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La crasse bêtise de BDS qui appelle au boycott du Festival Jazz’N’Klezmer


La crasse bêtise de BDS qui appelle au boycott du Festival Jazz’N’Klezmer

Quand j’entends de la musique klezmer, je sors mon revolver.

Mercredi 16 novembre débutera le 10ème festival Jazz’N'Klezmer, qui s’est toujours placé, depuis sa création, sous le signe de l’ouverture. Cette année encore, cet esprit sera notamment célébré par une soirée où la projection du film Le cochon de Gaza sera suivie d’un concert du groupe Boogie Balagan, qui prône avec humour et une bonne dose d’utopie la création d’une entité « Palestisraélienne ».

Comme son nom l’indique, le festival présentera des artistes aux confluents des univers du jazz, du klezmer, mais également des musiques orientales, pop, bref, universalistes. Et sera soutenu par des sponsors, comme tout festival. Parmi ceux-ci figurent les services culturels de l’ambassade d’Israël en France et le KKL, organisation sioniste historique dont l’action permit l’achat de terres en Palestine lors de la création du Yishuv, le foyer national juif. Aujourd’hui, le KKL est essentiellement connu pour ses actions de plantations d’arbres en Israël, controversées par les Palestiniens et par les associations militantes pro-palestiniennes. Voilà pour planter, à défaut d’arbres, le décor.

Entre alors en jeu le BDS France (Boycott Désinvestissement Sanction contre l’Etat d’Israël), qui, sur son site Internet et par l’intermédiaire du site Le Post, publie le 8 novembre 2011 un article intitulé « La musique Klezmer ne doit pas servir à blanchir l’Etat d’Israël de sa politique d’Apartheid ». Outre la rhétorique habituelle assimilant la situation des palestiniens à celle des africains du sud noirs sous le régime d’Apartheid, on peut lire dans cette « tribune » une prose édifiante, dont la volonté manifeste de falsifier l’Histoire porte gravement atteinte à la mémoire des victimes de la Shoah.

En écrivant que la musique klezmer et la culture yiddish ont été « en grande partie détruites, d’abord par le génocide nazi et ensuite par la création de l’Etat d’Israël », l’auteur (courageusement anonyme) de cet amalgame nauséabond, devenu usuel dans la logorrhée anti-israélienne, associe clairement l’Etat d’Israël et les nazis dans la volonté de destruction d’un univers et de sa culture, pourtant plus que jamais vivante.

« Cette langue et cette culture », nous dit l’auteur de BDS, visiblement spécialiste de l’histoire du yiddish et des mouvements sionistes, « baignaient dans un climat étranger à l’idéologie sioniste de l’émigration en Palestine. » Si les raisons idéologiques et culturelles ayant imposé l’hébreu comme langue nationale de l’Etat d’Israël, face au yiddish, semblent pourtant évidentes, on voit bien dans quelle direction souhaite aller le BDS : avec les nazis, Israël serait co-responsable de la destruction du monde yiddish. Quand le discours anti-sioniste prend une telle dimension, allant jusqu’à utiliser comme prétexte la musique klezmer pour distiller l’idée d’un Etat d’Israël génocidaire, on reste partagé entre la consternation et le dégoût.

Nous ne débattrons pas ici de la question du boycott culturel, qui est juste un chantage imbécile. Comme l’est, on voudrait le croire par indulgence, ce texte publié par le BDS. Malheureusement, s’attaquer au festival Jazz’N'Klezmer avec de tels arguments prend une résonance délibérément sordide. On peut aussi lire, toujours sur le site du BDS, une « lettre ouverte » à la chanteuse marocaine d’origine berbère Hindi Zhara, qui s’est récemment rendue à Tel-Aviv pour un concert. L’auteur de cette « lettre » écrit :  » Et si tu nous objectais que toi aussi, en tant qu’Amazighe, tu subis l’oppression arabe, nous te répondrions que nous sommes contre toutes les formes d’oppression ».

A-t’on jamais lu sur le site BDS la moindre référence à l’appel des jeunes gazaouis du mouvement Gaza Youth Breaks Out, qui exprimaient dans leur manifeste un conjoint « Merde à Israël, Merde au Hamas » ? Gaza, toujours, où les seuls musiciens autorisés à s’exprimer sont ceux jouant lors des mariages… Mais le BDS, comme il le dit si bien à Hindi Zahra, est contre toutes les formes d’oppression… Tout contre, comme disait Sacha Guitry.

Face à l’ignominie et à la crasse bêtise, la réponse la plus juste reste celle du public, que nous invitons chaleureusement à venir nombreux écouter et soutenir les artistes du festival Jazz’N'Klezmer.

Source : Alain Granat / Jewpop





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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