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Vidéos: la libération de Jérusalem – texte “Jérusalem l’irremplaçable”


Vidéos: la libération de Jérusalem – texte “Jérusalem l’irremplaçable”

Aujourd'hui les israéliens fêtent "Yom Yeroushalayim" la réunification de Jérusalem une et indivisible lors de la Guerre des Six jours en 1967. Ce jour là les troupes de Tsahal entrèrent dans Jérusalem après d'âpres combats contre les Jordaniens qui occupaient la ville depuis la guerre d'Indépendance de 1948. Ils libérèrent la ville après près de 20 ans d'occupation jordanienne (occupation qui n'a d'ailleurs jamais ému le prétendu peuple palestinien…°. Voici présentée en vidéo la libération de Jérusalem par les troupes de Tsahal, suivi par un texte de Andre Neher “Jérusalem l’irremplaçable”

Vidéos émouvantes de la libération de Jérusalem, de l'arrivée des soldats israéliens au mur des "Lamentations", le Kotel…

“Jérusalem l’irremplaçable” Par Andre Neher

“En diaspora, j’étais déchiré idéologiquement, soit homme dans la rue, et Juif à la maison ; soit l’inverse, Juif fier dans la rue et homme tout simplement à la maison.
 
A Jérusalem, je suis simultanément, indéchirablement, à chaque moment de vie, homme et Juif à la fois.
En diaspora, j’étais déchiré sentimentalement , l’amour pour Jérusalem, je l’ai chanté à la fiancée lointaine, mais sans qu’il y ait unisson, rencontre.
A Jérusalem : c’est le chant d’amour à celle que j’aime dans le rythme de la rencontre et du dialogue quotidien entre époux.
En diaspora, j’étais déchiré politiquement : le tiraillement de ce que les autres appellent la double allégeance.
A Jérusalem, je n’ai qu’une seule patrie, une seule capitale. Même s’il y a des désaccords, des querelles -et il y en a-, il y a un consensus fondamental, celui du sentiment d’appartenir, indéchirablement, à un seul et même bayit, la Maison d’Israël.”
 
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Dans un passage émouvant des Frères Karamazov, Dostoïevski raconte comment le petit Ilioucha, qui va mourir, propose à son père, le capitaine Sniéguiriov, une ultime consolation : “quand je serai mort, prends un bon garçon, un autre ; choisis le meilleur d’entre eux, appelle-le Illioucha et aime-le à ma place…” Mais Sniéguiriov s’écrie d’un ton farouche, en éclatant en sanglots : “Je ne veux pas de bon garçon, je n’en veux pas d’autre… Si je t’oublie, Jérusa/em, que ma langue reste attachée…”
Ainsi l’auteur russe, nourri de Bible, a-t-il admirablement exprimé l’idée qu’aucune chose au monde ne saurait évoquer le thème de l’irremplaçable autant que Jérusalem.
 
Or, cet entrelacement de Jérusalem et de l’Irremplaçable, aucune conscience humaine ne le ressent avec autant de force obstinée et de poignante évidence que la conscience même qui en fit la découverte sur les bords des fleuves de Babylone et qui, depuis, sans interruption, ni suspension, ni pause, ni parenthèse, l’éprouve, le proclame, le chante et le crie tout au long de l’histoire : la conscience juive.
Car la conscience chrétienne a trouvé, très tôt, une autre Jérusalem à Rome et au Ciel ; la conscience musulmane, elle aussi, en a, dès son éveil, construit une autre à la Mecque et à Médine; et la conscience agnostique, enfin, en a édifié d’autres à Paris, à New-York, à Moscou ou à Pékin.
Seuls les juifs, bien avant qu’il n’y ait des Chrétiens, des Musulmans, des fidèles d’un troisième testament, ont refusé d’en vouloir une autre, et, depuis, avec une constance aussi farouche que celle de Sniéguiriov, persistent dans leur refus de remplacer Jérusalem, fût-elle ruine et poussière, par une autre Jérusalem, fût-elle céleste ou édénique.
 
Je n’en veux pas d’autre, se sont-ils écriés, les Juifs, dans les amers sanglots des nuits et dans les timides lueurs des aubes, je n’en veux pas d’autre, a-t-il grincé des dents, le Juif, à moins qu’il n’esquissât un sourire amer, chaque fois que sur la route de son Exil, quelqu’un lui proposait l’échange, la halte définitive et apaisante en une Jérusalem autre que celle qui, là-bas, sur son rocher, paraissait bien morte et ne pouvait plus lui offrir que les pierres d’un Mur vieillissant, dont bientôt on allait, de surcroît, lui interdire l’accès.
 
Je n’en veux pas d’autre, car jamais l’exil n’a été pour moi une marche déboussolée ou forfuite ; jamais dans les pires fuites je n’ai été un nomade sans repères ; jamais, que ce fût sur les bûchers ou dans les cendres dispersées au hasard des vents. Chacun de mes pas avait un sens ; jamais je n’ai été le Juif Errant, car j’ai toujours été le Pélerin de Jérusalem. Chacune de mes errances était orientée : jamais je n’ai été l’Installé, car mes prières, mes offrandes, mes nostalgies et souvent mes pas faisaient de moi le perpétuel Amant de Sion. Chacun de mes martyres était un sacrifice, car le rêve inépuisable de mon peuple transférait la plus humble, mais aussi la plus douloureuse de mes cendres au Mont des Oliviers.
Ainsi l’Exil lui-même était-il une route, la route du retour à Jérusalem.
 
Et maintenant que cette route m’a amené à Jérusalem, maintenant que cette route a pour nom Israël, et qu’elle existe, là-bas, édifiée, bordée de larmes et de rires, d’arbres et d’êtres humains aussi nombreux que les millions d’irremplaçables qui n’avaient d’autre nom sur leurs lèvres en vivant et en mourant que celui de Jérusalem, maintenant que Jérusalem n’est plus le symbole de l’Irremplaçable, mais qu’elle en est ma réalité, maintenant vous voudriez que moi, Juif, j’en aime une autre, j’en veuille une autre, j’en accepte une autre ?
 
Extrait de Dans tes portes, Jérusalem,, p. 11-13, éd. Albin-Michel, 1972.

 

Déclaration de Benjamin Netanyahu devant l’AIPAC :        
 
"Jérusalem n'est pas une colonie" mais la capitale d'Israël. "Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui. Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale" 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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