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Vidéo Sarkozy à l’ONU: Discours intégral à la tribune des Nations-Unies. Décryptage.


Vidéo Sarkozy à l’ONU: Discours intégral à la tribune des Nations-Unies. Décryptage.

Voici le discours de Nicolas Sarkozy à la tribune des Nations unies le 21 Septembre 2011, évoquant la demande unilatérale des arabo-palestiniens. En proposant aux Palestiniens un statut intermédiaire d'observateur à l'ONU, le Président français signifie clairement que la France ne donnera pas une suite favorable à la demande d'adhésion palestinienne au Conseil de Sécurité.

Est-ce un revirement de la politique étrangère française qui jusque là s'était montré plutôt favorable ou le résultat de l'échec français à tenter de convaincre les autres membres de l'Union Européenne ? Nicolas Sarkozy livre un discours ambigu liant maladroitement les révolutions du monde arabe au conflit israélo-palestinienne.

Parlant du processus de paix et de la feuille de route:
"La méthode utilisée a échouée", "Il faut arrêter de croire qu'un seul pays, fut-il le plus grand, ou qu'un petit groupe de pays (NDLR: le Quartet) peuvent résoudre un problème d'une telle complexité".
Le Président Sarkozy omet de dire que l'Autorité Palestinienne à chaque nouveau round de négociation mettait des préalables inaceptables pour l'Etat d'Israël.

'Personne ne peut imaginer que le processus de paix peut se passer de l'Europe. Que personne ne peut imaginer que le processus de paix puisse se passer de tous les membres permanents du Conseil de Sécurité. Que personne ne peut se passer des Etats Arabes qui ont déjà fait le choix de la paix. Une approche collective est devenu indispensable pour créer de la confiance et apporter des garanties à chacune des parties."
Nicolas Sarkozy pose ainsi les bases des prochains intervenants au processus de paix. Il semble oublier que la paix se négocie et se signe à deux et qu'importer dans les négociations les divers groupes de pression issu des politiques de blocs de l'ONU ne fera que rajouter une cacophonie inaudible qui ralentira le processus de paix.

Quelle position commune peut il y avoir entre les USA et la Russie, membres permanents ? Entre les pays Arabes et l'Europe divisée ?

Il propose un calendrier:
"Un mois pour reprendre les discussions. Six mois pour ce mettre d'accord sur les frontières et sur la sécurité. Un an pour parvenir à un accord définitif."
C'est un calendrier amibtieux qui oublie qu'à diverses reprises les israéliens ont proposé un accord global à chaque fois rejeté par l'Autorité Palestinienne…

" La France propose d’accueillir dès cet automne une conférence des donateurs ", a-t-il ajouté, appelant les deux parties à accepter un " compromis".

"La France veut vous dire qu'il ne faut pas cherche d'emblé la solution parfaite.", "Choisissons la voie du compromis qui n'est pas un renoncement., qui n'est pas un reniemtn mais qui permettra d'avancer étape par étape."
Le Président français indique ici à mot "feutré" que la demande déposée au Conseil de Sécurité n'est pas la solution.

"Voilà donc 60 ans que les Palestiniens attendent leur Etat." Ceci est une pure fable. En effet, les revendications nationalistes palestiniennes sont plus récentes et datent du début des années 70. Avant les Arabes n'avaient aucune revendication de créer un Etat Palestinien, puisqu'ils se considéraient comme faisant parti de la Nation Arabe. Leu seul bojectif était de rayer Israël de la carte…

"La création d'un Etat Palestinien démocratique, viable, pacifique, serait pour Israël la meilleur garantie de sa sécurité."
Bel espoir mais en l'état tant le Hamas que le Fatah ne peuvent être qualifié de démocratique. Rappelons qu'il n'y a pas eu d'élection depuis deux et qu'ainsi Mahmoud Abbas, dont le mandat a expiré, n'a aucune légitimité.
Quant au pacifisme présumé, il faudrait au préalable que le Hamas et le Fatah renonce définitivement à détruire Israël et à utiliser le terrorisme… Il y a du chemin à faire avant d'en arriver là.

"Mettons nous à la place des Israéliens qui après 60 ans de gueere et d'attentats ils demandent des garanties pour cette paix si longtemps attendue."

"Et je le dis avec force, si quiconque à travers le Monde menaçait l'existence d'Israël la France serait immédiatement et totalement au côté d'Israël. Les menaces à l'endroit d'un Etat membre des Nations Unies sont inacceptables et ne seront pas acceptées."
Est-ce un avertissement au régime des Mollah iraniens qui menace régulièrement de détruire Israël ?
Est-ce que le Président Sarkozy lance également un signe à Erdogan et ses vélléités belliqueuses à l'égard de l'Etat Hébreu ?
Jusque là, fort est de constater que la France n'a plus jamais été au côté d'Israël depuis la guerre de 1956 et l'opération conjointe sur le Canal de Suez…

"Chacun sait bien qu'une reconnaissance pleine et entière d'un Etat membre de l'ONU ne peut être obtenu dans l'immédiat.".
Message clair à l'adresse de Mahmoud Abbas: sa démarche est vouée à l'échec.

"Mais qui peut douter qu’un veto au Conseil de Sécurité n’engendrera pas  un cycle de violence au Proche-Orient ?"
Le Président Sarkozy s'adresse ici à Barack Obama et stigmatise ainsi le droit de veto Américains. Déclaration maladroite et assassine qui incitera surement les populations palestiniennes à la violence. Etait-il besoin d'en rajouter ?
Maladresse qui consiste à stigmatiser le veto Américains mais qui ne dit mot sur le veto Russe quant à une intervention en Syrie…

"Fait-il pour autant exclure une étape intermédiaire ? Et pourquoi ne pas envisager pour la Palestine le statut d'Etat observateur aux Nations Unies ?"
Un statut d'Etat observateur, si peut sembler n'être qu'un strapontin, ouvre aux Palestiniens la possibilité de siéger dans diverses commissions et surtout de pouvoir saisir, comme le souhaite Mahmoud Abbas, la Cour International de Justice pour attaquer Israël, ce qui ne fera qu'envenimer les futures négociations.

"Et pour marquer leur engagement déterminé en faveur d'une paix négociée les dirigeants palestiniens devraient dans le cadre de cette démarche réaffirmer le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël. "
Le Président exhorte les composantes palestiniennes à reconnaitre enfin l'Etat d'Israël et son droit à la sécurité. Il semble en faire une condition préalable ce qui est une bonne chose mais qui risque de n'être qu'un voeux pieux quand on sait que le Hamas a réaffirmé ces dernières semaines qu'il ne reconnaitra pas l'Etat d'Israël. Mahmoud Abbas dans un discours prononcé le 27 août à Ramallah à lui aussi indiqué qu'il ne reconnaitra pas l'Etat d'Israël… Difficile dans ces conditions de trouver un vrai partenaire déterminé en faveur de la paix.

"Elles devraient s'engager à ne pas utiliser ce nouveau statut pour recourir à des actions incompatible avec la poursuite des négociations."
Nicolas Sarozy indique ainsi aux Palestiniens que le recoure à la violence et au terrorisme sont incompatibles avec un statut d'Etat observatuer aux Nations Unies. Là encore voeux pieux ou condition impérative ?
Quel moyen l'ONU mettrait en oeuvre si les Palestiniens continuaient à recourir au terrorisme et aux tirs aveugles de rockets sur l'Etat d'Israël ?

"Parallèlement une même retenue devrait être observée par Israël. Qui devrait s'abstenir de geste qui préjuge du statut final."
Israël devrait-il renonce à son droit de se défendre en cas d'agression terroriste ou de tir de rockets ? Israël devrait ainsi renoncer à construire dans les implantations ou à Jérusalem ?

"L'objectif utlime est bien la reconnaissance de deux Etatss Nation pour deux peuple établie sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de territoires agrées et équivalents."
Le Président s'engoufre ici dans la brèche ouverte par Barack Obama sur les fameuses lignes de 1967. Il prend tout de même la précaution de ne pas parler de "frontières" de 1967 mais de simples lignes de cessez le feu ce qui redéfini justement ces fameuses lignes que certains considèrent déjà comme des frontières.
Rappelons que le précédent Premier Ministre Ehoud Olmert avait déjà proposé un accord sur la base des lignes de 1967 avec le partage de Jérusalem mais les Palestiniens l'ont purement et simplement refusé.

"Je veux dire avec une profonde amitié au peuple israélien, écoutez ce que criait la jeunesse des "printemps Arabes". Il criait "vive la liberté" il ne criait pas "à bas Israël". Vous ne pouvez pas rester immobile alors que ce vent de liberté et de démocratie souffle dans votre région."
Le Président Sarkozy n'a pas dû écouter les slogans anti-israéliens place Tahir en Egypte… Là encore il se livre à un mélange des genres en tentant de rendre Israël responsable d'un éventuel échec des révolutions Arabes.
C'est soit une faute d'analyse du Président Français soit une tentative de détourner l'attention des anciennes amitiés du Quai d'Orsay qui soutenaient ces dictatures qui sont tombées lors des révolutions Arabes…
Qu'est-ce qu'Israël a à faire dans cette galère ? En quoi l'échec du processus de paix a une incidence sur les révolutions Ararbes ?

"Il serait trop accablant que l'Assemblée Générale des Nations Unies ne profite pas de l'opportunité du réveil des peuples Arabes au service de la démocratie pour régler un problème qui fait le malheur de ces deux peuples qui sont condamnés à vivre à côté les uns des autres."
Le Président Sarkozy fait preuve d'optimisme en voyant aux travers du réveil des peuples Arabes une aspiration à la démocratie.

"C'est l'Assemblée Générale des Nations Unies qui porte ce rendez vous avec l'histoire."
Nicolas Sarkozy recadre ainsi la demande Palestinienne en lui proposant de saisir l'Assemblée Générale et non le Conseil de Sécurité comme Mahmoud Abbas entend le faire. Il poursuit "Préférez la solution du compromis à celle du blocage [NDLR au Conseil de Sécurité]. Car le blocage satisfera peut-être tout le monde ici mais créera des violences des amertumes et des oppositions qui mettront en péri le réveil des peuples Arabes. "
Encore un fois Nicolas Sarkozy revient sur la thèse, construite par le Quai d'Orsay, selon laquelle la solution au conflit israélo-palestinien serait la seule voie qui aiderait les révolutions Arabes.
Cette thèse est absurde et sans aucun fondement. Si un blocage risque d'entrainer des violences palestiniennes, il n'entrainerait des violences dans les pays Arabes voisins que si et seulement si les nouveaux dirigeants Arabes eux mêmes instrumentisent l'échec de la demande Palestinienne. Ici bien évidemment on pense aux nouveaux dirigeants Egyptiens qui pourraient être tenté pour détourner l'attention de "la rue" égyptienne d'instrumentaliser l'échec de la demande Palestinienne…
Le Président Sarkozy aurait mieux fait d'exhorter les nouveaux dirigeants issus des révolutions Arabes à ne pas justement instrumentaliser la question palestinienne…

Un discours amibgu donc à l'attention de Mahmoud Abbas pour lui signifier qu'il utilise la mauvaise voie en saisissant le Conseil de Sécurité, mais aussi aux Américains en leur indiquant que l'utilisation du veto n'est pas une solution et que l'Europe doit jouer un rôle plus central dans les négociations israélo-palestiniennes.

Jean-Mars MOSKOWICZ

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • One thought on “Vidéo Sarkozy à l’ONU: Discours intégral à la tribune des Nations-Unies. Décryptage.

    1. @patageron

      Sarkozy a encore une fois démontré son incompétence, son agacement, son mal à l’aise dans ce dossier pour lequel il a le »cul entre 2 chaises ».
      Il ménage la chèvre et le chou.
      D’un côté il ne veut pas perdre le bénéfice qu’il croit avoir retiré auprès de ses nouveaux amis, avec son épopée libyenne, qui d’ailleurs est loin d’être terminée, et son besoin vital de paraître important aux yeux du Monde dans un conflit qui le dépasse.
      D’ailleurs faire l’amalgame du conflit palestinien et le « printemps arabe » est pour le moins faire preuve d’ignorance, voire de provocation.
      A moins que ce soit, comme à l’accoutumée pour vouloir tirer la couverture à soi et cacher les grandes divergences de vue avec le reste de l’Europe.
      En réalité, il agit comme il l’a toujours fait en prenant les avis de quelques uns, mélangeant le tout, secouant bien et servant frais avec un zeste d’improvisation quand il sent monter en lui l’adrénaline de celui qui croyait être Président.
      Il n’a rien apporté de nouveau, ni de concrètement applicable.

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