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La leçon d’Humanité d’Israël, par Claude Salomon LAGRANGE


La leçon d’Humanité d’Israël, par Claude Salomon LAGRANGE

L’innommable supplice barbare subi par Guilad Shalit est enfin terminé au cours de l’humain du jour, c’est-à-dire : 1 Juif = 1027 islamo-barbares.

Le 25 juin 2006, un groupe de terroristes islamofascistes du Hamas venant de Gaza – pourtant désengagé moins d’une année plus tôt par le gouvernement d’Ariel Sharon dans l’illusion d’obtenir un répit sur ce front -, enlevait, en territoire Israélien, le citoyen franco-israélien Guilad Shalit qui était en train de faire son service militaire.

Sans oublier qu’au cours de cette attaque terroriste, le lieutenant Hanan Barak, ainsi que le sergent Pavel Slutsker avaient été tués, et quatre autres soldats israéliens avaient été blessés.

Quel était « le crime » de Guilad SHALIT ?

D’être israélien et Juif, un citoyen-soldat défendant l’existence de son pays, sa démocratie et ses valeurs contre la barbarie, comme tous les citoyens en âge de le faire.

Autant de circonstances aggravantes aux yeux des légions de haïsseurs d’Israël.

Depuis cette date, plus de 1941 jours se sont écoulés pendant lesquels ce jeune homme a fait l’objet d’un traitement inhumain, dans le déni des lois internationales, sans aucune nouvelle ni aucune visite de sa famille, sans aucune assistance de la moindre ONG, sans aucun jugement, ni de présence d’un avocat et sans que l’on sache s’il était encore en vie.

C’est-à-dire, tout le contraire de ce dont ont joui en Israël pendant leur incarcération les 1027 assassins en cours « d’élargissement ».

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur ce douloureux évènement, mais peu de temps sans doute s’écoulera pour évaluer le pour et le contre de ce marchandage ignoble.

L’on peut cependant formuler quelques remarques.

Principale remarque. Aujourd’hui, un peu plus de 9 heures du matin, le 20 Tishri 5772 du calendrier hébraïque, Guilad est de retour, en vie surtout, parmi les siens et nous lui souhaitons, autant que cela puisse se faire après une telle épreuve, de se reconstituer physiquement et psychologiquement après avoir été amputé de 1.941 jours de sa vie.

Depuis l’annonce de sa libération, en Israël il n’est question que de cela.

Car Israël, c’est une grande famille partageant un même destin, et toutes les familles se sentent concernées quand un membre de cette grande famille connaît le malheur.

Cela prouve encore une fois, combien le Peuple juif et ses représentants sont attachés au caractère sacré de la vie plus qu’à toute autre chose et combien l’État-juif est porté par des valeurs de vie davantage que ses ennemis n’idolâtrent la mort.

Et nous voyons comment défendre une seule vie est un exercice difficile et constitue pour Israël, et pour l’actuel gouvernement en charge de ce dossier, une difficulté à la limite du surmontable.

Ce que nous devons retenir, dans l’instant, sans en banaliser le coût exorbitant payé par l’État d’Israël, c’est la victoire de l’espoir et de la détermination inlassables d’un père et d’une mère pour retrouver sain et sauf leur fils. Et chacun doit comprendre que pour un mère et un père, la seule logique qui compte est celle de la vie de leur enfant.

En ce sens, c’est une leçon d’Humanité donnée par Israël qui n’abdique jamais pour la défense de la vie et contre la barbarie islamiste qui elle ne renonce pas à son inhumanité.

Seconde remarque. Comme ils le font à leur habitude, les islamofascistes dans leur guerre à outrance contre l’État juif tentent de faire passer cet échange en une « victoire historique ». Ils ont les « victoires » et les « héros » qu’ils peuvent. Pensez donc si absoudre des monstres est une gloire !

Dans leur exigence d’échanger 1027 de leurs barbares contre la vie de Guilad Shalit, il est donc admis qu’une âme juive vaut plus de 1027 âmes damnées d’arabo-palestiniens, ce qui est signifiant de l’estime que ces derniers se portent à eux-mêmes.

Captifs d’une logique d’honneur et de dignité perdus, les islamistes agissent en réalité comme les auteurs principaux de leur délabrement politique et culturel, de leur désolation morale et des tords qu’ils s’infligent à eux-mêmes, comme de leur propre humiliation qui en découle.

Car si humiliation il y a, elle est essentiellement le fait des conséquences de leurs méfaits et de leurs mystifications.

L’irruption d’un islamisme le plus inhumain – souvent en contradiction avec certains principes moraux mis en avant par leur Coran – s’inscrit dans cette logique barbare qui consiste à invoquer leurs malheurs auto engendrés pour justifier le pire contre autrui, et contre les Juifs en particulier sur qui ils projettent tous leurs maux.

Troisième remarque. C’est le coût le plus élevé consenti par l’État juif, après celui du 23 novembre 1983 où 4.600 arabes-palestiniens avaient été libérés par Israël contre six de ses soldats capturés un an auparavant par l’OLP au Liban ; sans oublier le troc macabre du 29 janvier 2004 où Israël libérait 431 prisonniers (arabes-palestiniens et libanais), lors d’un échange avec le mouvement islamofasciste chiite libanais Hezbollah contre les dépouilles de trois soldats israéliens et la remise en liberté d’un sombre homme d’affaires.

Cette décision prise en Conseil des Ministres de remettre en liberté autant de prédateurs, en échange de la libération de Guilad Shalit, a été très difficile à prendre par le gouvernement israélien, et ce, malgré un large consensus autour de cette décision (26 ministres en faveur de l’accord, trois autres s’y sont opposés) et la caution des chefs du Mossad et de la Sûreté Générale.

Pour autant, déjà, des critiques ne manquent pas de s’exprimer sur cette prise de risques que chacun en Israël souhaite bien calculée. Car le prix de ce marchandage est exorbitant !

Une vie d’humain en échange de la remise en liberté de plus d’un millier de barbares sanguinaires, d’égorgeurs et d’assassins d’étudiants, de passagers d’autobus, des piétons, des clients de supermarchés, des familles entières attablées dans un restaurant, des mères de familles avec leurs enfants en bas âge, des adolescents, des vieillards, des hommes, tous des civils innocents, assassinés ou mutilés à vie parce que Juifs !

Des monstres psychopathes que Mahmoud Abbas a eu le cynisme de qualifier de « combattants de la liberté » à la tribune de l’ONU le 23 septembre. La liberté des prédateurs !

Imaginons un instant qu’en France, par exemple, un syndicat du crime prenne en otage un militaire ou un policier pour exiger en échange de sa libération, la remise en circulation de 1027 psychopathes, des sérial killers, des assassins d’enfants, de femmes et autres, condamnés par la justice pour l’ignominie de leurs crimes. Ou de manière similaire, que les centaines d’islamistes incarcérés en France soient échangés contre un otage. Les qualifierait-on de "militants" ?

A Gaza ou à Ramallah, l’intersyndicale du crime se nomme Hamas, Jihad islamique et Fatah.

D’où des sentiments mêlés en Israël, entre un soulagement qui n’autorise pas l’allégresse, et une perplexité et une rage qui interrogent le sens de ce choix cornélien.

Un faux choix en effet entre deux principes de vie avec d’un côté, la raison d’État qui participe de la dissuasion en refusant de négocier avec des preneurs d’otages ; et d’un autre côté, un principe moral consistant à ne jamais abandonner un soldat en difficulté sur le champ de bataille, quels qu’en soient les risques, et dans ce cas précis, à un prix élevé. Cette fois-ci, l’option retenue a été de remettre en liberté des barbares sanguinaires à forte potentialité criminogène pour sauver la vie d’un homme.

Et l’on comprend le grand émoi légitime et l’incompréhension que doivent ressentir les autres très nombreuses familles dont des proches ont été décimés par ces prédateurs dont la libération risque de rendre leur travail de deuil impossible.

(Lynchage à Ramallah le 13 oct 2000 de deux réservistes israéliens non-armés, Yosef Avrahami et Vadim Norzhich, qui s'étaient trompés de route en s'introduisant dans une zone "judenrein".)

En Israël, par expérience, personne n’est dupe du fait que de relâcher autant d’assassins non repentis dans la nature constitue une prise de risque importante de récidives et d’atteintes aux populations civiles et à la sécurité du pays.

Personne non plus ne minimise le fait que les islamofascistes qui ont déjà l’ascendant dans le monde arabo-musulman puissent tirer un avantage à l’issue de ce lâcher de barbares et que cela risque de stimuler d’autres vocations pour d’autres enlèvements de soldats ou d’autres attentats pour assouvir leur pulsion judéophage.

De même qu’en Israël, personne n’imagine que la haine des Juifs va miraculeusement diminuer du fait de cet échange entre la vie d’un homme contre 1027 barbares.

Déjà, les chefs terroristes arabo-palestiniens éructent comme quoi « le cas du soldat sioniste Shalit ne sera pas le dernier. Qu’ils enlèveront d’autres soldats jusqu’à ce que tous les prisonniers derrière les barreaux des prisons sionistes soient libérés », ou encore que le « Hamas continuera à oeuvrer pour la libération des prisonniers restant ». Ils sont attendus.

Quatrième remarque. Ce dénouement tant espéré intervient dans un contexte plus global d’une lutte d’influence entre le Hamas et son frère siamois terroriste du Fatah de Mahmoud Abbas, et par ailleurs, d’effondrement du régime totalitaire syrien, parrain du Hamas.

Le Hamas qui est, théoriquement du moins, considéré comme un mouvement terroriste par l'Union européenne et les États-unis, pourra néanmoins se prévaloir d’un succès auprès de ses sectateurs à Gaza ou en Judée-Samarie.

L’aboutissement de ces accords est le résultat de tractations secrètes qui ont impliqué l’Allemagne sous la direction efficace d’Angela Merkel, les États-unis et la collaboration active des Services de renseignements égyptiens.

Mais la résolution de cette « affaire » jette une lumière crue sur la déroute de la diplomatie française au Proche-Orient accentuée par Nicolas Sarkozy et son ministre Alain Juppé qui, à trop jouer de duplicité et à manquer de loyauté envers ses alliés, est restée sur le bas côté de l’histoire. La France qui, par son inertie et son ambivalence, a réussi à faire oublier que Gilad Shalit en est aussi le citoyen. A moins qu’il lui soit impossible de prendre à la fois le parti des fascislamistes et la défense des victimes des fascislamistes.

Cinquième remarque. Le maintien en captivité de Guilad Shalit s’est passé scandaleusement dans une indifférence quasi-totale de l’ensemble des médias qui n’hésitent pas à qualifier les barbares islamistes de « militants » ! (des Droits de l’homme pendant qu’ils y sont !) et de l’opinion publique générale en Europe et en France en particulier, jusqu’à tout dernièrement.

En effet, combien d’intellectuels dignes de ce nom, combien de partis politiques, combien d’hommes politiques ou de municipalités se sont mobilisés en faveur de la libération de ce jeune homme ? En quantité insignifiante !

Combien de municipalités ont eu le courage d’afficher le portrait de Guilad Shalit sur le fronton de leur mairie en signe de solidarité, comme cela s’est fait pour d’autres otages ?  Ces municipalités se comptent sur les doigts d’une main !

Toutes celles qui ont été sollicitées pour le faire, bien que se réclamant des grands principes, se sont lamentablement dérobées à leur devoir moral sous des motifs fallacieux. Elles se reconnaîtront.

C’est ainsi, aussi, que si l’on prend l’exemple de la France et non la France en exemple, tout en ignorant le sort de Guilad Shalit, les rejetons du stalinisme le plus hideux se sont mobilisés pour demander la libération de l’apprenti terroriste Salah Hamouri, condamné en Israël à sept années de prison pour appartenance au groupe terroriste du FPLP et pour préparation d’attentat contre le rabbin Ovadia Yossef, et bénéficiant de tous les droits qu’accorde la justice d’un pays démocratique.

Et comble de la perversion, il a été fait « citoyen d’honneur » dans plusieurs municipalités, de gauche, en France.

Idem pour Marwan Barghouti, chef des terroristes Tanzim, jugé et emprisonné en Israël pour meurtres délibérés et tentatives de meurtres de civils juifs israéliens sous son commandement. Lui aussi a été fait citoyen « d’honneur » par ces mêmes municipalités, et l’un et l’autre ont leurs portraits affichés sur le fronton de ces mairies à prétention « progressiste » !

Et que dire des propos du porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, qui établit ces jours-ci, avec autant d'indécence que d'imbécillité, avec l'accord sans doute de sa hiérarchie, une équivalence en déclarant que « la France espère que Hamouri sera parmi les prisonniers libérés en échange de Guilad Shalit. »

En vérité, tous les prétextes sont utilisés pour servir de « blanchiment » à la malfaisance contre l’État juif, ou les Juifs par ailleurs.

Pourtant, se mobiliser massivement, en Europe et en France en particulier, pour exiger la libération du soldat Guilad SHALIT, c’eut été aussi lutter et dénoncer cette banalisation du terrorisme fascislamiste qui, à Gaza comme partout ailleurs, sème la désolation. Il n’en a rien été.

Cette quasi indifférence au sort de ce captif prend une valeur de reddition des  consciences, ce qui est la caractéristique de notre époque.

 

Mais rien n’est jamais terminé. Il faut rester mobilisé afin de ne pas oublier le navigateur Ron Arad fait prisonnier en 1986 par d’autres groupes terroristes fascislamistes, les groupes chiites Amal et Hezbollah, et dont l’absence totale de nouvelle sur son sort agit comme une blessure au cœur d’Israël.





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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