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Iran/Hama: L’iran à bout de souffle serre les cordons de la bourse, Le Hamas première victime ? Meshaal s’est-il sauvé de Damas ?


Iran/Hama: L’iran à bout de souffle serre les cordons de la bourse, Le Hamas première victime ? Meshaal s’est-il sauvé de Damas ?

Le gouvernement du ‘Hamas a omis de payer le salaire de ses 40.000 fonctionnaires de sécurité en Juillet, promettant d’honorer leur retard en août, mais ce mois-ci également les paiements font défaut. Le mouvement terroriste a nié qu’il était en pleine crise financière, cependant il affirme qu’il fait face à des problèmes de liquidités dus a l’incohérence des collectes fiscales ainsi que des retards/problèmes avec l’arrivée de l’aide étrangère.

Selon les médias arabes le manque de liquidités serait dû à une détérioration des relations avec l’Iran.

Selon des sources diplomatiques, l’Iran aurait suspendu son aide au ‘Hamas essentiellement en représailles pour son silence concernant le soulèvement en Syrie, fidèle alliée des Mollah.

Reuters rapporte que « L’Iran a réduit voire arrêté le financement destiné au ‘Hamas, après que ce dernier ait échoué à montrer en public son soutien à Bachar Al Assad »

La direction terroriste n’a pas fait de déclaration en soutien à Assad, ou contre les manifestants, notamment du fait que le régime syrien ait brutalement réprimé un camp de « réfugiés palestiniens » dans la ville portuaire de Lattaquié. Les forces avait ouvert le feu tuant plus de 60 civils et forçant 10.000 autres a fuir.

Le scientifique syrien Basem Ezbidi, exerçant à l’université de Bir Zeit à Ramallah estime que le ‘Hamas est confronté à un très grand dilemme, car il semble difficile pour lui de concilier ses intérêts contradictoires. D’une part le ‘Hamas ne souhaite pas la disparation du régime d’Assad, de l’autre il a des difficultés à justifier une alliance avec un régime qui massacre des « palestiniens ».

Selon le quotidien Al-Hayat, la direction politique du ‘Hamas basée à Damas a été sommée de quitter la Syrie pour sa position de neutralité envers le soulèvement populaire. Selon ce même rapport le Qatar a accepter d’accueillir le chef du ‘Hamas Meshaal, ce dernier a refusé et est resté à Damas. Selon certains avis, Meshaal déplacerait plutôt son bureau au Caire.

L’Iran aurait trouvé à financer un groupe d’extrémistes salafistes à Gaza, ces franges les plus extrêmes sont nombreuses à Gaza mais manquent de coordination. Les relations du ‘Hamas avec ces groupes sont peu claires, parfois il les utilise parfois il les refoule selon ses intérêts, toutefois selon certains analystes, ces groupes ont peu de chances de prendre Gaza en mains qui restera sous l’emprise du ‘Hamas.

Adapté par Aschkel – hudson

Embarrassée par la crise syrienne, la direction politique du Hamas en exil à Damas ne séjournerait plus beaucoup en Syrie.

Son chef, « Khaled Meshaal a passé le plus clair de son temps ces derniers mois à Doha au Qatar », nous affirme une source française de retour de l’émirat, connu pour sa proximité avec les dirigeants du Mouvement de la résistance islamique.

Certes, le Hamas, officiellement, n’a pas quitté Damas. Mais dans la réalité, les relations entre la principale formation islamiste palestinienne et ses hôtes syriens ne sont plus ce qu’elles étaient. Sollicité par le pouvoir baasiste en difficulté face à la rue, le Hamas a refusé de mobiliser certains de ses militants pour écraser la révolte des milliers de Syriens qui exigent le départ du président Bashar el-Assad, depuis six mois. Le Hezbollah libanais et d’autres factions palestiniennes du Front du refus à la paix avec Israël n’ont pas, eux, dit non aux requêtes syriennes.

Les dirigeants du Hamas – des sunnites, membres de la Confrérie des Frères musulmans – ne veulent pas envoyer leurs militants combattre d’autres sunnites, parfois proches de la mouvance islamiste à laquelle ils appartiennent eux-mêmes.

Entre le Hamas et la Syrie, dirigée par la minorité alaouite, issue du chiisme, c’est plus un mariage d’intérêt que d’amour, qui les unissait jusqu’à présent. Dans sa confrontation avec Israël, le Hamas a besoin du parapluie syrien et de l’appui de l’Iran derrière, qui le finance largement tout en approvisionnant en armes ses activistes de la bande de Gaza. Mais, pragmatiques, les islamistes palestiniens ne tiennent pas à se priver d’une couverture arabe, au moment où le régime de Bashar el-Assad est isolé sur la scène régionale et internationale.

Gênés aux entournures, les dirigeants du Hamas à Damas sont donc là sans être là…en attendant prudemment de voir comment la situation va évoluer.

Khaled Meshaal est un ami personnel de l’émir du Qatar, Cheikh Hamad al-Thani, et l’émirat est soupçonné de financer le Hamas.

Georges Malbrunot

Copyright © Israël Flash

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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