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Asie centrale: Face au risque élévé de frappes sur ses installations nucléaires, L’Iran pourrait mener des représailles en Mer Caspienne.


Asie centrale: Face au risque élévé de frappes sur ses installations nucléaires, L’Iran pourrait mener des représailles en Mer Caspienne.

Gérard Araud, ambassadeur de  France à L’ONU, a déclaré lors d’une séance le 28 septembre que l’Iran courrait un risque élevé de voir ses installations nucléaires être l’objet de frappes si ce pays continuait dans la voie de la prolifération nucléaire. Mais…

Certains pays n’acceptent pas la perspective de voir Téhéran atteindre le seuil de l’armement nucléaire » il ajoute « Personnellement je suis convaincu que ce serait une opération très compliquée…..avec des conséquences désastreuses pour la région »

L’Ambassadeur confirme ainsi nos sources et nos rapports de ces derniers mois qui démontrent que les sanctions européennes et américaines sont inefficaces, et que les Mollah n’ont aucune intention de ralentir leur programme.

Le diplomate n’a pas été le seul  à tirer la sonnette d’alarme, sur cette future guerre régionale avec l’Iran.

L’arme russe, rejointe par le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan, du 9 au 26 septembre a déployé 12.000 soldats lors d’un vaste exercice militaire combiné – Nom de code Centre 2011 – qui simulait une attaque iranienne sur les champs de pétrole de la Caspienne (exploités par des entreprises américaines) en représailles à des frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.

Caspienne – Champs pétrolifères

Ces exercices ont été basés sur des renseignements russes qui prévoient de la part de l’Iran une riposte immédiate, nos sources militaires ont révélé que le scénario d’un déploiement d’une force rapide et collective sur l’Asie Centrale pourrait contrer cette riposte.

Le scénario d’une attaque iranienne se déroulerait en 2 étapes.

1 Une attaque navale sur la côte de la mer Caspienne venant du Sud de l’Iran

2 Une attaque au sol et par air de grande envergure avec l’utilisation des chasseurs bombardiers (70 F-4 et F-5 soit l’essentiel de la force aérienne iranienne)en appui aux divisions blindées terrestres, des bataillons de marine, et des brigades d’infanterie au nord et sur les rives orientales de la Caspienne.

Asie centrale – Oléoducs et gazoducs

Les Russes pensent que l’offensive iranienne isolerait le champ de pétrole Kazakh Mangoustan sur la côte de la Caspienne qu’exploite l’entreprise Exxon mobile.

Moscou attache la plus haute importance à cet exercice face à la crédibilité d’une attaque iranienne. Le Général russe Nikolaï Makarov a personnellement ordonné ces exercices et le 26 septembre Dimitri Medvedev a visité le terrain et les unités en exercice.

Téhéran n’a pas cessé ses provocations et l’Amiral Habibollah Sayyari, commandant la marine iranienne a déclaré que ses navires de guerre seraient déployés  » a proximité des eaux territoriales américaines » dans la mesure ou la République Islamique considère  » la présence des Etats-Unis dans le Golfe persique comme illégitime ».

A rappeler que Téhéran avait rejeté l’offre américaine récence d’établir « un téléphone rouge » entre les deux pays  pour éviter des confrontations indésirables entre les leurs forces armées dans la région du Golfe – ‘Réponse iranienne « Lorsque nous serons dans la région du Golfe du Mexique, nous établirons une relation directe avec les Etats-Unis »

A noter une remarque importante sur un autre pays voyou au sujet du nucléaire :

L’Ambassadeur Peter Hugues de retour d’un mandat de trois ans en Corée du Nord et faisant escale à Séoul a fait remarquer « J’ai eu des discussions avec des hauts fonctionnaires qui n’ont aucun doute que si le Colonel Kadhafi n’avait pas renoncé à ses armes nucléaires, l’OTAN ne serait jamais intervenue en Libye »

Cet, ambassadeur juge qu’il ya peu d’espoir sur les pourparlers entre les Etats-Unis, la Corée du Sud qui ont repris récemment avec Pyongyang concernant le dénucléarisation de la Corée du Nord.
Tous ces événements et déclarations des diplomates français et britanniques ainsi que les exercices à grande échelle des russes et pays d’Asie centrale ajoute au scepticisme généralisé quant à l possibilité de stopper l’Iran vers la bombe nucléaire ou de désarmer la Corée du Nord.

Adapté par Aschkel – Source  debka

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Les pays riverains de la mer Caspienne recherchent une solution à leurs vieux différends au sujet de cette étendue d’eau et de ses ressources. Le fond du problème : esturgeons (donc caviar), pétrole brut et gaz naturel, et aussi – bien sûr – les revenus liés à l’acheminement du pétrole et du gaz.

Attention au « syndrome afghan » !

Les dirigeants de la Russie, de l’Iran, de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan se sont réunis à Bakou (capitale de l’Azerbaïdjan) pour discuter en détail de ce problème sensible pour cette région : ex asie centrale soviétique.

Le statut juridique de la mer Caspienne n’a pas encore été arrêté. Par conséquent, les États de la Caspienne négocient de plus belle leurs frontières maritimes. La Russie, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan semblent s’être mis d’accord mais concernant la partie méridionale de la mer Caspienne, cet accord bute sur un gros problème. L’ensemble de la solution s’avère donc toujours instable.

En fait, la position de l’Iran constitue le nœud gordien de l’imbroglio. Ce pays prétend avoir des droits sur l’équivalent du cinquième de la superficie de la mer Caspienne : cette réclamation est considérée comme inacceptable par tous les autres riverains.

Pour corser l’affaire, des problèmes bilatéraux existent entre l’Azerbaïdjan et le Turkménistan, d’une part, ainsi qu’entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. Ces pays soutiennent des revendications trèscontradictoires en matière de souveraineté.

L’incertitude concernant le sort de la mer Caspienne a entraîné la militarisation des riverains. Le Président du Turkménistan G. Berdymuhammedov* a poussé les feux de la création d’une Marine turkmène. Jusque là, cette puissance régionale ne disposait que de patrouilleurs pour ses gardes-côtes et il paraissait évident que le Turkménistan ne pouvait rivaliser avec l’Azerbaïdjan qui possède la deuxième flotte de la région (après celle de la Russie évidemment). Le Turkménistan veut combattre – d’abord – cette évidence…

– « La mer Caspienne n’est plus seulement la « piscine du coin », comme la plupart des gens se plaisent à l’appeler. Elle est très riche en pétrole et en gaz. Selon un accord spécial (partiellement secret), signé par les états riverains de la Caspienne, elle a été divisée en plusieurs zones. Certains signataires de cet accord désirent en rediscuter les termes. Il semble qu’il n’y ait pas de solution pacifique au problème, aussi les forces navales vont-elles jouer un rôle important prochainement. Sans compter que l’influence occidentale, à commencer par celle des États-Unis, contribue à déstabiliser cette région » prévient Andrey Grozin expert de l’Institut de la CEI et des États baltes. Il estime que tous les pays riverains, y compris le Turkménistan, dernier armé, défendront leurs intérêts de manière déterminée…

« Le différend qui oppose le Turkménistan à l’Azerbaïdjan constitue l’abcès le plus notable. Ces deux états se querellent pour l’exploitation de trois champs pétrolifères. L’Azerbaïdjan en exploite déjà deux, sur les trois litigieux, au nez et à la barbe du Turkménistan. Les partenaires occidentaux espéraient infléchir le litige vers une issue pacifique une fois le Turkménistan doté  d’un nouvel exécutif mais le problème reste sans solution depuis 2007.» souligne Grozin.

L’Azerbaïdjan et le Turkménistan sont conscients de leur importance pour l’Ouest en tant que fournisseurs d’hydrocarbures, leur concurrence n’en est que plus vive. Le Turkménistan a compris que Nabucco (nom de code du projet multipartite) ne se fera pas sans le gaz turkmène mais les ressources de l’Azerbaïdjan jouent un rôle majeur dans les travaux du gazoduc trans-Caspienne. L’importance de l’Azerbaïdjan est prépondérante dès lors que l’on considère le transport du gaz d’Asie centrale vers l’Europe…

C’est dévoiler un secret de polichinelle que de dire que ni l’Iran ni la Russie n’ont été pris pour des partenaires sérieux par les initiateurs du projet Nabucco. Erreur ! La Russie estime que Nabucco, en l’état, a été conçu pour abattre son influence dans le transport de gaz naturel vers l’Europe. C’est dire la sympathie avec laquelle le Kremlin regarde se développer cette tentative visant à amoindrir son influence historique dans la région de la mer Caspienne.

Nabucco s’annonce comme un drôle de chantier.

*Gurbanguly Berdymuhammedov a été élu, le 11 avril 2007 , président du Halk Maslahaty, le corps législatif suprême du Turkménistan à l’unanimité des 2.500 délégués.

source D’après la Pravda et diverses sources.

Une autre menace a prendre en compte aussi

La situation générale en Asie centrale

L’Asie centrale couvre le sud du Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et l’ouest de la Chine. Cette région essentiellement montagneuse est la zone tampon entre les sphères d’influence russe et chinoise.

Les populations locales sont un mélange de différentes ethnies et tribus (Tadjiks, Ouzbeks, Kirghizes, Turkmènes, Kazakhs, Ouïgours), qui parfois revendiquent une grande indépendance vis-à-vis de leurs pouvoirs centraux respectifs. La vallée de Fergana qui est partagée entre le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan est considérée comme un repaire pour de nombreux rebelles islamiques. Il faut également compter les régions des vallées de Rasht et de Tavildara qui sont également peu contrôlées par les forces de l’ordre.

Sur le plan de la religion, l’Asie centrale est majoritairement musulmane. Elle était dominée par le soufisme considéré comme un courant modéré de l’islam. La répression orchestrée par l’Union soviétique vis-à-vis des mouvements religieux a peu à peu fait décroître l’influence du soufisme au profit du salafisme, une version plus conservatrice de l’islam aussi appelée Wahhabisme. Lorsque l’empire soviétique s’est effondré, les salafistes d’Asie centrale ont alors basculé dans la violence.

Les mouvements islamiques radicaux actifs en Asie centrale.

– Le Mouvement Islamique d’Ouzbékistan (MIO). Mouvement créé en 1998, il s’est aligné sur Al-Qaida et les taliban. Souhaitant établir un pouvoir islamique en Ouzbékistan, le MIO s’est ensuite étendu au Tadjikistan, au Kirghizistan, au Kazakhstan, en Iran, en Afghanistan et au Pakistan. C’est d’ailleurs dans les zones tribales du Nord-Waziristan que sont installés son état-major et environ 3 000 combattants originaires d’Asie centrale. En 2004, ce mouvement a mené des attaques à grande échelle à Tachkent dont des attaques suicides dirigées contre les représentations diplomatiques américaine et israélienne. Ses leaders ancestraux ont été tués dont le dernier, Tahir Yuldashev, en août 2009 au Pakistan. Il a été remplacé par Abou Usman Adil. Cela dit, les autorités comme certains terroristes attribuent beaucoup d’actions au MIO qui « a le dos large » un peu comme Al-Qaida. En fait, il existe en Asie centrale de nombreux groupuscules qui sont totalement indépendants les uns des autres et qui agissent en fonction de leurs intérêts qui sont souvent purement locaux.

– Le Parti de la Renaissance Islamique (PRI). Fondé en 1990, il est interdit dans toute l’Asie Centrale dès 1992.

– Le Parti de la Renaissance Islamique du Tadjikistan (PRIT). Active durant la guerre civile qui a duré de 1992 à 1997 au Tadjikistan, cette branche tadjike du PRI a abandonné la lutte armée à la fin du conflit.

– L’Opposition Unie du Tadjikistan (OUT). Il s’agit d’un conglomérat de mouvements qui ont lutté contre le pouvoir de Douchanbe durant la guerre civile. Le OUT comptait des mouvances dépendant du PRI mais aussi le Parti Démocratique du Tadjikistan (PDT) et le groupe ethnique Gharmi. Il était présidé par Mirzokhuja Ahmadov qui est aujourd’hui recherché par les autorités tadjikes.

– Hizb ut-Tahrir (HT). Fondé à Jérusalem-est en 1953, le HT prône l’établissement d’un califat couvrant l’ensemble du monde. Implanté dans plus de 40 pays, en Asie centrale, il est basé en Ouzbékistan. Bien que défendant un islam radical, il ne semble pas être directement engagé dans des actions violentes.

– L’Union du Jihad Islamique (UJI) est un groupe dépendant du MIO qui a tenté d’étendre ses opérations en Europe occidentale. Il a ses bases dans les zones tribales pakistanaises. Il compte des « convertis à l’islam » dans ses rangs.

– Le Mouvement pour la Renaissance Islamique de l’Ouzbékistan (MRIO) formé en 1994, il a rejoint le MIO en 1998.

– Le Mouvement Islamique du Turkestan-Est (MITE) qui avait pour objectif l’indépendance du Xinjiang (Chine) a noué des relations avec le MIO. Il a donc internationalisé son combat.

– Le Mouvement Islamique du Turkestan (MIT) aurait aussi des liens avec le MIO.

Aujourd’hui, l’Ouzbékistan semble bien contrôler sa situation sécuritaire grâce à l’adoption de strictes mesures répressives. Ce pays reste toutefois vulnérable en raison de la proximité de pays plus chaotiques : le Kirghizstan et le Tadjikistan.

Il est à noter que l’OTAN a ouvert au Tadjikistan une route d’approvisionnement pour les forces déployées en Afghanistan depuis que celle venant du Pakistan a été sérieusement menacée par les taliban.

Lorsque les forces de l’OTAN quitteront l’Afghanistan, il est prévisible que les taliban reprendront peu à peu le contrôle du pays. Une fois ce pays redevenu une base sûre pour eux, il est probable qu’ils intensifieront leurs activités dans les pays voisins d’Asie centrale. Bien que peu enclins à exporter leur « révolution » -à la différence des internationalistes d’Al-Qaida-, les taliban devront aider les nombreux combattants originaires d’Asie centrale qui les soutiennent depuis des années. Il est alors vraisemblable que la poussée islamique guerrière se répandra vers le Nord. Les chefs d’Al-Qaida n’attendent d’ailleurs que cela pour ouvrir officiellement un nouveau « Front ».

Moscou semble avoir pris la mesure de cette menace puisque son armée est déjà en train de renforcer les garnisons existant au Tadjikistan et au Kirghizistan. Les autres gouvernants locaux ne semblent plus considérer d’un mauvais œil un retour du « grand frère russe » car il en va de leur survie même. source

 

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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