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ONU: Un Etat palestinien qui verrait le jour serait une récompense à la violence et au terrorisme. 4 Réactions.


ONU: Un Etat palestinien qui verrait le jour serait une récompense à la violence et au terrorisme. 4 Réactions.

Menahem Begin z.l. avait trouvé cette formule lapidaire et pertinente : « Erets Israël appartient au peuple juif non par le droit de la force mais pas la force du Droit ». Dans un article de Ben-Dror Yemini paru dans « Maariv » ce mardi, le journaliste décrète « qu’un Etat palestinien qui verrait le jour le serait par le droit de la force, et serait une récompense à la violence palestinienne ». Voici 4 réactions – Ben Dror Yémini, Giulio méotti, Alan Dershowitz et Yéhouda Lancry.

Ben Dror Yémini 

« Un peuple se définit par une langue commune, une identité ethnique commune, une tradition culturelle spécifique, ainsi qu’une histoire et un territoire définis.

Il y a dans le monde près de 2000 peuples et ethnies et il y a pourtant moins de 200 Etats. En Afrique, les frontières ont été dessinées en fonction des intérêts des pays coloniaux sans tenir compte du découpage national ou ethnique. Aujourd’hui, la plupart des conflits qui ensanglantent la planète ont pour origine des revendications d’autonomie ou d’indépendance de groupes ethniques.

Mais à la différence des centaines d’ethnies existant dans le monde, les ‘Palestiniens’ sont loin de répondre à ces critères. La plupart de ceux qui se définissent comme Palestiniens ou sont vus comme tels, font partie d’une pure fiction. Un Azmi Bishara (ancien député à la Knesset), héraut du nationalisme arabe disait lui-même ‘qu’il n’existait pas de peuple palestinien mais uniquement une nation arabe, et qu’il s’agissait d’une invention colonialiste’.

Au premier congrès arabe sous le mandat britannique, les délégués arabes israéliens avaient déclaré qu’ils faisaient partie de la Syrie ! La plupart de ceux qui se disent appartenir aujourd’hui à un peuple palestinien sont en réalité des descendants d’immigrants qui sont venus en Palestine pour diverses raisons – y compris les perspectives de travail proposées par l’entreprise sioniste – et aucun d’entre eux ne se définissaient alors comme Palestinien puisqu’une telle ethnie n’avait jamais existé auparavant.

Mais l’histoire est une chose et la politique en est une autre. Les temps ont changé et les ‘Palestiniens’ se définissent comme tels et veulent une auto-détermination, et aujourd’hui il est accepté que la volonté d’une collectivité d’être une peuple et de devenir un Etat est admise par le droit international même si un tel peuple n’a jamais existé auparavant dans l’Histoire.

Mais alors, pourquoi les Palestiniens auraient-ils droit à ce qui est refusé aux Kurdes ? Et pourquoi ceux qui soutiennent avec enthousiasme le droit à l’autodétermination des Palestiniens sont les mêmes qui utilisent toutes arguties intellectuelles pour nier ce droit aux juifs ? Les Kurdes ont droit à un Etat bien plus que les Palestiniens. Mais voilà : même si leurs revendications sont plus limitées que celles des palestiniens, ils ont face à eux les Turcs et font l’objet d’une sévère répression de la part de l’armée.

Et en Turquie il n’y a pas un Ahmad Tibi kurde au Parlement. Si les Palestiniens avaient face à eux les Chinois, ils auraient tout simplement été écrasés depuis longtemps. Leur chance est d’avoir en face les Israéliens et de jouir ainsi d’une attention à nulle autre pareille dans la communauté internationale, car plus que d’aimer les Palestiniens, les nations haïssent Israël, car c’est dans l’air du temps.

Et c’est ‘grâce’ à leur utilisation de la force que les Palestiniens ont réussi à imposer l’idée d’un Etat. De la force du terrorisme mais aussi de celle d’avoir su mobiliser en leur faveur l’opinion mondiale qui est aujourd’hui l’un des plus grandes sources de force au monde ». par Sharaga Blum

Giulio Meotti – Non à un Etat palestinien –

Comment devrait être cette « Palestine » que les pays européens, les états défaillants d’Afrique, les pseudo-états d’Amérique latine et le conglomérat musulman mondial s’apprêtent à proclamer à l’ONU ?

Un État dirigé par un négationniste de l’holocauste comme Mahmoud Abbas, ou même par les architectes d’un nouvel holocauste comme le Hamas. Un État privé de Juifs, comme l’a promis l’OLP. Un État qui utilisera les réfugiés comme une arme démographique contre Israël. Un État qui bannira la liberté de conscience pour les artistes, les journalistes et les écrivains. Un État qui fera la chasse aux Chrétiens après avoir proclamé que Jésus était le premier fedayine. Un État qui lapidera les homosexuels et les prostituées. Un État qui torturera les détenus et jettera ses ennemis politiques du haut des toits. Un État dans lequel le clergé iranien pourra prêcher le Khomeynisme et les Frères Musulmans le Califat. Un État où la Charia sera la seule source de législation. Un État qui mettra à mort les apostats qui abandonnent l’Islam. Un État dans lequel les femmes devront porter le voile. Un État qui continuera à commémorer les terroristes, bombes humaines et les assassins d’enfants en les honorant par des places, des rues et des monuments. Un État sans démocratie mais avec un mélange de dictatures, de corruption, de théologie musulmane et de Bin Ladenisme. Un État qui interdira l’alcool en public et dans lequel la police des mœurs demandera des certificats de mariage aux couples qui se tiennent la main. Un État policier avec le pourcentage le plus élevé au monde de forces de sécurité par habitant.

Huit kilomètres séparent la ligne verte de 1967 de la ville d’Afula, douze kilomètres la séparent de Netanya. Quinze la séparent des grattes-ciel de Tel-Aviv. Six de l’aéroport Ben Gourion. Aujourd’hui construire ce pseudo califat palestinien sur le dos d’Israël n’est que la première étape pour commencer à réaliser le vieux programme de jeter les Juifs dans la mer Méditerranée. Giulio Meotti

Adapté de l’italien par  Danilette

Dershowitz opposé au recours à l’ONU – interview par Alessandra Farkas

La tentative du président palestinien Abou Mazen (Mahmoud Abbas) de demander l’admission d’un État palestinien à l’ONU est une erreur désastreuse qu’il va payer d’un prix personnel élevé. Alan Dershowitz, l’avocat, le professeur à Harvard et l’auteur d’un essai pro-israélien passionné The Case for Israël, est convaincu que nous sommes à la veille d’une nouvelle intifada.

Abbas a soulevé d’énormes attentes dans son peuple qu’il ne pourra jamais satisfaire. Quand il l’emportera à l’Assemblée Générale, les Palestiniens lui demanderont l’indépendance qui ne peut advenir que par des négociations directes avec Israël. Leur déception va se transformer en violence non seulement contre l’État juif mais aussi contre Abbas. L’histoire se répète.

Que voulez-vous dire ?

Quant au sommet de camp David en 2000, le Président Clinton et le Premier ministre israélien Barak ont offert aux Palestiniens tout ce qu’ils demandaient, à savoir un État, Jérusalem comme capitale, le droit au retour des réfugiés, des frontières sûres et des réparations de 35 milliards de dollars, Arafat a refusé déclenchant la seconde intifada qui a causé des milliers de morts. S’il y a un autre bain de sang, cette fois la responsabilité en incombera à l’ONU.

Quelle est l’alternative avec les Palestiniens ?

Netanyahou a accepté la demande américaine d’aller à Ramallah pour discuter sans préconditions la création de deux états indépendants. Les Palestiniens ont refusé, préférant obtenir une victoire symbolique à l’ONU qui n’a aucune signification et qui viole les accords d’Oslo qu’ils ont eux-mêmes signés. Récemment Abbas a déclaré qu’il se rendait à l’ONU pour dénoncer l’occupation israélienne des 63 dernières années. Ce qui veut dire que tout l’état d’Israël depuis sa fondation en 1948 est un territoire occupé.

Comment sera l’état palestinien s’il voit le jour ?

Sa constitution le définit comme un état musulman et un ambassadeur palestinien a assuré qu’aucun juif ne pourra y vivre ce qui fait qu’il deviendra le premier état officiellement judenrein, purifié de tout sang juif, depuis l’époque du nazisme. Comment les Nations Unies peuvent-elles accepter un tel régime d’apartheid ? N’oublions pas qu’Israël possède 1,2 millions de citoyens arabes libres.

L’autorité palestinienne affirme vouloir un État laïque et démocratique.

Le Hamas qui a remporté les dernières élections affirme le contraire. Mais il suffit de regarder le reste du monde musulman : la nouvelle Égypte ne va pas devenir un état laïque ni la Jordanie, ni le Liban, ni la Libye, ni la Syrie et ni la Turquie. Malheureusement, le printemps arabe risque de se transformer en un hiver très froid pour les démocraties occidentales.

Êtes-vous préoccupé par les tensions entre la Turquie et Israël ?

Si la Turquie devait continuer sur la voie de la belligérance contre Israël, alors le Congrès américain prendrait des mesures de rétorsion drastiques et moi-même je me joindrai aux efforts pour qu’elle soit expulsée de l’OTAN. Excepté l’ex-président Carter, ce vieux fou isolé, en Amérique il y a un consensus national total sur cette question. Après avoir été rejetée par l’Union Européenne, Ankara a décidé de regarder plutôt vers l’est avec l’espoir de redevenir le grand empire ottoman allié avec les pires régime du monde. Mais l’Amérique, croyez-moi, ne restera pas passive.

adapté par Danilette

La solitude d’Israël par Yéhouda Lancry

L’Assemblée générale des Nations unies, le parlement mondial, devrait se prononcer prochainement pour la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Les palestiniens en ressortiront plébiscités et les israéliens défaits.

Hormis la portée exceptionnelle, aussi bien sur le plan historique que politique et diplomatique de ce plébiscite à haute charge symbolique, la déroute israélienne à l’Assemblée générale n’aura somme toute rien de surprenant.

Depuis la guerre des Six-jours (juin 1967) et le foudroyant bouleversement territorial qui en résulte au Moyen-Orient, à chaque session ordinaire annuelle de l’Assemblée générale, Israël fait l’objet d’un intense assaut diplomatique. Celui-ci culmine chaque 29 novembre, date-anniversaire de la résolution du partage de la Palestine, où une vingtaine de résolutions adverses et unilatérales sont votées et réadoptées par l’écrasante majorité des Etats membres de l’ONU.

En la circonstance, l’Assemblée générale se transforme en arène de mise au pilori d’Israël. La célèbre salle de l’Assemblée, cette immense caisse de résonnance à l’écoute des malheurs du monde, ses enjeux et ses espérances, bascule, dans le feu du débat sur la « question de la Palestine » en fosse d’imprécations d’Israël. Elle se transmue, dans certains cas, en déversoir de diatribes des plus débridées. Ainsi en allait-il du discours du représentant de la Libye de Kadhafi dont l’idée fixe consistait, selon un rituel invariable, à dénier à Israël toute forme de réalité : géographique, historique, politique et sociale.

En dépit des traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, qui auront quelque peu allégé sa condition, le splendide isolement d’Israël à l’Assemblée générale perdure. Il est lié au conflit moyen-oriental et est imposé par l’arbitraire des majorités écrasantes que nourrissent les blocs constitutifs de l’Assemblée générale. On y retrouve plus d’une centaine de membres au sein du mouvement des non-alignés, par ailleurs fortement aligné sur la cause palestinienne, ainsi que des appuis substantiels émanant du groupe latino-américain, asiatique ou, encore, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique.

C’est donc à ce contexte, où les palestiniens s’appliquent à traduire leur irrécusable supériorité numérique en avantage diplomatique permanent, qu’Israël devra faire face. A cet égard, l’Autorité palestinienne, qui annonce d’ores et déjà le ralliement de 140 Etats membres autour de son projet de résolution, ne fait guère dans l’excès. Dans le passé, elle a obtenu des scores encore plus massifs tant l’Assemblée générale s’offre en territoire conquis par les palestiniens. Dans ces cas de figure, se rangent aux côtés d’Israël : les USA, allié primordial, et quelques îles du Pacifique sous influence américaine.

Quelques dizaine de voix, sur l’ensemble des 193 Etats membres ayant droit de vote à l’Assemblée générale, tombent sous le registre de l’abstentionnisme ou l’absentéisme. Compte tenu de l’importance de la question, liée tout à la fois à l’admission d’un nouveau membre, la Palestine, ainsi qu’à la paix et la sécurité internationales, l’Assemblée votera à la majorité des deux-tiers des membres présents et votants. Israël l’a déjà reconnu, quelle que soit la configuration à l’Assemblée, les palestiniens sont en mesure de triompher.

Certains Etats membres amis d’Israël, notamment ceux qui comptent parmi les puissances permanentes du Conseil de sécurité (la France, la Grande-Bretagne), abordent l’opposition israélienne à la reconnaissance de l’Etat palestinien, sinon avec incompréhension, du moins avec une dose certaine de circonspection. Leur attitude semble d’autant plus pertinente qu’elle se fonde sur le fait que le premier ministre Benjamin Nétanyahou lui-même a clairement adhéré au principe de l’émergence d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël.

Mais nul ne doit s’y tromper ! Les frontières de 1967, que rejette Nétanyahou en vertu d’une idéologie perçue comme particulièrement intransigeante au sein de nombreux pays européens, sont des frontières impraticables, même pour un chef de gouvernement israélien autrement plus modéré. Ehud Olmert, prédécesseur de Nétanyahou, parti pour le partage de Jérusalem et de la restitution de la quasi-totalité des territoires, en a fait l’édifiante expérience.

Par-delà la revendication territoriale maximaliste des palestiniens, en contradiction avec l’esprit et la lettre de la résolution 242 du Conseil de sécurité selon son acception britannique, leur démarche unilatérale contredit, également, ladite résolution. La 242 stipule, en effet, une solution négociée, donc bilatérale, du conflit. Elle est l’ossature des accords d’Oslo et des traités de paix d’Israël avec l’Egypte et la Jordanie. Que l’Assemblée générale ignore une résolution cardinale du Conseil de sécurité n’est pas tout à fait surprenant. Elle n’en est pas à une première et magistrale incurie. Néanmoins, c’est une forme de relâchement, dans le fond comme dans la forme, que ne peuvent s’autoriser des membres permanents du Conseil de sécurité, la France et la Grande Bretagne en l’occurrence, en vue de la dérive palestinienne. De par leur statut, elles sont en droit de prévenir, ne fût-ce que sur le mode déclaratoire et par leur propre vote, le procédé de dévalorisation de la 242 par l’Assemblée générale.

Vrai ! Les israéliens ne sont pas, non plus, de fins praticiens du dialogue et du bilatéralisme. Suite au retrait unilatéral de Gaza, Ariel Sharon aura considérablement affaibli Mahmoud Abbas et contribué à l’installation du Hamas. Par ailleurs, l’incapacité de Nétanyahou à mettre en œuvre un gel provisoire des implantations porte atteinte à la reprise du dialogue et à la démarche bilatérale. Et si nos partenaires Palestiniens méditaient ces cuisants échecs avant d’inscrire le leur dans une victoire à la Pyrrhus ? source

© Israël Flash

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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