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Un seul Etat, Prenant la place d’Israël, de la Judée Samarie et devenant « Palestine » du fleuve à la mer ?


Un seul Etat, Prenant la place d’Israël, de la Judée Samarie et devenant « Palestine » du fleuve à la mer ?

On entend à nouveau dire cela : puisque « la solution des deux Etats » n’a pas marché, alors il faut qu’Israël disparaisse. Il faut qu’il laisse la place à un Etat commun aux Juifs et aux Arabes. Cet Etat sera « laïque et démocratique » ! Fermez le ban.

Vu du quartier latin, suivi pas à pas de la place du colonel Fabien, par des myopes professionnels porteurs de lunettes spéciales fabriquées à Moscou avant 1991 par les opticiens policiers de la Loubianka, regardé depuis la rue de Paris ou de la Mairie, à Montreuil et dans d’autres hauts lieux de la bobotitude politique, la solution peut apparaître séduisante. Vu de très loin, et par temps de brumes épaisses, c’est encore effectivement séduisant. Mais vu de près, dans la réalité, c’est comment, c’est quoi, cette hypothèse ?

Nos partisans de « l’Etat commun », Laïque et démocratique, nous jure que tout cela sera bien. Ils nous jurent que cela ne ressemblera absolument pas aux territoires dans lesquels l’Autorité palestinienne n’est même pas capable de protéger les « arabes » chrétiens, sans parler de Gaza ou ils se font tirer comme des lapins ou imposer les dogmes vestimentaires salafistes.

Cet Etat serait commun aux Juifs et aux Arabes, comme l’Etat égyptien est « commun » aux égyptiens musulmans et aux autochtones chrétiens, les Coptes.

Il serait commun aux Arabes musulmans et aux Juifs, comme l’Iran est l’Etat « commun » des Pasdarans descendants des Perses et des Kurdes de toutes opinions, si vous voyez ce que je veux dire ?

Ils vont devoir nous expliquer où serait la place des Juifs, dans cet Etat « commun ». Celui qui est soumis par Mahmoud Abbas à l’approbation des Nations-Unies exclut toute présence physique juive en Judée Samarie. Il se définit comme un Etat « arabe musulman », un Etat membre de l’Oumma islamique. Par définition, il refuse la citoyenneté aux arabes chrétiens, et à tous les non-juifs, qui descendent des populations « palestiniennes » témoins de la période ottomane, Circassiens, Grecs, Arméniens, Albanais et Bosniaques.  J’allais oublier une dernière minorité exclue de cette définition de la citoyenneté palestinienne, une minorité musulmane mais non-arabe : les « palestiniens » noirs, l hommes et femmes témoins muets mais réels de la traite négrière orientale.

Certains sont chrétiens, d’autres musulmans, mais ils ne sont pas à la fois, arabes et musulmans.

Rajoutons, que le projet, -critiqué par Hamas parce que pas assez islamique et pas assez arabe, ce qui n’a pas cependant soulevé l’indignation de l’indigné professionnel, vous savez, l’imposteur Hessel-, le projet constitutionnel palestinien n’accorde pas la citoyenneté aux « réfugiés » palestiniens qui vivaient ou sont enfants d’arabes musulmans qui vivaient sur le territoire de l’Etat d’Israël.

Cet un aspect constitutionnel qui, visiblement, n’effleure absolument l’esprit de nos médias, en particulier Antenne2 qui, venant en aide à l’opération de Mahmoud Abbas et, comme Hessel, ne cachant guère son empathie pour le Hamas, diffuse ce soir 3 octobre un film sous le titre « un Etat palestinien est-il encore possible » ?

Rappelons un peu l’Histoire

En 1920-1922, la Société des Nations, SDN, avait reconstitué l’antique Judée, dans ses meilleures dimensions, pour l’ériger en Palestine mandataire, confiée provisoirement à l’autorité de la Grande Bretagne.

Cette  Judée, devenue « Palestine mandataire », était destinée à être le Foyer national ou « maison nationale » du peuple juif dans son ensemble, celui resté sur place ou revenu entre le 17èeme et le début du 19ème siècle (le vieux Ichouv) et celui revenu dans la seconde partie du 19ème siècle (le nouveau Ichouv) ainsi que celui toujours dispersé de par le monde.

Le peuple juif était ainsi autorisé, par l’organe légal des nations, à vivre sur la terre de ses aïeux, sans se retrouver réduit à l’état d’inférieur institutionnel, par le « pacte d’Omar » partout mis en œuvre dans les pays d’islam.

En d’autres termes, aux côtés de la nation juive redevenue libre devaient cohabiter, à égalité de droits et d’obligations, les arabes musulmans et chrétiens ainsi que les autres minorités nationales et/ou religieuses vivant sur cette terre depuis plus ou moins longtemps.

Dans cette décision de la SDN, on ne trouvait donc aucune mesure discriminatoire à l’encontre des populations non-juives (moins de six cent mille habitants, arabes et non-arabes, musulmans et non-musulmans) au moment des décisions de la SDN complétées par le Traité de San Remo.

Certaines grandes familles arabes, -chefs traditionnels de clans-, se félicitèrent publiquement du libre retour des exilés Juifs. Ils pensaient sans complexe qu’ils apporteraient leurs savoirs faire nouveaux, ainsi que leurs qualités traditionnelles. Ces qualités s’étaient manifestées de façon probante au 17ème siècle en Galilée jusqu’à ce que les effets de la fiscalité ottomane remettent en cause ce qui avait été accordé aux Juifs de Galilée par Souleymane le magnifique père et fils.

Elles s’étaient encore vérifiées, depuis les retours agricoles de Juifs, dans la seconde partie du 19ème siècle, confirmant celles des expulsés d’Espagne s’étant installés dans sept bourgades et villes de la Galilée qu’ils firent reverdir.

On doit aussi se souvenir que la première institution juive, -mise en place pendant que l’autorité califale exerçait le pouvoir absolu, au début de la seconde partie du 19ème siècle : ce sera une école professionnelle, formant aux métiers de l’agriculture en intégrant à l’enseignement les données les plus modernes combinées à une bonne connaissance des particularités du « pays d’Israël », alors fragmenté en trois morceaux au sein de trois sandjak ottomans.

En Syrie, d’où sont originaires un grand nombre des actuels arabes devenus Palestiniens (notamment les Hauranites), la présence juive sera perçue comme bénéfique par les leaders alaouites. On pensera, ici, à la lettre adressée en 1936 au Président du Conseil français, Léon Blum.

Avec ce courrier, les porte-paroles traditionnels de la minorité religieuse syrienne témoigneront du caractère pacifique et positif de la présence juive traditionnelle ainsi que de la présence juive liée au retour (les « Alyas »).

Dans la même lettre, les leaders alaouites s’inquiétaient. Ils craignaient, écrivaient-ils- pour leur propre sécurité. Ils redoutaient les conséquences qui résulteraient de l’abandon de son mandat par la France et celles de la fusion de la Palestine mandataire dans un ensemble dominé par les arabes musulmans de la Syrie. Les violences seraient à l’ordre du jour, pour les Juifs, mais pas seulement, expliquaient-ils dans cette lettre.

Les leaders Alaouites exprimaient bien plus que des craintes

Ils demandaient que l’on n’accède pas aux revendications nationalistes panarabes, particulièrement celles dont la réalisation provoquerait les violences qu’ils redoutaient d’expérience.

Avaient-ils tord ? Leurs inquiétudes étaient-elles sans fondement ?

Du côté des défenseurs inconditionnels des revendications antijuives des Palestiniens, on haussera les épaules. Comment, -demandera-t-on-, un petit Etat arabe de Palestine pourrait-il être un objet redoutable ? C’est ce  qu’objecteront, sans autre forme d’examen de la question, le PCF, le NPA, le PS, AVAAZ, Europe Ecologie les Verts et autres prétendus écologistes, la fédération protestante, l’islam politique en France ?

Ces gens sont enthousiastes

Ils font même des pétitions, françaises et mêmes internationales, pour faire pression sur l’ONU (sur les Etats non membres de l’organisation de la conférence islamique).

Ils organisent aussi des flottilles, avec l’argent des syndiqués de la CGT, avec une partie des impôts locaux, ici et là avec des fonds de Comités d’entreprises, pour briser un embargo humanitaire qui n’existe pas.

Pour ces gens, la reconnaissance de l’Etat de Palestine (ils censurent son nom exact : « Etat arabe musulman de Palestine, membre de la Oumma islamique ». Ce nom est gênant, il n’est pas facile à vendre dans le grand public) est une étape. C’est un moment destiné à obtenir la submersion et la disparition d’Israël.

Ils font semblant de rêver à ce qui n’est pas à l’ordre du jour : l’Etat unique, commun des Juifs et des Arabes et des autres minorités nationales ou religieuses, l’Etat commun pour des gens politiquement égaux.

C’est cet Etat commun qui fut refusé par la violence en 1936. Il ne fut pas refusé par les Juifs mais par la majorité arabe, entrainée dans un chemin djihadiste par le mufti nazi Husseini.

Nos enthousiastes d’AVAAZ, de la rue de Paris à Montreuil, de la place du colonel Fabien à Paris, oublient un infime détail : pour vivre ensemble, faut-il encore que les plus forts en nombre le veuillent et n’abusent pas de leur force comme ils le font déjà contre les minorités non musulmanes des zones qu’ils administrent.

J’ai reçu, il y a quelques jours un travail de bénédictins. Il provenait d’amis ayant recensé les massacres chroniques d’ampleur variable auxquels, au nom de l’islam, s’étaient livrés les pogromistes arabes et ottomans.

Sinistre et longue liste

Je me limiterai donc à ne rappeler ici que les principaux massacres, répertoriés et vérifiables, qui ont eu pour victimes des Juifs, des Arméniens, des Grecs et des minorités chrétiennes arabes ou arabisées (coptes, assyriens…), depuis 1803 jusqu’en 1914.

Evidemment, il n’y aura pas ici les massacres sauvages contre des Juifs perpétrés à Hébron et Safed en 1929. Je les ai écartés. Sans quoi, nous aurions encore entendu nos bonnes âmes du NPA, PCF, AVAAZ, Europe Ecologie et tutti quanti, nous les justifier ou les excuser, en parlant du conflit provoqué par « l’impérialisme » ou je ne sais quelle autre sornette, dont ces Juifs auraient fait les frais, en tant qu’œufs cassés de l’omelette palestinienne.

Ces massacres se sont tous déroulés dans l’aire ottomane, à l’exception de l’Algérie, du Maroc et de l’Iran.

  • 1803, Serbie : répression d’une révolte nationale. 1800 femmes sont réduites à l’état de captives et vendues comme esclaves.
  • 1805, pogrome contre les Juifs d’Alger. Ces derniers sont accusés d’être la cause d’une disette.
  • 1806, les Janissaires du Dey d’Alger envahissent et pillent le quartier juif. Ils massacrent des Juifs qui avaient échappé au pogrom et à l’expulsion de 1805. Comme on le voit, l’aire ottomane était très douce envers les Juifs.
  • 1806 toujours, une fatwa est lancée. Une fatwa, c’est un décret religieux islamique. Elle demande l’expulsion des Juifs de Salé. En outre, elle leur interdit de se vêtir à l’européenne. Soumis à la dhimmitude, les Juifs doivent avoir une tenue publique humiliante, une « modeste » tenue publique n’inspirant pas la fierté à son porteur. La dhimmitude est faite de beaucoup de petits et grands détails, rabaissant constamment la minorité dite « protégée ».
  • 1807, ce sont les Juifs de Tétouan (Maroc) qui sont expulsés. Dans le cas du Maroc, les Ottomans n’y sont pour rien.
  • 1813, nouvelle persécution à l’encontre des Serbes (aire ottomane). Ils se révoltent.

La répression contre eux fait des milliers de victimes massacrées et autant de mises en esclavages. Des milliers de femmes serbes sont ainsi vendues sur les marchés aux esclaves de Belgrade, souvent pour servir de concubines forcées.

  • 1821, les autorités ottomanes se livrent à des massacres de Grecs. Des milliers de Grecques sont elles aussi mises en esclavage, pour travailler ou assouvir les désirs des maîtres. Les massacreurs ottomans sont dirigés par un certain Ibrahim Pacha qui ira aussi s’en prendre aux Crétois. Plusieurs milliers d’entre eux sont tués.

Ces actions esclavagistes des autorités ottomanes, affirment décliner le Coran qui dit que l’homme vertueux est celui qui se contente « de ses épouses, de ses esclaves et de ses captives ». Elles se  mènent sans remords aucun.

  • En 1818, les pirateries esclavagistes ottomanes avaient provoqué la tenue de la conférence d’Aix la Chapelle. Cette réunion des grandes puissances de l’époque décidera de mettre fin à l’odieux trafic. Alger est ciblé : C’est un centre stratégique majeur du rezzou ottoman maritime et terrestre.
  • 1821 toujours, en Anatolie, les minorités grecques sont l’objet d’agressions et de tueries, dont le but proclamé est de venger le Califat de  l’injure de l’insurrection grecque qui libère le Péloponnèse.
  • 1828, massacres de Juifs à Bagdad, Israël n’est pourtant pas encore restauré comme Etat national…
  • 1930, c’est en Perse que se déplace la vague pogromiste. Les auteurs et les prétextes restent les mêmes. Ici, le djihad contre les Juifs prétexte l’avancée des Russes dans le Caucase.

Sinistre pied de nez de la violence, lorsque l’on sait qu’à cette époque les Juifs vivant en Russie n’y disposent d’aucun droit. En Russie, ils étaient depuis toujours appelés les « Iévreï », les « hébreux ». Cet épisode est particulièrement symptomatique de ce que signifie la dhimmitude, dont les adversaires d’Israël rêvent aujourd’hui pour les Juifs qui ont reconstruit de A à Z leur antique patrie, qui était devenue une somme de marigots puants et malsains et de stériles pierriers abandonnés aux vents, jusqu’à ce qu’ils la reprennent en main.

  • 1834, c’est Safed/Sfat en Galilée, la capitale mondiale de la Kabbale au 17ème siècle qui voit se mener le djihad. Safed, c’est comme Jérusalem, c’est une ville juive de toujours. Elle est alors l’objet d’un rezzou qui prend la forme d’un pogrome racket : la vie contre vos maigres biens !

L’organisateur du hold-up « religieux » est un prédicateur, pour qui les Juifs n’ont rien en propre. Leurs biens appartiennent entièrement à Dieu qui les a donnés à l’islam. Ils doivent donc s’estimer heureux de ne pas être tués quand on vient les délester. Il y aura tout de même beaucoup de tués dans ce pogrom dont rend compte un voyageur britannique.

  • En 1839, ce sont les Juifs vivant en Iran qui seront sur la sellette des persécutions. Cette fois, les ottomans n’en sont pas les instigateurs. Les devanciers de Khomeyni-Ahmadinejad sont les auteurs de persécutions destinées à forcer les Juifs à reconnaître que le prédicateur médino-mecquois était bien Messager de Dieu et son ultime Envoyé. C’est une brutale politique de conversions forcées.
  • En 1840, Damas prend le relais des violences et de la politique de conversions forcées menée à la même époque en Iran, contre les Juifs de Machhad. A Damas, la palette des persécutions s’enrichit d’accusations de crimes rituels. On accuse les Juifs d’avoir assassiné un prêtre catholique, pour lui prendre son sang aux fins de fabriquer des pains azimes. Aujourd’hui encore, en 2011, cette calomnie moyenâgeuse circule encore en Syrie.
  • 1841, au Maroc, les Juifs font à nouveau l’objet de violence. On n’est pas en Russie avec ses bandes d’assassins « cent-noirs », manipulées par la police du Tsar. Les actes pogromistes ne sont pas alors inspirés par le pouvoir. Au contraire, pour protéger les Juifs, le Sultan les proclame « sa propriété personnelle ». Ce qui constitue la dynamique de la haine et des actes meurtriers, ce sont les commentaires des prédicateurs mettant les hadiths sous le nez de croyants plutôt enclins à vivre en bonne intelligence avec les Juifs. Souvenons-nous que, jusqu’à la fin de la seconde décennie du 20ème siècle, l’étendard de l’empire chérifien porte la double magen David, ce que l’on appelle le sceau de Salomon.
  • 1842, cette fois, la protection des dhimmis frappe les chrétiens, en la personne des Assyriens.

800 d’entre eux sont « éliminés » des registres fiscaux. Dans la suite de cette mesure fiscale, découlant du Pacte d’Omar, l’Émir Badr Khan Bey organise le massacre de 10000 assyro chaldéens sans que les autorités ottomanes ne lèvent le petit doigt pour tenter de les protéger physiquement. Parmi les victimes des massacres, on trouve beaucoup de femmes et d’enfants.

  • L’année d’après, 1843, des Nestoriens du Kurdistan sont tués. C’est le début des massacres contre ces chrétiens.
  • 1848, c’est encore à Machhad qu’ont lieu les violences contre les Juifs d’Iran. Il ne restera pas un seul Juif vivant après le pogrome.
  • 1854, nouveau pogrome contre les Juifs du Maroc
  • 1860, le Liban est ensanglanté. Trois tueries de chrétiens sont à rappeler : Rassrayya, 300 morts, Dejazzin, 1500 victimes et Hasbayya où 6000 personnes sont massacrées.

A la même époque, Damas connaît aussi la fièvre tueuse du djihad. Le quartier assyrien est attaqué, 10000 personnes sont massacrées.

A la même époque encore, le Kossovo est le théâtre de violences. Les musulmans albanais se livrent à des destructions d’églises et de monastères. Pendant ce temps, les violences continuent au Liban : 17000 chrétiens sont tués. Damas n’est pas en reste, avec l’assassinat de 5000 chrétiens libanais qui s’y étaient réfugiés. Tout cela se produit avec l’accord des braves autorités ottomanes, autorités ottomanes dont l’héritier, l’islamiste « modéré » Erdogan continue de négocier son entrée dans l’union européenne, dans le même temps ou il menace de faire la guerre aux Grecs de Chypre… parce qu’ils prétendent, ces irresponsables impies impudents, exploiter les ressources naturelles de leur île.

On voit avec ces chiffres, ces lieux et ces dates, que l’on n’a pas affaire à des explosions isolées et marginales, mais que l’on est bien devant un processus méthodique d’extermination, précédé d’abaissement institutionnel et d’humiliations quotidiennes et constantes.

  • 1864, tandis qu’en France le progrès social fraie sa voie, que le droit de grève est reconnu aux ouvriers, que le droit d’association se prépare et que mûrit ce qui donnera la Commune de Paris II, le premier gouvernement ouvrier, que dans toutes les classes de la société on discute de la « question sociale » et de sa solution, l’empire ottoman et ses marges arabes ou iraniennes, sont les arènes de massacres à répétition et de plus en plus amples. Tandis que l’Europe et l’Amérique voient les classes travailleuses conquérir Droits et Libertés, les pays de l’ancien empire arabo-musulman ne cessent de se contorsionner, sous l’effet de convulsions meurtrières « religieuses » et de l’affaissement social.

Les massacres continuent en 1864. A Sassoon commence ce qui deviendra cinquante et un ans plus tard, le génocide des Arméniens.

  • 1867, les tueries frappant les Arméniens s’étendent. A la même époque, les Juifs ne sont pas oubliés par les djihadistes. Un massacre a lieu en Iran encore, à Barfurus.

Neuf ans plus tard, l’empire ottoman, en état de désagrégation et de putréfaction très avancé, s’en prend aux Bulgares orthodoxes. Selon le rapport d’un consul américain présent sur les lieux, le pogrom frappant les Bulgares aurait fait 15000 morts.

  • 1877, nouveaux massacres d’Arméniens en Anatolie.
  • 1881, cette fois, ce sont les Coptes, ces authentiques Égyptiens, qui sont l’objet de violences à Alexandrie. 50 Coptes sont tués.

On observera, au fil des massacres à répétition que l’Histoire ne témoigne d’aucune attaque ou contre-attaque de la part de chrétiens, d’Arméniens, de Juifs. Ce sont des populations pacifiques et résignées, brisées par des siècles de dhimmitude, qui sont dans la ligne de mires des assassins.

  • 1889, nouveaux pillages du quartier juif de Bagdad. « Ce qui est à toi, Juif, est d’abord à moi », pense et dit le djihadiste assassin, pillard et braillard, peu avare d’invectives.
  • 1890, les pogroms frappant les Arméniens s’amplifient. En 1894, on comptera 300 mille personnes tuées. En 1895, un soldat nommé Sheikh Hassan se vantera d’avoir tué à lui tout seul, 40 chrétiens à Urfa. Des centaines d’Arméniens sont brûlés vifs dans la cathédrale d’Urfa. A Antep, on comptera 1500 victimes ; à Marash, 1000 personnes seront assassinées. C’est le moment choisi par les ottomans pour déclarer officiellement le djihad déjà en action.

A Diyarbakir et dans sa région, on comptera 30000 Arméniens massacrés par le djihad ottoman. Les mois d’octobre, novembre et décembre 1895 sont particulièrement meurtriers.

Et cela ne s’arrête pas. En 1896 le djihad contre les Arméniens continue et c’est à nouveau le tour des Crétois.

Dans les différents sites de mise à mort, la conversion forcée est le complément des exécutions.

Les mises à mort sont accompagnées d’actes sauvages de tortures et de mutilations, y compris sur les personnes tuées, auxquelles toute dignité est refusée.

Nous nous arrêterons là. La liste des actions génocidaires continue de s’alourdir.

On doit noter qu’elle est le fruit noir de l’ambition d’unifier l’humanité dans et par la soumission à un programme unique, pour reprendre ici le langage précieux et ampoulé du recteur bordelais, idéologue en France du djihad rampant.

  • Je ne rajouterai que ceci : 1900 verra continuer les massacres d’Arméniens. L’année 1903 sera celle des Bahaï. A Yazd, soixante dix d’entre eux seront tués, tandis que 30000 Arméniens tombaient victimes du djihad à Cilicie. A l’autre bout de la constellation islamique, au Maroc, un pogrom frappera les Juifs de Fès, et les chrétiens de Thrace auront à goûter la saveur de la douceur de la charia en mouvement, quand les troupes ottomanes en déroute voudront se venger de leurs insuccès sur la population civile.
  • 1914 sera l’année des expulsions et des massacres, encore et encore…

Expulsions des Juifs des trois sandjaks ottomans de la future Palestine mandataire en état de porter les armes, malgré les déclarations de loyauté des responsables juifs ; expulsions des Grecs de la Thrace orientale…

Expulsions, mais aussi et toujours le goût et l’odeur du sang. 12000 chrétiens Assyriens sont massacrés par les hommes de Jechkalil Bey.

Comme on sait, mais pas assez, et comme il faut le rappeler, la liste n’est pas close.

Le quotidien des Coptes en témoigne. Le demi siècle de djihad contre les chrétiens du sud soudanais, avec ses pas loin de trois millions de tués, vieillards, hommes, femmes, enfants, en a témoigné.

La liste n’est pas close, on le voit chaque jour en Irak et en Égypte, et on risquerait de le voir chaque jour dans le futur État « arabe musulman de Palestine », s’il voyait effectivement le jour.

La liste n’est pas close

Les Etats-Unis eux-mêmes ne sont pas épargnés. L’ampleur n’est pas comparable, mais le sillon est tracé. En témoigne les violences subies, et les menaces de mort contre un poète, un arabe vivant aux USA, parce que, le bougre, il avait osé… il avait osé quoi, me demanderez-vous ?  Il avait osé évoquer la shoah dans un poème et son émotion devant les souffrances des hommes et femmes victimes de la vindicte industrialisée.

Un groupe de somaliens tendra au poète arabe une embuscade routière près de Saint Louis. Ses agresseurs le menaceront à l’arme blanche et lui dessineront dans le dos, avec une lame, une étoile de David. La souffrance du poète fera beaucoup rire les agresseurs.

Nonie Darwich, elle-même poétesse et Palestinienne, fera connaître le crime et les circonstances, clamant son indignation, pour défendre le poète agressé. Elle se fera, pour cela, brutalement remise en cause, traitée de tous les noms d’oiseaux possibles, en particulier par un sénateur, un « démocrate » de Brooklyn, un certain Eric Adams. Le sénateur démocrate l’accusera, je cite, -tenez vous bien : (de) « répandre la haine et le poison (…) ceci, le Coran n’est pas notre ennemi ».

Question à Monsieur le Sénateur de Brooklyn : les commandos de tueurs, les hommes considérant comme une faute impardonnable d’oser écrire sur la shoah, quand on est Arabe, ce n’est pas cela « le poison et la haine » ?

Al Rûbîn Ibn Hanavi Reuven

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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