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La Franc-Maçonnerie arabe joue t-elle un rôle dans les révolutions actuelles du « Printemps Arabe » ?


La Franc-Maçonnerie arabe joue t-elle un rôle dans les révolutions actuelles du « Printemps Arabe » ?

L’article d’Arié Lévy – Un Arabe, Grand Maître de la Grande Loge de l’Etat d’Israël publié sur israel-flash a été très lu et partagé, un article qui démontre l’ouverture du pays d’Israël. Cet article a également été repris (entre autre) sur le site d’Alain Soral, l’anti-sioniste notoire, porte parole du régime syrien et iranien qui s’époumone a faire croire que le Satan sioniste a les rênes du pouvoir mondial. Arié a listé les commentaires abjects de leur site.

Nous revenons sur ce thème avec une question intéressante soulevée par le Grand Orient Arabe et un autre texte d’Arié Lévy

La Franc-Maçonnerie arabe joue t-elle un rôle dans les révolutions actuelles du Printemps Arabe ?

Peu présente dans presque tout les pays arabes où elle est interdite (sauf au Liban, en Jordanie et au Maroc), alors qu’elle était omniprésente avant les années 1950 et que ses membres sont derrière le Mouvement de la Nahda au début du 20e siècle, la FM a su, comme tout ceux qui sont à l’origine des révolutions actuelles, faire passer ses messages sur Internet grâce à des sites comme Facebook ou celui du Grand Orient Arabe Œcuménique (1) par exemple.

Cette Obédience a depuis longtemps alerté les régimes arabes que, pour lutter contre l’instrumentalisation de l’Islam, les gouvernements musulmans doivent séculariser le code de la famille, le statut personnel (qui interdit à un non musulman d’épouser une musulmane), l’enseignement public et une grande partie de la jurisprudence liée par la Constitution à la charia. En effet, cette lecture traditionaliste depuis le IXe siècle, applique à une société qui n’existe plus des principes juridiques sacralisés et désuets. Aussi les régimes autoritaires de la plupart des États musulmans imposent à leurs citoyens la momification de la pensée, l’immobilisme des institutions, l’aliénation des droits de l’homme et de la femme, la répression des libertés religieuses (croire ou ne pas croire)  et individuelles (accès non censuré aux mass media internationaux et à l’Internet entre autres).

Alors que l’on souligne constamment le danger islamique qui menace l’Europe et le monde libre, pratiquement rien n’est dit des francs maçons qui, malgré un danger permanent dans leur propre pays, essaient de lutter contre l’intégrisme exacerbé de certains de leurs compatriotes. Eux sont à même de démonter le mécanisme de ce faux retour aux sources, prétendant idéaliser le régime musulman des premiers temps de l’Islam et le réintroduire dans nos sociétés modernes comme palliatif de tous les problèmes socio-économiques actuels

En fait, la séparation du politique et du religieux s’est effectuée dès les premiers temps de la propagation de l’islam. Ainsi les califes omeyyades déléguaient à des clercs spécialisés la gestion des affaires religieuses ; les califes abbassides s’en remirent à des sultans d’origine turque ayant pris la tête de mercenaires immigrés pour ce qui émanait du politique en se faisant reléguer dans le domaine religieux ; les sultans ottomans feront de même en créant un corps d’oulémas seuls compétents dans la jurisprudence, les affaires de statut personnel et bien sûr la gestion du religieux.

Cette manière de gouverner se rapproche d’une conception laïque à l’européenne. La laïcité n’est pas le monopole de la civilisation occidentalo-chrétienne car, dit Georges Corm, « les principes essentiels de l’islam ont un contenu libérateur et constituent l’essence de lalaïcité ; cette laïcité implique la notion de neutralisation de l’État dans les affaites religieuses mais non la marginalisation de la religion dans la vie sociale. C’est le principe de laïcité qui protège les minorités »(Le Proche-Orient Éclaté , Folio Gallimard 1999). En Irak et en Syrie, le Parti Baath fondé vers 1930 par trois intellectuels syriens, un alaouite, un sunnite, un chrétien orthodoxe, proclamait : « La religion pour Dieu et la patrie pour tous »

Les contestataires actuels des régimes confessionnellement orientés au Moyen-Orient et au Maghreb sont des intellectuels arabes et francs-maçons ; ils ont des projets de société portant sur l’émancipation féminine, la liberté religieuse et bien sûr sur la démocratie. Ils citent le publiciste égyptien des années 1920 Salama Moussa qui disait : «  Après avoir chassé les colonisateurs, soumis les exploiteurs, serons nous capables de vaincre le Moyen-âge dans notre vie ? » ; son disciple actuel Mahmoud Al Alem s’écrie à son tour : « Nous pensons toujours avec une terminologie archaïque qui correspond à la vie du désert. »

Mais les francs-maçons arabes, pas plus que les universitaires, ne peuvent s’exprimer dans leur pays. Ainsi du Pr Nasser Abouzeyd, de l’Université du Caire qui publia Critique du discours religieux dont le contenu était dispensé dans ses cours avec un très grand succès ; ses collègues jaloux le traduisirent en justice et sous le prétexte qu’il était devenu apostat, obtinrent du tribunal qu’il soit obligé de divorcer de son épouse, restée musulmane ; le Gouvernement égyptien  le recommanda aux structures universitaires étrangères pour qu’il enseigne en Espagne puis aux Pays-Bas avec son épouse hispanisante. Cette hypocrisie générale et le recul des autorités politiques devant les exigences des islamistes poussent les universitaires les plus compétents à l’exil. Le Pr Abouzeyd avait déclaré que la lecture actuelle du Coran est une lecture politique, donc instrumentalisée et viciée par les pouvoirs en place et qu’il était nécessaire d’introduire dans l’exégèse coranique une dimension historique, lexicale, épistémologique, comme cela s’est fait pour la Bible à la fin du XIXe siècle.

Menant un combat similaire, le Pr Mohamed Chérif Ferjani (Université de Lyon II), dans son ouvrageIslamisme Laïcité et Droits de l’homme (L’Harmattan, 1992), réfute les conceptions d’un islam particulièrement antinomique avec la liberté, l’égalité et la laïcité et montre que les obstacles à l’adoption de ces principes dans les sociétés arabo-musulmanes sont de même nature que ceux qu’on rencontre dans d’autres aires culturelles.

Déjà, dans le domaine scolaire, certains États arabes essaient de réformer les manuels d’instruction religieuse qui sont en général très conventionnels, et fermés au dialogue interreligieux ; ainsi le nouveau manuel tunisien de la classe de première (l’enseignement religieux est une matière d’examen dans tous les baccalauréats des pays arabes) souligne la nécessité d’institutions étatiques laïques pour un bon fonctionnement de la société arabe. Ce manuel indique aussi que l’homme naît libre et que la liberté inclut la liberté politique, la liberté de pensée, voire même la liberté religieuse.

Au Liban, on est allé plus loin encore ; des diplômés libanais de l’Université libre de Bruxelles, connue pour sa défense de la laïcité ont créé « l’Association pour un Liban laïque », et ouvert à Beyrouth une « Maison laïque ». Différentes rencontres y sont organisées, activités culturelles et conférences tendent vers un but : promouvoir un État laïque alors que 18 communautés confessionnelles sont reconnues et représentées au Parlement par des députés appartenant obligatoirement à l’une de ces communautés ; le premier résultat obtenu a été la suppression de la mention obligatoire de l’appartenance religieuse sur les registres d’état-civil et les cartes d’identité. Un colloque belgo-libanais s’est déroulé en août dernier sur les thèmes  l’Université libanaise entre pluralité et laïcité  ou  Le mouvement laïc au Liban ; la presse s’en est fait l’écho. Il est vrai qu’au Liban des élèves de toutes confessions fréquentent les lycées de la Mission Laïque Française de Beyrouth, de Tripoli ou de Nabatiyeh (en milieu chiite d’expatriés en Afrique de l’Ouest).

Les femmes commencent également à se mobiliser avec beaucoup de courage ; ainsi une psychiatre syrienne vivant aux États-unis, Wafaa Salman s’était  rendue célèbre dans une émission consacrée à la responsabilité de l’islam intégriste dans le choc des civilisations produite par la chaîne populaire du Qatar, Al Jezirah, le 21février 2006.

Elle avait été confrontée à un ouléma égyptien qu’elle ne ménagea pas du tout en ces termes : « le choc mondial n’est pas un choc de civilisations ou de religions, c’est un choc entre une mentalité qui appartient aux temps médiévaux et une autre qui appartient au 21e siècle ; c’est un choc entre la liberté et l’oppression, entre la démocratie et la dictature, entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains ». Et elle répliquait à son adversaire qui l’avait traitée d’ « hérétique » : « Je ne suis pas une chrétienne, une musulmane ou une  juive. Je suis un être humain laïc, je ne suis pas tenue de croire au surnaturel, mais je respecte le droit des autres à y croire ».

Ce débat télévisé suivi par plus de dix millions de téléspectateurs dans le monde entier et repassé en boucle valut  à Wafaa de recevoir des menaces de mort. Mais elle persista et elle a créé un mouvement d’opinion qui n’hésite plus à s’exprimer sur la place publique ; d’où la radicalisation d’émules d’Al Qaïda qui ne voient que dans le combat violent la possibilité de freiner l’évolution naturelle d’une société qui renouvelle ses valeurs et exige plus de libertés.

Le Grand Orient Arabe Œcuménique a su attirer vers lui ces intellectuels arabes et son site a vu son audience augmenter de façon significative depuis les révolutions arabes (180.000 visiteurs en 2 ans d’existence et le nombre de tunisiens, égyptiens, syriens, émiratis.. ne cesse d’augmenter (de 300 à 400 visiteurs par jour).

grandorientarabe

Par Arié Lévy

Mon dernier article m’a  fait découvrir, grâce à la magie de Google, l’existence d’une obédience maçonnique dont je n’avais jamais entendu parler, le Grand Orient Arabe Œcuménique ou GOAO.

Cette obédience, indépendante et souveraine, part du principe, que « peu de français et d’européens de confession musulmane fréquentent les obédiences maçonniques, faute d’y trouver leurs repères culturels »,  et qu’il était donc urgent et nécessaire de créer une obédience qui leur convienne. La GOAO a emprunté à la République française sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Elle rappelle dans sa charte que « comme partout, en maçonnerie, la religion et la politique restent aux portes de la Loge ». Jusque là il n’y a rien à redire.

Le rite œcuménique serait inspiré du rite Ecossais Ancien et Accepté, mais aussi de la maçonnerie musulmane opérative (j’ignorais qu’il en existât une) ainsi que des branches initiatiques de l’Islam: Soufis, Druzes et Ismaéliens. Elle emprunte à l’islam les signes de reconnaissance, les symboliques et les couleurs ; ce qui est parfaitement son droit, dans la mesure où elle ne se réclame d’aucune Grande Obédience, connue et répertoriée.

J’identifie néanmoins  un petit problème : pourquoi cette loge Arabe se veut œcuménique ; et, par conséquent destinée à tous les Arabes, quelle que soit leur religion, puisque sa symbolique est islamique. Quelle est la place des Arabes chrétiens dans cette obédience ? Ou bien part-elle du principe que les Arabes chrétiens, à l’inverse des Arabes musulmans, n’ont pas de difficulté à trouver leur place dans les grandes obédiences classiques; la preuve en est qu’un Arabe chrétien peut même gravir tous les grades jusqu’à devenir Grand Maître de la Grande Loge de l’Etat d’Israël.

Les choses se compliquent sérieusement à partir du moment où le GOAO au lieu de mettre l’emphase sur sa spécificité s’en prend aux références chrétiennes et surtout juives que recèle la franc-maçonnerie. Je cite :

« Nos rituels occidentaux relatent des chroniques anciennes de la Bible, du Talmud ou nous parlent de kabbale dans une débauche de termes hébraïques et de références chrétiennes. Depuis l’affaire Dreyfus au XIXe siècle, l’image du « complot judéo-maçonnique » à laissé des traces persistantes qui évoquent trop souvent le juif comme une origine du mal, de la délinquance morale ou financière. N’est pas Satan qui veut, mais le juif de ces caricatures ne travaille pas seul puisqu’il fait corps avec le franc-maçon, qui élabore sans cesse d’infâmes complots contre la république dans la pénombre de ses ateliers. Tout ceci enfin tisse un lien fort avec l’état d’Israël où la maçonnerie aux racines juives est une machine assurément sioniste et anti-islamique, qui travaille à la gloire du judaïsme. »

On est alors en droit de se demander: mais que diantre le Grand Orient Arabe œcuménique est venu faire dans cette galère maçonnique et que reste t-il du rite Ecossais ou de la Constitution d’Anderson, dans ce déluge de haine ?

La réponse peut être trouvée dans l’usage que fait la GOAO de sa façade maçonnique pour interpeller par exemple la Grande Loge de L’Etat d’Israël en la personne de son nouveau Grand Maître Nadim Mansour qui, comme par hasard est Arabe, sur ce qui entrave, du coté israélien, les propositions suivantes :

« Un retrait complet  d’Israël des territoires arabes occupés depuis 1967, y compris le retrait complet des Hauteurs du Golan syrien et les secteurs demeurant occupés au sud Liban, jusqu’aux limites existantes le 4 juin 1967. Une solution juste au problème des réfugiés palestiniens. La non-acceptation  d’un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ». (Texte entier en bas d’article)

Bref, vous connaissez la litanie, comme si Nadim Mansour pouvait influer de quelque manière que ce soit sur la politique israélienne. Mais tous les moyens sont bons et, comme dit  la GOAO :  la religion et la politique restent aux portes de la Loge. Comme à ma connaissance la GOAO fonctionne quasi exclusivement sur internet, il n’y a pas de raison qu’elle  se  prive d’interpeller.

Cette attitude, peu fraternelle pour le moins, m’a fait penser à un poème de Kipling. Comme vous le savez certainement Rudyard Kipling a été un Franc-Maçon assidu. Il a même du demander une dispense du Grand Maître du District du Pendjab pour lui permettre d’être initié avant l’âge de 21 ans.

ll porte témoignage à sa loge par ces mots: «[…] J’ai été Secrétaire, durant quelques années, de la loge Hope and Perseverance No. 782, de Constitution anglaise, qui comptait des Frères d’au moins quatre systèmes de croyance. J’ai été admis par un membre du Brahmo Samaj (un Hindou), passé par un Mahométan, et élevé par un Anglais. Notre Tuileur était un Juif indien ».

Je vous livre son poème nostalgique sur sa Loge mère pour vous apporter une bouffée de fraicheur avant la nouvelle année 2012 qui risque d’être fort peu fraternelle. Kipling nous enseigne ce que l’œcuménisme, ou tout simplement, la fraternité entre les hommes, veut réellement dire :

La Loge-Mère

Il y avait Rundle, le chef de gare,
Beazelay, des voies et travaux,
Ackman, de l’intendance,
Donkin, de la prison,
Et Blake, le sergent instructeur,
Qui fut deux fois notre Vénérable,
Et aussi le vieux Franjee Eduljee,
Qui tenait le magasin « Aux Denrées Européennes ».

Dehors, on se disait : «Sergent!, Monsieur!, Salut!, Salaam!»,
Dedans, c’était «Mon Frère», et c’était très bien ainsi.
Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous nous quittions sur l’Equerre,
Moi, j’étais Second Diacre dans ma Loge-Mère, là-bas!

Il y avait encore Bola Nath, le comptable,
Saül, le Juif d’Aden,
Din Mohammed, du bureau du cadastre,
Le sieur Chuckerbutty,
Amir Singh, le Sikh,
Et Castro, des ateliers de réparation,
Le Catholique romain !

Nos décors n’étaient pas riches,
Notre temple était vieux et dénudé,
Mais nous connaissions les anciens landmarks
Et les observions scrupuleusement.
Quand je jette un regard en arrière,
Cette pensée souvent me revient à l’esprit :
Au fond, il n’y a pas d’incrédules,
Si ce n’est peut-être nous-mêmes!

Car tous les mois, après la tenue,
Nous nous réunissions pour fumer
(Nous n’osions pas faire de banquets
de peur d’enfreindre la règle de caste de certains frères)
Et nous causions à coeur ouvert de religions
Et d’autres choses
Chacun de nous se rapportant
Au Dieu qu’il connaissait le mieux.

L’un après l’autre, les Frères prenaient la parole
Et aucun ne s’agitait.
Jusqu’à ce que l’aurore réveille les perroquets
Et le maudit oiseau porte-fièvre;
Comme après tant de paroles,
Nous nous en revenions à cheval,
Mahomet, Dieu et Shiva
Jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes.

Bien souvent depuis lors,
Mes pas errants au service du gouvernement,
Ont porté le salut fraternel
De l’Orient à l’Occident
Comme cela nous est recommandé,
De Kohel à Singapour.
Mais comme je voudrais les revoir tous
Ceux de ma Loge-Mère, là-bas !
Comme je voudrais les revoir,
Mes Frères noirs ou bruns,
Et sentir le parfum des cigares indigènes
Pendant que circule l’allumeur,
Et que le vieux limonadier
Ronfle sur le plancher de l’office,
Et me fait retrouver Parfait Maçon
Une fois encore dans ma Loge d’autrefois.

Dehors, on se disait : «Sergent!, Monsieur!, Salut!, Salaam!»
Dedans, c’était : «Mon Frère», et c’était très bien ainsi.
Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous nous quittions sur l’Equerre,
Moi, j’étais Second Diacre dans ma Loge-Mère, là-bas!

Arié Lévy

 

Message du Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique Jean-Marc Aractingi au nouveau Grand Maître d’origine Arabe Nadim Mansour de la Grande Loge de l’État d’Israël

En ce début de décennie, et après 60 ans de guerres israélo-arabes, nous pensons qu’avec l’élection d’un Arabe comme Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël il est de notre devoir entre « Frères » et « Sœurs », et même si à l’intérieur de nos loges la politique est interdite, de « plancher » ensemble sur une solution de paix durable.

La Franc-maçonnerie a été taxée dans les pays arabes d’être au service du sionisme ; ce qui est tout à fait erroné puisqu’elle existait dans ces pays bien avant la création de l’État d’Israël (la première loge à Alep en Syrie dès 1738 !).

Malheureusement quelques erreurs contribuent toujours à justifier cette image maçonnique, comme lorsque le Grand Orient de France admet en son sein une loge sioniste « L’Étoile de la paix » ou quand certains de ses dignitaires abondent publiquement dans ce sens comme lorsque l’historien André Combe prétend que les Francs-maçons français sont tous favorables à l’État d’Israël. Il ajoute que ce serait « pour ces mêmes valeurs de démocratie que la franc-maçonnerie défend, que cette dernière a toujours reconnu la légitimité d’Israël », soulignant que, dans l’ensemble, les maçons français seraient «même tous favorables à l’État d’Israël »

Travaillant loin de ces errements, nous considérons en toute humilité que le GOAO, qui travaille au rite œcuménique (judéo-chrétien-musulman) et dont les Frères et Sœurs appartiennent à ces trois confessions, a un rôle spécifique à tenir dans un dialogue positif et a minima , dans un esprit maçonnique de liberté, d’égalité et de fraternité, avec nos Frères et Sœurs israéliens.

Nous interpellons donc le Grand Maître de la Grande Loge de l’État d’Israël pour nous éclairer sur ce qui entrave, du coté israélien, les propositions suivantes :

1) Un retrait complet d’Israël des territoires arabes occupés depuis 1967, y compris le retrait complet des Hauteurs du Golan syrien et les secteurs demeurant occupés au sud Liban, jusqu’aux limites existantes le 4 juin 1967.

2) D’accepter de chercher un accord et une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194.

Cette résolution 194 adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies , décide, à la suite du départ de centaines de milliers de Palestiniens : « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »

3) D’accepter un État palestinien indépendant et souverain sur les territoires palestiniens occupés depuis le 4 juin 1967 en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

4) D’accepter que Jérusalem soit une Capitale Œcuménique, qu’elle soit déclarée Internationale et mise sous l’égide des Nations Unies (Puisque les trois religions du Livre la revendique).

En contrepartie, les États arabes doivent s’engager :

1) À considérer le conflit arabo-israélien comme terminé et aller vers la conclusion d’un accord de paix avec Israël, afin de consolider cette situation.

2) Obtenir une paix totale pour tous les États de la région.

3) Établir des relations normales et diplomatiques, dans le contexte d’une paix totale avec Israël.GOAO

Vœux pieux ! Beaucoup ont essayés avant, mais qui sait peut être que la Fraternité universelle entre des Francs-maçons libres pourra faire avancer les choses.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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