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Un compromis de dernière heure semble peu probable entre Israël et l’AP


Un compromis de dernière heure semble peu probable entre Israël et l’AP

Le ballet diplomatique s’intensifie pour aider Israéliens et Palestiniens à reprendre langue afin d’éviter que l’AP ne déclare unilatéralement son État en septembre prochain et ne le fasse ensuite reconnaître par l’AG de l’ONU qui siègera alors à New York.

Des démarches encore incertaines, alors que tout le monde redoute pour cette période un regain des violences sur le terrain …

Encouragée par les demandes de l’administration Obama d’un gel de la construction dans les localités juives de Judée-Samarie, et galvanisée par l’incontestable succès de sa campagne de délégitimation de l’État d’Israël menée à plein rendement aux quatre coins du monde, la direction palestinienne déploie une stratégie qui s’appuie sur trois piliers :

 1/ Exiger – pour toute reprise éventuelle des discussions avec Israël – un gel total des constructions à Jérusalem-Est et en Judée-Samarie et que ces pourparlers reprennent là où ils s’étaient arrêtés en 2009 avec Olmert, mais surtout qu’ils reposent sur le principe d’un partage territorial basé sur les frontières d’avant 1967.

2/ Engager la procédure d’une déclaration unilatérale d’indépendance de l’État palestinien sur les territoires acquis par Israël pendant la guerre des Six Jours (Judée-Samarie, Gaza et Jérusalem-Est), et présenter une demande officielle de reconnaissance de cet État devant l’Assemblée générale (AG) de l’ONU – et non pas devant le Conseil de Sécurité (CDS) où les USA mettront en principe leur véto – laquelle ne pourra émettre alors qu’un simple avis « délibératif ».

3/ Demander aux foules palestiniennes de soutenir cette démarche en les préparant à descendre en masse en septembre dans la rue : Officiellement pour une « protestation non violente d’affirmation des droits légitimes du peuple palestinien à disposer d’un État indépendant », mais qui risque fort, cependant, de se transformer dans les faits en une 3e Intifada de feu et de sang, comme celle à laquelle a appelé Marouane Barghouti, l’ex-chef des Tanzim du Fatah (voir notre article du dossier sur les intentions mal-contrôlées d’Abbas). Et ce, alors même que de plus en plus de cadres du Fatah et de l’OLP s’avèrent réticents à une telle initiative politico-diplomatique qu’ils demandent de reporter d’un an pour mieux la préparer…
Israël souhaite revenir maintenant à la table des négociations « Abbas a pris la décision stratégique de s’adresser à l’ONU parce que cela ne lui coûte pas cher du tout, et aussi parce qu’il lui est difficile de renoncer à ses préconditions exorbitantes pour pouvoir rediscuter avec nous, a déclaré le Premier ministre Binyamin Nétanyaou, en expliquant la position israélienne. Voilà pourquoi notre premier souci est de nous assurer du véto américain au Conseil de sécurité. Mais cela n’empêchera pas qu’une majorité se dégage en septembre à l’AG de l’ONU pour reconnaître un État palestinien proclamé unilatéralement. (…).

Or, cette démarche n’amènera pas la paix : Elle ne fera que l’éloigner ». Et Nétanyaou d’ajouter : « Je suis prêt à rencontrer Abbas à tout moment ! Toutefois cela n’arrivera pas, parce que les Palestiniens veulent à tout prix saisir l’ONU et déclarer un État, sans faire nul compromis avec nous ! »

Inquiet du soutien que plus de 140 pays (sur les 194 États membres de l’ONU) pourraient prodiguer au nouvel État palestinien avec, en perspective après septembre, une série de mesures de boycott anti-israélien et de harcèlements juridiques contre ses représentants, Jérusalem combat sur plusieurs fronts diplomatiques pour tenter de désamorcer ou d’atténuer la démarche de l’AP :

1/ Harmoniser sa position avec celle des USA contre l’unilatéralisme de l’AP : A la fois en s’assurant du véto américain au CDS de l’ONU, mais aussi en affinant la base sur laquelle Israël sera prêt à reprendre les négociations avec l’AP. À savoir les énoncés assez précis du discours du président Obama fait en mai dernier au congrès de l’AIPAC sur « un retour de principe aux frontières de 1967, assorti d’échanges mineurs et négociés de territoires, censés refléter les changements démographiques intervenus sur le terrain depuis 1967 ».

 2/ Trouver un compromis avec l’Union européenne, voire l’ONU (deux des membres du Quartet comprenant aussi les USA et la Russie) afin de concéder « un retour de principe – mais aménageable – aux lignes de 1967 », à la condition toutefois que l’AP accepte enfin de reconnaître le caractère juif de l’État d’Israël et que le Quartet empêche le Hamas d’être un partenaire pour discuter de l’État palestinien.

3/ Préparer d’ores et déjà au pire – aux plans technique et psychologique – la police des frontières et Tsahal (dont des unités de réservistes entraînées à cet effet) à devoir contenir des manifestations houleuses, voire violentes le long des frontières Est et Nord (sans omettre celles de Gaza), mais aussi à l’intérieur même de la Judée-Samarie où des milliers de Palestiniens exaltés pourraient se diriger en masse vers certaines localités juives.

 

Source : Hamodia, par Richard Darmon





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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