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L’extrême gauche allemande envahie par l’antisémitisme


L’extrême gauche allemande envahie par l’antisémitisme

Die Linke, le Parti de la Gauche radicale allemande si sévère avec Israël, peine à cacher son antisémitisme.
 

Die Linke a  voté une résolution un peu plus tôt dans le mois, visant à empêcher ses députés et employés de participer à la prochaine flottille pour Gaza, tandis que la Bande de Gaza est toujours contrôlée par l’organisation terroriste Hamas.
En dépit de cette résolution – qui appelle aussi à en finir avec le boycott des produits israéliens et la demande de dissolution de l’Etat juif -, Die Linke continue à nier l’antisémitisme qui sévit dans ses rangs.
 
Selon une étude allemande intitulée « Les antisémites partenaires de coalition » réalisée le mois dernier, « une nouvelle force s’est installée au sein du Parti, qui tolère des positions antisémites ». Ses auteurs, les politologues Samuel Salzborn (Université de Giessen) et Sebastian Voight (Université de Leipzig), critiquent sévèrement les attitudes anti-israéliennes d’extrême-gauche enracinées dans ce parti.
Die Linke est le Parti de Gauche radicale le mieux organisé et le plus anti-israélien de toute l’Europe continentale. Au fil des ans, il a soutenu tous les efforts visant à démanteler l’Etat juif. Les sections locales des villes allemandes de Duisbourg et Brême ont appelé au boycott de l’Etat juif. Hermann Dierkes, conseiller municipal encarté à Duisbourg, qualifie le droit d’Israël à exister de « larcin ».
L’an dernier, la conseillère municipale également encartée à Die Linke Erika Zemaitis, a voté contre une motion visant à accorder des fonds destinés à reconstruire la synagogue de la ville de Herford, pour remplacer celle que les nazis ont détruite par le feu en 1938. Le député Wolfgang Gehrcke, porte-parole de la politique étrangère du Parti, a participé à des manifestations de soutien aux groupes terroristes Hamas et Hezbollah.
En mai 2010, deux autres parlementaires, Inge Höger et Annette Groth, ont rejoint le groupe d’islamistes turcs radicaux sur le Mavi Marmara. A leur retour en Allemagne, elles ont été reçues à Berlin en compagnie de l’ex-porte-parole de la politique étrangère du Parti Norman Paech (qui les avait accompagnées sur le navire) par le leader du Parti. Un accueil triomphal leur a été réservé, digne du retour de véritables héros.
L’augmentation de la pression médiatique a cependant obligé le Parti à procéder à quelques changements cosmétiques. D’où sa nouvelle résolution destinée à répondre aux allégations persistantes d’antisémitisme.
  
Cela n’impressionne pas Dieter Graumann, Président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, qui compte 105 000 membres. Il déclare : « Le vieil esprit antisioniste est-allemand hante encore le parti. Paradoxalement, aujourd’hui ce sont ses représentants de l’Ouest qui donnent libre cours à leur rage, à leur haine quasi pathologique d’Israël. Malheureusement, ce sont ces idéologues qui revendiquent l’orientation politique du parti à l’égard d’Israël. »
Die Linke est le successeur du Parti socialiste de l’ancien Etat communiste est-allemand. Il a réuni un mélange de socialistes est-allemands, de gauchistes ouest-allemands, de transfuges du parti social-démocrate et de syndicalistes. Nombre d’entre eux ont en commun la haine d’Israël.
Une partie de la Gauche allemande a réussi à se débarrasser de ses antisémites. En 2003, le député démocrate-chrétien Marti Hohmann avait traité les Juifs de « race de criminels », déclarant que leur rôle dans la Révolution russe de 1917 disculpait les atrocités allemandes de la Shoah.
Si l’on suit son raisonnement pervers, Allemands et Juifs ont commis des crimes contre l’humanité. Après quelques hésitations, la chancelière allemande Angela Merkel, qui se trouvait alors dans l’opposition, a autorisé l’exclusion de Hohmann.
Malheureusement, des responsables du Parti tels que Gregor Gysi, Gesine Lötzsch, Klaus Ernst, Petra Pau et Katja Kipping, ne font strictement rien pour exclure de leurs rangs des députés tels que Christine Buchholz et Hermann Dierkes qui ont appelé à une violente résistance palestinienne contre Israël.
Gysi, dont le père était un Juif Est-Allemand, a menacé de démissionner si la résolution était rejetée. Andrej Hunko, un député du parti, l’a accusé de se livrer à « un chantage et un assujettissement de l’aile gauche » du parti.
Gysi – et dire cela a dû lui coûter – a indiqué à la presse allemande qu’« il n’y a pas de problème d’antisémitisme » au sein du parti, mais que la préoccupation de sa formation politique pour Israël relève de la « passion ».
 
 




Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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