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ONU : compte à rebours de tous les dangers. Abbas refait le monde à son image.


ONU : compte à rebours de tous les dangers. Abbas refait le monde à son image.

Depuis le discours de Mahmoud Abbas, vendredi 16 septembre, la planète diplomatie s’agite, au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Président de façade de l’Autorité Palestinienne prétend, en effet, effacer l’histoire et la chronologie de toutes les résolutions et lois internationales qui ont posé les conditions de la fin du conflit, depuis … 1947. Exit, notamment, la résolution 242 et suivantes, Abbas veut occuper Eretz Israël, comme si Ben Gurion n’avait pas prononcé l’indépendance le 14 mai 1948, comme si les Etats arabes et le Grand Mufti n’avaient déclenché aucune guerre, changeant la réalité sur le terrain, en faveur de l’Etat Juif qu’il ne reconnaît toujours pas et compte grignoter pan par pan, jusqu’à la côte…

Même s’il affuble ses objectifs de la possibilité que « toutes les options (de négociations) restent ouvertes », ce déni historique est bien une entreprise de délégitimation de l’Etat hébreu, s’accaparant Jérusalem au passage et visant tout territoire jusqu’à Tel Aviv, dans son sillage. Une fois de telles lignes rouges posées, la réalité est que plus personne ne souhaitera négocier quoi que ce soit avec lui et ses affidées du Hamas, à qui il promet ce « compromis », en espérant l’anéantissement de « l’entité honnie ».

 Pour Nabil Shaat, qui parcourt les campagnes palestiniennes en incitant à la violence contre Israël, c’est la faute d’Obama et des Juifs si, aujourd’hui, Abbas se sent contraint de porter l’estocade de septembre le plus loin possible et grappiller le spectre le plus large pour s’attaquer aux fondements et à la sécurité de l’Etat juif. David Hale et Dennis Ross, en ne mentionnant pas le gel indéfini des implantations, ni leur statut actuel – à démanteler ou non- auraient, d’après le directoire de l’AP, poussé Abbas « dans ses cordes », ne lui laissant plus d’autre choix. Le seul point d’insistance des deux envoyés américains concernait la prise en compte des changements démographiques depuis 1967, requérant d’adapter les décisions politiques aux réalités. Ils auraient évoqué des « arrangements sécuritaires » et la résolution du problème des « réfugiés », ce qui n’intéresse ni Shaat, ni Abbas.

 La Cause palestinienne qui sera défendue devant l’ONU, ce vendredi 23 septembre, est donc fondée sur un refus du principe de réalité (ou révisionnisme en temps réel) qui contraint tout être humain à s’adapter et à faire preuve de créativité, en fonction du passé et pour l’avenir. Le déni d’histoire est flagrante du fait que cette Cause n’est générée que par la somme des défaites arabes depuis 1947, qu’il faut alors évacuer des mémoires, sous peine « d’humiliation » insupportable.

 La Houtzpa est à son comble, lorsqu’Abbas, sans légitimité, sans soutien de ses « partenaires » terroristes au sein du Conseil National Palestinien, entend dicter à Jérusalem ce que seront ses frontières rabougries, par la force des votes de 123 pays aveuglés ou consentants, dont il s’est approprié les suffrages comme un chèque en blanc à son projet.

 Lorsqu’on évoque la suspension de l’aide américaine, si cette situation de chantage va trop loin, Abbas et son acolyte extrémiste Nabil Shaat balaient cette suggestion d’un revers de main : « Nous ne bradons pas nos principes et cela ne nous effraie pas… La Ligue Arabe, l’Europe et le Japon suppléront ce manque à gagner et paieront –la rançon- à la place des Etats-Unis ! ».

 C’est alors que la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, a cru bon d’alerter, notamment, les Européens présents au Conseil de Sécurité : la dette de la Grèce ne suffisant visiblement pas, le vote antérieurement soupesé par Cameron, Sarkozy et Juppé, mènerait directement au grand plongeon économique. On pourrait même admettre « l’Autorité Palestinienne » dans l’Union Européenne pour valider cette mise sous tutelle !

 Il y a peu, les Palestiniens ne cessaient de se plaindre du manque à honorer leurs promesses, de la part des frères arabes, comme le Qatar et l’Arabie Saoudite. Ceux-ci ont assuré de la livraison de 500 milliards de $ tous frais. Mais, les caisses sont restées désespérément vides. Quant au Japon, gageons qu’il a bien d’autres chats à fouetter, das une Asie mouvante, en Corée du Nord et Mer de Chine…

 Au Conseil de Sécurité, soutiendront Abbas, quoi qu’il dise, le pipo à la bouche : le Liban, la Russie, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Inde.

 Les Etats-Unis sont au milieu d’une contre-offensive-éclair et tâchent de convaincre les 8 autres pays de suivre leur opposition à la proposition malséante d’Abbas : il s’agit de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Bosnie, du Gabon, de la Colombie et du Nigéria.

 Le Liban préside le Conseil de Sécurité, et le Qatar, l’Assemblée Générale de l’ONU : autant parler d’un véritable traquenard pour Israël.

 Les bruits de couloir diplomatique estiment que la Bosnie et les deux pays africains sont ceux qui représenteraient encore un obstacle. Pour que la proposition passe à la trappe, il faut, en effet, un vote d’au moins 7 pays contre. Les Européens, par contre, seraient, de plus en plus persuadés que le plan d’Abbas affaiblira le poids des démocraties et risque fort de mettre un terme définitif à toute négociation.  Clinton et Ashton, en marge des réunions du Quartet, ce dimanche, semblent les seules encore persuadées de pouvoir ramener les adversaires à la table des négociations. Comme si tout ce que déclare Abbas contre ce principe ne suffisait pas encore à ouvrir les yeux.

 Israël suit ses ultimes efforts avec un certain détachement, convaincu du résultat négatif, mais délègue Ehud Barak à New York et Washington pour d’ultimes entrevues sécuritaires avec des responsables d’autres pays.

 On sait, d’ores et déjà, que Bibi Netanyahou insistera, à la tribune, sur le refus d’Abbas de toute négociation, au cours des années précédentes (depuis 2007). Il exigera, à nouveau, mais en vain, la reconnaissance d’un Etat juif par la partie adverse. Mais, même avec un simple statut d’observateur, l’Autorité Palestinienne serait en mesure d’obtenir un siège dans certains organismes internationaux, comme, par exemple, la Cour Pénale internationale, pour y mener sa guerre juridique à coups de légitimation du terrorisme, de détournement du droit international et de refus du monde tel qu’il est.

 Par Marc Brzustowski

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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