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La Troisième Vague ou le troisième Jihad 2/2


La Troisième Vague ou le troisième Jihad 2/2

Dix ans après le 11 septembre, alors qu’Obama n’a pas prononcé le mot Islamisme lors de la cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de la pire attaque nazislamiste, l’Occident doit se réveiller ce texte essentiel nous y aide ! Deuxième partie

Peut-on parler de « troisiéme vague » face aux attaques terroristes actuelles?

Suite de la partie 1

Vidéo: "TheThird Jihad"

La première vague.

La première vague débuta au 7ème siècle avec Mahomet et dura jusqu’ au 13ème siècle environ. Des colonies militaires furent établies au 9ème siècle, puis le rythme de l’expansion connut un ralentissement…

Par Wallace Edward Brand

Le premier empire islamique partit  de la Péninsule arabique pour s’étendre vers l’ouest, pour inclure de vastes étendues d’Afrique du Nord [le Maghreb] et le sud de l’Espagne.

A l’Est, il incluait l’Iran et une grande partie de l’Asie centrale. Les détails du déclin de ce premier empire islamique sont fort bien documentés par Efraim Karsh.[13].

L’invasion des Mongols provoqua l’effondrement du premier empire islamique, proie facile déjà en déclin. Les envahisseurs mongols repoussèrent les tribus turques jusqu’en Anatolie.

Ces mêmes tribus islamistes turques, fuyant devant la montée des Mongols, s’établirent dans ce qui est la Turquie d’aujourd’hui. Les Mongols  massacraient et pillaient mais étaient incapables de gouverner. Ils connurent donc  très vite le déclin.

La deuxième vague

Les Anatoliens avaient Osman Bey pour chef militaire, connu plus tard sous le nom d’Ottoman. La deuxième vague commença au 14ème siècle, avec Ottoman et ses guerriers.

A la fin du 18éme siècle, l’empire Ottoman s’était agrandi au  nord, en Europe orientale, ayant atteint les portes de Vienne en 1683, mais avait perdu au sud l’Espagne, l’Iran et une large partie de l’Arabie.

Il connut un autre déclin de 1826 à 1878: la société islamique reposant sur la foi prit du retard sur la civilisation occidentale. A l’Ouest, où la raison avait triomphé de la foi, on assista à des  progrès décisifs de la science et de l’ingénierie avec leurs applications.

Il faut souligner l’importance du rôle que le progrès de l’armement, adopté par les armées occidentales, a joué dans les déclins islamiques.

En 1878, Napoléon à la tête d’une expédition envahit et conquit l’Egypte. Aucune des tentatives musulmanes ne put le repousser. Il fallut attendre Horatio Nelson et la marine britannique pour ce faire.

A partir de ce moment, l’ouest devint la force dominante au Moyen-Orient, jusqu’à la première guerre mondiale lorsque l’Empire Ottoman commit l’erreur d’y participer aux côtés de l’Allemagne. Avant la première guerre mondiale, les musulmans pouvaient influencer les affaires au Moyen-Orient en montant les pays ou les groupes occidentaux les uns contre les autres.

Aprés la guerre, les alliés victorieux démembrèrent les territoires de l’Empire Ottoman au Moyen-Orient et au Maghreb pour former, à partir des 99% du territoire, 21 états pour les arabes et les musulmans en leur accordant leurs droits politiques et un 22ème état comprenant 76% de la Palestine pour un foyer national juif réduit comme peau de chagrin par la suite, et, dont les droits politiques étaient confiés en tutelle à  la puissance mandataire.

Bien que le deuxième empire islamique ait commencé à décliner bien des années auparavant, en 1776,  il était encore assez puissant pour extorquer des tributs d’une toute nouvelle nation, les Etats-Unis. En 1800, les USA pour protéger leur marine marchande des pirates, en Méditerranée, versaient des tributs correspondant  à 20% de leurs revenus.

Les pirates musulmans de Tripoli exigeaient de recevoir ce tribut pour protéger les marins des USA et leur éviter l’enlèvement, l’esclavage et..le harem pour les passagères éventuelles.[14]

Entre 1778 et 1815 les USA connurent une lutte politique interne tout-à-fait semblable à celle à laquelle nous assistons actuellement entre les partisans de la politique d’apaisement et ceux de la lutte contre l’extorsion islamique..

Le cri de ralliement des factions pro-guerres « oui aux millions pour la défense, mais pas un sou pour les demandes de tribut! » retentit jusqu’à la prise de Tripoli par les Marines US.

Bien avant 1900 déjà, l’Empire Ottoman avait été surnommé: « l’homme malade de l’Europe ».

Au moment de la 1ère guerre mondiale il s’engagea  aux côtés des allemands. Les alliés vainqueurs divisèrent l’empire ( laTurquie exceptée)  en 21 états musulmans sur 99% de sa superficie, réservant les derniers 1% pour l’établissement de la Palestine.

Lors de la Conférence de San Remo en 1920, les alliés acceptèrent, initialement et en accord avec la politique de la Grande-Bretagne et conformément à  la Déclaration Balfour, que L’administration de la Palestine soit confiée à un mandataire, responsable de l’exécution de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif, jusqu’au moment où les juifs seraient en mesure  d’exercer leur souveraineté. Ce moment arrivé, les juifs se virent imposés une restriction interdisant toute action qui aurait pu entraver les droits civils ou religieux des non-juifs.

Le Congrés US n’ayant pas approuvé la recommandation du Président Wilson pour une adhésion des USA à la Société des Nations, les Etats-Unis ne faisaient donc  pas partie de cette organisation qui confia le Mandat sur la Palestine au Royaume-Uni. Toutefois, en 1922, une résolution commune du Congrés US approuva la politique de la Déclaration Balfour  désignant la Palestine comme foyer national pour les juifs.[15].

La loi anglaise ainsi que la loi américaine relative aux traités (traité-loi) entérina la politique du Mandat Britannique par  Le Traité Anglo-Américain de 1924  qui interdisait au pouvoir mandataire  de céder une parcelle de la Palestine à une autre puissance étrangère.

L’article 95 du Traité de Sèvres de 1920 entérine la Déclaration Balfour de 1917. L’article 95 transféra  directement la souveraineté de l’Empire Ottoman sur la Palestine à l’Angleterre, en tutelle pour les juifs, tout en  préservant et protégeant  les droits religieux et civils des indigènes, arabes et musulmans, le moment venu où les juifs pourraient enfin exercer leur souveraineté.

L’Empire Ottoman avait exercé cette souveraineté, incontestée, pendant 400 ans . Le Traité de sèvres fut modifié par le Traité de Lausanne, mais les modifications n’affectèrent en rien les  transferts d’autorité au Moyen-Orient et au Maghreb.  Toutefois, peu après, en 1922 les Anglais créèrent un 22ème état arabe, la  »Transjordanie » ou la  »Jordanie » ultérieurement, dans les 76% de la Palestine à L’est du Jourdain.

En créant ce 22ème état, la Jordanie actuelle, Le Mandat Britannique donna à la tribu arabe des hachémites  76% des 1% qui appartenait aux juifs ce qui laissait disposer encore de  24% de la Palestine à une date ultérieure.

En 1948, La Société des Nations défunte, fut remplacée par les Nations Unies qui essayèrent de disposer du reste du territoire. Mais de par l’Article 80, l’ONU était dans l’obligation  d’honorer les allocations territoriales accordées par l’ancienne Société des Nations.

En 1948 l’ONU annonça son intention de donner aux juifs  6% de la Palestine (0.06% des pays de l’Empire Ottoman conquis  au Moyen-Orient et au Mahgreb) en grande partie désertique, et offrit tout le reste, à l’exception de Jérusalem, aux autochtones arabes.

L’ONU s’était prononcée pour une internationalisation de Jérusalem dont la population comportait déjà depuis 1864 une forte majorité de juifs.

Les arabes refusèrent d’accepter ce qui leur avaient été imparti- ils choisirent de mener une guerre contre l’état juif naissant 16]

Les guerres israélo-arabes, prélude à la troisième vague.

Les guerres arabes de 1948, 1967, et 1973 contre Israël, représentaient de fait le prélude à la troisième vague de la conquête du monde. Contrairement à la croyance populaire, en « Palestine », le motif religieux du Jihad, ingénieusement déguisé plus tard, en 1964, en nationalisme laïc sur les conseils de l’Union Soviétique. A toujours été la force motrice du conflit israélo-arabe.

Même  Benny Morris, l’historien révisionniste du conflit israélo-arabe, considéré par beaucoup comme l’apologiste des arabes, avance l’argument de la religion plutôt que celui du nationalisme pour expliquer l’invasion d’Israël en 1948.  Il considère que c’est une erreur que d’ignorer la rhétorique religieuse qui, en 1948, accompagnait l’assaut des armées arabes. Il écrit:

« La guerre de 1948, selon la perspective des arabes, était tout- autant sinon plus une guerre de religion qu’une guerre nationaliste pour un territoire. »[17]

La confrérie musulmane, le mufti d’Egypte, Le roi Farouk d’Egypte, le roi Abdullah de Transjordanie et beaucoup d’autres parlaient d’une guerre sainte, le Jihad contre les juifs. Il ne s’agissait pas d’un combat nationaliste ni alors ni maintenant. La  »[violence] n’est pas le produit de passions nationalistes  mais s’alimentait aussi aux sources puissantes de la religion.

Il semblait que rien ne pouvait motiver et mobiliser les masses des arabes palestiniens pour l’action plus que la rhétorique religieuse et les symboles musulmans. »

Les choses ont peu changé depuis les années 1940. Avec la montée et la radicalisation de l’Islam, la recrudescence du recours à la violence, l’irrédentisme arabe continue a s’axer sur la religion, le regard dirigé tantôt sur la  »Palestine », tantôt sur l’Oumma (NDT du mot arabe « umm »,  mère), la nation abstraite de tous les arabes.

Et c’est plus en tant que musulmans qu’en tant qu’arabes (iraniens ou afghans) que les ennemis prépondérants et actuels d’Israël envisagent le conflit.[18]

Il est incontestable que c’est la religion plutôt qu’un nationalisme laïc qui motive le Hamas à Gaza. La politique de la Judée Samarie, du Fatah ou celle  de l’Autorité palestinienne vous semble-t-elle vraiment différente?

Comment expliquer alors que Mahmoud Abbas refuse catégoriquement de reconnaitre Israël en tant qu’état juif lorsqu’on évoque la solution à deux états?

C’est Ceaucescu, le dictateur roumain, grand ami d’Arafat, qui, sur l’insistance de l’Union Soviétique, persuada celui-ci de renoncer à claironner son objectif religieux d’annihiler les juifs ou de les repousser à la mer » et de reformuler le problème, d’en changer le  motif,  en invoquant un nationalisme laïc au lieu du Jihad religieux.

Il poussa Arafat à annoncer plutôt son désir de « libérer le peuple palestinien »  en établissant son auto-détermination politique bien qu’il n’y ait jamais eu de  « peuple palestinien » auparavant et que les arabes autochtones aient rejeté l’offre d’autonomie que les anglais leur avaient faite pendant la première guerre mondiale.

Aprés que Ceaucescu lui eût expliqué ce que le Kremlin attendait de lui, Arafat explosa: » mais nous sommes un mouvement révolutionnaire!  Révolution, nous sommes nés, révolution, nous resterons, et sans entraves! « .

Arafat protesta  en expliquant que les « Palestiniens » manquant  de tradition, d’unité et de discipline ne pouvaient devenir un peuple au vrai sens du mot, que le statut d’état serait pour une  génération future; que tous les gouvernements, même les communistes, se retrouvaient  limités par les lois et les accords internationaux et que ni loi ni aucun autre obstacle n’allait barrer la route de  la lutte « Palestinienne » sur son chemin vers la destruction de l’état d’Israël. »[20]

Les arabes autochtones de la  »Palestine » avaient toujours été gouvernés par d’autres puissances. L’Empire Ottoman avait régné pendant 400ans, jusqu’en 1920, en maître absolu sur la Palestine. Le Mandat Britannique, lui, dura de 1920 à 1947.

Avant 1964,  le terme « peuple palestinien » n’avait jamais été employé pour parler des arabes en Israël et il n’avait jamais été question de leur « libération ». Avant le mandat britannique, ils se considéraient comme faisant partie de la  »Grande Syrie ».

Ce n’est qu’en 1964 que le terme  « peuple palestinien » sera appliqué aux arabes habitant dans ce qui est aujourd’hui Israël.

Il  apparut  la première fois dans le préambule de la Charte de l’OLP rédigée à Moscou dans le cadre du programme de désinformation soviétique.

Les 422 premiers membres du Conseil de la Palestine, sélectionnés par le KGB, approuvèrent la Charte.[21]. Ceci nous fut révélé par le Général Ion Pacepa, le transfuge du plus haut rang du Bloc Soviétique au temps  de la Guerre Froide.

Aprés qu’Israël ait conquis la Judée,  la Samarie et Gaza en 1967, L’OLP ajouta ces régions à la liste de ses revendications territoriales.

Selon l’Accord d’Oslo, Arafat acceptait d’amender la Charte et ainsi d’abandonner la  revendication du Peuple palestinien relative à Israël et de renoncer à l’objectif qu’il s’était fixé à savoir l’annihilation des juifs et de renoncer aussi à la lutte armée pour arriver à ses fins. Promesse jamais tenue! De fait, Fatah a réaffirmait encore sa volonté d’utiliser, si nécessaire, la lutte armée pour en arriver à ses fins.

Le général Pacepa nous confie:

 » C’est dans le plus grand secret que j’ai amené Arafat à Bucarest, afin qu’il participe  à une conspiration de désinformation, une opération romano-soviétique planifiée depuis longtemps. L’objectif était d’obtenir des EU l’établissement de relations diplomatiques avec Arafat qui allait FEINDRE  de transformer  l’OLP terroriste en un gouvernement en exil prêt à renoncer à l’usage de laterreur.  Leonid Brezhnev, le président soviétique etait sûr que Jimmy Carter, le président des EU, nouvellement élu, allait mordre à l’hameçon, ce qu’il fit, en effet.[22]

Quatre mois plus tard, le Général Pacepa passait  aux USA et révélait que Le « Peuple Palestinien » avait été inventé par les Soviétiques, à Moscou. Aucun ne doute maintenant sur le fait que les arabes ont bel et bien adopté ce terme.

L’Organisation de la Libération de la  »Palestine » , ou OLP, était l’une des organisations de libération crées par les soviétiques au milieu des années 60  et 70 tout comme celles de la Bolivie (aussi en 1964), de la Colombie (1965) et de l’Arménie (1975).

« L’armée secrète pour la libération de l’Arménie » attaqua à la bombe  les bureaux de la compagnie aérienne des EU en Europe. Les Soviétiques créèrent aussi  le « Front Démocratique pour la Libération de la Palestine » qui bombarda  les israéliens. De toutes les organisations de libération formées par le KGB, c’est l’OLP qui a  le mieux réussi.

Le général Pacepa est-il digne de confiance??

Un article publié le 12 mai 2009 dans le Jerusalem Post, traitant des déclarations de Pacepa, affirma que James Woolsey, l’ancien directeur de la CIA, s’était porté garant de la crédibilité personnelle de Pacepa.

Les mémoires de Pacepa, « Horizons Rouges » servirent de pièces à conviction pour intenter un procès à Nicolae Ceausescu, le dictateur roumain qui fut accusé, condamné et exécuté en 1989.

Zuhair Mohsen, membre  de l’exécutif de l’OLP,  est probablement plus connu à l’ouest pour avoir admis dans une interview accordée au « Trouw », un journal hollandais, que « le peuple palestinien n’existe pas.

La création d’un état palestinien n’est qu’un moyen pour continuer notre lutte avec l’état d’Israël pour arriver à l’unité arabe. En réalité il n’existe aucune différence  entre  les jordaniens, les palestiniens, les syriens et les libanais.

Nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien pour des raisons politiques et tactiques. Les intérêts nationaux arabes exigent que nous opposions au sionisme l’existence d’un peuple palestinien bien distinct.[23]

D’autres arabes palestiniens haut-placés, Arafat inclus, ont nié l’existence d’un  peuple  palestinien; voir les commentaires à ce sujet dans l’article de Tsafrir Ronen ayant pour titre « la malédiction d’Hadrien, l’invention de la Palestine »[24]

Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières bien définies, ne peut  revendiquer ni Haïfa ni Jaffa, alors que moi, en tant que « palestinien », je peux indubitablement réclamer Haifa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, dès que nous aurons rétabli notre droit à toute la  »Palestine », nous ne perdrons pas de temps et unifierons Palestine et Jordanie. »

Ce qui précède contrevenait à la Charte de l’OLP rédigée à Moscou en 1964 qui revendiquait l’existence d’un peuple palestinien et ses droits nationaux. Les 42 premiers membres du Conseil National de l’OLP avaient été minutieusement choisis par le KGB de l’Union Soviétique.[25]

Assistons nous actuellement à la troisième vague?

Les germes d’une troisième vague putative avaient été plantés par Hassan al Banna lors de la création de la Confrérie des Frères Musulmans dans les années 1920 en Egypte et aussi par Mawlana Mawdudi qui créa le Jamaat-e-Islamia  (NDT:parti islamique) au Pakistan, soutenu par les philosophes du Jihad, tels Sayeed Qutb, Sheik Abdullah Azzam et Haj Amin al Husseini qui les firent passer dans le Mandat Britannique.

Mais les Egyptiens réussirent à contrôler la Confrérie sans problème jusqu’à que cette dernière et ses ramifications aient commencé à recevoir les pétrodollars des Saoudiens.

Avant la Déclaration d’Indépendance en 1948, Hassan al Banna déclara: « si l’état juif se concrétise, [les arabes] jetteront les juifs qui vivent parmi eux à la mer. » Ceci représente l’objectif officiel actuel et du Hamas et du Fatah selon leurs chartes.

Suite à  leur main mise sur les intérêts pétroliers occidentaux, suite à la création de l’OPEC et pour des raisons de politique intérieure, les Saoudiens commencèrent à alimenter les Wahhabites en pétro-dollars. Ces sommes énormes permirent aux Wahhabites  Sunnites de financer  des mosquées et des madrasas de par le monde  et de prendre le contrôle  des mosquées préexistantes.  Ces mosquées leur servaient à propager la doctrine salafiste, l’Islam tel qu’il étai pratiqué au 7ème siècle.

D’autres groupes musulmans, tels les Chiites en Iran et les Déobandistes en Indonésie, adoptèrent des doctrines extrémistes similaires.

Les férus d’histoire, n’associeront pas la vague de terreur qui a commencé à l’ouest dans les années 70, aux prémices de la  »troisième vague » d’une conquête globale. La liste des attaques figurant plus bas  se limite  aux attaques livrées à l’ouest. Elle ne cite ni la guerre civile en Algérie, entre le gouvernement et le Front islamique du Salut, ni le massacre  au Soudan ayant l’islamisation pour objectif,  ni les émeutes de Septembre Noir en Jordanie, ni les conflits entre Hezbollah et Israël, ni les attaques contre les EU ou contre les forces de la coalition en Afghanistan et en Iraq.

La vague de violence pourrait remonter au meurtre, en 1968, du candidat à la présidence, le sénateur Robert Kennedy. Le motif de Sirhan-Sirhan, le sujet préféré des promoteurs de la théorie d’une conspiration, n’a pas reçu l’attention nécessaire pour faire valoir sa haine dirigée contre le soutien de Kennedy à Israël, haine qui aurait été alimentée par la propagande à laquelle il aurait été soumis en Palestine avant son  émigration aux EU.[27] Sirhan Sirhan n’était pas musulman mais avait été influencé par des sentiments jihadistes en Palestine avant son arrivée aux EU.

Avant l’occupation de l’ambassade des EU à Téhéran en 1979, il y a eu aussi les meurtres de deux diplomates américains à Khartoum au Soudan et on peut trouver sur Internet la liste des autres victimes américaines lors d’évènements ayant reçu moins de publicité que ceux que j’ai cités plus haut. Il semble que l’auteur ait ignoré l’attentat à la bombe de l’ambassade des USA à Nairobi, au Kenya, le 8 août 1998, et  qui a tué 11 américains.

La vague de violence:

1. 1979 Prise de l’ambassade des USA à Téhéran

2. 1982-91 Enlèvements de 10 américains au Liban
3. 1983 attentat-suicide avec un camion piégé contre l’ambassade des USA à Beyrouth.
4. 1983 attentat-suicide avec un camion piégé contre les barraquements des marines des USA à Beyrouth tuant 241 marines.
5. 1983 attentat à la bombe contre l’annexe de l’ambassade des USA au Koweit
6. suicide à la bombe, attaque   contre l’enceinte de l’ambassade des EU à Beyrouth.
7. 1984 détournement du vol 221 de la compagnie aérienne « Koweit Airways »
8. 1983 attentat à la bombe contre un restaurant à Madrid
9. Détournement du vol 847 de TWA,  Alger, Beyrouth.
10. 1985 attentat à la bombe contre la base de l’armée de l’air  Rhein-Main  à Francfort
11. 1985 détournement du Achille Lauro, le bateau de croisière, à Port Saïd, Egypte
12. 1985 détournement du vol 648 d’Egyptair à Malte
13. Massacres à la grenade et à l’arme à feu dans les aéroports de Rome et de Vienne
14.1986 attaque à la bombe contre le vol 840 de la TWA
15. attaque  à la bombe de La Belle Disco à Berlin-Ouest
16. 1988  attentat à la bombe contre le vol 103 de la Pan Am à Lockerbie en Ecosse
17. 1993 attentat à l’arme à feu  contre les employés de la CIA à Langley, VA (Virginie)
18. attentat à la bombe contre le « First World Trade Center », NYC (New York City)
19. attentat à la bombe contre le Centre Culturel Juif à Buenos Aires
20. Attentat à la bombe contre le complexe militaire des USA à Riyadh en Arabie Saoudite
21. 1996 attentat à la bombe des Tours de Khobar à Dhahran, en Arabie Saoudite
22.1996 Osama bin Laden déclare la guerre à l’occupant américain du pays des deux lieux saints
23. 1998 attentat à la bombe contre les ambassades américaines  à Nairobi au Kenya et à Dar-es-Salaam en Tanzanie
24. 2000 attentat à la bombe du navire U.S.S., le Cole, à Aden, au Yémen

25. 2001. Destruction du World Trade Centre à New York City

26. 2001 attaque du Pentagone à Washington, DC
27. attentat à la bombe d’un ferry (bac) aux Phillipines
28. 2004 attentat à la bombe contre l’ambassade d’Australie à Jakarta en Indonésie
29. 2004 attentat à la bombe contre des trains à Madrid
30. Attentat à la bombe dans le métro et les rues de Londres .
31. 2006 complot d’attentat à la bombe contre Heathrow (NDT:un des aéroports de Londres)
32. 2007 attentats à la bombe contre des nightclubs à Londres et contre l’aéroport de Glasgow.

La liste s’est encore allongée depuis la première ébauche de cet article…Nous pouvons y ajouter les 13 meurtres sur la base de Ford Hood perpétrés par Nidal Hassan ainsi que la tentative de destruction du vol 253 à son approche de Détroit.

Depuis l’attentat du 11 septembre 2001, on a pu recenser 10,925 attaques meurtrières à travers le monde.[30]

Les Wahabistes Sunnites n’étaient pas les seules à prêcher la violence. Khomeini, un chiite déclarait déjà en 1942 que « l’Islam  n’était pas une religion de pacifistes » et le répétait sans arrêt à l’ imam Maududi, un deobandi[31], qui reprit ce motif [32]dans son sermon du 12 avril 2008.

Il semblerait bien que La troisième vague ait bel et bien commencé.

Suite aux attentats  à la bombe contre les discothèques de Londres et  le lendemain contre l’aéroport de Glasgow , attentat perpétré par des médecins musulmans, Andrew Bostom écrivit un article intitulé « les médecins de la mort ».

Il y  évoque la troisième  vague du jihad en la qualifiant de « recrudescence fulminante » du millénium du jihad islamique. Il compare cette « Recrudescence » à son accès de zona, 75 ans après avoir guéri de la varicelle. Le terme médical « fulminant » s’applique à la  récurrence foudroyante d’une condition médicale.

Selon Bernard Lewis, la terreur et les migrations sont les outils de la troisième vague.[33]

Ce qui suit révèle la stratégie des Frères musulmans pour atteindre leur objectif, même sans violence, selon des documents obtenus et déposés lors du procès intenté à la Fondation de la Terre sainte.[34].

 Leur authenticité n’a pas été contestée. La première partie du document est en arabe, mais la traduction anglaise à partir de  la page 17, révèle ce qui nous attend si nous ne nous préparons à résister à la violence du Jihad et aussi à leurs manœuvres insidieuses pour atteindre leur objectif: la domination.

« Comprendre le rôle du Frère Musulman en Amérique du Nord

Coloniser est un « procédé propre à la civilisation du Jihad », au sens propre des termes

L’Ikhwan [Fraternité] doit comprendre que son travail en Amérique est une sorte de  Jihad à grande échelle pour l’élimination et la destruction de la civilisation occidentale de l’intérieur ainsi que  le « sabotage » de sa misérable maison par ses  mains et celles  des croyants afin qu’elle soit éliminée et que la religion d’Allah triomphe de toutes les autres religions.

Si nous ne comprenons pas cela, nous n’avons pas encore atteint le degré de préparation nécessaire pour le jihad et pour en  relever le défi. Le musulman n’a pas d’autre destin que de se livrer au Jihad, et d’œuvrer partout où il débarque et ce jusqu’à son dernier souffle sans pouvoir échapper à ce destin à moins d’avoir choisi le relâchement de la pratique religieuse. Les partisans du relâchement peuvent-il se comparer aux Mujahideens?

Il existe actuellement deux états arabes que l’on peut qualifier de  »judenrein ». dans ce qui avait été la Palestine d’autrefois, des états qui ont procédé à un nettoyage ethnique de tous les juifs en faveur des palestiniens, à savoir la Jordanie et Gaza.

Il y a au total 22 états musulmans crées à partir de l’empire ottoman, le 22ème sur 76% de la palestine, et le 23ème, l’état putatif de Gaza sur le reste de la superficie.

La plupart des juifs sépharades, quelques 800.000, autochtones de ces 22 états depuis les temps bibliques, ont du quitter ces états dés 1950. Ils ont du abandonner des terres représentant cinq fois  la superficie d’Israël, des comptes en banque s’élevant à des milliards de dollars ainsi que leurs biens personnels. Il y a assez d’espace dans les états islamiques du Moyen-Orient et du Mahgreb pour accueillir tous les refugiés arabes  et assez de fonds confisqués par ces 22 états pour les dédommager de tout bien perdu en Israël.

A t-on vraiment besoin d’un troisième état palestinien??

Aucun de ces 32 états arabes ou musulmans n’a encore adhéré à l’idée un Etat juif.

Israël et les USA représentent la première ligne de défense au monde et les barrières les plus imposantes à franchir pour  l’Islam radical pour réaliser son objectif: la conquête du monde.

Peut-on vraiment s’ étonner de la haine qu’éprouve  l’Islam radical à l’égard des USA et d’Israël?

La guerre contre Israël n’est pas une guerre pour l’auto-détermination politique des arabes habitant la Palestine. Le scénario des deux états est une diversion.

Le processus de paix d’Oslo tient  de la comédie. Le conflit israélo-arabe représente un front séparé, supplémentaire de la guerre du Jihad contre l’occident. Il a débuté dans les années 1920 et non dans les années 1970 parce que plus prés de l’Egypte, le berceau des Frères musulmans, et ce n’est qu’à la fin des années 60 que la Confrérie put, grâce à l’apport de pétro-dollars, élargir son  champ de la terreur.

Il est animé par la religion du Jihad et non par le faux nationalisme laïc professé par l’imposteur qu’est le peuple Palestinien. Ce faux nationalisme laïc fut inventé en 1964 par les soviétiques passés maîtres dans l’art de la désinformation.

Israël reçoit tout simplement les coups qui ont la même  origine que l’assassinat de Robert Kennedy, en Californie,

en 1968, que les attentats contre nos ambassades au Kénya et en Tanzanie, que l’attentat du World Trade centre  du 9/11/2001 à New York, que l’attentat à la bombe dans les trains en Espagne en 2004,  que les attentats à la bombe dans le métro à Londres en 2005 et plus récemment  en mars 2010 dans le métro russe, sans oublier toutes les autres attentats de par le monde.

Si il n’y avait pas eu d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête.

Il est fort probable que l’Espagne, anciennement sous domination islamique,  en aurait fait les frais. Selon Geert Wilders, membre du Parlement hollandais, c’est  » grâce aux parents d’Israël qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, que les parents  en Amérique, Espagne, Angleterre et Russie peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile. »[36]

Le Président Obama et nombreux d’autres  plaident en faveur de l’abandon d’Israël pour répondre aux griefs des minorités musulmanes forgés, griefs montés en épingle  par les médias.

Mais il est clair que d’après les communications entre Al Qaeda et d’autres entités arabes, en arabe [37] que si  Israël devait tomber, cela n’apporterait aucun réconfort à l’Occident.  Wilders prédit: » Cela ne signifierait pas que les terroristes changeraient soudainement leur comportement et accepteraient nos valeurs. Au contraire, la fin d’Israël serait un énorme encouragement pour les terroristes.

Ils verraient, à juste titre, la disparition d’Israël comme la preuve que l’Occident est faible, et voué à l’échec. La fin d’Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l’islam, mais seulement le début. Ce serait le signe du début de la bataille finale pour la domination du monde. S’ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir. »

Vidéo : Le troisième Jihad – vision de l’Islam radical

site en anglais

Notes

[1] Bernard Lewis, « L’Europe et l’Islam », Conférence Irving Kristol (American Enterprise Institue),2007
http://www.aei.org/docLib/200808_EuropeandIslam.pdf p8

[2]  pièce à conviction obtenue par le gouvernement à la recherche  d’indices concernant  Elbarasse, Indice-4, 4-CR-240-G, U.S. v. Holy Land Foundation, et al.

[3]  Efraim Karsh, Histoire de  l’Impérialisme Islamique, (Yale University Press, New Haven et Londres), version mise à jour 2007,pp1,2

[4]  David Gaubatz, la Mafia musulmane, ( WND books, Los Angeles, CA2009) pp259,260.

[5]  Karsh, op.cit

[6]  Terrorist planet.com
http:??www.terroristplanet.com/muslimbrotherhood.htm

[7]   Raymond Ibrahim, The Al Quaeda Reader, Le Lecteur d’Al Quaeda, (Random House ,Inc), 2007, voir l’article dans le Middle East Quarterly « comment la Taqiyya influence l’Islam et ses règles de la guerre pour une conquête par le terrorisme jihadiste. »

http://www.meforum.org/2538/taqiyya-islam-rules-of-war

[8] Karsh, op.cit.

[9]  Anrew Bostom, le legs du Jihad: la guerre sainte islamique et le sort des non-musulmans (Prometheus), 2005,

[10] Maudlan Maududi a écrit plus de 120 livres et brochures. Le Jihad en Islam (1927) fut son 1er livre important. cette citation se trouve dans « le legs du Jihad », op.cit.

[11] Michel Oren, le Pouvoir, la Foi et la Fantaisie: l’Amérique au Moyen-Orient, de 1776 à nos jours.

[12] Ce sommaire est une paraphrase des critiques du livre de Bostom.

[13] Karsh, op.cit.

[14] Projet pour la connaissance du terrorisme
http://www.terrorismawareness.org/

[15] Compte-rendu du Congrés, 1922, la chambre des représentants, Un foyer National pour le Peuple Juif, 30 juin 1922, résolution commune.

[16] Projet pour la connaissance du terrorisme
htpp://www.terrorismawareness.org/

[17] Morris, 1948, Histoire de la première guerre israélo-arabe, Yale University press), 2008, p.394

[18] Denis MacEoin, « dimensions du Jihad : le culte du suicide à la boombe », Middle East Quarterly, automne 2009, pp.15 à 24.

[19] Ion Mihai Pacepa, « les Horizons rouges »: la vraie histoire de Nicolae et Elena Ceaucescu, crimes, mode de vie et corruption, (Regnery Gateway, Washington, DC.) 1990.

[20] Front Page Magazine, « Interview du général Pacepa »
htt://97.74.65.51/readArticle.aspx?ARTID=

[21] Pacepa, op.cit.

[22]http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/2007/08/how-the-kgb-cre.html
http://97.74.65.51/readArticle.aspx?ARTID=13975

[23] Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Zuheir_Mohsen

[24] Tsafrir Ronen, « la malédiction d’Hadrien- l’invention de la Palestine, » 2008,
http://www.think-israel.org/ronen.hadriancurse.htm

[25] David Meir-Levi,  » Comment les Palestiniens ont gagné la guerre  de la propagande », the jewish press, 19 décembre 2007

[26] Dore Gold, la Hine du Royaume: »Comment l’Arabie Saoudite soutient le nouveau terrorisem global

[27] Mel Ayrton, « pourquoi Sirhan Sirhan a assassiné Robert Kennedy »
http://www.crimemagazine.com/05/sirhansirhan,0906-5.h

[28] http://avpv.tripod/AmericanVictims.html

[29]http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/crime/article3671825.ece

[30] http://thereligionofpeace.com

[31]  Mawlana Maududi op.cit

[32]http://www.foxnews.com/story/0,2933,351242,00html

[33] Bernard lewis, op.cit.

[34] Mémorandum explicatif  sur l’objectif de la stratégie globale du groupe en Amérique du Nord., 22/5/1991,

[35] des 22 états, seuls le Maroc et la Tunisie n’ont pas expulsé les juifs.

[36] Geert Wilders, « montrer de la tolérance aux tolérants ne nous pose aucun problème »
http://www.geertwilders.nl/index.php?option=com_content&task=view&id=1692&Itemid=1

[37] Raymond Ibrahim,op.cit.

Wallace Edward Brand est un avocat à la retraite, vivant en Virginie. Cet article a paru le 28 Mai 2010.

Adaptation par Dominique Kahtan – article paru sur aschkel.info en août 2010 – réactualisé pour israel-flash

Version téléchargeable La troisième vague ou the third Djihad

 

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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