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Dossier: Comprendre les enjeux de Durban III « La Grande Mascarade de l’ONU ».


Dossier: Comprendre les enjeux de Durban III « La Grande Mascarade de l’ONU ».

Durban III, la troisième édition de la conférence de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU débutera le 22 septembre à New York. Afin d’en comprendre tous les enjeux, il nous semble important de revenir sur les deux précédentes éditions et d’en analyser les enjeux.

Cette troisième édition risque fort de tourner une nouvelle fois à la détestation d’Israël sur fond d’antisémitisme.

Durban I :

En 2001 à Durban s'est tenue la première Conférence contre le racisme. Lors de cette conférence une seule obsession: Israël présenté comme le nouveau pays de l'apartheid.
Durban I s'est tenue quelques semaines après la seconde intifada. Des radicaux ont décidé de faire de cette conférence une tribune amalgamant Sionisme et Racisme, Israël et Nazisme…

"Le sionisme est une idéologie diabolique fondamentalement raciste qui doit être éradiquée de notre société"…

La surenchère va aller beaucoup plus loin que l'antisionisme, une propagande antisémite circule dans les couloirs et sur les stands comme sur le stand des avocats Arabes où l'on peut acheter le "Protocole des Sages de Sion", un livre imaginant un complot Juif mondial. On peut aussi admirer un concours de caricatures anti-israéliennes franchement antisémites.

Et puis ce tract: "Et si Hitler avait gagné, il n'y aurait pas de sang palestinien versé !"

Des propos racistes dans une conférence contre le racisme !

Du côté des Etats où a lieu la vraie conférence, la négociation est si tendue qu'elle vire au dialogue de sourds. Des pays claquent la porte. On assiste à de vraies passes d'arme entre les pays occidentaux et des pays radicaux. Un texte est finalement adopté mais il ne fait pas l'unanimité.

Controverse au sujet du conflit israélo-palestinien

La « conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les diverses formes d’intolérance » a été l’occasion de neuf jours de débats houleux, à la suite de l’appel lancé par certains pays en vue de rétablir la résolution 3379 de l’assemblée générale de l’ONU du 10 novembre 1975, révoquée après la conférence de Madrid de 1991, qui, outre des appels à l’autodétermination des peuples et contre l’apartheid en Afrique du Sud, condamnait « l’alliance impie entre le racisme sud-africain et le sionisme » et qualifiait ce dernier de « raciste ».
http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/1798889001011/durban-conference-racisme.fr.html.

L’Australie et le Canada ont alors dénoncé l’« hypocrisie » de la conférence qui ne servait pas la résolution du conflit israélo-palestinien mais qui cherchait surtout, selon le délégué canadien, « à délégitimer l’État d’Israël et à déshonorer son histoire et la souffrance du peuple juif ». D’autre part, les délégations des États-Unis et d’Israël quittent la conférence le 3 septembre, tandis qu’une déclaration finale contre le racisme est votée, à l’arraché, par la conférence.

Finalement, le 58e point du rapport final de Durban stipulait que « Nous rappelons que l’Holocauste ne doit jamais être oublié », le 61e point critiquait la « montée de l’antisémitisme et de l’islamophobie dans diverses régions du monde », tandis que le 63e point affirmait :
« Nous sommes préoccupés par le sort du peuple palestinien vivant sous l’occupation étrangère. Nous reconnaissons le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris Israël, et engageons tous les États à soutenir le processus de paix et à le mener à bien rapidement ».

Selon Malka Marcovich, l'ONU est financée à 90 % par des pays qui ont des systèmes démocratiques pour une machine de propagande qui sert une majorité de pays autoritaires.

Des démocraties en position de faiblesse, minoritaires. Pour comprendre ce renversement il faut faire un peu d'histoire.

A l'origine, cette commission a une mission: mettre en œuvre la Déclaration Universelle et protéger les Droits de l'Homme.
(Texte de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: http://www.un.org/fr/documents/udhr/)

Les Etats voyous profitent de la Commission des Droits de l'Homme pour faire la morale aux démocraties. Systématiquement mis en cause, les Etats Unis optent pour la politique de la chaise vide laissant ses adversaires occuper le terrain.

Le rapport de force a bien changé depuis la signature de la Déclaration Universelle. Le nombre des nations reconnues a été multiplié par quatre, la plupart de ces nouveaux pays sont hostiles à l'Amérique et ils font blocs.

L'ONU a refondé son Conseil des Droits de l'Homme en 2006 qui a toujours pour mission de mettre en œuvre la Déclaration universelle de 1948.
Mais la préparation de la conférence de Genève (dite Durban II) révèle, selon les termes de Robert Badinter, que "les droits de l'homme sont redevenus le lieu d'un combat idéologique".

Une bataille qui passe par la guerre des mots. Ainsi, la lutte contre le racisme doit-elle interdire de s'attaquer aux religions ? La question divisait les nations à la veille de Durban II

Trois groupes mènent la danse:
– le mouvement des Non-alignés dont Cuba et la Chine représente 115 pays.
– le groupe des Pays Musulmans est constitué de 57 pays.
– l'Union Africaine 53 pays.

Le principe des blocs (souvent contre nature) c'est de rester soudé. Alors les pays les plus modérés cèdent parfois aux dictatures.

En 2003, la présidence du Conseil doit revenir à l'Afrique. Surprise (ce n'est pas une farce), la Libye de Kadhafi a été élue à la présidence de la Commission des Droits de l'Homme.
Lors de la première séance sous présidence de la Libye, son représentant commence par une prière…

S'en est trop et les démocraties sont plus minoritaires que jamais !

Le jour de l'inauguration du nouveau bâtiment du Conseil, le représentant de Cuba savoure son "holdup up": "Ce jour est un grand jour. Cuba fait partie des membres fondateurs de ce Conseil et pas les Etats Unis. Cuba a été élue grâce au soutien de 135 pays. L'absence des Etats Unis est une juste punition pour leur mensonges, une punition morale pour leur arrogance impériale"

Les adversaires de l'Amérique triomphent. La plupart ne sont pas démocratiques et leur revanche passera sur le corps des Droits de l'Homme…

Désormais, tous les pays sans exception doivent venir présenter un rapport sur leur situation des Droits de l'Homme.
Et pour la Chine c'est une grande première pour ce pays qui use de la répression et ne respecte pas du tout les Droits de l'Homme. Mais à la tribune, lors de l'intervention chinoise tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Malgré les interpellations des pays démocratiques sur la situation en Chine les autres pays font bloc autour de la Chine. Cuba: "La Chine est un pays exceptionnel". La palme de la flatterie revient à l'Union Africaine qui remercie la Chine pour ses actions en faveur des Droits de l'Homme !

Cette mascarade c'est le "mal" qui ronge le Conseil.

Ces renvois d'ascenseur n'ont pas grand chose à voir avec la réalité des Droits de l'Homme en Chine et beaucoup à voir avec les liens économiques et idéologiques qui lient la Chine à ces pays.
La Chine a deux jours pour présenter son rapport final selon les recommandations du Conseil. La Chine n'a cédé sur rien et a rejeté les demandes. La délégation chinoise est satisfaite et plaide pour des Droits de l'Homme "sur mesure".

Certains pays mènent la bataille contre la Déclaration Universelle et pour la gagner ils ont trouvé une arme imparable: Dieu !

Dans cette bataille il existe un grand vainqueur: "L’islam ne sera pas crucifié dans ce Conseil !".

Depuis la réforme, les pays musulmans occupent près d'un tiers des membres du Conseil et ils parlent d'une seule voix, celle de l'OCI, l'Organisation de la Conférence Islamique. Un groupe fondé en 1969 pour faire front sur le dossier du Proche Orient (après la défaite des armées Arabes contre Israël lors de la Guerre des Six Jours) et promouvoir l'image de l'Islam.

L'initiative vient d'un pays qui n'a jamais signé la Déclaration Universelle l'Arabie Saoudite.

En 1990, les pays musulmans ont adoptés au Caire une Déclaration des Droits de l'Homme en Islam qui est basée sur la Charia. La Charia n'est pas compatible avec la Déclaration Universelle sur de nombreux points: sur les femmes par exemple, elle ne prévoit pas leur égalité en droit mais seulement en dignité.

En septembre 2008 au Conseil, la représente de l'Iran propose une solution pour lutter contre le viol "La chasteté pour mettre fin aux violences à l'égard des femmes et des petites filles" ! Au nom de la loi islamique de nombreux pays discriminent les homosexuels.
Selon le représentant de l'Algérie l'homosexualité est une "vision occidentalo centrique" pratiquée en occident mais ce n'est pas une vision universelle.

En Mauritanie, pays sous la loi de la Charia, l'esclavage perdure et reste pratiqué au nom de la religion.

S'il existe un lieu où l'on doit dénoncer l'esclavage, la lapidation, l'excision ou les pendaisons c'est bien au Conseil des Droits de l'Homme.

Il est devenu impossible de critiquer certains aspects de la Charia ou de l'Islam au sein du Conseil. Systématiquement les pays islamiques bloquent les débats : "La Charia ne doit pas être discuté ici" selon les représentants de l'Egypte et du Pakistan.
Il est donc devenu impossible de parler au Conseil du décalage qui existe entre la Charia, comme lapider une femme à mort, et la Déclaration Universelle. La censure s'est abattue sur le Conseil.

Les pays musulmans ont imaginé une stratégie pour pouvoir censurer toute critique de la Charia: faire passer toute critique de la Charia pour du racisme envers l'Islam, ce qu'ils appellent de "l'Islamophobie".

L'accusation d'islamophobie est devenue une arme pour faire taire les opposants en assimilant toute critique de l'Islam à du racisme.

En 2003, un expert des Nations Unies, Doudou Diani censé rédiger des rapports sur les Droits de l'Homme, est venu apporter un soutien à cette stratégie. Il préfère partir en guerre contre la critique des religions.
Ses rapports sont étrangement silencieux sur le racisme qui frappe les noirs dans les pays Arabes. Pour lui les véritables bourreaux sont les laïcs et les journalistes enquêtant sur l'islamisme.

Ainsi, il attaque les caricatures de Mahomet publiés dans un journal Danois Jyllands-Posten.

Ce n'est pas la lutte contre le racisme qui intéresse les pays de l'OCI mais bien la lutte contre le blasphème.

Les pays musulmans n'ont pas attendu les caricatures pour partir en guerre contre la liberté d'expression. Ils essaient de faire voter une résolution contre la diffamation des religions, en particulier la diffamation de l'Islam, depuis la fin des années 90.

L'Union Européenne s'est opposée à ce qu'un article relatif à la diffamation des religions soit intégré dans les Droits de l'Homme.

En 2008, la résolution est votée, avec l'aide de la Chine et de la Russie qui ne sont pas connus pour leur liberté religieuse, par 21 voix contre les 10 voix occidentales. L'air de rien le Conseil vient d'émousser la seule arme dont dispose les opposants contre les dictatures: la liberté d'expression.

Pour les esprits libres vivants dans des pays religieux, cette résolution interdisant la critique des religions est un vrai coup de poignard.

Dans certains pays islamistes l'accusation de blasphème sert à sacraliser l'Islam et à persécuter les autres religions. Afficher ostensiblement une autre croyance en public peut vous valoir une accusation de blasphème allant jusqu'à la peine de mort comme au Pakistan.

Paradoxe, les pays qui tonnent contre la diffamation des religions sont précisément ceux qui traitent le plus mal leurs minorités religieuses: Pakistan, Egypte, Iran. Les persécutions contre les minorités religieuses dans ces pays ne sont citées dans aucun rapport (voir les persécutions des Bahaïs en Iran, etc…).

Ils font appels au règlement du Conseil qui dispose que "les intervenants ne doivent nommer aucun pays en particulier" pour clore tout débat sur ces persécutions…

Pourtant, il y a un pays que l'Iran et ses alliés n'hésitent pas à nommer de façon quasi obsessionnelle: sur les 7 dernières sessions spéciales convoquées au Conseil 5 concernaient Israël !

Décembre 2008, en pleine Opération Plomb Durci à Gaza, le Ministre des affaires étrangères de l'Iran monte à la tribune: "… je demande une minute de silence. Je demande à mes frères et mes sœurs musulmans de réciter une prière pour les martyrs de Gaza." et il fait une prière en plein Conseil !  Le comble de l'hypocrisie venant d'un pays qui persécute son propre peuple est atteint.

Le Conseil des Droits de l'Homme est sous haute tension. C'est pourquoi il est probable qu'une nouvelle conférence contre le racisme soit "la bataille de trop".

A Durban, les négociations se sont déroulées dans un climat électrique. Les pays Africains et Non Alignés souhaitaient obtenir des réparations pour l'esclavage et la colonisation mais ne souhaitaient pas parler des discriminations qu'ils pratiquent aujourd'hui.

La prise en otage par des groupes extrémistes anti-israéliens et antisémites ont fait échouer les négociations. Israël et les Etats Unis ont quitté la conférence. L'Union Européenne alors présidée par la Belgique a choisi de rester espérant sauver le texte contre le racisme.

L'Union Européenne a dû faire deux conceptions majeures:
L'introduction du mot ambigu d'islamophobie (article 61 – 1)
– et une focalisation sur Israël le seul pays cité (article 63 – 2) !

Israël, une obsession hors sujet car ce pays démocratique,  ayant une haute éthique, respecte au moins autant les Droits de l'Homme que la plus part des pays Européens.

Cette obsession a permis d'occulter plusieurs discriminations dans les pays musulmans…

Comprendre les enjeux de Durban III "La Grande Mascarade de l'ONU".

Durban II

Neuf ans plus tard, c'est ce texte controversé que les Nations doivent renégocier à Genève au Conseil des Droits de l'Homme.

Le Canada, les Etats Unis et Israël redoutent la surenchère et boycottent la conférence. Se joignent à eux l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les Pays-Bas qui ne participent pas à la conférence pour protester contre les dérives antisémites.

La République tchèque, qui assure la présidence de l'UE, a annoncé son retrait définitif de la réunion.

L'Union Européenne est toujours à la table des négociations en ayant définie un certain nombre de "lignes rouges" et n'acceptera pas si cela devient un exercice d'antisémitisme et d'hostilité systématique à l'égard d'Israël ainsi que visant à limiter la liberté d'expression au nom de la diffamation des religions. C'est donc une participation conditionnelle.

Les débats tournent autour du concept de diffamation des religions, concept inacceptable pour les pays occidentaux.

Bras de fer entre pays occidentaux et musulmans sur la notion de "diffamation des religions", menaces de boycottage.

Cuba est sur la sellette. La "camarade" Maria Esther Reus, ministre de la Justice du régime castriste, s'est déplacée pour l'occasion. Elle défend le bilan de son gouvernement en matière de droits de l'homme.

C'est ce que l'on appelle l'EPU, l'examen périodique universel. Un nouvel outil, apparu en même temps que le Conseil, et qui confronte, tous les quatre ans, chaque Etat à trois rapports: le premier rédigé par le gouvernement concerné, le deuxième par le Haut-commissariat aux droits de l'homme, tandis que le troisième résume les remarques émises par les ONG. De l'avis de tous, une réelle "avancée".

Commentant à tour de rôle les documents, l'Algérie souligne "l'engagement sans relâche de La Havane pour la promotion des droits de l'homme", le Sri Lanka loue "l'avant-gardisme" du gouvernement castriste "dans sa lutte pour les droits politiques et sociaux", tandis que la République islamique d'Iran admire "les progrès accomplis" en dépit d'"un blocus étroit imposé par les Etats-Unis"…  

Blocs et diffamation des religions

Il persiste une logique de bloc depuis de nombreuses années. Et des "blocs", il en existe de deux natures.

Il y a, d'une part, ceux que les mécanismes du Conseil ont créés de facto, par le mode d'élection: le groupe Africain, le groupe Asiatique ou encore celui des pays d'Europe orientale, auxquels on applique des quotas de sièges.

Et il existe, d'autre part, des alliances "transcontinentales" sur la base d'entités politiques déjà existantes, comme l'Organisation de la conférence islamique (OCI) ou le Mouvement des non-alignés (MNA).

Plus révélatrice encore est la résolution adoptée, il y a tout juste deux ans, instituant, pour la première fois, la notion de "diffamation des religions". Cette réponse des pays islamiques à l'affaire des caricatures du prophète Mahomet a cristallisé les clivages politiques au sein du Conseil et sérieusement mis en cause le caractère universel des droits de l'homme.

La majorité automatique. Deux mots qui tempèrent bien des ardeurs et exaspèrent bon nombre d'ONG.

Au fond, une simple logique arithmétique. Qui manœuvre habilement les groupes Africain et Asiatique (disposant de 13 sièges chacun) contrôle la teneur des débats au sein du Conseil.

Face à cet ensemble, composé de pays émergents, les pays occidentaux font pâle figure.

Pour 13 sièges, ils s'arrangent pour présenter 13 candidats, et donc certains pays, comme la Chine ou l'Arabie Saoudite, sont automatiquement élus au sein d'ensembles dominants.

L'UE, le "plus petit dénominateur commun"

Les démocraties occidentales tentent ici de conserver leur autorité morale, dans un domaine où elles ont été précurseur. L'Union européenne, en tant que "bloc" au sein de ce Conseil, n'a pas comme seul obstacle sa faible représentativité.

La quête d'une politique commune [des pays européens membres du Conseil des droits de l’homme] aboutit souvent au plus petit dénominateur commun.

Et les Etats-Unis se sont montrés absents jusqu'à présent, sans l'être jamais tout à fait. Ils ont refusé, face à la prépondérance des blocs africain et islamiste, d'être membres en 2006, puis ont renoncé à leur statut d'observateur l'année dernière. Mais l'auditeur assidu des débats aura noté qu'ils sont bien souvent la cause de tous les maux.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à la tribune du Conseil

Lors du discours de M. Ahmadinejad, qui a une nouvelle fois qualifié Israël de "gouvernement raciste", les 23 ambassadeurs de l'Union européenne (UE) présents ont quitté la salle.

Ce retrait en cas de nouveaux propos mettant en cause Israël, était la seule chose sur laquelle les Européens avaient réussi à se mettre d'accord avant le début de la conférence.

La conférence n'est "pas du tout un échec" malgré les "insanités antisémites" proférées par le président iranien, a indiqué Bernard Kouchner !

Interrogé pour savoir pourquoi la France n'avait pas, comme les Etats-Unis, Israël et plusieurs pays européens, boycotté cette conférence, il a affirmé que "nous pouvions choisir comme les autres de faire le gros dos et de ne pas y aller" mais "la chaise vide, c'est facile et on s'en va et on crie sur les autres".

Il a réaffirmé que le discours de M. Ahmadinejad, qui a provoqué un tollé international et amené les pays de l'UE présents à Genève à faire sortir de la salle leurs ambassadeurs, était "inadmissible" de par ses "insanités antisémites".

Pour étouffer le scandale provoqué par les déclarations d'Ahmadinejad, l’ONU insiste sur l’importance de l’approbation d’un texte qui avait obtenu un large consensus lors de la dernière réunion préparatoire.

Les diplomates ont accéléré le processus pour empêcher d’autres pays de succomber à la tentation de partir.

Au final, le texte adopté a été nettoyé de tous les sujets de discorde. En particulier, les mentions d’Israël et de diffamation des religions, considérés comme des «lignes rouges» par les Occidentaux y ont été retirées tandis que le paragraphe sur la mémoire de l’Holocauste était maintenu, contre l’avis de l’Iran.

Durban III s'annonce comme un remake de Durban :

Plusieurs pays ont déjà marqué leur rejet de cette mascarade onusienne: les États-Unis, l'Australie, le Canada, l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Bulgarie.

"Le retrait de la Grande-Bretagne constitue un sérieux revers pour l'ONU et Durban III, et met la pression sur la France en particulier. Les Français peuvent s'attendre à ce que leur crédit moral sur la scène internationale soit entamé s'ils décidaient d'y aller sans la Grande-Bretagne et l'Allemagne."

Mme Bayefsky a ajouté:

"La Grande-Bretagne a pris la bonne décision en se retirant de Durban III. Durban III est un projet aventureux mal conçu destiné à piéger les dirigeants du monde, déjà présents à l'occasion de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU, qui cautionneraient par leur présence une entreprise irrévocablement entachée d'antisémitisme. La décision de la Grande-Bretagne marque un très important coup d'arrêt, bien que tardif, de la part d'États démocratiques à l'encontre de plates-formes opérant à l'ONU qui portent atteinte aux droits et aux libertés pour tous ".

En boycottant cette nouvelle conférence Durban III les démocraties occidentales permettront de mettre un terme à cette mascarade qui a servi de tribune aux pires dictatures mais qui a aussi muselée la liberté d'expression au nom de la lutte contre la diffamation des religions.

Texte et adaptation Jean-Marc MOSKOWICZ

Source: "La bataille des droits de l'Homme" de Caroline Fourest et Fiammetta Venner.

Article 61. Nous constatons aussi avec une profonde inquiétude la montée de l'antisémitisme et de l'islamophobie dans diverses régions du monde, ainsi que l'apparition de mouvementso14 racistes et violents inspirés par le racisme et des idées discriminatoires à l'encontre des communautés juives, musulmanes et arabes;

Article 63. Nous sommes préoccupés par le sort du peuple palestinien vivant sous l'occupation étrangère. Nous reconnaissons le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un état indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les États de la région, y compris Israël, et engageons tous les Etats à soutenir le processus de paix et à le mener à bien rapidement;

© Copyright Europe Israël et Israël-Flash. Reproduction autorisée avec un lien vers la source.

    

Documentaire en 3 parties "La bataille des droits de l'Homme" de Caroline Fourest et Fiammetta Venner.

 


ONU et droits de l’Homme Durban II – 1 par Europe_Israel


ONU et droits de l’Homme Durban II – 2 par Europe_Israel


ONU et droits de l’Homme Durban II – 3 par Europe_Israel

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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