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Le mythe du racisme sioniste


Le mythe du racisme sioniste

Article d'opinion : Lors des  dernières décennies, aucun mensonge n'a pris plus d'ampleur que la prétention selon laquelle Israël était un « état d'apartheid ».

Presque 10 ans ont passé depuis que la Convention Mondiale contre le Racisme qui s'est tenue sous le patronage de l'ONU à Durban en Afrique du Sud, et qui a inauguré un nouveau pas dans l'histoire de l'antisémitisme « antiraciste ». L'assemblée qui s'est réunie à Durban en août 2001, et qui s'était soi-disant consacrée à la commémoration du combat contre l'apartheid, s'était rapidement transformée, par l'intermédiaire des ONG (organisations non gouvernementales) qui s'étaient réunies, en un festival de haine grossière contre Israël. 

Durant les procédures, Israel, si l'on cite le membre du Parlement canadien Irwin Cotler, s'est trouvée singularisée comme une « sorte d'Antéchrist géopolitique moderne ». Un flot de diffamations, mélangé à une critique virulente contre Israël, des théories de conspirations inspirées par l'Iran, des antisionistes de gauche et des perturbateurs déblatérant contre les juifs sous couvert des droits de l'homme, a empoisonné l'atmosphère de manière irréversible.

L'une des circulaires les plus scandaleuses et obscènes à Durban a même présenté la photo d'Adolph Hitler avec la question provocatrice : « Que se serait-il passé si j'avais gagné? De bonnes choses. Israël n'aurait pas existée, ni les bains du sang des palestiniens. Devinez le reste vous-mêmes. »

Le forum des organisations non gouvernementales (NGO Forum) a même pris soin d'insérer des références délibérément  erronées  sur le génocide en général, les holocaustes (au pluriel) et, surtout, de souligner la « purification ethnique » des palestiniens, soi-disant réalisée par Israël.

Il est superflu de préciser que ce spectacle abyssal n'a pas empêché l'ONU de transformer Durban en pièce maîtresse de son futur agenda « antiraciste »      

Dans ces circonstances, il était peut-être trop approprié que le principal orateur à Durban II, à Genève (qui s'est tenu le 20 avril 2009) n'est été autre que le principal négationniste de l'Holocauste dans le monde, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Par une macabre coïncidence, il a prononcé ses paroles sur le podium de l'ONU le jour du 120eme anniversaire de la naissance de Hitler, qui, par hasard, coïncidait également avec la Journée de l'Holocauste en Israël. Ahmadinejad, qui a effrontément abusé de l'honneur déplacé qui lui avait été fait, avait de nouveau vilipendé Israël en tant qu' « état totalement raciste », et avait continué à vilipender les « auteurs sionistes de génocide ». 

Pour les dirigeants iraniens, il ne s'agit évidemment pas de pure rhétorique mais d'une stratégie géopolitique déterminée. Le déni de l'Holocauste fait partie intégrale de sa politique, constituant à délégitimer et à démanteler l'état juif. De plus, il s'agit d'une forme de mépris envers les états qui ont aidé à sa fondation. Plusieurs de ces pays pro-israéliens, dont, en tête, le Canada et les États-unis – suivis par l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Hollande, l'Italie, l'Allemagne et la Pologne – ont ouvertement refusé de participer à cette farce antiraciste de l'ONU. Le Canada et les États-unis ont indiqué qu'ils seraient également absents du « bal masqué » de Durban III censé se tenir le prochain automne.

Cependant, en termes de délégitimation, la plupart des dégâts ont déjà été causés. Durant la dernière décennie, il n'y a pas de mensonge qui ait gagné plus d'ampleur que le grand mensonge selon lequel Israël était un « pays d'apartheid raciste » – non seulement envers les palestiniens mais en relation au plus vaste monde. Rétrospectivement, on peut voir ce mensonge comme la plus grande victoire de la propagande soviétique  des années 70, quand l'URSS et les états arabes avaient  échafaudé la solution tristement  connue de l'ONU : Sionisme = Racisme.

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Une cynique guerre politique

Depuis (et particulièrement après Durban I), cette accusation a été solidement ancrée dans de nombreux pays occidentaux. Malgré le fait qu'il s'agisse d'un clair mensonge, elle constitue la base de campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël dans les campus d'universités occidentales, d'événements de « la semaine apartheid Israël » qui les accompagnent, ainsi que de nombreux accusations anti-israéliennes par des organisations non gouvernementales et le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU.

L'analogie avec l'apartheid et le mythe sur le racisme sioniste sont des exemples classiques du cynique combat politique  uniquement destiné à stigmatiser, à délégitimer Israël et à annuler son existence. De telles fabrications ignorent complètement le contexte de l'apartheid en Afrique du Sud, basé sur la discrimination institutionnalisée ancrée dans une structure effrayante de lois racistes strictement mises en vigueur.    

Depuis le jour de la naissance jusqu'à celui de la mort, la couleur de la peau et la classification de la race selon la loi, ont toujours déterminé les droits de l'homme et du citoyen en Afrique contrôlée par l'homme blanc. La majorité des noirs (90% de la population) n'avait pas le droit d'élire ou d'être élus ; elle n'avait pas la liberté de choisir son lieu de résidence, d'emploi ou d'occupation, les mariages mixtes et même les relations sexuelles interraciales étaient considérés comme criminels; dans les parcs, il y avait des bancs séparés pour les blancs et pour les noirs, des autobus séparés, des hôpitaux, des bibliothèques, des restaurant et des lieux de loisirs séparés.

Tout individu ayant une connaissance ne serait-ce que superficielle d'Israël sait qu'il n'y a la moindre comparaison possible, entre sa société libre et ouverte et la sinistre réalité de l'apartheid en Afrique du Sud. Mais la délégitimation idéologique et l'abus calomnieux de l'analogie avec l'apartheid – ne constitue pas une « critique » d'Israël, ni même « l'étude des leçons de l'Histoire » ou l'obtention de la liberté pour les palestiniens. Le but n'est pas d'aider à résoudre un intraitable conflit national (qui est devenu encore plus difficile suite à la montée du fondamentalisme islamique) mais de présenter Israël comme le démon, la personnification de l'ultime « mal raciste » – accusation destinée à ôter toute base morale à son existence.     

Ceux qui sont engagés dans des initiatives de délégitimation – que ce soit l'Iran, les palestiniens, les états arabes ou des militants du camp de la gauche ou des membres d'élites universitaires occidentales – sont engagés dans une propagande et dans un génocide politique et non pas dans la poursuite de la vérité.

Et si nous parlons d'universitaires, des activistes et des meneurs du monde essaient de combattre le mal en poursuivant la vérité de manière tenace et en essayant de comprendre si et comment nous pouvons triompher de la guerre contre ceux qui œuvrent pour la délégitimation d'Israël (comme ont essayé de le faire le membre du parlement canadien Cotler et ses collègues qui participeront dans le courant du mois à la Troisième Conférence du Président Israélien : « Faire Face à Demain » – Facing Tomorrow  2011, qui se déroulera à Jérusalem), je suis persuadé que le succès actuel de la diffamation d'Israël est  une victoire pyrrhique et rien de plus.

Comme les tyrannies répressives et les sombres théocraties du Moyen Orient musulman, qui se désagrègent lentement devant nos yeux, ses jours sont comptés. Nous serons encore là bien après qu'ils aient disparus.

Source : CFCA (Le Forum de coordination pour la Lutte contre l’antisémitisme), par le Professeur Robert S. Wistrich est directeur du Centre International de Recherche sur l'Antisémitisme au nom de Vidal Sassoon à l'université Hébraïque de Jérusalem (SICSA) et l'auteur de 'A Lethal Obsession : Antisemitism from Antiquity to the Global Jihad' (Obsession Compulsive : L'antisémitisme de l'Antiquité jusqu'au Jihad Global).

 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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