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Lettre à l’attention de Mmes et Mrs les Professeurs d’Histoire Par Alain Rubin


Lettre à l’attention de Mmes et Mrs les Professeurs d’Histoire Par Alain Rubin

Le 8 juillet 2011

A l’attention de Mesdames et Messieurs les Professeurs d’Histoire
Responsables et membres
De l’association des Professeurs d’Histoire

Nancy

Objet : nouveaux manuels d’Histoire

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Mesdames et Messieurs, Annie Claustres, Pascale Dubus, Franck Schwab, Etienne Jolet, Pierre Pinon, Eric de Chassey, Jean Marie Guillouet, Pierre Sesmat

 

Mesdames Messieurs,

Votre place dans la société vous confère une responsabilité toute particulière.

En effet, vous êtes un maillon, en principe, de la transmission du passé de cette nation, et du passé de ses rapports avec les autres nations, ainsi que du passé de l’Humanité qui a produit la civilisation qui forme notre substrat moral et intellectuel.

Toute société doit se reproduire, si elle ne veut pas se dissoudre et s’autodétruire.

Depuis les années 70 du siècle passé, une mécanique s’est mise en route, actionnée par des irresponsables pour lesquels : « l’instruction n’était pas le premier besoin du Peuple après le pain », pour paraphraser Danton.

Learn Hebrew online

L’Histoire a été une de ces matières qui ont subi la hache des « réformateurs ».

En sus de l’affaiblissement des connaissances des faits ayant produit cette nation -dont la grande révolution, comme le symbolisera le poète Heinrich Heine dans le texte « les deux grenadiers », a modifié la face de la planète, en brisant les vieux rapports seigneuriaux dans toute l’Europe et au-delà -, on a, de manière obstinée, voulu mettre de la contemporanéité dans les cours et les manuels d’Histoire, se traduisant par  un enseignement devenant partisan.

Devenant partisan, l’enseignement cesse d’être une transmission de connaissances s’imposant une neutralité scientifique pour devenir un outil de manipulation et de formatage, en relation avec les conflits politiques qui agitent l’instant.

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D’un côté, comme vous êtes bien placés pour le savoir, on a décrété que le terme « shoah », un mot hébreu, était connoté comme une expression religieuse à rejeter de l’enseignement et des manuels, lorsque le professeur aborderait le sujet de l’entreprise de totale destruction physique et morale du peuple juif. Rappelons la particularité de l’entreprise d’anéantissement, qui s’industrialisera, traquant et assassinant, depuis le nourrisson juif jusqu’au moribond, en passant par les enfants, les hommes, femmes et les vieillards, mise quotidiennement en œuvre par les nazis, leurs associés et leurs compagnons de route de toutes couleurs et toutes religions.

Comme vous le savez, il deviendrait une faute professionnelle d’employer le mot hébreu qui désigne ce génocide aux contours et à l’ampleur spécifiques.

A l’inverse, un autre mot, un mot arabe celui-là, devrait en France entrer dans l’enseignement de l’Histoire, au moment où viendra la question de cours du conflit proche-oriental opposant les Etats, les gouvernements et les peuples arabes et/ou arabisés, à l’Etat national du peuple juif restauré sur moins du quart de sa surface historique qui devait constituer l’aire du Foyer national partagé avec les autres populations locales (Arabes, populations plus ou moins arabisées : circassiens, Bédouins, Druzes, anciens esclaves africains, Arméniens, Grecs, magrébins, balkaniques de l’ancien appareil militaire et administratif ottoman…). Ce mot c’est « naqba ».

Comme vous ne pouvez pas ne pas le savoir, son emploi, dans un manuel scolaire comme celui mis en cause, est placé en position symétrique avec celui qu’il deviendrait interdit de prononcer : shoah.

Le manuel, démentez-moi si je me trompe, emploie le terme « naqba », sans dire qu’il est né en 1920, pas en 1948.

 

L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes, elle est appelée année de la catastrophe, « A’ma al-naqba ».

 

Démentez-moi  si je me trompe : le manuel, qui emploie le mot naqba, passe sous silence qu’il n’est pas né en 1948, mais sous la plume d’un écrivain arabe chrétien hostile aux décisions de la SDN  de 1920-1922 qui, -en créant une Palestine qui n’avait jamais eu d’existence comme entité politique, administrative et militaire en dehors d’une très brève période de la domination romaine dans cette partie du monde-, séparait de la Syrie ce petit territoire. La « naqba », c’était la séparation d’avec la Syrie.(remis au goût du jour et institué comme jour du souvenir par Yasser Arafat des décennies plus tard)

En outre, mais si je me trompe encore, démentez-moi : le manuel -parlant du conflit armé, commencé le 15 mai 1948 par l’entrée en guerre des pays de la Ligue arabe voisins de l’Israël restauré sur une portion de son aire ancienne- omet de lier l’entrée en guerre de ces pays à l’appel à la guerre sainte lancé pour « tuer jusqu’au dernier » les Juifs d’Israël.

Le manuel omet de signaler : que l’appel des Frères musulmans, lancé en réponse au vote des Nations-Unies, sera relayé par le Président de la Ligue arabe.

Mais peut-être, me direz-vous, que ces faits là n’ont pas à être mentionnés…

Mesdames et Messieurs les Historiens, si c’était le cas : les citoyens de ce pays seraient en droit, et même en devoir, de s’interroger sur les fondements déontologiques de la profession de professeur d’histoire, telle que vous la concevriez et telle que le manuel la concevrait.

Rappelons ici, au cas fort étonnant ou vous ne le sauriez pas, ou si vous l’aviez oublié, que la guerre, visant à assiéger et à exterminer les Juifs du Ichouv devenu Israël restauré, commencera en novembre 1947. Elle commencera comme djihad destiné à poursuivre le combat qui avait mené le Mufti Husseini à participer activement à la formation des unités de Waffen SS balkaniques (les Anschar, de sinistre mémoire, qui participeront activement à la traque et à la mise à mort des Juifs des Balkans ainsi qu’aux actions meurtrières menées contre les partisans titistes et contre les villages sympathisants des partisans, traités par les Anschars comme le sera Oradour-sur-Glane).

Les Frères musulmans participeront activement à l’affaire, avec leurs objectifs exterminateurs.

Il suffit d’aller actuellement sur les sites palestiniens pour apprendre que, ici, là ou ailleurs, les Frères musulmans et des « guérilleros locaux » menaient en 1947-48 les actions guerrières, exterminatrices dans leurs buts, contre les Juifs. Ce sont des faits.

Ce sont des faits, comme sont des faits encore, les appels répétés de la municipalité socialiste de Haïfa pour que les nombreux Arabes de cette cité (plus de 60000 personnes), qui ne se considéraient pas encore Palestiniens, restent vivre aux côtés des Juifs de toutes conditions sociales. Parmi les futurs Palestiniens de Haïfa, nombreux étaient ceux qui aspiraient à répondre aux invitations pressantes des organisations juives, ouvrières et socialistes, et à celles de la municipalité de Haïfa, pour construire ensemble un pays dont tous seraient copropriétaires, comme le dira solennellement David Ben Gourion dans la proclamation d’indépendance du 15 mai 1948.

Mais le Mufti Husseini, ses hommes liges et les réseaux des frères musulmans, mais les chefs de la Ligue arabe, tous veillaient pour que soient réalisées les conditions de la guerre d’extermination devant achever ce que l’on ne devrait plus nommer sous le nom hébreu dans les manuels et les cours, à savoir la shoah. Pour cela, il fallait que les milliers de futurs palestiniens, qui n’étaient pas enthousiasmés par la guerre djihadiste jusqu’au dernier Juif, ne soient pas présents sur les lieux où l’affaire devait se mener.

Sept à huit cent-mille futurs Palestiniens, devenant réfugiés, jamais intégrés dans les pays d’accueil, c’est bien évidemment un drame.

C’était un drame, comme celui des douze millions d’allemands auxquels on a fait payer les crimes nazis, en les expulsant de Prusse orientale, en les chassant manu-militari de la région de la Volga, en les poussant dehors des Sudètes, de Silésie, des Carpates roumaines.

C’est un drame, comme celui du million de Juifs expulsés pour leur sympathie, réelle ou supposée, envers Israël. Ces Juifs vivaient, pour certains, depuis des siècles et des siècles, voire plus de deux mille ans, dans les pays « arabo-musulmans », dont les gouvernements les dépossèderont de tout et les chasseront.

Mais la « naqba », dont parle le manuel que vous soutenez, semble-t-il- est d’abord et avant tout le fait que les Frères musulmans et les chefs de la Ligue arabe ont déclenché une guerre totale exterminatrice qu’ils ont perdu.

C’est cela qui est caché. Alors comment parler ici d’un manuel d’Histoire dont vous seriez solidaires ? Cacher cela, ce serait utiliser, pour l’enseignement dans un établissement public et laïque, un manuel « d’histoires », un manuel d’à peu près…

Vous me direz, en guise d’objection : mais est-ce que l’on a le temps de parler de tout cela ?

Est-ce qu’on a le temps, en classe, pour être aussi précis, et est-ce qu’on ne va pas choquer certains élèves qui ont des points de vue partisans sur le sujet ??

Certes, le temps est court, mais alors, faut-il que la question du Proche-Orient et de ses conflits*1, dont ceux provoqués par les oppositions à la renaissance nationale juive dans l’aire où elle est née il y a plusieurs millénaires et s’est toujours maintenue, quoi que certains veulent faire croire, soient à l’ordre du jour d’un programme d’histoire dont la manière de « survoler » l’amène à déformer, ignorer des faits majeurs  et à prendre parti ?

Je vous remercie pour votre aimable lecture et je serai heureux de vous lire à mon tour.

 

Bien cordialement

 

Alain Rubin

PS *1

Je parle ici de conflits, au pluriel, parce qu’en effet, l’effondrement de l’empire ottoman sera marqué par plusieurs actions de type pogromistes contre différentes populations, en particulier, pour les plus importantes : les massacres, puis le génocide des Arméniens.

Il sera marqué aussi, par les massacres de milliers d’Assyro-chaldéens chrétiens, au début des années vingt du siècle passé ; comme il reste marqué par l’oppression des aborigènes égyptiens, les Coptes chrétiens. Oppression, véritable ségrégation basée sur le statut d’Omar,  qui s’est aggravée depuis la fin du régime Moubarak et plus encore depuis la « révolution du printemps arabe ».

Aschkel.info

 

 

Le dossier d'Europe Israël :

L’association des professeurs d’histoire et géographie couvre le révisionnisme des manuels d’histoire !

L’enseignement du mépris chez l’éditeur de Jules Isaac

France: « L’affaire des manuels scolaires pro-palestiniens » Suite…

France : Un manuel d’histoire pour les classes de premières réécrit l’histoire du Moyen Orient et efface le nom d’Israël…

Les manuels scolaires des éditions Hachette sont anti-israéliens ! Cette fois pour les classes de 4ème !

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