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Les opérations imputées au Mossad : Légendes ou réalité ?


Les opérations imputées au Mossad : Légendes ou réalité ?

À en croire les médias internationaux, à chaque fois qu’un terroriste, espion ou spécialiste du nucléaire décède, c’est le Mossad qui en est responsable. L’aura qui entoure l’institut israélien pour les renseignements et les affaires spéciales est si grande qu’on lui prête des opérations aux quatre coins du monde. Les dernières en date ont eu lieu ces dernières semaines en Iran et au Liban, où des explosions mystérieuses ont touché des sites stratégiques.

Hamodia recense quelques-unes des opérations imputées au Mossad depuis sa création en 1951.

À en croire les médias internationaux, à chaque fois qu’un terroriste, espion ou spécialiste du nucléaire décède, c’est le Mossad qui en est responsable. L’aura qui entoure l’institut israélien pour les renseignements et les affaires spéciales est si grande qu’on lui prête des opérations aux quatre coins du monde. Les dernières en date ont eu lieu ces dernières semaines en Iran et au Liban, où des explosions mystérieuses ont touché des sites stratégiques. Hamodia recense quelques-unes des opérations imputées au Mossad depuis sa création en 1951.

« Faute de ruses, un peuple tombe » : La devise du Mossad tirée des Proverbes du roi Salomon correspond parfaitement à l’image que le monde se fait de l’agence d’espionnage israélienne. « Rusée » est effectivement l’un des adjectifs qui lui convient le mieux. À tel point qu’à chaque fois qu’on entend parler d’une explosion mystérieuse ou d’un scientifique éliminé dans son sommeil, les médias internationaux se pressent de chercher l’empreinte du Mossad et, en général, de la trouver.
« Selon des informations provenant de l’étranger » : Ces quelques mots accompagnent régulièrement les articles publiés par la presse israélienne lorsqu’elle fait état d’opérations menées à l’extérieur des frontières israéliennes que le Mossad ne revendique pas ou refuse de revendiquer ou encore n’a pas besoin de revendiquer, n’étant aucunement impliqué… Car si le Mossad ne dément ni ne confirme jamais son implication, il est prêt, lorsque c’est dans l’intérêt de l’État, à endosser la responsabilité de certaines opérations comme l’alya des Juifs du Maroc dans les années 1956-1964, l’infiltration d’espions du Mossad au Soudan et en Éthiopie pour faciliter l’alya des Juifs d’Éthiopie, la capture du criminel nazi Adolf Eichmann en Argentine, l’élimination des terroristes de Septembre noir, responsables de la mort des onze sportifs israéliens aux Jeux olympiques de Munich, l’affaire des vedettes de Cherbourg …

Mais le plus souvent, seuls les médias étrangers affirment clairement que le Mossad est derrière telle ou telle opération.

L’affaire Ben Barka

La première de ces missions imputées au Mossad remonte à 1965. Selon certaines sources, le Mossad avait en effet fourni aux services secrets marocains des informations capitales ayant permis la capture de Mehdi Ben Barka, principal opposant du roi Hassan II du Maroc. Ben Barka a été kidnappé à Paris le 29 octobre 1965 et il n’a jamais été revu depuis. Lors du procès des deux policiers français impliqués dans le kidnapping, des informations faisant état de la probable implication des services secrets israéliens filtrent et le Président français, Charles de Gaulle, exprime sa colère au Premier ministre israélien Lévy Eshkol. Au sein du gouvernement s’affrontent alors dans le plus grand secret Isser Harel, ancien dirigeant du Mossad et désormais conseiller du Premier ministre et l’actuel dirigeant des services secrets, Méir Amit. Harel reproche à Amit d’avoir mêlé Israël à un complot politique concernant un pays étranger et exige sa démission. Face au refus d’Ehkol de renvoyer Amit, Harel quitte son poste et fournit des informations sur l’affaire Ben Barka à la presse. La censure aidant, aucun média n’accepte de publier les détails jusqu’à ce qu’un tabloïd, Boul, titre : « Des Israéliens liés à l’affaire Ben Barka ? » Le Shin-Bet et la police envahissent alors les locaux du journal, confisquent tous les exemplaires et arrêtent son rédacteur en chef et son directeur pour « divulgation de secrets d’État ». Ils sont libérés après quatre mois et demi. Toute cette affaire se déroule dans le plus grand secret et seuls quelques politiciens et journalistes en ont vent.

 
L’élimination de Gérald Bull

Le 22 mars 1990 est assassiné à Bruxelles Gérald Bull, un ingénieur canadien spécialiste en balistique. Bull avait par le passé collaboré avec plusieurs pays – Canada, États-Unis, Afrique du Sud – mais son dernier client en date est l’Irak. Cet expert en supercanons capables de tirer sur de très longues distances ou de hautes altitudes travaille avec le régime de Saddam Hussein sur un supercanon dénommé Babylone.
Bull est assassiné de plusieurs balles dans la nuque et dans le dos devant la porte de son appartement bruxellois. Le tireur a pris soin d’enlever les douilles après le meurtre et n’a pas volé l’importante somme d’argent en liquide contenue dans la sacoche.
L’hypothèse retenue par la plupart des commentateurs vise directement le Mossad. Selon eux, Israël se sentant menacé par le Babylone aurait décidé de se débarrasser de son concepteur. Après la mort de Bull, le programme est d’ailleurs abandonné.

L’élimination d’Atef Bsesio

Le 28 juin 1992, en plein cœur du quartier de Montparnasse est tué Atef Bsesio, haut responsable du Fatah. Pour le juge Bruguière, qui enquête sur l’affaire, l’implication des services secrets israéliens ne fait guère de doutes.
Bsesio occupait un poste clé dans l’organisation de Yasser Arafat puisqu’il était chargé du contact avec les services de renseignement étrangers. Juste avant son élimination, il avait d’ailleurs rencontré des responsables de la DST, le service de contre-espionnage français.

Imad Moughniyeh

 La mystérieuse explosion dans laquelle le n° 2 du Hezbollah, Imad Moughniyeh, terroriste recherché par les services secrets de plusieurs pays, a trouvé la mort le 12 février 2008 a été immédiatement imputée au Mossad, même si les services secrets israéliens se sont jusqu’à aujourd’hui bien gardés de la revendiquer.

 La charge explosive qui a tué Moughniyeh a été placée dans l’appui-tête de sa Jeep, histoire de s’assurer que le terroriste le plus recherché après Oussama Ben Laden ne s’en sortirait pas.

Mahmoud Al Mab’houb

 L’élimination de Mahmoud Al Mab’houb le 19 janvier 2010 dans un hôtel de Dubaï a marqué les esprits non pas parce qu’elle s’est déroulée de manière spectaculaire – le terroriste du Hamas a été tué d’une balle dans la tête dans sa chambre d’hôtel – mais parce que grâce aux caméras placées un peu partout dans l’émirat arabe, les visages de ceux qui l’ont éliminé ont fait le tour du monde.

Pour la police de Dubaï, il ne fait aucun doute que ce sont les agents du Kidon – le service action du Mossad – qui sont derrière cette opération. Elle s’empresse de publier les photos des agents et prouve qu’ils ont utilisé des passeports britanniques, irlandais, français et allemands.

L’enquête menée par les autorités irlandaises « pointe clairement vers l’implication d’une agence de renseignements étrangère et il y a des raisons convaincantes de croire qu’Israël était responsable ».

Le Royaume-Uni expulse en mars 2010 un diplomate israélien, indiquant que la responsabilité d’Israël avait été établie dans cette affaire.

Le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, annonce disposer de suffisamment de preuves de l’implication de Tel-Aviv dans l’affaire.

Face à toutes ces accusations, le Mossad choisit à nouveau de garder le silence.

La guerre contre le nucléaire iranien

C’est à une véritable guerre de l’ombre que se livre le Mossad dans sa lutte contre le nucléaire iranien. Voici maintenant deux ans que l’on entend régulièrement parler de disparitions mystérieuses de scientifiques liés au programme nucléaire du pays des mollahs.
Depuis 2010, trois scientifiques iraniens impliqués dans le programme nucléaire de leur pays ont été tués. En janvier 2010, Massoud Ali Mohammedi, expert en physique nucléaire, est tué par l’explosion d’une moto piégée. En novembre 2010, Majid Shahriari est tué par des hommes en moto tandis qu’un autre scientifique, Fereydoon Abbassii Davani, visé également, parvient à s’échapper et était ensuite nommé à la tête du programme nucléaire de Téhéran. Enfin, en juillet dernier, Darioush Rezaei est abattu par balle dans la capitale iranienne.

Autres opérations imputées au Mossad ; les mystérieuses explosions qui, ces dernières années, ont touché des bases ou des membres des Gardiens de la Révolution iranienne. Dernière en date : Celle du 12 novembre, au cours de laquelle est mort le général Hassan Moghadam, un des leaders du programme nucléaire.

Enfin, les virus informatiques qui ont touché l’Iran ont également été prêtés aux services secrets israéliens. Le plus connu, le Stuxnet, a conduit Téhéran à reconnaître être victime d’un virus informatique qui a affecté les centrales nucléaires du pays.

Source : Hamodia, éditorial de Laly Derai

 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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