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Le retour : Droit ou mythe ?


Le retour : Droit ou mythe ?

Les responsables sécuritaires prévoient une situation explosive en septembre, due aux attentes disproportionnées des Palestiniens. Lorsqu'ils verront leur espoir déçu, ce sera la troisième Intifada. Des événements, similaires à ceux qui se sont déroulés à la frontière nord, sont attendus, mais, cette fois, à l'intérieur d'Israël. Des milliers de Palestiniens tenteront, sans doute, de pénétrer en Israël.

Quatre experts renommés rapportent les circonstances qui ont conduit à la formation du problème des réfugiés palestiniens.

Le professeur Benny Morris est convaincu, que les Palestiniens trompent le monde entier, cherchant uniquement à reprendre Israël. Il déclare : « Israël a bien fait de refuser le retour des réfugiés en 1948. Elle savait déjà qu'ils formeraient une cinquième colonne, et qu'ils seraient majoritaires en Israël. L'argument démographique reste légitime dans de nombreuses communautés du monde. »

Morris pense que Olmert et Beilin ont commis une erreur, en acceptant symboliquement le droit au retour des réfugiés.

Stopper les émeutes

Le professeur Yoshua Porat, a déclaré : « Les Palestiniens n'abandonneront jamais leurs revendications, car c'est une arme efficace contre nous ».

Il affirme qu'Israël ne doit intégrer aucun réfugié ou descendant, au nom d'une « solution au problème palestinien »'. « Il faut stopper les émeutiers palestiniens, affirmer qu'il s'agit d'une population étrangère et hostile, et que nous ne souhaitons pas modifier le caractère national de notre pays ».

Le professeur Raphi Israëli, expert dans l'histoire de l'Islam et du Moyen-Orient, a immigré en Israël du Maroc, en 1950. Il a vécu, des années, dans un camp de transit. Israëli, lui-même ancien réfugié, compare la situation des réfugiés palestiniens à celle des réfugiés juifs : « Deux événements historiques, avec un nombre presque identique de réfugiés ; des milliers d'Arabes qui ont abandonné Israël, contre des milliers de Juifs qui ont quitté les pays arabes ». Il déclare, qu'à la différence des Arabes, nous nous sommes réintégrés en une décennie et demie.

Israëli revient sur l'article 20 de la Convention nationale palestinienne, jamais modifié ou abrogé. L'article soutient que les Juifs ne sont pas un peuple, et qu'ils ne peuvent prétendre à un pays. « Abou Mazen se base sur cet article pour refuser de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif et revendiquer le droit au retour. Ils savent que si cela arrivait, il y a aurait une majorité d'Arabes, ce qui anéantirait Israël ».

Immigré ou réfugié ?

L'historien et professeur Yoav Gelber prétend que le récit des Palestiniens sur les réfugiés, souffre de graves lacunes. Il met en évidence la fausse identité de « réfugié palestinien » que s'est inventé le professeur Edouard Saïd, l'un des principaux idéologues des années 70 et 80. Il s'avère que Saïd a immigré au Caire avec sa famille à l'age de deux ans.

Il pense que cela reflète le sentiment de culpabilité, éprouvé par l'élite palestinienne, pour avoir abandonné son peuple dès le début de la guerre. « Le récit palestinien parle d'expulsion, mais cela est démentie par les preuves. Une grande partie des élites est partie du fait de la détérioration de la situation économique. Un autre groupe, composé de dizaines de milliers d'Arabes venus du Liban, de Syrie et d'Egypte, pour la plupart commerçants et professionnels, est reparti avant la guerre. Un autre groupe, qui avait immigré des villages vers la ville, est simplement retourné dans les villages. Enfin, un autre groupe bédouin, ayant établi son camp dans des régions juives, ou aux frontières, est reparti. Personne n'a été expulsé ».

Le professeur Gelber précise : « Au début de la guerre, 70 000 Arabes habitaient Haïfa, et en avril 1948, avant que la « Haganah » n'entre à Haïfa, il ne restaient que 37 000 arabes. La moitié de la population est partie avant même que les véritables combats ne débutent. La direction juive a supplié ceux qui restaient de ne pas partir, mais ils ont refusé ».

« La plupart des Arabes sont partis par peur de la guerre, influencés par les rapports de propagande arabe sur des massacres perpétrés par Tsahal et le Lehi ».

Selon Gelber, ceux qui se sont enfuis ont voulu légitimer leur fuite, en accusant d'autres personnes.

Benny Morris parle de deux mensonges inventés par la propagande palestinienne : « Premièrement, les Palestiniens omettent totalement de parler de la guerre civile entre les communautés palestinienne et juive, entre novembre 1947 et mai 1948, guerre initiée par les Palestiniens.

Le second mensonge porte sur le fait que le départ est la conséquence d'une expulsion organisée ».

Selon lui, se sont les « commissions locales et les commandants des différentes milices, qui ont encouragé les habitants des villages et des quartiers fortement peuplés, à évacuer les habitants ».

Les Palestiniens soutiennent que le fameux « Plan Dalet » de la Haganah, était à l'origine de l'expulsion des Arabes d'Israël. Morris explique : « Le plan Dalet avait pour objectif de sécuriser le pays, ses frontières et ses routes. Il devait empêcher l'ennemi de couper le Néguev de la Galilée, d'envahir la plaine côtière et d'isoler Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem ».

« Le plan accordait, aux divisions armées, la liberté de conquérir les villages arabes, de les détruire en cas d'opposition, et de déplacer les habitants, mais pas de les expulser d'Israël. Il n'a jamais été question de politique d'expulsion des habitants arabes ».

Kenneth Bilbi, un écrivain américain, a écrit que « le départ des Arabes, du moins au début, a reçu le soutien de nombreux dirigeants arabes et du Comité supérieur arabe… Ils pensaient que les Arabes d'Israël fuiraient vers les pays voisins et qu'une fois l'invasion arabe terminée, les Arabes pourraient revenir chez eux et recevoir, en compensations, les biens des Juifs jetés à la mer »…

Tous pensaient que les armées arabes contrôleraient rapidement le pays.

Porat, Israëli, Gelber et Morris précisent que partout ailleurs des dizaines de millions de réfugiés ont été réintégrés ou transférés sans que personne n'en parle.

Ils nous conseillent de nous en souvenir quand leurs descendants se tiendront à nos frontières; selon eux, le droit au retour est suicidaire.

 

Source : Le P’tit Hebdo, Israel Ayom – De Nadav Shragay (Traduction : Karine Schwartz).





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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