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Droit de réponse Europe Israël aux 2 articles de Rue89


Droit de réponse Europe Israël aux 2 articles de Rue89

Notre association a été mise en cause à deux reprises dans des articles publiés par Rue89 c’est pourquoi notre association souhaite apporter les réponses suivantes :

Notre association a été mise en cause à deux reprises dans des articles publiés par Rue89 c’est pourquoi notre association souhaite apporter les réponses suivantes :

Concernant l’article « Des difficultés d'enseigner le conflit israélo-arabe en France par Sébastien Ledoux et Samuel Ghiles Meilhac publié le 11 juillet 2011 »

Europe Israël rappelle que contrairement à ce que prétend l’article, le conflit israélo-palestinien est pour la première fois introduit dans les manuels d’histoire pour la rentrée de septembre 2011.

Jusque là personne n’avait eu à se préoccuper de l’enseignement de cette période historique.

L’article affirme que « le document et le texte incriminés correspondent tout à fait aux avancées de l'historiographie israélienne elle-même » ce qui est une affirmation mensongère :

En effet, ces ‘’nouveaux historiens israéliens’’ ne sont qu’une toute petite poignée et leur lecture de l’histoire est très controversée au sein même des universités israéliennes, ce que ne signale pas cet article.

En revanche, tous les historiens sérieux depuis 63 ans s’entendent pour affirmer que le départ des populations arabes (et non « palestiniennes » comme l’affirmait faussement le manuel d’histoire) est dû à plusieurs causes dont les principales sont :

  • L’appel du Haut Comité Arabe à quitter le pays en attendant de rejeter « les Juifs à la Mer » notamment.
  • La peur de la guerre civile.
  • La peur des difficultés économiques suite au départ des Anglais.

Affirmer que la « Nakba » est l’expulsion des « Palestiniens » par l’armée israélienne est donc un mensonge sur plusieurs points :

                1/ La « Palestine » sous mandat britannique était pour partie arabe mais aussi pour partie juive.

                2/ Comme il est indiqué plus haut le départ des populations arabes est dû à plusieurs causes.

                3/ Le mot « Nakba » n’a été instrumentalisé qu’à la fin des années 1960 par l’entourage de Yasser Arafat à des fins de propagandes (Yasser Arafat étant lui-même égyptien et non « palestinien »).

Il est donc faux d’affirmer comme le font les auteurs de cet article que « les conséquences de la guerre de 1948 sur les populations civiles palestiniennes, sont maintenant intégrées dans les milieux académiques israéliens » tel qu’ils les présentent de façon tout à fait partiale.

Il ne sera pas dit également dans l’article, que nulle académie israélienne n’adopte à ce jour une version stipulant que l’état d’Israël, renaissant alors, avait des projets de « conquêtes », responsables en conséquence de « l'exode de près de 700 000 Palestiniens », ni que ces derniers ne furent « expulsés » par les soins d’une armée et d’un peuple en prise alors dans un combat existentiel.

Les ‘’nouveaux historiens’’ ne sont donc ici que l’alibi d’une propagande qui se cache et qui dénonce, sans ciller, ces associations juives françaises -récalcitrantes à cette version de l’histoire- d’avoir une « logique politique qui suit les courants politiques israéliens » (sic) !

Raisonnement qui autorise en conséquence ces ‘’intellectuels’’ évidemment ‘’neutres’’ à faire accroire que la version première du livre scolaire serait ainsi conforme à la réalité.

L’article de ces messieurs poursuit ainsi : « Les logiques d'action militante liées au conflit actuel israélo-palestinien ne peuvent ainsi prendre en otage le travail de retraduction scolaire de faits historiques établis par le discours scientifique. L'action actuelle des associations juives concernées contrevient à l'analyse historique telle qu'elle s'est élaborée au gré des travaux scientifiques. Elle relève ainsi d'une position de principe, conforme à leurs intérêts, mais éloignée de l'horizon de vérité scientifique auquel prétend légitimement l'enseignement de l'histoire. »

Nous devons rappeler que notre intervention ne s’est portée que sur l’édition Hachette du manuel d’histoire de 1ère et non sur les manuels de 1ère édités par les autres maisons d’édition qui ont pris le soin d’être beaucoup plus objectives dans leur rédaction.

La maison Hachette a reconnu de suite que les pages incriminées n’étaient pas objectives et qu’elles relataient de façon très partiale les faits historiques. C’est pourquoi elle a aussitôt retiré ces manuels.

Monsieur Zachary lui-même reconnait que les pages incriminées ont échappé à sa vigilance et qu’elles nécessitent une réécriture beaucoup plus objective et conforme aux diverses thèses historiques.

L’association Europe Israël n’a pas pour habitude de mettre en cause les travaux des historiens quelque soit leur vision du conflit israélo-arabe. Mais en l’espèce il s’agissait d’un manuel scolaire d’histoire diffusé à toutes les classes de 1ère qui, par les erreurs ou interprétations mensongères historiques, ne pouvait conduire qu’à influencer les élèves dans leur perception du conflit.

Au contraire de messieurs Sébastien Ledoux et Samuel Ghiles Meilhac qui semblent avoir des positions pro-palestiniennes tranchées, nous nous inquiétons que certains rédacteurs « réécrivent » l’histoire selon leur perception politique des faits historiques.

Si personne ne réagit, demain la Shoah disparaitra des manuels d’histoires pour ne pas « froisser » certains élèves, puis ce sera le tour de Charles Martel et bien d’autres.

Enseigner l’histoire en France ne peut se faire par des concessions clientélistes pour ménager une partie de la population. De même, les opinions politiques de certains rédacteurs ne peuvent permettre de tronquer l’histoire à des fins propagandistes.

Le second article publié sur Rue89 : « Palestine : pression de l'association Europe-Israël sur un éditeur scolaire par le Yéti le 8 juillet 2011 » affirme à son tour que les « expulsions de populations palestiniennes furent bel et bien une réalité historique ».

Là encore les mêmes remarques s’appliquent et cette vision est purement tronquée, tous les historiens s’accordent pour dire que les raisons des départs des populations « arabes » (et non « palestiniennes ») sont multiples comme indiqué plus haut.

Cet article va encore plus loin dans le mensonge puisqu’il affirme que les Juifs ne représentaient que 17% de la population palestinienne sous mandat britannique.

Il convient de rappeler à monsieur Yéti que la Palestine sous mandat Britannique recouvrait également la Transjordanie en plus des territoires qui constituent Israël d’aujourd’hui. Que si la Transjordanie était effectivement majoritairement arabe, la partie ouest de la Palestine où a été créé l’Etat d’Israël (la partie côtière) était majoritairement juive depuis des siècles.

C’est pourquoi la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) a voté à San Remo en 1922 le partage de la Palestine sous mandat en deux états, l’un Juif représentant 23% de la Palestine mandataire et un Etat Arabe (Palestinien) représentant 77% de la Palestine. Cet Etat arabe-palestinien a été créé et est devenu ce que l’on appelle la Jordanie, peuplé de plus d’une grande majorité de palestiniens.

Ainsi monsieur Yéti entend à son tour réécrire l’histoire en minimisant la présence juive en Palestine. Il est donc mal placé pour donner des leçons de prosélytisme comme il le fait : « l'habituelle antienne ressassée par ces mouvements prosélytes, basée sur une vérité historique douteuse et remise en cause par une partie de la communauté juive elle-même. »

En fait de vérité historique, Monsieur Yéti considère qu’une carte censée représenter le Plan de Partage de la Palestine de 1947 mélangée aux conséquences de l’attaque des armées Libanaise, Syrienne, Egyptienne, Jordanienne et Irakienne (dont le manuel omet de parler) n’est qu’une « maladresse ».

Une maladresse peut-être, mais qui laisse supposer à la lecture de cette carte les points suivants :

1/ il y aurait existé un Etat arabe au côté d’un Etat Juif, ce qui est faux puisque les arabes palestiniens n’ont jamais eu de revendication d’indépendance jusqu’à la fin des années 1960. Leur lutte consistait uniquement à vouloir détruire l’Etat d’Israël naissant.

2/ Cette carte parle des territoires « conquis » par l’armée israélienne à l’issue de le Guerre d’Indépendance en 1949 et non en 1947. Territoires conquis uniquement par un retournement de l’agression des armées Arabes citées plus haut.

Enfin, puisque Monsieur Yéti semble vouloir accorder de l’importance à la NAKBA, concept instrumentalisé par l’entourage d’Arafat vers les années 1970, il eut été objectif d’informer le lecteur que le départ des réfugiés arabes était dû à diverses causes.

S’arrêter à la seule cause d’une prétendue expulsion par l’armée israélienne c’est accréditer une thèse propagandiste minoritaire et controversée, car elle n’explique en rien pourquoi la grande majorité des arabes palestiniens sont restés en Israël au lieu de fuir.

Il eut été également objectif en citant les 700 000 réfugiés arabes comme l’une des conséquences de la Guerre d’Indépendance de 1948 de citer également les 600 000 réfugiés Juifs fuyant les parties arabes comme une autre des conséquences de la Guerre d’Indépendance.

Quant au reste de l’article de Monsieur Yéti, nous l’invitons à relire notre texte de présentation de notre association au lieu d’extraire quelques phrases d’un article totalement hors contexte afin de nous stigmatiser comme de dangereux sionistes.

N’en déplaise à Monsieur Yéti, notre association européenne compte plus de 60 % d’adhérents et sympathisants non juifs qui se reconnaissent dans le soutien à Israël et la lutte contre la désinformation permanente auquel ce Monsieur contribue largement.

Jean-Marc MOSKOWICZ
Président d’Europe Israël

 

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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