un vote d’annoncer la création d’un Etat qui comprendrait Jérusalem, malgré la résistance interne et l’opposition des Etats-Unis et malgré un prix terrible à payer: Les Etats-Unis avait retenu l’aide militaire et économique et menacé de « punition »  supposant que la déclaration entraînerait un second Holocauste, cette fois aux mains des Arabes.

David Ben-Gourion a refusé de se conformer à la demande américaine de reporter l’annonce de quelques années, sachant qu’un tel retard porterait la tragédie sur les générations futures et que l’indépendance avait un prix douloureux.

Le 5 octobre 1973, à la veille de la guerre de Kippour, Golda Meir alors Premier ministre a rejeté l’option d’une frappe préventive pour repousser le danger clair et présent d’une attaque conjointe égypto-syrienne. Elle était préoccupée par le coût d’une telle attaque – à savoir être considéré comme l’agresseur et endommager gravement les  relations avec les États-Unis – et a préféré être dépeinte comme la victime.

Toutefois, le coût à long terme de cette guerre a été beaucoup plus terrible que si des mesures préventives avaient été prises.

Comme prévu, Israël n’a pas été considéré comme une victime, mais plutôt comme un pays qui a perdu « l’esprit de la Guerre des Six-Jours » – son pouvoir de dissuasion et sa position comme un atout stratégique pour les Etats-Unis, ont été érodés.

En Juin 1981, juste avant la destruction du réacteur nucléaire en Irak, le Premier ministre Menahem Begin a pesé le coût d’une frappe préventive contre le coût de l’inaction. Les chefs du Mossad, Ezer Weizman ministre de la Défense, le dirigeant de l’opposition Shimon Peres, et le Vice-Premier Ministre Yigaël Yadin, conseiller à la sécurité nationale d’Israël et à la tête de la Commission de l’énergie atomique étaient tous opposés à cette attaque sur l’Irak.

Ils ont présenté des scénarios apocalyptiques qui résulteraient d’une telle action: une faille irréparable avec les Etats-Unis, des sanctions sévères, un conflit avec l’Union soviétique et l’Europe occidentale, une impossible  réconciliation avec  les pays musulmans et une crise pan-islamique, des menaces contre la paix avec l’Egypte …. Ils sous-estimaient le succès d’une attaque préemptive. Certains ont prétendu qu’il y avait une plus grande chance de voir les pilotes israéliens être traînés dans les rues de Bagdad que d’être accueilli de retour à leurs bases.

Mais Begin a décidé en faveur d’une frappe préventive, il a finalement déterminé que le coût de la contrainte pourrait être plus grand que celui d’une attaque préventive, que la menace nucléaire asservirait à la fois politiquement et militairement Israël, qu’une attaque nucléaire ne pouvait pas être écartée compte tenu de la nature violente et inattendue des régimes de la région, et que le ratio du territoire israélien par rapport à celui de pays arabes environnants (0,2%) ne permettait pas  d’établir un équilibre. Tout cela combiné au fait que  la fenêtre d’opportunité pour une attaque contre le réacteur nucléaire irakien était sur le point de se refermer.

La destruction du réacteur a attiré une vague de critiques virulentes, même au sein  des partisans d’Israël, mais elle a ensuite été suivie par une « mer « d’admiration et de collaboration à long terme.

En 2012, après une décennie de tentatives infructueuses de dialogue et de sanctions, et compte tenu de l’aide (en termes de développement et d’acquisition), que l’Iran a reçu du Pakistan, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine pour son programme nucléaire, Israël doit décider entre le lancement une attaque préventive pour éliminer cette menace ou la supporter.

Les opposants à une attaque avertissent qu’elle pourrait potentiellement entraîner une réaction sévère de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, les prix du pétrole plus élevés déclencherait la colère internationale contre à Israël, et produirait une vague de terreur et de conflit dans le Golfe Persique et dans la région.

Tout cela reste pâle en comparaison du coût mortel d’une menace nucléaire, un arrêt des investissements étrangers dans le pays, moins d’immigrants venant en Israël, un tourisme en baisse, une plus grande dépendance militaro-politico-économique des États-Unis et un régime iranien puissant et influent qui prendrait le contrôle du golfe Persique.

La position d’Israël comme un atout stratégique serait inversée sans même qu’une ogive nucléaire ne soit lancé.

Le coût d’une attaque préemptive non létale  contre l’Iran et à court terme, stimulerait l’image stratégique l’Israël à long terme. Une attaque  fournirait un appui pour les forces opposées au régime des ayatollahs.

Israël  adoptera-t-il l’héritage de Ben Gourion et Begin, ou celle de leurs adversaires?

Adapté par Aschkel pour Israël-flash israelhayom





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Israël : Attaquer l’Iran – les coûts

    1. Joseph

      Toi t ouf une attaque d’israel contre l’iran c la fin d’israel tu crois ke les russes et les chinois vont encore passer pour des inactif ils ont en marre ta la syrie ta le hezbolah ta m’iran mais ta la russie ki en a vrement marre de se faire marcher sur les pieds et vu ski spasse en syrie si les russes peerrsiste encore dans leur opinion c pour leur securute geostrategie, l’iran se fait attaquer bye bye israel ki eske ki va faire quelque choss les etas unis WWIII ils l’ont annonce mais bon israel ne va rien a faire elle aboie mais devant la russie si il y a pas les states totalement derriere eux il fermeront leur gueules va voir meme si il l’ouvriront si le stat sont derrieur eu t un ouf israle aboie se bat contre des faibles vet des k’il s’agis des grand elle laisse faire le papa etats unis genre pour gagner sa dignit ajia israel joue a maltraite les faible mais et pas du nivo international tout sa grace aux state alors clme toi mon gars on veut pas de WWIIII et pis si th’abite en israel tu dois etre le premier oposant a un tel conflit .israel se trouve plus a la porte d’une charette tiree par un ane russe qu’a a un boeing americain wach t malade ou koi va te reveiller xd
      Bref chez pas si je parle a quelqun de censé 😀

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