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L’économie israélienne pourrait sortir gagnante de la décision de S&P, Jacques Bendelac


L’économie israélienne pourrait sortir gagnante de la décision de S&P, Jacques Bendelac

Après la dégradation par Standard & Poor’s de la note de dette souveraine de la moitié des Etats de l’Union européenne, dont la France, la zone euro va traverser une nouvelle période de fortes turbulences. Pour certains analystes israéliens, l’économie israélienne pourrait sortir gagnante de la décision de S&P: elle deviendra plus attractive pour les étrangers qui privilégient la stabilité financière d’un pays pour y placer leurs capitaux. Sans compter que le récent relèvement de la note israélienne de crédit par S&P a confirmé qu’Israël reste une “valeur sûre” pour les investisseurs étrangers.

Stabilité financière

Au ministère des Finances à Jérusalem, on souligne qu’Israël est un des rares pays dont la note de crédit a été relevée au cours de l’an passé: en septembre dernier, l’agence Standard & Poor’s a relevé la note de crédit d’Israël de A à A+. Cette note a été assortie d’une perspective stable, ce qui signifie que l’agence n’envisage pas de la modifier à moyen terme, dans un sens comme dans l’autre.

La dégradation des notes européennes va donc renforcer l’attractivité d’Israël vis-à-vis des investisseurs étrangers qui préfèrent la stabilité économique aux turbulences financière de l’Europe. Les experts de la Banque d’Israël soulignent que la stabilité financière de l’économie israélienne se traduit par des niveaux de croissance et d’emploi relativement élevés, par un secteur bancaire solide, par un niveau élevé de réserves en devises, ainsi que par le relèvement de la note de crédit d’Israël par l’agence S&P.

Réduction de la dette publique

La tendance à la baisse de la dette publique est un autre facteur de stabilité de l’économie israélienne. Selon la Trésorier général, la dette israélienne est retombée, en 2011, en dessous de 75% du PIB, soit moins que la moyenne des pays de l’OCDE (77% en 2010). Aujourd’hui, le poids de la dette rapportée au PIB en Israël est inferieure à de nombreux pays d’Europe comme la France (82%), l’Allemagne (83%), la Belgique (97%), l’Italie (119%) ou la Grèce (142%). Certes, les besoins de financement d’Israël seront plus élevés en 2012 en raison du ralentissement de la croissance, mais l’augmentation de la dette israélienne ne devrait être que passagère.

Autre garant de la stabilité israélienne: le niveau élevé des réserves en devises. Au début 2012, la banque centrale disposait de réserves équivalentes à 75 milliards de dollars. Si la banque centrale ne publie pas la répartition de son portefeuille d’investissement, on peut estimer qu’un tiers de ses réserves en devises est investi en euro, conformément à la part de l’Europe dans le commerce extérieur d’Israël. Le gouverneur Stanley Fischer se veut rassurant en affirmant cette semaine que la banque centrale « gérait les réserves en devises avec prudence ».

Jacques Bendelac (Jérusalem)





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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