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Rapport du Forum pour la “Coordination de la Lutte contre l’Antisémitisme” : Evaluation annuelle 2011 – Image d’ensemble et tendances


Rapport du Forum pour la “Coordination de la Lutte contre l’Antisémitisme” : Evaluation annuelle 2011 – Image d’ensemble et tendances

Résumé des directeurs

  • Le rapport se base sur des données qui ont été recueillies et publiées sur le site du Forum pour la Coordination de la Lutte contre l’antisémitisme

Naturellement, le nombre d’incidents publiés dans le rapport  ne reflète pas tous les incidents qui ont réellement  eu lieu, et souvent, les données sont sensiblement  différentes de celles publiées par les différentes communautés juives. Cependant, à notre avis, les données en général reflètent les tendances.  

  • En 2011, s’est maintenue la barre élevée d’incidents antisémites reportés,  y compris les incidents violents. Cela même en l’absence d’incident servant de “catalysateur” dans le conflit entre Israël et ses voisins/palestiniens.

Alors que l’antisémitisme de la part d’éléments musulmans est resté au même niveau élevé et a les mêmes caractéristiques connues des dernières années, cette année, il y a eu une hausse du niveau et de l’étendue de l’antisémitisme de la part d’éléments d’extrême-droite.

On estime que l’un des facteurs qui a eu un impact sur cette hausse est la crise financière globale qui s’est aggravée en 2011.

  • Comme dans le passé, les pays qui sont en tête concernant le taux le plus élevé d’antisémitisme en général et de violence en particulier, sont des pays dans lesquels vivent les plus grandes communautés juives : Les Etats Unis, la France et la Grande Bretagne.

A leurs cotés, on trouve d’autres pays de l’Europe de l’Ouest, dont les Pays-Bas et la Belgique dans lesquels la difficulté pour les communautes juives de vivre leur vie va grandissant.

  • La tendance de renforcement de l’extrême-droite se poursuit en Europe.

Cela s’exprime par la propagation de sentiments nationalistes, principalement parmi les jeunes qui s’opposent au phénomène d’immigration. On observe une nette hausse du niveau de violence principalement contre des étrangers, mais également contre des juifs. La crise économique qui atteint le monde sert, elle aussi, de facteur qui alimente et encourage l’activité antisémite signalant les juifs en tant que responsables de la situation qui continue à se détériorer. Les pays les plus prédominants dans lesquels le  niveau et le nombre d’incidents  de la part d’éléments de droite se sont accrus en 2011: Les Etats Unis, l’Allemagne, la Russie, la Pologne et l’Ukraine.

  • En 2011, l’offensive de délégitimation de l’état d’Israël s’est poursuivie et même renforcée avec la participation d’éléments musulmans, palestiniens, d’extrême-gauche et dans certains endroits, également d’organisations d’extrême-droite.

Cette année,  s’est renforcée l’activité du BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) dans le monde entier. Ces activités se sont exprimées par des manifestations et des appels au boycott économique, commercial et universitaire d’entreprises et d’institutions israéliennes, et reflètent le climat public anti-israélien qui s’est intensifié en 2011. Cependant, cette année, a prédominé l’échec des organisateurs de BDS dans le monde entier qui n’ont pas réussi à créer un large front de sympathisants pour organiser des événements “stratégiques” (tels que des flottilles et des vols d’avions), dans le but de resserrer le boycott et les sanctions contre Israël.

Pour cette raison, l’essentiel du focus des dirigeants de BDS a été  dirigé contre des magasins vendant des produits d’Israël. Les actions de délégitimation d’Israël attisent la “compréhension” concernant l’atteinte portée à des juifs et exposent les communautés juives dans le monde, plus que par le passé, à la violence et au terrorisme.

  • L’Iran continue à considérer l’antisémitisme comme un instrument stratégique pour ébranler la réputation d’Israël et œuvre à deux niveaux principaux : Le premier – l’aspect déclaratoire qui comprend des expressions venimeuses contre Israël,  et le second – l’acte consistant à renforcer ses cercles d’influence grâce à la direction et à l’encouragement d’autres éléments (des musulmans, des éléments de l’extrême droite et de l’extrême gauche), afin de prendre l’initiative d’actions anti-israéliennes et antisémites. Cette activité existe tout particulièrement en Amérique Latine et en Europe.  
  • “Le Printemps Arabe” a servi de catalysateur à la recrudescence des manifestations d’antisémitisme et a également révélé la haine fondamentale du public arabe de ces états envers les juifs.

De facto, après la chute du régime de Ben Ali en Tunisie, la communauté juive a subi pendant une courte période une série d’incidents antisémites, mais il faut souligner le fait que de tels incidents ont également été condamnés après la stabilisation du régime sur place, et l’ordre général et avec celui-ci, la sécurité de la communauté juive sont rentrés dans l’ordre.

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  • A cause de la relation directe et prouvée entre le niveau du conflit israélo-palestinien et le niveau d’antisémitisme, il est raisonnable d’assumer que dans le cas d’escalade au Moyen-Orient, une intensification de la gravité (le degré de violence) des incidents antisémites et de leur étendue est à anticiper. 

Détails de l’image d’ensemble et  évaluation par régions : 

La Grande- Bretagne

La Grande-Bretagne continue à constituer l’un des principaux centres de l’antisémitisme, de l’antisionisme et de l’anti-israélisme. En Grande-Bretagne, existent des activités de grande envergure de toutes les scènes extrémistes – islamique, d’extrême-gauche, et d’extrême-droite, et de plus  un antisémitisme latent enraciné dans une partie des élites et des médias britanniques qui trouve son expression dans des articles contre la politique d’Israël, qui utilisent une terminologie empruntée à l’univers des concepts antisémites.

La Grande-Bretagne continue à constituer un pôle d’actions de délégitimation d’Israël et continue à appeler au boycott universitaire, culturel et économique d’Israël. En septembre 2011, cette activité a engendré, entre autres, la fermeture du magasin emblématique de la société de cosmétique “Ahava” à Covent Garden, Londres. Les événements en Grande-Bretagne comprennent de la propagande, des graffitis (dont une partie à caractère néonazi et une partie à caractère pro-palestinien et antisioniste/israélien), des menaces et le harcèlement d’individus, des profanations de synagogues, de cimetières et de sites de commémoration, des actes de vandalisme contre la communauté et des incidents violents, y compris des attaques physiques.

Incidents antisémites prédominants  durant l’année :

  • Un activiste pro-israélien a été battu et mordu à  Londres (21 mars)
  • Déferlement de propos antisémites de John Galliano, le créateur de mode de Christian Dior (26 février)
  • Attaque d’un rabbin à  Lester (26 mai)
  • Un député britannique s’est exprimé contre la nomination d’un ambassadeur juif en Israël (2 décembre)

 La France  

La France constitue une scène prédominante de violence contre des juifs (principalement contre des juifs présentant des signes juifs proéminents et/ou qui marchaient près de synagogues). En 2011, cette scène s’est, elle aussi, caractérisée par de nombreux incidents violents, dont : Des attaques au couteau, de sévères coups et blessures, une croix gammée gravée sur la main d’une jeune fille et 3 tentatives d’incendie volontaire. La plupart des assaillants étaient musulmans. 

La campagne de délégitimation d’Israël (menée par des éléments de la gauche avec des éléments musulmans) qui a lieu depuis des années en France continue à se développer, et établit une confusion entre  l’identification des juifs de France avec Israël et les accusations selon lesquelles ils sont coupables de ses “crimes”. Le support public d’Israël est aujourd’hui considéré comme n’étant pas “politiquement correct”, et des contenus anti-israéliens ont été découverts dans des livres d’étude du système d’éducation supérieure gouvernementale.

La mise en vigueur de la loi contre les personnes accusées de boycott contre Israël s’est affaiblie en 2011, quand les tribunaux ont innocenté (15/12, 08/07) des activistes de gauche qui avaient participé ou incité au boycott commercial d’Israël.

Au cours de l’année 2011, la communauté juive s’est retrouvée malgré elle au cœur de la scène publique suite à l’affaire DSK (Dominique Strauss-Kahn), d’origine juive. Cette affaire a à nouveau fait remonter à la surface des thèmes antisémites “classiques” et en tête, l’accusation des juifs concernant l’effondrement de la situation économique  en France et “leur contrôle du monde”.

Le renforcement de l’extrême-droite en France (selon les sondages) – même si elle n’est pas dirigée contre les juifs –  risque en fin de compte de contribuer également à la recrudescence de l’antisémitisme (comme nous le verrons cette année dans d’autres pays).

Incidents antisémites prédominants durant l’année :

  • Jet d’une brique sur la fenêtre d’une synagogue pendant les prières de la fête de Pourim (22 mars)
  • Jet d’un cocktail Molotov sur un restaurant juif (11 avril)
  • Tir de balles de plomb sur un étudiant (12 avril)
  • Attaque au couteau d’une fillette de 11 ans (11 mai)
  • Une croix gammée a été gravée sur la main d’une jeune fille (non juive) (7 juillet)
  • Un juif a été attaqué avec violence (13 octobre)
  • Attaque à caractéristique antisémite dans une station de métro (21 novembre)

La Belgique  

La Belgique a fait cette année l’expérience d’un certain nombre d’incidents antisémites. Un travail de recherche conduit en mai 2011 démontre que la plupart des étudiants musulmans ont des idées antisémites. Les universités continuent à constituer un centre d’incitation contre Israël et cette incitation déborde en antisémitisme ouvert. Cette tendance a engendré la démission d’un membre du conseil d’administration de l’Université de Bruxelles en tant que mesure de protestation contre des cas d’antisémitisme qui ont eu lieu dans l’institution universitaire.  

Incidents antisémites prédominants durant l’année:

  • Attaque d’une jeune fille dans une école (21 novembre)
  • Menace politique contre des écoles  juives (4 novembre)
  • Expressions antisémites d’un député du parti de droite (21 octobre)
  • Démission d’un membre du conseil d’administration de l’université de Bruxelles (18 juillet)

Les Pays-Bas

Aux Pays-Bas, on a noté une hausse du nombre d’incidents qui se sont principalement déroulés dans la région de résidence et d’activités quotidienne des membres de la communauté juive. La menace envers les juifs de la part de communautés musulmanes s’est accrue, de même que dans les autres pays de la région (France, Belgique).

L’antisémitisme règne également parmi les élites qui ont tendance à adopter une approche virulemment pro-palestinienne et anti-israélienne qui est proche de l’antisémitisme. Ainsi, par exemple, s’est exprimée Gerta Dussenberg, une activiste hollandaise extrémiste en faveur des droits des palestiniens, disant qu’elle était «presque fière d’être qualifiée d’antisémite». En mai 2011, il a été publié que des organisations appelant au boycott d’Israël  sont en partie indirectement financées par le gouvernement hollandais dans le cadre du financement d’organisations de charité et d’organisations non gouvernementales hollandaises qui soutiennent la campagne du boycott d’Israël et qui y sont actifs.

Des éléments néonazis continuent parallèlement à prendre part principalement à des incidents de profanation et d’inscription de graffitis à caractères néonazis. De plus, leur participation à « l’antisémitisme et le hooliganisme sur les terrains de sport » s’accroit, et est très prédominante aux Pays-Bas (surtout dans des matches face à l’équipe de football Ajax identifiée comme étant une équipe de “juifs”)

Incidents antisémites prédominants  durant l’année :

  • Slogans antisémites durant la marche pour le dialogue religieux (15 février)
  • Graffitis antisémite dans l’école juive (17 mai)

La Suisse  

Une hausse du nombre d’incidents antisémites est évidente en comparaison de l’année 2010, au cours de laquelle seuls quelques incident isolés avaient été recensés. La plupart des incidents ont inclus l’incitation ou des graffitis antisémites. Cependant, deux incidents particuliers comprenant des attaques physiques ont prédominé :

  • Un juif orthodoxe a été poignardé devant sa famille (30 décembre)
  • Attaque d’un rabbin (28 février)

L’Italie

Le niveau d’antisémitisme en Italie continue à être relativement faible. Aucun incident violent n’a été reporté. L’essentiel des activités antisémites se trouve sur la scène de la propagande (y compris l’inscription de graffitis).

L’année  2011 a été caractérisée par une hausse du niveau de la propagande anti-israélienne sur les sites internet des organisations d’extrême-gauche pro-palestinienne en Italie. Ces sites révèlent une activité énergique  dans le domaine consistant à appeler au boycott de marchandises israéliennes, à exprimer des protestations contre des compagnies italiennes qui investissent en Israël et dans l’organisation d’actions actives contre Israël, comme, par exemple, la participation active dans les flottilles vers Gaza.

En décembre 2011, 5 néo-fascistes qui s’apprêtaient à attaquer le président de la communauté juive de Rome, le maire de la ville et des présidents du Parlement et du Senat ont été arrêtés. Le groupe agissait dans le domaine de la propagation de propagande et d’incitation à la violence pour des raisons raciales, ethniques et religieuses. (un incident identique s’était également déroulé en 2010). 

Incidents antisémites prédominants durant l’année :

  • Un professeur de l’école des langues Manzoni : Assez avec le mythe de l’Holocauste (17 avril)
  • Profanation d’un cimetière à Bergame (3 juillet)
  • Le président de l’équipe de football de Palerme exprime des remarques antisémites (10 novembre)

L’Allemagne

On  a noté une hausse  du nombre d’incidents antisémites qui ont été reportés l’année dernière. L’aggravation de la situation de l’antisémitisme s’exprime également à l’Est de l’Allemagne où des juifs ont été mis en garde de ne pas porter de kippas ni aucune autre caractéristique juive à cause de la vague d’antisémitisme dans le pays.

La source de l’essentiel des incidents antisémites se trouve dans l’extrême-droite et les néonazis.

Dernièrement, un groupuscule terroriste d’activistes pronazis qui a agit dans toutes les régions de l’Allemagne  pendant 13 ans a été dévoilé. Ses membres ont cambriolé des banques (environ 14 fois), et assassiné 8 turcs, un grec et une policière. Selon les différents témoignages, on suspecte que parmi les objectifs ciblés par les membres du groupuscule terroriste, il y avait également des cibles juives. Selon un travail de recherche qui a été effectué, et de manière similaire à d’autres pays, l’antisémitisme provenant d’éléments d’extrême-droite  trouve une vaste expression sur les terrains de football en Allemagne.

L’impact de la propagande antisémite est également prédominant parmi les populations d’immigrés musulmans, surtout parmi la jeune génération. Cette propagande est principalement propagée par des stations satellites islamiques, “Almanar” du Hezbollah, “El-Aksa” du Hamas, la station de diffusion “La Radiotélévision de la République Islamique d’Iran” et des stations turques qui émettent en Allemagne.   

En comparaison avec l’antisémitisme d’extrême-droite, “le nouvel antisémitisme”, qui s’exprime surtout dans les milieux de gauche, est d’une intensité relativement inférieure. Au cours de l’année passée, il y a eu des expressions sporadiques de mouvements de gauche anti-israéliens, faisant partie de la tendance de délégitimation d’Israël qui ont appelé à la boycotter (BDS). Il faut mentionner le fait que le phénomène de délégitimation d’Israël est également connu de la part d’éléments néonazis qui soutiennent les palestiniens.

Incidents antisémites prédominants  durant l’année

  • Un cimetière a été profané à WESSELING (20 janvier)
  • Profanation d’une synagogue à Aachen (30 mars)
  • Une pierre a été jetée sur le bâtiment de la communauté juive à Bernau (18 avril)
  • Attaque d’un jeune juif à Stuttgart (6 septembre)
  • Une organisation néonazie responsable de l’assassinat de 10 citoyens allemands et probablement également d’un rabbin  en Suisse a été dévoilée (novembre)

L’Autriche  

De manière générale, il y a eu une hausse du nombre d’incidents antisémites qui ont été reportés en Autriche. Cela, après la forte recrudescence du nombre d’incidents antisémites qui avaient eu lieu en 2010, y compris d’incidents violents – suite à la  flottille vers Gaza (mai 2010)

En même temps que la poursuite d’attaques de la part d’éléments d’extrême-droite, le nombre d’attaques antisémites de la part de musulmans a augmenté au cours de l’année dernière. Ainsi, à Innsbruck, des juifs ont été attaqués avec violence – dans deux incidents séparés – par des musulmans (avril) et à Baden, un iranien a avoué avoir profané une synagogue une douzaine de fois (mai)

Cette tendance reflète également la consolidation de la communauté musulmane en général en Autriche, et de la communauté turque en particulier, qui est directement sous l’influence de la radicalisation de la politique du gouvernement turc envers Israël. Aujourd’hui, le directeur du Conseil de la Communauté Musulmane en Autriche est un turc qui a été élu à ce poste cette année et qui est affilié au MILLI GORUS, l’organisation unifiée de la communauté turque en Europe, qui a des idées islamistes et qui est en relation avec le IHH et avec le Hamas.

Incidents antisémites prédominants  durant l’année

  • Attaque antisémite à cause d’une Maguen David (7 avril(
  • Incitation antisémite durant les festivités de victoire lors d’un match de football (19 octobre)

La Scandinavie  

En général, les caractéristiques de l’antisémitisme en 2011 ressemblent à celles de l’année 2010. Le nombre d’incidents antisémites a été relativement faible. Cependant, la ville de Malmö (Suède) continue  à prévaloir en tant que l’un des centres les plus graves pour les juifs de l’ouest à cause des crimes de haine antisémites, y compris des crimes violents, de la part de la vaste population musulmane de la ville. De nombreux incidents antisémites ne sont pas du tout reportés par les victimes d’attaques (le témoignage du délégué de Chabad à Malmö supporte ce phenomène).

Dans les pays scandinaves, des organisations d’extrême-gauche mènent une campagne de propagande anti-israélienne. Cela s’exprime par des appels lancés de temps à autres, y compris dans les principaux médias, d’imposer un boycott universitaire contre Israël et de boycotter des marchandises qui y sont produites. Les organisations d’extrême-gauche se rallient à des organisations palestiniennes et pro-palestiniennes dans la campagne de propagande dont l’essentiel est la délégitimation de l’état d’Israël.  

La Norvège

Parmi les pays scandinaves, la Norvège est le pays prédominant qui appelle à imposer une boycott contre Israël.  L’antisémitisme en Norvège est particulièrement envenimé parmi l’élite culturelle – les institutions universitaires, les intellectuels, les écrivains, les journalistes et les politiciens, et il s’infiltre dans les médias et dans les écoles.

Dans le courant de l’année, plusieurs articles de haine ont été publiés dans les journaux norvégiens, y compris différents messages antisémites, dont:  la délégitimation et la diabolisation de l’état d’Israël, le contrôle du lobby juif dans le gouvernement américain. 

En juillet 2011, Anders Behring Breivik, un jeune norvégien aux idées d’extrême-droite, a perpétré deux attentats (à Oslo et à Utøya) au cours desquels 77 personnes ont été tuées. Suite à ce drame, des théories de conspiration accusant Israël (et les juifs) de cet acte ont été propagées, y compris la publication d’un article rédigé par un professeur norvégien présentant cette théorie.

La Suède  

L’antisémitisme en 2011 a ressemblé, par son niveau et ses caractéristiques, à celui de 2010. A mentionner – le gouvernement de la Suède a financé la publication d’une brochure anti-israélienne dans laquelle Israël est accusée de purification ethnique et de régime d’apartheid. Plus de 200 conférenciers et étudiants suédois ont signé un appel au boycott universitaire d’institutions israéliennes. La pétition  en faveur du boycott par un groupe de l’Institut Royal de Technologie à Stockholm.

La Hongrie  

Le niveau d’antisémitisme en Hongrie cette année ressemble à celui de l’année 2010. Les incidents n’ont pas été jusqu’à la violence physique. L’antisémitisme en Hongrie est traditionnel et classique alors que l’extrême-droite régit la majorité des activités antisémites.

Cette année également, ont prédominé les supporters du parti d’extrême- droite Jobbik (le troisième plus grand parti au parlement hongrois), en tant que meneurs de la ligne anti-israélienne et antisémite. Cela s’est exprimé par de virulents slogans antisémites  au cours de manifestations (certaines avec la participation de musulmans et de pro-palestiniens), différentes déclarations et expressions (y compris au parlement), et des publications dans les médias dont celui qui ressort le plus est le site web KURUC opéré par des organisations d’extrême-droite en Hongrie et qui représente la voix principale  de la propagande de leur idéologie.  

Les relations de Jobbik avec l’Iran – selon des publications dans les médias hongrois, Jobbik entretient des relations avec l’Iran. Ainsi, en octobre 2011, une délégation iranienne a effectué une visite en Hongrie, entre autre afin de trouver des domaines dans lesquels les iraniens pourraient investir. La délégation a effectué une visite dans plusieurs villes dont les maires élus sont du parti Jobbik.

Incidents antisémites prédominants  durant l’année

  • Un cimetière juif a été profané à Marcali (29 janvier)
  • Lors de manifestations pro-palestiniennes, des supporters du mouvement “Jobbik” ont crié : « Sales juifs » (26 septembre)
  • Une croix gammée sur la porte d’une synagogue à Komárno (27 octobre)

La République Tchèque  

Le niveau de l’antisémitisme en République Tchèque cette année a été relativement inférieur et ses manifestations sont similaire à l’antisémitisme de l’année 2010. 

Les principales causes du bas niveau d’antisémitisme – la mise en vigueur de la loi et le combat ferme des autorités contre le phénomène, une  population musulmane relativement petite et modérée, et une petite communauté juive.

La Bulgarie  

En Bulgarie, il y a une présence de néonazis et de crânes-rasés qui développent une activité antisémite qui s’exprime généralement par la profanation de sites commémoratifs et de cimetières et par des graffitis antisémites. En règle générale, le nombre d’incidents antisémites en Bulgarie est peu élevé, mais ce nombre a, en revanche, augmenté ces dernières années. De plus, des livres à contenus antisémites sont distribués et vendus en Bulgarie.  

La Serbie  

En général, le niveau d’antisémitisme en Serbie est peu élevé. On connait dans ce pays des activités néonazies et nationalistes.

Vers la fin du mois de décembre, un incident antisémite prédominant a été reporté – sur un wagon de train à Belgrade, ont été peints le portrait de Hitler, des symboles nazis – une croix gammée et le sigle des SS) ainsi qu’une Maguen David barrée. Jusqu’à l’impact de la protestation publique et jusqu’au refus de passagers de monter dans le wagon, celui-ci a continué à voyager pendant deux jours sur son itinéraire sans perturbation.   

La Grèce  

En Grèce, il y a un antisémitisme “classique” dont les racines se trouvent dans l’Eglise grecque-orthodoxe parallèlement à des facteurs anti-israéliens et pro-palestiniens. Les phénomènes antisémites s’expriment principalement par de la propagande et des graffitis antisémites de l’extrême-droite, et par des manifestations d’éléments d’extrême-gauche et palestiniens.

Les origines de la montée de l’antisémitisme sont, à notre opinion, la détérioration de la situation économique et de la stabilité interne de la Grèce ainsi que le support grandissant des palestiniens. 

L’extrême-droite et les néonazis  

Prédominante est l’activité du partie LAOS qui détient des opinons antisémites classiques et qui constitue aujourd’hui une partie du nouveau gouvernement grec.

 De plus, on connait l’activité de l’organisation néonazie Golden Dawn (Chrisi Avgi) qui a une histoire d’activités antisémites et d’activités contre des étrangers.

Incidents antisémites prédominants  durant l’année (Pour tous les incidents en Grèce qui ont été publiés sur le site) :

  • Incendie volontaire de livres et d’écritures anciennes dans la synagogue du quartier juif de Corfou (avril). Il faut rappeler qu’en janvier 2011, la synagogue de Hania en Crète a été incendiée (à deux reprises).
  • En juillet (le second incident en un mois), à nouveau, des graffitis antisémites ont été tagués sur le monument commémorant l’Holocauste à Salonique. Un résident local a été pris sur le vif et arrêté puis a comparu devant le tribunal.

La Russie  

La propagande antisémite continue presque sans entraves (un exemple prédominant du paradoxe qui se trouve dans les arguments antisémites – l’accusation des juifs de la profanation de la révolution communiste – et, en même temps, l’encouragement du démantèlement de l’URSS).

Au cours de l’année 2011, l’essentiel des manifestations d’antisémitisme a été dans l’attaque et la profanation de sites identifiés avec les juifs, comme des synagogues, des cimetières, des locaux de la communauté et des sites de commémoration aux victimes de l’Holocauste, et, parallèlement, la propagation de propagande antisémite et nationaliste, même pendant des manifestations d’organisations néonazies et nationalistes dans toute la Russie (dans l’esprit de l’antisémitisme traditionnel russe). Il faut souligner le fait que le nombre d’incidents graves en Russie n’est relativement pas élevé. De plus, l’antisémitisme continue à constituer un composant de l’idéologie de certains politiciens et de certaines personnalités publiques nationalistes.

Il faut préciser qu’une partie importante de l’activité violente de l’extrême-droite et des néonazis, se concentre ces dernières années dans des activités contre des immigrés et différentes ethnies en Russie.  

Incidents antisémites prédominants  durant l’année

  • Trois attaques (dont deux à Moscou) de juifs dans des endroits publics (juillet et avril – deux attaques).
  • Jet de cocktails Molotov sur la synagogue « Darkei Shalom » à Moscou (juillet)

L’Ukraine  

L’essentiel des activités antisémites en Ukraine a pour source la scène d’extrême-droite et néonazie. Cette scène est relativement active et violente. Une hausse des sentiments nationalistes ukrainiens ainsi que le désir du peuple de se souvenir de ses sources particulières sont évidents (comme, par exemple, la résurgence de la langue ukrainienne, l’accolade aux « héros culturels » ukrainiens et autres).

Cependant, relativement à l’année dernière, une baisse du nombre d’incidents antisémites est perceptible. Mais en même temps, au cours de l’année 2011, de nombreux incidents antisémites, dont certains ont été violents, ont été reportés en Ukraine.  

Depuis la déclaration de l’indépendance de l’Ukraine, une hausse des sentiments nationalistes des ukrainiens est perceptible, ainsi que le désir de se rappeler  de ses origines  particulières. C’est la raison pour laquelle se poursuivent les tentatives d’honorer la mémoire des dirigeant historiques ukrainiens, dont certains sont responsables du meurtre de nombreux juifs. 

Incidents antisémites prédominants  durant l’année  

  • Jet de pierres sur un autobus qui transportait des Hassids (mars)
  • Les fenêtres d’un local de la communauté juive de Shotska ont volé en éclat suite à un tir de fusil à air comprimé (mai(
  • Menace au couteau de l’un des fidèles à Ouman (juin)
  • Acte de vandalisme de la tente d’ « hospitalité » à Ouman (septembre)

Les Républiques Baltiques  

L’essentiel des activités antisémites dans ces pays, a pour sources l’extrême-droite et les néonazis. Faisant partie du réveil de l’état d’esprit nationaliste dans l’ère postcommuniste, se déroulent dans les Pays Baltiques des activités de commémoration et d’honneur aux forces nationales qui ont également été responsables du meurtre de juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une autre source d’antisémitisme est le sujet de la restitution des biens des juifs aux communautés.

La Lituanie

Ces dernières années, a commencé une certaine aggravation du climat antisémite en Lituanie (aussi bien dans le nombre d’incidents que dans leur gravité). Parallèlement  à la profanation de cimetières, de monuments commémoratifs et de synagogues (principalement à Vilnius et à Cabana), se sont déroulés plusieurs incidents antisémites inusuels tels que le dépôt d’une tête de porc près de la synagogue de Cabana (aout), l’accrochage d’une sculpture de tête de porc sur une stèle commémorative des juifs assassinés pendant l’Holocauste à Vilnius (octobre) et la commémoration de l’anniversaire de Hitler dans toute la Lituanie, entre autres, par une pancarte antisémite accrochée en face de la synagogue (avril)

 La Lettonie    

Conformément à la tendance des années précédentes, au cours de l’année 2011, un nombre restreint d’incidents antisémites ont été identifiés en Lettonie. En juin, le cimetière juif de la ville de Valdem?rpils a été profané et en mai, à Riga, a été profané le tombeau d’un Juste des Nations qui avait sauvé plus de 50 juifs pendant l’occupation nazie de la ville de Riga.

La Turquie

Il n’y a pas eu d’incidents antisémites particulièrement importants en 2011. L’antisémitisme s’est exprimé au niveau de la propagande et de certains journaux qui ont pour habitude de constamment « propager la haine » envers les juifs, Israël et « le lobby juif aux Etats Unis ».

Au début du mois de février, les salles de cinéma en Turquie ont commencé à diffuser le film “La Vallée des Loups – Palestine”. Ce film d’action présente un turc arrivant en Israël afin d’intenter à la vie des planificateurs de l’action de contrôle du “Marmara” et, ce faisant, il expose la vie et les souffrances des palestiniens. Le film, qui reprend la plupart des thèmes antisémites, a obtenu un grand succès en Turquie  (malgré la limitation de l’âge des spectateurs à 13 ans et plus). Les média turcs modérés ont évité de critiquer le film de manière directe à cause de son contenu et de son scénario.

Au milieu du mois d’avril, l’organisation IHH a communiqué une déclaration selon laquelle elle poursuivrait l’intifada sur mer et sur terre et a définit le « sionisme comme un virus qui a infecté l’humanité ». Fin avril, un cimetière juif dans le quartier Beyoglu à Istanbul a été  profané.

En revanche, il faut mentionner  que le gouvernement de la Turquie met fréquemment  l’accent sur le fait que la communauté juive fait partie inhérente de la Turquie et sur son opposition à tout phénomène d’antisémitisme contre celle-ci.

L’Afrique du Sud

Le niveau et les caractéristiques de l’antisémitisme cette année sont similaires à ceux de 2010. L’essentiel des événements antisémites – le harcèlement et le harcèlement verbal. Il y a eu quelques tentative de lutter contre des expressions antisémites publiées dans des médias (au mois de juin, un journaliste du Guardian Mail a été renvoyé suite à des expressions antisémites publiées sur Facebook, et en mai, le directeur du Théâtre du Marché a été renvoyé, lui aussi à cause d’expressions antisémites sur Facebook)

L’antisémitisme en Afrique du Sud s’exprime principalement par des actions de délégitimation de l’état d’Israël en le comparant au régime d’apartheid. La campagne de boycotts contre Israël a été très active en Afrique du Sud et a obtenu le soutien des unions professionnelles (COSATU). L’organisation, qui ne cache nullement son hostilité envers Israël et qui est en relation avec les organisations palestiniennes et musulmanes en Afrique du Sud, réclame l’imposition du boycott économique, culturel et militaire contre Israël selon le modèle de répression du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Dans ce contexte, il faut mentionner le refus de l’Afrique du Sud de confirmer la convention du nouveau délégué militaire

De même, un boycott de consommateurs a été conduit contre les produits de “Ahava” et l’université de Johannesburg a demandé à cesser la coopération avec « l’occupation israélienne » et à boycotter l’université de Beer-Shev’a.

Des organisations musulmanes en Afrique du Sud, font, elles aussi, partie des activités de délégitimation, s’occupent d’incitation antisémite contre Israël et propagent leurs théories dans les médias locaux qui leur appartiennent (des stations de radio, de télévision et des sites web). Parmi ces organisations, prédomine l’organisation Muslim MJC (Conseil Judiciaire), l’organisation la plus importante et influente en Afrique du Sud.

L’incitation anti-israélienne et antisémite existe également au sein de l’église en Afrique du Sud. Ainsi, des prêtres ont organisé des manifestations anti-israéliennes et ont comparé le sionisme avec le nazisme à cause de la politique envers les palestiniens. De manière générale, l’implication de l’Eglise Anglicane (la plus large en Afrique du Sud) dans le soutien des palestiniens et la manifestation d’attitudes antisionistes  a augmenté. 

L’Australie

Selon le rapport annuel de la communauté juive au sujet de l’antisémitisme en Australie, on a noté une hausse de 31 pour cent du nombre d’incidents antisémites en comparaison avec l’année précédente. Cette information concorde avec celle que nous possédons. L’essentiel des incidents s’exprime par l’envoi de lettres de haine aux membres de la communauté par des mails et des graffitis  ignominieux. De plus, deux incidents violents ont été recensés cette année.

Cette année, il y a eu une recrudescence des activités de  délégitimation en Australie, qui se sont principalement exprimées par des manifestations organisées par le mouvement BDS en faveur du boycott des magasins Max Brenner et “Ahava”, mais les événements de la semaine de l’apartheid ont été relativement  limités et restreints en comparaison avec ceux de l’année dernière et sont restés dans les limites des universités et des collèges. La tendance inquiétante parmi le BDS en Australie est la comparaison établie entre Israël et le régime nazi, comparaison qui a été condamnée par les autorités australiennes.

En général, ce qui prédomine est la tentative par des éléments du gouvernement australien de  restreindre les activités du BDS. Ainsi, dans la petite ville de Marrickville, la municipalité à interdit la continuation des activités de BDS et le Ministère australien des Affaires Etrangères a annoncé aux participants australiens de la flottille vers Gaza qu’ils ne recevraient aucune aide en cas de besoin. De plus, des arrestations d’activistes ont été effectuées au cours de manifestations face à “Max Brenner” et “Ahava”.

L’antisémitisme est très fréquent dans les campus, et selon un sondage, plus de deux tiers des étudiants (68%) ont fait l’expérience d’incidents antisémites « classiques » ou antisionistes.

Certaines organisations et certains religieux chrétiens ayant des affinités avec l’extrême-gauche se servent d’expressions antisémites et anti-israéliennes, mais l’église officielle d’Australie condamne ce phénomène. 

 Les Etats Unis   

Cette année, on a noté une hausse du niveau d’antisémitisme et du nombre d’incidents antisémites dans toutes les régions des Etats Unis. Par exemple, au mois de novembre, plusieurs incidents antisémites violents contre des membres de la communauté juive de Brooklyn ont été recensés, et ces incidents sont arrivés à leur paroxysme avec l’incendie de voitures appartenant à des  juifs.

De plus, la crise sociale et économique aux Etats Unis engendre dernièrement  une aggravation du climat antisémite parmi ceux qui sont « déçus par la méthode » (des jeunes, des chômeurs, des groupes d’extrême-gauche) qui expriment leur colère dans les rues de New York. Au cours de la protestation sociale  qui s’est organisée aux Etats Unis lors des derniers mois, des arguments antisémites ont été entendus, concernant la prise de contrôle par les juifs des institutions financières et du gouvernement, ainsi que des expressions anti-israéliennes, y compris contre l’existence de l’état d’Israël.

De plus, cette année (12 mai) deux musulmans affiliés au Jihad Mondial ont été arrêtés et sont suspectés d’avoir planifié un attentat contre une synagogue. 

 Le Venezuela

En 2011, la communauté juive a continué à mener sa vie alors qu’elle était sous l’impact de deux phénomènes essentiels :  le crime violent et l’incitation antisémite par des  sympathisants du régime du président Chavez.

 Aujourd’hui, le niveau du crime au Venezuela en général, et à Caracas en particulier, est particulièrement élevé. La capitale du Venezuela est considérée comme l’une des villes les plus  dangereuses au monde concernant les cas de meurtres et d’autres incidents violents engendrés par la situation socio-économique. Faisant partie de cette réalité  au Venezuela, plusieurs incidents d’origine criminelle ont également été enregistrés dans des institutions de la communauté juive (le squat de personnes dans le besoin dans le local de la communauté, des cas de cambriolage contre des juifs à proximité de synagogues et autres). Cependant, il faut mentionner le fait qu’aucun incident  antisémite significatif n’a été recensé.

 Le deuxième phénomène a été l’incitation antisémite contre l’existence de l’état d’Israël, et son impact sur les juifs. Comme au cours des années précédentes, et à l’encontre des promesses qui ont été données dans le passé par le Président Chavez en personne,  des fonctionnaires officiels du régime ainsi que des éléments parmi les médias locaux (des sympathisants de Chavez) continuent à s’exprimer avec virulence contre Israël et son existence, ainsi que contre ses sympathisants – c’est-à-dire les juifs locaux.

 Le Brésil  

En 2011, aucun incident antisémite significatif n’a été recensé (sur le plan de leur ampleur ou de leur gravité) dans le pays. Mais parallèlement, le nombre d’incidents d’origine raciale contre des minorités au Brésil (l’attaque de noirs et d’indiens par des crânes-rasés) témoigne d’un certain regain du niveau des activités de l’extrême-droite qui risque d’avoir un impact dans le futur sur la communauté juive du pays.

Le Chili

Cette année a été caractérisée par le calme relatif des activités antisémites (la droite, les Shiites) en comparaison avec l’année précédente. Parallèlement, on identifie une activité qui va croissant du lobby palestinien à Santiago pour la promotion de mesures en faveur de l’éradication d’accords économiques qui ont été signés entre le gouvernement du Chili et celui d’Israël ces dernières années, dans le cadre de la campagne de délégitimation de l’état d’Israël.

L’Argentine

Les caractéristiques de cette  année en Argentine ont été similaires à celles de l’année précédente (un petit nombre de graffitis et d’expressions antisémites). Deux incidents d’attaques violentes contre des juifs dans les rues de Buenos Aires (mai et septembre) ont cependant prévalu.

A l’encontre de l’année précédente, cette année a été caractérisée par l’activité relativement mineure des éléments d’extrême-gauche, affiliés à l’Iran, contre les communautés juives. Il se pourrait que l’origine en soit les expressions virulentes de la part de la communauté juive et en-dehors de celle-ci, contre ce phénomène. Dans ce cadre, et en tant que mesure exceptionnelle, un juge argentin, non juif, s’est exprimé avec vigueur (mars) sur la collaboration entre ces facteurs dont le but est de promouvoir une activité antisémite dans le pays.

 Le Mexique

Au Mexique, on a recensé une étendue d’incidents antisémites  similaire à celle de l’année précédente (cas isolés). L’incident prédominant dans sa gravité et qui a été particulier dans la réalité mexicaine de ces dernières années – un journaliste juif qui réalisait un reportage au sujet de la corruption gouvernementale a été cruellement attaqué et a subit de virulentes insultes antisémites.

 La Tunisie

Les premiers mois après “la Révolution du Jasmin”, on a noté le manque de stabilité des autorités dont la Tunisie a fait l’expérience, la communauté juive, qui avait bénéficié, jusqu’en décembre 2010, de la protection du gouvernement, a subit plusieurs incidents dont l’incendie de synagogues, des slogans « mort aux juifs » et la destruction de pierres tombales (janvier-février). Cependant, il est important de signaler que d’autres éléments de la Tunisie ont manifesté contre le phénomène, et qu’après la stabilisation du système, les phénomènes ont cessé et le gouvernement a exprimé son engagement à la sécurité de la communauté juive. 

L’Iran

Au cours de l’année, on a enregistré des expressions et des messages virulemment antisémites et variés de la part de l’Iran, avec une emphase sur le président Ahmadinejad. Entre autres, le président a continué sa ligne de négativisme de l’Holocauste, et à se référer aux attentats du 11 septembre comme à une conspiration sioniste (dans son discours à l’ONU – selon lui, l’objectif des attentas  était de « raviver le régime sioniste, de renforcer le manque de stabilité dans la région et de distraire l’attention de l’opinion publique en Amérique de la mauvaise situation économique »).

De plus, un cimetière juif a été profané à Demavend, de la littérature antisémite a été propagée avec l’encouragement du régime, une série télévisée et un film à contenus antisémites ont été  diffusés, des caricatures antisémites ont été publiées, et le président de l’état-major des forces armées   a accusé  les sionistes du massacre (77 morts) perpétré en Norvège par Anders Behring Breivik, un homme d’extrême-droite (22 juillet 2011)

La Délégitimation

Cette année, les incidents de délégitimation n’ont pas eu d’impact sur le niveau d’antisémitisme. La flottille et le vol aérien qui étaient prévus n’ont pas été réalisés et des événements de masse anti-israéliens auxquels des participants du monde entier ont été invités par Facebook (la journée de la Nekba, la journée de la Neksa, la Journée de Solidarisation avec les Palestiniens, la Journée de Jérusalem) n’ont pas réussi à réunir un grand nombre de participants , et, parfois, n’ont pas du tout eu lieu. Par conséquent, ces événements n’ont pas constitué de catalysateurs à des incidents antisémites. Cela va à l’encontre de l’année dernière, particulièrement après la flottille vers Gaza qui avait incité des manifestations de masses et avait accru de manière significative l’antisémitisme mondial.

Parallèlement, cette année a prédominé l’activité de BDS dans le monde entier, qui s’exprime par des appels et des manifestations en faveur du  boycott  économique, commercial et académique de sociétés et d’institutions israéliennes. Les événements qui  ont été organisés par le mouvement dans le monde entier ont reçu de larges réponses et le soutien de différentes unions professionnelles. 

La politique du BDS a été caractérisée par une stratégie consistant à mettre en œuvre des événements et des manifestations à des dates établies  par ce mouvement et s’est irradié à une activité de délégitimation générale, qui, jusqu’à cette année, était caractérisée par une réaction à des événements spécifiques au Moyen-Orient (comme la flottille vers Gaza)

Cette année, a également prédominé l’activité de mouvements d’extrême-gauche ayant un agenda économique et social, qui luttent contre les capitalistes et manifestent avec le mouvement BDS contre des magasins appartenant à Israël, tels que “Max Brenner” ou “Ahava”, qui dans sa perspective, constituent « une partie du régime d’apartheid ». L’antisémitisme s’est également exprimé par le mouvement Occupy Wall Street qui,  au cours de ses manifestations à New York, a accusé les juifs de la crise économique aux Etats Unis et s’est insurgé contre l’occupation israélienne à Gaza. 

Les sondages d’opinion publique au sujet de l’antisémitisme  

Des sondages d’opinion publique (parmi des adultes et des jeunes) au sujet de  l’antisémitisme et de l’attitude envers les juifs ont été conduits dans différents états entre la fin de l’année 2010 et décembre 2011 et ne permettent de présenter que des opinions générales, dont l’essentiel est :

  • Le niveau d’antisémitisme (ouvert et latent) dans la plupart des pays est plus élevé et trouve ses expressions de différentes manières (haine, opinions négatives, dégout et autres).
  • Le vaste public (des dizaines pour cent, cela change selon les pays) détient des opinions antisémites traditionnelles concernant l’identification des juifs et de l’argent, le contrôle, le pouvoir et l’influence (ces expressions  s’intensifient durant des périodes de manque de stabilité économique et quand les pourcentages de chômage sont élevés), et de plus, croit que les juifs ont une double loyauté, envers Israël et envers leur pays.
  • Il semble que parmi les jeunes / les élèves d’écoles, le pourcentage de personnes ayant des opinions négatives envers les juifs soit supérieur que parmi d’autres populations.
  • Les principaux médias qui servent à la propagation de l’idéologie, de la propagande et des messages antisémites sont l’internet et les sites sociaux, alors que le matériel qui y est diffusé y est d’une envergure / ampleur sans précédent et que leur accès est aisé, et ainsi, une vaste exposition ainsi qu’un impact sur l’opinion publique sont obtenus.

Sondages prédominants

  • L’Espagne – se trouve à la pire place au sujet de l’antisémitisme, bien que la population juive ne compte que 0.2 %.
  • L’Allemagne – Rapport pour le Bundestag : Un allemand sur cinq est antisémite.
  • Etats Unis – Un sondage de la Ligue Contre la Diffamation révèle que les opinions antisémites sont en hausse.  
  • Italie – L’antisémitisme est en tendance de hausse parmi les jeunes italiens. 

Source : Forum pour la coordination de la Lutte contre l’antisémitisme





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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